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Sernam une reprise très politique avant dépeçage

Sernam une reprise très politique avant dépeçage

Historiquement le Sernam a presque toujours été en déficit ; sauf à sa création où l’entreprise avait été remarquablement redressée par son ancien patron, M. Piéfort. Après l’activité messagerie est retombée dans le rouge ; ce qui a motivé la privatisation en 2005 avec des fonds publics contestés par Bruxelles et les autres messagers ; Il s’agit cette fois d’une reprise très politique car l’offre Sernam va faire double emploi avec celle de Géodis ; la moitié des salariés (et les sous traitants ?) seront sauvés provisoirement. Les autres embauchés à la SNCF. Progressivement l’offre Sernam va disparaître avalée par Géodis. Un faux sauvetage en quelque sorte qui n’est justifiée que par la campagne électorale ; finalement, le contribuable va payer la facture. Tant mieux pour les emplois sauvés mais le bilan économique est peu glorieux. Ancienne filiale de la SNCF, Sernam avait été privatisée en 2005 et acquise par le fonds Butler Capital. Mais la société n’a pas résisté à la concurrence exacerbée du secteur combinée à la crise économique. Elle avait été placée en redressement judiciaire le 31 janvier.  Depuis, seul Géodis avait manifesté son intérêt pour le transporteur.  Mardi, la filiale de la SNCF a accepté de faire des concessions en proposant au tribunal une reprise partielle de la société en difficulté dès le 7 mai, soit trois semaines après l’éventuel feu vert de la justice contre les 28 à 45 jours souhaités initialement.   Il a en revanche maintenu sa proposition de ne sauvegarder que 826 postes, alors que Sernam compte encore 1.441 employés, contre 1.600 fin janvier, après une série de départs liés aux difficultés financières de l’entreprise.  Selon une source proche du dossier, l’offre inclurait en réalité le maintien de seulement 622 postes et une centaine de reclassements.  M. Blayau a indiqué qu’il avait proposé 500.000 euros pour la reprise du fonds de commerce, contre 50.000 euros prévus dans l’offre initiale. A ce demi-million s’ajoutent 250.000 euros proposés par BMV, filiale à 30% de Geodis. Il a par ailleurs précisé que la marque Sernam ne serait « pas réutilisée » mais que la société fonctionnerait sous le nom de Calberson, autre filiale de Geodis.  Le patron de Geodis, qui a obtenu de la Commission européenne que le repreneur n’ait pas à rembourser 642 millions d’aides touchées par Sernam et jugées illégales par Bruxelles, a par ailleurs assuré qu’il n’avait jamais songé à retirer son offre.   »Si on a attiré l’attention sur l’état de la trésorerie, ce n’était ni pour se retirer ni pour reculer. Il n’y a pas eu d’atermoiements », a-t-il dit.  Il a également récusé avoir fait l’objet de pressions politiques pour maintenir son offre, tout en reconnaissant que le gouvernement suivait « de près » le dossier.  Une quarantaine de salariés de Sernam présents à Nanterre mardi ont accueilli les derniers développements avec calme mais amertume.   »Je tourne une page, j’ai trente ans de service chez Sernam (…) c’est un énorme gâchis », a déclaré Jésus Garrido, délégué FO, salarié à Miramas (Bouches-du-Rhône). « J’ai beaucoup d’amertume (…) J’espère qu’il y aura des reclassements et un accompagnement », a-t-il ajouté.  L’issue finale du dossier Sernam est éminemment sensible à l’approche de l’élection présidentielle, le gouvernement souhaitant éviter à tout prix des licenciements à moins de deux semaines du premier tour.  Le ministre des Transports, Thierry Mariani, s’est immédiatement félicité du maintien de l’offre de Geodis, assurant que des solutions seraient proposées à tous les salariés.   »Si cette offre est acceptée par le tribunal vendredi, on pourra proposer des solutions pour la totalité des salariés puisque, immédiatement après la décision du tribunal, nous ferons une table ronde avec l’ensemble des acteurs de la messagerie pour voir combien les autres sociétés peuvent reprendre de personnes », a-t-il commenté.  Il a en outre rappelé que le PDG de la SNCF Guillaume Pepy avait confirmé que l’entreprise publique mettrait environ 500 offres d’emplois « à disposition réparties sur tout le territoire ».

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