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Déficits : tous coupables mais la droite davantage, d’après une interview de Peyrelevade dans l’ »Express »

Déficits : tous coupables mais la droite davantage, d’après une interview de Peyrelevade dans l’ »Express »

 

Politiques, syndicats, lobbies, corporations… Chacun défend son pré carré, et les finances publiques trinquent.

Il y a ceux qui défendent leur pré carré, ceux qui font peur, ceux qui abusent et même ceux qui son sincères. Leur point commun: ils participent à la dérive des finances publiques. Notre dossier complet.  

Notre analyse sur ceux qui ruinent la France. Politiques, lobbies, syndicats, corporations… chacun défend son pré carré dans un pays où tout le monde est persuadé que l’autre bénéficie d’avantages. Coûteuse défiance : les finances publiques trinquent, l’activité économique souffre. Pour en sortir, les élites doivent donner l’exemple.  

Ils ruinent la France, car ils défendent leur pré carré. Lobbies, corporations, syndicats… Ils imposent leurs intérêts au détriment du bien-être collectif et des finances publiques. 

Ils ruinent la France car ils font peur…Ces Intermittents, retraités, contrôleurs aériens, familles… Ces catégories-là, la classe politique les ménage tout spécialement. Qu’elles descendent dans la rue ou pas. 

Ils ruinent la France car ils abusent! Des gaspillages éhontés, des donneurs de leçon qui évitent de (trop) se les appliquer: là, ils vont trop loin. Sont concernés, pêle-mêle, les élus, la Banque de France, la ville de Marseille… 

Ils ruinent la France car leur désordre se paie cher Etat/Régions, cumul des mandats, retard de la recherche privée, coût du tout TGV… La mauvaise organisation, les défauts d’adaptation, les blocages sur des sujets tabous provoquent autant de dépenses superflues 

A l’école, certains rites sont trop coûteux. Focus sur le bac, le redoublement, les notes.  

Ils ruinent la France sans s’en rendre compte Travail le dimanche, Mont-Saint-Michel, anti-OGM, gaz de schiste… Des causes estimables, mais des méthodes qui freinent les progrès scientifiques ou l’activité économique. Et parfois les deux.   

L’avis de Jean Peyrelevade, banquier et soutien de François Bayrou pour qui « la droite est davantage fautive » dans la situation actuelle des finances publiques.  

Le banquier Jean Peyrelevade, qui soutient François Bayrou, pointe le mal français des déficits publics. Quarante années ruineuses. 

Quel gouvernement est le plus responsable de la « ruine » de la France? 

Tous coupables! Depuis 1973, il n’y a eu aucun budget en équilibre. Nos déficits s’accroissent dans les périodes où nous avons des difficultés externes, tel le choc pétrolier de 1979 ou la récession de 1993: on applique alors ce qu’on croit avoir compris de Keynes.  

Mais on ne sait pas sortir de ces périodes par le haut: quand les Allemands redressent la barre, nous traînons des situations dégradées. Seul Alain Juppé a tenté de rétablir les finances au plus vite: ça ne lui a pas réussi. Dans cette culpabilité générale, compte tenu de sa prétention permanente à mieux gérer, la droite est davantage fautive. 

N’est-ce pas la faute des Français, qui réclament de l’intervention publique? 

La responsabilité est collective, certes. J’ai été, dans ma jeunesse, keynésien, puis je suis devenu agnostique, car je me suis aperçu que les conditions de réalisation de la pensée keynésienne sont en fait très étroites. Mais politiques et médias sont convaincus du contraire: le retour à l’équilibre budgétaire est considéré comme un facteur dépressif, ce qui n’est en rien démontré. 

François Bayrou, que vous soutenez, fut, ministre, dans la ligne de cette dépense publique non maîtrisée…  

Au vu des sondages, on ne peut m’attaquer pour opportunisme quand je soutiens François Bayrou… Il est le seul politique à dire qu’avec lui on reviendra à l’équilibre budgétaire en trois ans, moitié par augmentation des recettes, moitié par réduction des dépenses; et à préciser que cette dernière concernera pour l’essentiel les collectivités locales et le système de protection sociale. Pour moi, la disparition du déficit est la condition sine qua non du retour à la croissance.  

Plus d’impôts, dans un pays déjà champion de la taxation? 

De même que j’ai critiqué Keynes, je combats les théories non prouvées qui affirment que nous aurions déjà dépassé un taux de prélèvements insupportable.  

Soulageons les entreprises en compétition internationale – l’industrie – et appuyons-nous sur la CSG pour compenser. Diminuer les charges des bars-restaurants n’est pas très futé. Aidons ceux qui exportent. 

 

 

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