• Accueil
  • > Aides au numérique : 10 entreprises dans la Silicon valley française depuis 1970, 800 dans celle de Londres créée en 2008

Aides au numérique : 10 entreprises dans la Silicon valley française depuis 1970, 800 dans celle de Londres créée en 2008

Aides au numérique : 10 entreprises dans la Silicon valley française depuis 1970, 800 dans celle de Londres créée en 2008

 

C’est censé être la Silicon Valley à la Française, mais c’est plutôt morne plaine. Créé en 1970, le plateau de Saclay, un « cluster » où se côtoient start-ups, entreprises, et chercheurs, ne décolle toujours pas. Pour preuve, seulement 10 entreprises seulement s’y sont installées contre 800 à East London Tech City, créé en 2008. En janvier, le ministre de l’Industrie et du numérique, Eric Besson, a reçu les recommandations de l’Inspection des finances pour améliorer l’efficacité des dispositifs publics de financement de l’innovation. Grand emprunt, mesures fiscales, plateau de Saclay, le rapport dresse un état des lieux sans concession.  Investissements d’avenir, financement de l’innovation par la fiscalité, efficacité du plateau de Saclay… Rendu en janvier, rien du rapport de l’Inspection générale des finances sur la « cohérence des politiques publiques en faveur du développement de l’économie numérique », commandé en septembre 2011 par François Baroin, le ministre de l’Economie et des finances, et Eric Besson, celui de l’Industrie, n’avait filtré jusqu’ici. Et pour cause : selon l’un des exemplaires que « La Tribune » a pu consulter, l’épais document de plusieurs centaines de pages égratigne sévèrement quelques uns des dispositifs mis en place par Nicolas Sarkozy et émet 28 recommandations. Sans le vouloir, il met aussi à terre quelques propositions faites par François Hollande. Pourtant, dans le numérique, l’Etat ne rechigne pas à la dépense. Entre les dispositifs fiscaux disponibles, le Crédit d’impôt recherche, ou les 4 milliards d’euros du Grand emprunt, l’argent public coule à flots. Sans que la France ne réussisse à rattraper son retard. Les maux restent les mêmes : écosystème insuffisamment développé, start-ups qui peinent à grandir et à se financer, manque de compétences. Revue de détail de différentes recommandations des hauts fonctionnaires de l’Etat. La plus inattendue – la remise en cause du plan très haut débit du Grand emprunt – est détaillée  Le fonds national pour la Société Numérique (FSN), créé dans le cadre du Grand emprunt, et doté à l’origine de 2,25 milliards d’euros (depuis amputé de 450 millions d’euros) part dans tous les sens. C’est dans des mots mieux choisis que l’IGF juge la politique d’investissements ou de subventions du FSN dans le développement des usages. Dans ce domaine, il a déjà engagé 380 millions d’euros dans un premier appel à projets, sur un total de 850 millions d’euros, et compte aussi investir pour 400 millions d’euros dans des PME, via le FSN PME. Les domaines d’intervention concernent aussi bien la numérisation des contenus, l’e-santé, la ville numérique, l’e-Education etc. Pour l’IGF, c’est trop. « Le risque d’éparpillement des ressources n’est pas négligeable. Du fait de la multiplicité des axes d’intervention, le FSN risque de voir sa vocation d’outil structurant de l’économie numérique remise en cause », note le rapport. Et de suggérer de recentrer les investissement et d’allouer de nouveaux critères de sélection des projets, en fonction par exemple de « l’existence de champions industriels [français] capables de participer aux projets, de laboratoires privés, de filière de formations… ». Autre réajustement à mener celui du Fonds national pour l’amorçage (FNA), un fonds de fonds créé dans le cadre du Grand Emprunt. Alors qu’Eric Besson a décidé en février de faire passer l’enveloppe de 400 à 600 millions d’euros, l’Inspection juge «ses ressources élevées au vu des montants investis annuellement en amorçage entre 2008 et 2011». Il recommande donc de « réallouer 20 millions d’euros en faveur du prêt participatif à l’amorçage géré par Oséo », qui intervient au début de la vie d’une start-up pour des montants compris entre 50.000 et 70.000 euros.

0 Réponses à “Aides au numérique : 10 entreprises dans la Silicon valley française depuis 1970, 800 dans celle de Londres créée en 2008”


  • Aucun commentaire

Laisser un Commentaire




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol