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Zone euro : nouveau sommet de crise à la demande de l’Italie

Zone euro : nouveau sommet de crise à la demande de l’Italie

A l’invitation de l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne et la France sont conviées à Rome pour un mini-sommet européen consacré à la crise qui secoue la zone euro. Le président du Conseil italien, Mario Monti, avait évoqué une réunion de ce type le week-end dernier lors du sommet du G8 à Camp David.  Mais depuis, il a convié un hôte supplémentaire, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy.  S’il n’a pas fixé de date, il a précisé que le mini-sommet aura lieu après le 17 juin, date des législatives en France mais surtout en Grèce. A Athènes, ce sont des techniciens gèrent les affaires courantes, faute de coalition gouvernementale.  Dans un entretien à la chaîne publique Rai Uno, le président du Conseil a estimé vendredi que l’Italie pourrait «faciliter une synthèse entre les positions française et allemande». Mario Monti s’est prononcé récemment en faveur d’un soutien accru à la croissance économique afin de compenser l’impact des mesures d’austérité budgétaire, particulièrement sévères dans son pays. Il a notamment proposé notamment de sortir les investissements de long terme dans des projets stratégiques du calcul de l’endettement public. Cerise sur le gâteau pour la France, le dirigeant italien est favorable aux euro-obligations, cet instrument de mutualisation de la dette dont Angela Merkel ne veut pas. De son point de vue, les euro-obligations (également nommées « eurobonds », en anglais) «ne sont pas pour demain car les Allemands conservent de fortes réserves». Même si «vite» est un mot qui «se concilie mal avec la complexe réalité européenne», il a jugé positif que lors du sommet informel de Bruxelles de mercredi soir, «ces thèmes aient pris une importance majeure». Mario Monti entend également apaiser les tensions concernant la Grèce. Interviewé jeudi soir sur la chaîne télévisée italienne La7, il a déclaré : «Je crois et j’espère que les Européens, également les plus teutons d’entre eux, s’abstiendront de prononcer des diktats. Et j’espère que les Grecs vont réfléchir et en tirer des conclusions», en évoquant le prochain scrutin de mi-juin en Grèce. «Il est clair que si l’Union européenne disait (aux Grecs, ndlr): nous vous réduisons les engagements que vous avez pris, ce serait une prime aux partis les plus extrêmes (…) Alors d’autres comme le Portugal pourraient prétendre à la même chose», a-t-il poursuivi.   «L’Allemagne est une grande bénéficiaire de l’intégration européenne. Ils en bénéficient aussi et avant tout parce qu’ils ont un grand marché dans lequel désormais les pays individuellement ne peuvent plus dévaluer», a-t-il insisté vis à vis de Berlin.

 

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