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Les nouveaux contrats à terme sur les obligations françaises, « on y peut rien » ! Bercy botte en touche.

Les nouveaux contrats à terme sur les obligations françaises, « on y peut rien » ! Bercy botte en touche.

 

Le candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle avait déjà dénoncé mercredi sur son blog «un nouvel instrument spéculatif contre la dette française». Il a remis ça devant l’AMF, scandant avec la vingtaine de partisans qui l’accompagnaient : « Ils spéculent au tirage, ils dégagent au grattage! » Marine Le Pen lui a emboîté le pas dans un communiqué, vilipendant une nouvelle « agression de la finance » : « Le fascisme doré, cette toute-puissance organisée des banques et des marchés financiers, s’offre le 16 avril un nouvel instrument pour accroître son emprise sur nos vies : un nouveau contrat à terme sur les obligations d’Etat françaises.» La tension est montée d’autant plus vite que la création de ce contrat par Eurex, filiale spécialisée dans les produits dérivés du groupe boursier allemand Deutsche Börse, intervient dans un contexte français tendu, à une semaine du premier tour de l’élection présidentielle. Mardi, François Fillon avait mis en garde lors d’un meeting à Versailles sur le risque d’une reprise de la spéculation contre l’euro si la gauche remportait la victoire. Nicolas Sarkozy avait quant à lui ironisé sur les récentes déclarations de François Hollande sur le peu de place qu’il allait laisser aux marchés dans la conduite de la politique économique française. Le nouveau contrat à terme dénoncé permet d’acheter ou de vendre des obligations souveraines françaises à un prix fixé à l’avance pour un règlement effectif à une date ultérieure. Pour de nombreux investisseurs, loin d’être une occasion de plus de spéculer, l’outil permet de se protéger contre les variations d’un actif financier. C’est d’ailleurs l’axe de défense adopté par Eurex, qui a réagi par un communiqué, assurant que ce produit n’avait « rien à voir » avec l’échéance présidentielle : il répondrait en fait « à une forte demande des acteurs de marché français et autres acteurs européens, à la recherche d’un outil de protection adapté ». Pas d’autorisation préalable requise Mais Jean-Pierre Jouyet, président de l’AMF, avait lui-même reconnu jeudi que l’annonce du lancement de ce nouveau produit financier n’était pas un bon signal dans le contexte actuel, et qu’il risquait d’être considéré comme spéculatif, a fortiori en période électorale. Le gouvernement a tenu à calmer le jeu en rappelant qu’aucune règle ne vient à l’encontre de l’apparition de ces contrats à terme. « La décision par un opérateur privé étranger de lancer un contrat dérivé sur la dette française ne requiert pas d’autorisation préalable par une autorité de régulation française ou européenne », affirme le ministre des Finances, François Baroin, dans un communiqué. L’AMF pourra cependant veiller « au strict respect de la réglementation », poursuit le ministre. Le communiqué ne sonne donc pas complètement comme un aveu d’impuissance.

 

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