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Le président normal agace l’aristocratie de droite

Le président normal agace l’aristocratie de droite

Quand François Hollande s’évertue à donner l’image d’un Président « normal », la droite se moque. Après son aller en Thalys pour le sommet européen informel à Bruxelles, le chef de l’Etat a regagné Paris en voiture tard dans la nuit de mercredi à jeudi. Prendre le train, « ça coûte plus cher, c’est compliqué pour tout le monde, ce n’est pas très professionnel, pas raisonnable », a réagi l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino. Et de supposer qu’il devait y avoir un avion d’appui dans la capitale belge, car « quand le Président de la République va quelque part, il y a toujours un avion de sécurité qui l’attend, au cas où… »  Prendre le train, « ça va coûter plus cher, ce n’est pas un problème d’exemplarité », selon Henri Guaino. « Quand on est Président de la République, on ne choisit pas son petit confort, les solutions qui vous amusent le plus ou vous plaisent le plus« . On opte pour les solutions « les plus efficaces, les moins coûteuses qui correspondent aux contraintes de la fonction », a fait valoir le candidat UMP aux Législatives dans les Yvelines. Vrai ou faux ? En fait, prendre le train coûte moins cher, nous ont expliqué plusieurs spécialistes de la sécurité des hautes personnalités. Un avion de l’Etec, le groupe de transport de l’Armée de l’air basé à Villacoublay, ça coûte 5.000 euros l’heure de vol. Et il faut toujours partir avec un deuxième appareil en réserve, le Spare.  Si le Président prend le train, il suffit de réserver tout un wagon, dans lequel on fait passer le déminage, et de sécuriser les deux entrées de ce wagon. Entre Paris et Bruxelles, c’est un trajet assez simple : il n’y a pas de ponts à surveiller. L’idée qu’un avion aurait survolé le train est absurde. Il n’y avait pas non plus d’avion stationné en attente à Bruxelles. La base aérienne de Villacoublay étant à une demi heure de vol de la capitale belge, s’il y avait eu un problème, il suffisait de l’appeler.  Vue l’heure tardive de la fin du dîner, le Président est rentré en voiture. Là, les spécialistes sont plus dubitatifs, non pas sur le coût, mais sur la sécurité. On peut penser que le convoi présidentiel a roulé à vive allure de nuit sur l’autoroute. Et là, il y a toujours des risques d’accident.  Bref pour résumer, il y a bien des marges d’économie possibles, dans une certaine limite évidemment. Un Président « normal » ça peut exister

 

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