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Etats-Unis: ralentissement passager ou durable ?

Etats-Unis: ralentissement passager ou durable ?

Les experts estiment que le ralentissement est passager ; en fait,  ils n’en savent rien tout dépendra de l’évolution de la crise financière notamment en Europe. L’endettement américain, la faiblesse de l’immobilier, la baisse des revenus et le haut niveau de chômage fragilisent la croissance aux Etats Unis qui ne tient que grâce à une politique monétaire très accommodante. L’économie américaine donne des signes de ralentissement, comme en témoignent plusieurs indicateurs publiés jeudi, qui ne semblent pas pour autant, d’après les experts,  remettre en cause l’impulsion de la reprise entamée aux Etats-Unis il y a bientôt trois ans.  Selon le département du Travail, les nouvelles inscriptions au chômage n’ont que légèrement baissé dans la deuxième semaine d’avril aux Etats-Unis, après être remontées dans les premiers jours du mois à leur niveau le plus élevé depuis le début janvier.  L’indicateur du ministère s’est ainsi établi à 386.000 nouveaux chômeurs, soit nettement au-dessus des 375.000 prévus par les analystes.  Les chiffres des ventes de logements anciens ont aussi déçu. Selon l’Association nationale des agents immobiliers américaine (NAR), elles ont baissé pour le deuxième mois d’affilée en mars, de 2,6% par rapport à février.  Quant à l’activité manufacturière de la région de Philadelphie (Nord-Est), elle est en train de ralentir plus que le pensaient les analystes, selon l’indice de l’antenne locale de la banque centrale (Fed).  Ces trois indicateurs publiés jeudi ont suivi la sortie de plusieurs autres également moins bons qu’espérés (production industrielle et construction de logements notamment) après le rapport officiel sur l’emploi ayant témoigné d’un net ralentissement des embauches en mars.  Malgré cela, le Conference Board, institut spécialisé dans les études de conjoncture, a prédit jeudi « une amélioration progressive de la croissance économique jusqu’à la fin de l’été et au-delà ».  Selon lui, le pays bénéficie toujours de « l’élan ininterrompu de la croissance économique ».  Les économistes prévoyaient depuis longtemps un affaiblissement passager de la croissance, mais celui-ci ne semble pas avoir eu lieu au premier trimestre comme cela avait été annoncé, la douceur inhabituelle de l’hiver ayant contribué à soutenir l’activité économique en janvier et février.  Dans ces conditions, le ralentissement dont témoignent les dernières statistiques pourraient n’avoir rien d’anormal, comme l’estimait le 12 avril un des principaux dirigeants de la Fed, William Dudley.  Néanmoins, en dépit de performances « assurément encourageantes » sur l’ensemble du premier trimestre, les Etats-Unis ne sont pas encore « tirés d’affaire », ajoutait M. Dudley, résumant l’avis majoritaire de ses collègues.  Le Comité de politique monétaire de la Fed doit se réunir les 24 et 25 avril pour faire le point et devrait vraisemblablement décider de maintenir en l’état sa politique ultra-accommodante de soutien à la reprise apparue à l’été 2009.  Les nouvelles prévisions économiques qu’il publiera à l’issue de la rencontre devraient permettre de se faire une idée plus claire de l’appréciation que les dirigeants de la Fed ont de la conjoncture, moins de quarante-huit heures avant la publication de la première estimation officielle du taux de croissance du PIB au premier trimestre.  Pour le Fonds monétaire international, les choses vont indubitablement mieux pour les Etats-Unis: il a annoncé mardi avoir relevé ses prévisions de croissance pour le pays à 2,1% pour 2012, et 2,4% pour 2013, mais a mis en garde Washington contre les écueils que continuent de représenter selon lui le niveau de la dette publique et la faiblesse de l’immobilier.  Pour Joel Naroff, de Naroff Economics Advisors, « l’économie continue d’avancer » mais la faible progression des salaires et le niveau encore élevé du chômage (8,2%) garantissent encore « quelques trimestres supplémentaires de croissance lente avant que n’apparaisse une progression plus forte ».

 

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