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Faute de croissance, l’Italie plombée par la crise espagnole

Faute de croissance, l’Italie plombée  par la crise espagnole

Faute de croissance pas d’espoir de redresser les finances en Espagne, comme Italie, demain en France. En Italie, ‘émission de 4,9 milliards d’euros de titres d’État à moyen et long terme, ce jeudi, s’est plutôt mal passée, bien que la demande ait dépassé 8,5 milliards d’euros. Les taux d’emprunt ont grimpé, les bons du Trésor à trois ans (2,88 milliards d’euros) s’adjugeant à 3,89%. En forte hausse par rapport à l’émission précédente (2,76% le 14 mars). Un emprunt de 918 millions d’euros à échéance 2023 a même atteint 5,57%, contre 4,8% fin mars. Encore loin toutefois des 7% de la fin de l’an dernier. La détente des rendements obligataires italiens observée depuis deux jours - et attribuée aux propos rassurants de la Banque centrale européenne (BCE) - ne compense pas le regain de tension sur la dette italienne très net depuis le début du mois d’avril. Le «spread» - autrement dit le différentiel de taux entre «bunds» allemands et les bons à dix ans italiens - s’est à nouveau détérioré ce mois-ci, après l’embellie enregistrée depuis février. Plusieurs facteurs sont à l’origine de cette hausse des rendements obligataires. En premier lieu, la détérioration du marché espagnol. Pour Pier Carlo Padoan, chef économiste de l’OCDE, l’écart des taux allemands et italiens est «influencé par la contagion espagnole». Même si, dit-il, «les marchés savent très bien faire la différence: l’Espagne est le pays qui doit affronter le plus important ajustement budgétaire, encore plus considérable que celui auquel l’Italie était confrontée en novembre, quand Mario Monti a pris le pouvoir». L’économiste de l’OCDE note que l’Italie, avec les plans de redressement budgétaire mis en œuvre par le gouvernement Monti et l’engagement à revenir à l’équilibre fin 2013, «va dans la bonne direction». Encore faut-il que le gouvernement adopte des réformes structurelles qui redonnent confiance aux marchés, «même si elles réclament du temps pour porter leurs fruits». En premier lieu, la réforme du marché du travail. Mario Monti s’est engagé à défendre, avec toute son énergie, le projet de loi adopté le 23 mars en Conseil des ministres, au besoin en engageant la confiance de son gouvernement pour éviter qu’il ne soit dénaturé. Mais des difficultés imprévues sont intervenues ces derniers jours. Emma Marcegaglia, dont le mandat à la tête du patronat prend fin le mois prochain, s’oppose aux aménagements du droit de licenciement: «Mieux vaut pas de réforme du tout qu’une mauvaise réforme», dit-elle. Du même coup, le Parti démocrate (gauche), talonné par la confédération ouvrière CGIL, s’est raidi et demande une «profonde révision» du projet de réforme. «Ces péripéties politiques ne jouent pas à court terme sur les marchés, estime Patrick Jacq, économiste de BNP Paribas. Ils s’inquiéteront sérieusement si la réforme n’est pas adoptée du tout.» En attendant, le gouvernement Monti se trouve pris à contre-pied, ce qui ne manque pas d’inquiéter le président de la République, Giorgio Napolitano, garant des institutions. Le chef de l’État évoque un scénario international «très inquiétant» et appelle à des actions rapides pour relancer la croissance et surmonter la crise: «Le grand problème du redressement et de l’équilibre des finances publiques n’est pas encore résolu», dit-il en dénonçant la «surdité» des partis et des forces sociales sur le thème de la croissance.

 

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