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Sommet européen : des euros obligations avant la crise pour Hollande, après pour Merkel

Sommet européen : des euros obligations avant la crise pour Hollande, après pour Merkel

 

C’est encore la grande différence qui s’est exprimée au sommet européen. Mesure de relance après l’austérité pour l’Allemagne, avant pour la France ( et d’autres). Cinq heures de discussion, aucune décision, zéro clash, un Français et une Allemande qui s’ignorent et beaucoup de satisfaction : c’est le bilan du dîner du sommet européen de mercredi soir. « Chacun a exposé ses propres idées pour la croissance. Certains sont contre tout, d’autres sont pour tout », a ironisé François Hollande au terme de cette première prise de contact en réel avec le fonctionnement de l’Europe. « C’était un peu long », reconnaissait-il à 2 heures du matin, avant de rentrer en voiture à Paris. Il était arrivé en Thalys, accompagné du chef du gouvernement espagnol Marino Rajoy. La discussion a notamment porté sur la création d’euro-obligations, un thème poussé par François Hollande, qui, avant de passer à table, n’a recueilli l’assentiment que de trois pays. « La dynamique a clairement changé. Ce n’est pas seulement l’effet Hollande, explique un témoin de la rencontre, mais le fait qu’on est encore plus englué dans les problèmes qu’avant. Il faut tout essayer. »Angela Merkel n’a pas rejeté en bloc l’éventualité de créer – un jour lointain – des euro-obligations. « Mais, pour elle, c’est l’aboutissement d’un processus. Pour la France, c’est le début », a résumé François Hollande. Ceux qui attendaient un clash entre la chancelière et le nouveau président en sont pour leurs frais. « La discussion a été très studieuse », note un diplomate. Mercredi soir, François Hollande a rompu avec une autre habitude de son prédécesseur : pas de discussion bilatérale en marge du sommet avec Angela Merkel ni d’arrivée à ses côtés. C’est avec Mario Monti que le président français est entré dans la salle du Conseil. Plusieurs initiatives susceptibles de relancer la croissance à moyen terme font d’ores et déjà consensus. Il est question de mobiliser en faveur des PME 80 milliards d’euros de fonds structurels européens non utilisés, de lancer des « project bonds » pour financer de grands projets d’infrastructures, surtout dans le sud de l’Europe, et d’augmenter les capacités de prêt de la Banque européenne d’investissement (BEI). La France suggère, en outre, l’idée d’une taxe sur les transactions financières, notamment rejetée par Londres. Pour permettre au débat d’avancer, François Hollande a mis une sourdine à son exigence d’une renégociation du traité de discipline budgétaire, qui suscitait l’opposition de Berlin. Après ce round d’observation, le rendez-vous est fixé à fin juin pour prendre les décisions visant à relancer la croissance. La soirée a également été l’occasion de rédiger une déclaration sur la Grèce pour rappeler la volonté des dirigeants européens de la voir rester dans la zone euro. C’était l’un des objectifs affichés de cette rencontre. Sauf qu’un léger grain de sable s’est glissé dans la machine : en cours de journée, ce qui était une rumeur depuis quelques jours est devenu une information : plusieurs sources, dont le ministre belge des Finances Steven Vanackere, ont confirmé que les capitales de l’UE travaillaient à un plan de sortie de la Grèce de la zone euro.  Interrogé en fin de sommet, François Hollande a d’abord botté en touche. Poussé dans ses derniers retranchements, le chef de l’État a reconnu qu’il ne pouvait pas confirmer une telle information. « Si je me mettais publiquement à parler de l’hypothèse de la sortie de la Grèce, cela enverrait un signal aux Grecs et aux marchés. Parce que j’ai une responsabilité, je préfère m’adresser aux Grecs pour dire que nous voulons qu’ils restent dans la zone euro, qu’ils respectent les engagements qu’ils ont pris. C’est l’intérêt des Grecs, de la zone euro et même de l’économie mondiale. »

 

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