Archive mensuelle de mars 2012

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Dette grecque : les CDS seront déclenchés, 2.4 milliards de dollars en cause

Dette grecque : les CDS seront déclenchés, 2.4 milliards de dollars en cause

 

 

 L’Isda, l’association qui régit les CDS ( »credit default swap ») a rendu son verdict, après six heures de délibération. Les CDS, qui fonctionnent comme des contrats d’assurance, seront déclenchés. Autrement dit, les investisseurs qui se sont assurés contre un défaut grec seront dédommagés. L’Isda avait réuni vendredi après-midi un comité composé de quinze vendeurs et acheteurs de CDS (10 banques d’affaires et 5 fonds d’investissement). Ils ont décidé que l’utilisation des Clauses d’action collectives par la Grèce pour forcer les créanciers privés à effacer une partie de sa dette représentait un événement de crédit, c’est à dire un défaut de la Grèce. Les contrats d’assurance sur la Grèce représentent 3,2 milliards de dollars en net (une fois éliminées les positions vendeuses / acheteuses de chaque intervenant). C’est donc cette somme, au maximum, qui sera déboursée en guise de dédommagement. Les spécialistes assurent que les banques qui jouent le rôle d’assureurs ne risquent pas la faillite et ont eu le temps de se prémunir contre ce risque. A ce stade, on ne sait pas quels sont les établissements concernés, car le marché des CDS est un marché de gré-à-gré, donc peu transparent. Rendez-vous est pris pour le 19 mars, date à laquelle une enchère permettra d’évaluer précisément le montant des dédommagements. Selon Morgan Stanley, la valeur de recouvrement serait de 25 pour cent de la valeur faciale des titres. Cela veut dire qu’un détenteur de CDS (un ‘assuré’) peut espérer être remboursé sur chaque titre grec valant 100 dollars : 100 dollars -25 dollars, soit 75 dollars. Au final, si ce prix de recouvrement est bien celui qui ressort de l’enchère le 19 mars, ce sont 2,4 milliards de dollars qui seront déboursés par les assureurs. Les dirigeants européens, notamment la Banque centrale européenne, voulaient à tout prix éviter un déclenchement des CDS il y a encore un an. Désormais, cela ne semble plus les effrayer. v

Taxe carbone: après la Chine, les compagnies aériennes américaines menacent l’Europe

Taxe carbone: après la Chine,  les compagnies aériennes américaines menacent l’Europe

La taxe carbone inepte, inefficace, contreproductive fait du bruit. Après la Chine qui veut annuler se commandes de 45 Airbus, c’est les compagnies américaines qui menacent. Une association rassemblant la plupart des compagnies aériennes américaines, Airlines for America (A4A), a demandé vendredi à l’administration américaine de lancer une procédure à l’OACI pour obtenir l’annulation de la taxe européenne sur la pollution aérienne. « A4A demande au gouvernement américain de lancer une procédure judiciaire ‘Article 84′ auprès de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) pour annuler la (taxe européenne) et faire revenir les Européens à la table des négociations », a fait valoir le directeur général de cette association Nicholas Calio, cité dans un communiqué.  L’A4A a souligné que les compagnies aériennes étaient responsables de moins de 2% des émissions de dioxyde de carbone aux Etats-Unis, et de 2% tout juste sur une base mondiale.  Cette association rassemble des compagnies qui assurent plus de 90% du trafic passager et cargo aux Etats-Unis.  La législation européenne, entrée en vigueur sur le papier le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l’Union européenne, quelle que soit leur nationalité, à acheter l’équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.  Mais 26 des 36 membres de l’OACI, dont la Chine, les Etats-Unis et la Russie, contestent la mesure.  L’Union européenne a déjà affirmé qu’elle souhaitait « une solution internationale au sein de l’OACI », par la voix de la négociation.  Une procédure suivant l’article 84 de la Convention de Chicago, en revanche, serait contraignante: elle donne au conseil de l’OACI la responsabilité de trancher un différend en cas d’impossibilité de le résoudre par la négociation.  Cette procédure avait déjà été utilisée il y a une dizaine d’années, au détriment de l’UE, pour trancher un différend sur l’insonorisation des avions. La taxe carbone, produits de l’ingénierie fiscale de l’Europe, ne saurait remplacer un politique de normes et de régulation seule capable de réduire de manière significative les émissions polluantes.

Coca-cola, réduction de la dose de poison : à votre santé !

Coca-cola,  réduction de la dose de poison : à votre santé !

 

Le Coca c’est bien connu est plus effective ( et moins dangereux)  comme détergent que comme boisson ; Il contient notamment de  L’acide phosphorique employé comme régulateur de pH (E338) : principalement dans les sodas au cola (Coca-Cola, Pepsi Cola)[7]. L’ingestion d’un taux élevé d’acide phosphorique pourrait entraver le fonctionnement des reins et favoriser les calculs rénaux. Des chercheurs américains ont interrogé 465 personnes pour lesquelles une insuffisance rénale avait été récemment diagnostiquée et ont constaté à partir de la description de leur régime alimentaire qu’à partir de deux verres de coca journalier, le risque d’insuffisance rénale est multiplié par deux. Il en est de même avec le Coca « Light ». En revanche, aucune association n’a été trouvée avec les autres sodas. . L’un de ses composants, le 4-methylimidazole (4-MEI), qui sert à colorer la boisson, serait cancérigène.  Dans la composition, il apparait sous les termes colorants caramel E150c et E150d. Coca-Cola et Pepsi se veulent rassurants. Ils assurent que les consommateurs ne détecteront aucune différence.  D’autres sodas, les sauces soja et certaines bières seraient aussi concernées par la présence de cette substance chimique selon le Monde.fr.  C’est une association américaine de défense des consommateurs, le Centre pour la science dans l’intérêt du public (CSPI), qui a donné l’alerte en février 2011 et a demandé son interdiction. La Californie a ajouté cette substance à sa liste de produits cancérigènes. Ainsi, dans cet Etat, le niveau maximum conseillé de 4-MEI à consommer sur une journée est de 29 microgrammes. Si ce seuil est dépassé, le fabricant est obligé de placer un message d’avertissement sur le produit. Or, d’après la CSPI, une canette de 33 cl de Coca-Cola contient 142 à 146 microgrammes de 4-MEI, un chiffre qui s’établit à 103 à 113 microgrammes pour le Coca-Cola Light.  Coca-Cola, qui entretient le mythe autour de sa recette centenaire en la conservant jalousement dans un coffre-fort, a fait valoir que son breuvage était inoffensif et que son goût resterait identique. «Nous ne changeons NI notre recette, NI notre formule», a fortement démenti un des porte-parole de la marque, Ben Sheidler, dans un courriel envoyé à l’AFP.  «Nous allons demander à nos fournisseurs de caramel de réduire les niveaux de 4-MEI pour se mettre en conformité avec la loi californienne», a-t-il ajouté, précisant, sans donner de date ces changements seraient faits sur l’ensemble des Etats-Unis.  Même son de cloche chez Pepsi qui affirme que ses «boissons sont et seront toujours propres à la consommation». Dans un communiqué, la firme indique que «les consommateurs ne verront aucun différence dans nos produits et n’ont aucune raison de s’inquiéter au sujet de quelconques problèmes de santé. Il n’y a aucune preuve scientifique que le 4-MEI utilisé dans l’alimentation constitue une menace pour la santé humaine.»,  En Europe, la législation est moins contraignante et ces «changements techniques» d’après les propres termes de Coca-Cola, ne seraient donc pas nécessaires sur le Vieux Continent. En 2008, l’Union européenne, dans une directive établissant les critères de pureté scientifiques pour les colorants pouvant être utilisés dans les denrées alimentaire, a fixé la limite légale à 250 milligrammes de 4-MEI par kilogramme (ce qui ferait plus de 80 000 microgrammes par canette). Le produit cancérigène animal-MEI est soupçonné de toucher le foie, le poumon, la thyroïde et le sang. Mais sa toxicité fait encore débat dans la communauté scientifique. La molécule en question n’est pas listée par le programme national toxicologique américain comme un cancérigène humain potentiel. Mais la démarche de l’association CSPI a suffi pour semer le doute et troubler la confiance dans le breuvage le plus consommé au monde. Le Centre pour la science dans l’intérêt du public a fait une demande auprès de la FDA (Food and Drug Administration) pour que le 4-MEI soit classé parmi les produits cancérigènes, applaudit les changements en Californie mais demande une action plus large, étendue au monde entier.

Le Pen : Islam français ou Islam de France ?

Le Pen :  Islam français ou Islam de France ?

 

 

Sur Canal hier, marine le Pen interrogée par un imam modéré a finalement répondu qu’elle accepterait  un Islam mais  français. Ce à quoi l’Imam toujours très modéré a répondu, «  c’est un Islam de France   que nous souhaitons ». La nuance peut paraître anecdotique, elle est pourtant essentielle. Marine Lepen veut  franciser les convictions les lus intimes.  On parle d’’Eglise de France, de catholicisme de France, de protestantisme de France pourquoi faudrait-il parler autrement de l’islam et vouloir non pas un Islam de France mais un islam français ; pour quoi pas un bouddhisme français comme si les religions et au-delà les conceptions philosophiques devraient être  colorées  en bleu, blanc, rouge. Cette approche franchouillarde  vise en fait à cadrer strictement l’Islam en France. Or c’est en contradiction avec le concept de laïcité. Le politique n’a pas à s’immiscer dans la sphère privée des convictions personnelles et doit s’interdire de les réglementer dès lors que l’intérêt public n’est pas en jeu. Même observation pour Fillon qui n’a pas à mettre son nez dans ce qui est archaïque ou pas dans les religions pour les mêmes raisons.

Grèce : risque « imminent » écarté mais pas celui à moyen terme

Grèce : risque « imminent » écarté mais pas celui à moyen terme

« La Grèce a écarté vendredi le risque d’un défaut imminent », indique l’agence Reuters qui ne veut pas gâcher le métier et désespérer les investisseurs. Le risque imminent certes mais pas celui à moyen terme. D’ores et déjà, les perspectives de réduction de la dette à 120% apparaissent inatteignables. En cause l’étranglement de l’économie et de la croissance. Le sauvetage concerne donc le court terme, grâce à la forte participation de ses créanciers privés à l’échange d’obligations qui permettra au pays de réduire son endettement et de bénéficier d’un second plan d’aide internationale. Les ministres des Finances de la zone euro devraient, en réponse, donner leur feu vert à l’octroi du deuxième plan de sauvetage grec, d’un montant de 130 milliards d’euros, d’après un projet de communiqué obtenu par Reuters. Le problème grec est « réglé » et « la page de la crise financière et en train de se tourner », a estimé Nicolas Sarkozy, en marge d’un déplacement électoral à Nice, tandis que Berlin a mis en garde contre tout enthousiasme prématuré. « La Grèce a obtenu aujourd’hui une opportunité claire de redressement. Mais il faut au préalable que la Grèce saisisse cette opportunité », a déclaré le ministre des Finances Wolfgang Schäuble. « Ce serait une grosse erreur de donner l’impression que la crise a été résolue », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse. « Ils ont l’opportunité de la résoudre et ils doivent en profiter. » A travers cette restructuration de dette souveraine, la plus importante de l’histoire, les créanciers privés d’Athènes doivent échanger leurs obligations grecques contre de nouveaux titres d’une échéance plus longue, affichant une valeur nominale nettement réduite et un taux d’intérêt plus faible. Au total, ils perdront autour de 74% de la valeur de leurs titres. D’après le ministère grec des Finances, les détenteurs de 85,8% des 177 milliards d’euros d’obligations relevant du droit grec ont donné leur accord à l’échange de titres. Au final, l’Europe va payer très cher, parce que trop tardif, un plan qui ne résout rien sur le moyen et long terme. Il faudra remettre au pot d’ici 2 à 3 ans. Un véritable gâchis pour l’Europe et pour la Grèce d’abord. Il n’y en aura pas deux du même type ; la facture est top salée.

Costa Concordia : la croisière de masse condamnée ?

Costa Concordia : la croisière de masse condamnée ?

Les accidents de la compagnie Costa ont plombé les comptes mais pas sûr qu’il y ait encore un avenir pour ces croisières de masse. Carnival, le numéro un mondial des croisières, a revu en forte baisse ses prévisions de résultats vendredi, principalement à cause du coût du naufrage en janvier du Costa Concordia, l’un des plus gros bateaux de sa flotte. Le groupe américain a précisé que la catastrophe, dans laquelle 25 personnes ont perdu la vie, avait moins nui à ses activités en Amérique du Nord qu’en Europe. Il a ajouté que ses réservations s’amélioraient, sauf pour la marque Costa, qui exploite 14 de ses 99 bateaux. Pour l’exercice fiscal en cours, le groupe prévoit désormais un bénéfice par action de 1,40 à 1,70 dollar, soit 1,15 dollar de moins qu’évoqué en décembre. Sur le trimestre à fin février, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 3,58 milliards de dollars, en hausse de 4,8%, et une perte nette de 139 millions (18 cents par action). Fin janvier, il avait annoncé que le désastre du Costa Concordia, qui s’est échoué au large des côtes italiennes, amputerait ses bénéfices de 155 à 175 millions de dollars (118 à 133 millions d’euros) cette année. Vendredi, il a précisé que le Costa Concordia était désormais considéré comme « une perte totale ». La filiale Costa devrait afficher une perte de 100 millions de dollars cette année, contre un bénéfice de 400 millions l’an dernier. Les déboires du groupe ont continué avec un incendie sur le Costa Allegra, qui a contraint les passagers à passer plusieurs jours sans électricité sur le bateau dans l’océan Indien. La question des croisières de masse sur des bateaux de type HLM transportant plusieurs milliers de passagers se posent. En effet, outre les risques potentiels en cas d’accident, se posent l’intérêt touristique. La plupart des usagers ne quittent pas le navire, ne visitent rien des pays côtoyés et finalement passent leurs vacances dans un immense hôtel de luxe sur l’eau.la dimension culturelle set réduite à peu de chose ; cette consommation de masse du loisir pourrait être remise en question compte tenu de la pauvreté de son contenu et des risques potentiels.

Hollande : programme économique convaincant pour seulement 40% de Français

Hollande : programme économique convaincant pour seulement  40% de Français

 

 

Hollande : programme économique convaincant pour seulement  40% de Français  Une majorité de Français (53%) doutent de la crédibilité du programme économique du candidat socialiste François Hollande, contre 40% qui le jugent crédible, selon un sondage CSA pour l’émission Capital de M6. Avec 74% d’opinions favorables, les sympathisants socialistes sont les premiers soutiens du candidat du PS, devançant les sympathisants du Front de Gauche (70%) ou bien encore ceux d’Europe Ecologie Les Verts (55%).Selon cette enquête, 55% des Français (contre 42%) ne font pas confiance à François Hollande, qui participera à l’émission capital dimanche sur M6, « pour lutter contre les excès des marchés financiers » alors qu’il se présente comme « l’adversaire de la finance ». CSA a déjà effectué ce sondage pour le centriste François Bayrou et la candidate du Front national Marine Le Pen, dont les programmes économiques n’étaient pas jugés crédibles par respectivement 47% et 69% des sondés. Le programme économique de Nicolas Sarkozy doit être testé la semaine prochaine. Le sondage sur le programme de François Hollande a été réalisé le 5 mars 2012. Les français sont lucides, même s’ils avouent eux mêmes leur faible connaissance économique, ils font preuve de bon sens. Ils savent que la crise ne fait que commencer pour la France et que la plupart des promesses vont voler en éclats ; pire qu’il faudra engager des réformes beaucoup plus douloureuses que ce que proposent les candidats.

Soja, blé : prix en hausse; en cause la spéculation

Soja, blé : prix en hausse; en cause la spéculation

Soja, maïs, blé : prix en hausse. En cause l’état des stocks mais surtout la spéculation,. Le département américain de l’agriculture a publié son rapport mensuel, vendredi 9 mars. Il réserve quelques surprises sur le soja et le maïs.  La production sud-américaine de soja a été fortement revue en baisse. Les stocks de blé, aussi 6,5 millions de tonnes en moins pour les estimations de récoltes sud-américaines de soja, c’est beaucoup. Les marchés s’attendaient à ce que le département américain de l’agriculture (USDA), révise encore cette-fois ci, à l’occasion de la publication du rapport, la production de soja en provenance d’Amérique du Sud -les estimations locales se révélant inférieures. Mais de manière bien plus modérée. Le consensus anticipait un repli compris entre 4 et 5 millions de tonnes. Les prix du soja au plus haut depuis cinq mois L’USDA a donc surpris, une fois encore, les opérateurs. D’autant que simultanément, il a réduit la consommation au niveau mondial de 3,15 millions de tonnes. Au final, le stock de fin 2011-2012 est réduit de 3 millions de tonnes à 57,3 millions, un niveau équivalent à celui attendu par le consensus, mais avec un rationnement de la consommation en raison de prix élevés. En raison des dégâts provoqués par la sécheresse des derniers mois en Argentine et au Brésil, les cours du soja ont nettement rebondi depuis le début de l’année (+12%). A 13,46 dollars le boisseau à Chicago, les prix ont atteint un plus haut depuis cinq mois. Sur le blé, le rapport USDA a réservé aussi quelques surprises. Début février, le département américain avait révisé en hausse les stocks de fin de campagne. Les économistes font maintenant machine arrière, avec un stock de blé mondial abaissé de 3,5 millions de tonnes à 209,6 millions. Ils restent malgré tout à un niveau élevé, à 209,6 millions de tonnes.  A la Bourse de Paris, les cours du contrat de blé se sont tendus, en hausse de 2,20%. Déçus par les produits financiers notamment les actions et les obligations les investisseurs spéculent désormais sur les matières premières, le pétrole bien sûr mais aussi sur les matières alimentaires.

Lait: Les producteurs veulent attaquer Lactalis en justice

Lait: Les producteurs  veulent attaquer Lactalis en justice

La Fédération nationale des producteurs de lait veut poursuivre en justice le groupe Lactalis pour protester contre son refus de renégocier des contrats laitiers jugés « déséquilibrés« .

Pour mettre fin aux crises du prix du lait en 2009 et 2010 et
anticiper la fin des quotas laitiers en 2015, le
gouvernement avait décidé en 2011 d’imposer la signature de contrats
entre industriels et producteurs de lait pour encadrer les prix.

Si des accords sont intervenus entre les producteurs et la plupart des industriels du secteur comme  Danone ou Bongrain, la signature de ces contrats entre Lactalis, l’un des deux leaders mondiaux des produits laitiers, et ses producteurs est bloquée depuis plusieurs mois.

transports messagerie-Sernam: l’Europe barre la route à la reprise

transports messagerie-Sernam: l’Europe barre la route à la reprise

Alors qu’expire ce soir la date  limite du dépôt des offres de reprise de ce transporteur  actuellement en redressement judiciaire,  la Commission européenne vient d’annoncer que l’Etat français devait récupèrer 642 millions d’euros d’aides illégales qui lui ont été versées.

Une décision qui pourrait faire reculer Pierre Blayau, le directeur général de Geodis (filiale de la SNCF) qui avait l’intention de présenter une offre de reprise. Une offre conditionnée au non remboursement de ces aides.

L’offre de Geodis portait sur 850 emplois sur 1.600.

Sarkozy : le dirigeant le plus mal apprécié d’Europe selon BVA

Sarkozy : le dirigeant le plus mal apprécié d’Europe selon BVA

 

Nicolas Sarkozy est le dirigeant de l’Union européenne à la fois le plus connu et le moins apprécié des Européens, selon une enquête de l’institut BVA publiée vendredi par le quotidien gratuit 20 Minutes. Dans les cinq pays où ce sondage a été réalisé du 20 au 29 février auprès de 4.217 personnes – France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Espagne – 93% des habitants en moyenne connaissent le président français, au pouvoir depuis mai 2007.Mais il ne recueille en moyenne dans les mêmes pays que 33% de bonnes opinions, contre 58% de mauvaises, soit un solde négatif de 25 points, de loin le plus mauvais score obtenu par les cinq chefs d’Etat et de gouvernement testés. « Nicolas Sarkozy suscite de très fortes réactions. Il agace en Europe autant qu’en France », souligne Gaël Sliman, directeur de BVA Opinion. Quasiment aussi connue que Nicolas Sarkozy (par 92% des sondés en moyenne), la chancelière allemande, Angela Merkel, est au contraire la plus populaire de ces dirigeants avec 50% de bonnes opinions contre 41% de mauvaises. C’est même en France qu’elle recueille le solde positif le plus élevé (+15 point), suivie par l’Angleterre (+12 points), l’Allemagne (+10 points), l’Espagne (+9 points) et l’Italie (seulement +1 point). C’est en Italie et en Grande-Bretagne que Nicolas Sarkozy est le plus impopulaire, avec des soldes négatifs de 39 points dans le premier pays (record absolu) et de 34 point dans le second. Il fait à peine mieux en France (29 points). En revanche, c’est paradoxalement en Allemagne qu’il fait l’un de ses meilleurs scores (-11 points) après l’Espagne (-10), où il s’est vu récemment remettre la plus haute distinction espagnole, le collier de l’Ordre de la Toison d’or, pour services rendus dans la lutte contre le terrorisme basque. Le Premier ministre britannique David Cameron recueille pratiquement autant de mauvaises opinions (42% en moyenne) que de bonnes (44%) et s’en sort avec un petit solde positif (+2%). Les deux nouveaux venus, le président du Conseil italien Mario Monti et le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, ont des sorts divergents. Mario Monti, qui a succédé en pleine crise de l’euro à Silvio Berlusconi fin 2011, semble connaître un état de grâce dans son pays avec un solde positif de 30 points mais pâtit de scores très inégaux dans le reste de l’Europe. Au total, il recueille en moyenne autant de mauvaises opinions que de bonnes. Pas d’état de grâce, en revanche, pour Mariano Rajoy : il recueille un solde négatif de 24 points dans son pays et de sept points en moyenne dans les cinq pays testés.

Nathalie Kosciusko-Morizet ne connait pas le prix du ticket de métro mais affirme connaître le prix du « quotidien »

Nathalie Kosciusko-Morizet ne connait pas le prix du ticket de métro mais affirme connaître le prix  du « quotidien »

 

Le prix du ticket de métro à « quatre euros et quelques ». Nathalie Kosciusko-Morizet est revenue sur Europe 1 vendredi sur la polémique déclenchée par son erreur fin février au même micro. « Qu’il y ait les uns ou les autres pour s’en amuser, ça n’est pas grave, pour exploiter, ça c’est moins marrant », a-t-elle jugé. Interrogée sur le prix du ticket de métro, l’ancienne ministre des Transports n’avait pas su répondre correctement. « Je n’ai pas eu la présence d’esprit de répondre avec mes questions du quotidien », a regretté NKM. « Du coup, c’est votre collègue [d'une autre radio] qui a eu droit à la question ‘combien coûte le paquet de couches pour bébé ?’, le giga-pack, avec 152 pièces. Il l’a mis à 7 ou 8 euros, il était loin du compte », s’est amusée Nathalie Kosciusko-Morizet. La porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy a assuré qu’elle « n’apprendrait jamais de liste de chiffres ». « Je connais les prix de mon quotidien. Je peux vous dire le prix de la piscine municipale de Longjumeau [dont elle est maire, ndlr], à laquelle je nage, le prix de mon ticket de RER, je connais le prix de mes vacances, car je paie mes vacances. Mais je ne connais pas le prix du ticket de métro que je n’ai pas pris depuis longtemps », a expliqué l’ancienne ministre des Transports. Quant au fait que la majorité des critiques, après cette bourde, soient venues de son propre camp : « c’est le charme de la politique », a glissé NKM, alors que des rumeurs faisaient état d’un possible départ de son poste de porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy.

 

Tarifs médecine : le gouvernement limite les dépassements

Tarifs médecine : le gouvernement limite les dépassements

A six semaines du premier tour de la présidentielle, le ministre de la Santé annonce encore une mesure visant à limiter les dépassements de tarifs des médecins libéraux. Si les syndicats de praticiens sont plutôt satisfaits, les mutuelles fustigent, par la voix du président de la Mutualité, Etienne Caniard, « des annonces improvisées qui sont à la limite de la désinformation et ne régleront rien ». Voici ce quoi il s’agit. Le mois dernier, Xavier Bertrand avait annoncé une solution pour les praticiens du bloc opératoire : les chirurgiens, les anesthésistes et les obstétriciens. Trois spécialités où les dépassements de tarifs sont fréquents, parfois importants, et particulièrement mal vécus par certains patients car ils concernent des actes vitaux. Cette fois-ci, il s’agit des autres spécialités : pédiatres, ORL, ophtalmologues, gastro-entérologues, etc. Le gouvernement compte agir en visant un dispositif conventionnel qui prévoit une exonération des cotisations pour les médecins du secteur 2, où les honoraires sont libres, lorsque ces professionnels s’engagent à limiter leurs dépassements à 20 % du tarif de la Sécurité sociale pour au moins 70% de leurs actes. Le décret que prépare le ministère de la Santé prévoit que les contrats dits responsables des organismes complémentaires (mutuelles, assurances et institutions de prévoyance) devront prendre en charge ces dépassements limités pour continuer à bénéficier d’avantages fiscaux. En théorie, cela revient à obliger les mutuelles à rembourser ces dépassements à leurs clients. En réalité, la portée de la mesure sera limitée. D’abord parce que les médecins qui ont adhéré à ce dispositif conventionnel sont peu nombreux : 1.500 environ, selon la CSMF, premier syndicat de praticiens libéraux.  Ensuite parce que les dépassements pris en charge ne concernent que les actes techniques (par exemple les actes chirurgicaux, les radios, les endoscopies…), par opposition aux actes cliniques (consultations…). Les spécialités à dominante clinique, comme les pédiatres ou les psychiatres, seront donc très peu concernés par la mesure, contrairement aux spécialités à dominante technique, comme les gastro-entérologues ou les ophtalmologues. « On est très loin de s’attaquer réellement au problème des dépassements », critique Etienne Caniard. Les syndicats de médecins, eux, sont plutôt satisfaits. « C’est un pas dans la bonne direction. Cela répond à notre exigence d’équité entre les différentes spécialités, même si ce n’est pas le système que nous demandions », réagit Michel Chassang, président de la CSMF. Pour le gouvernement, ce nouveau décret vise à montrer que l’exécutif ne reste pas les bras croisés face aux dépassements tarifaires, qui atteignent 2,5 milliards d’euros par an et commencent à menacer l’accès aux soins dans certaines régions. Tout en ménageant, à six semaines du premier tour, une profession qui vote massivement à droite. Aucune contrainte n’est en effet prévue envers les professionnels de santé, tout se faisant sur la base du volontariat.

La Grèce en « défaut partiel » pour Fitch

La  Grèce en « défaut partiel » pour Fitch

Fitch place plaçant temporairement le pays en « défaut partiel » (restricted default ou « RD ») après l’annonce vendredi des résultats de l’échange de dette, selon un communiqué. L’agence précise néanmoins qu’une fois l’échange réalisé, elle attribuera une nouvelle note à la Grèce, « dans le bas de la catégorie spéculative », qui désigne les pays dont la solvabilité est douteuse. La note C, qui fait partie de la catégorie spéculative, correspond chez Fitch à un défaut « imminent ou inévitable ».  Une autre des trois grandes agences, Standard and Poor’s (SP), avait adopté une position similaire, fin février. Elle avait placé la note en « défaut sélectif » ou « SD » (selective default), contre « CC » auparavant, indiquant qu’elle envisageait de la relever à CCC une fois l’échange intégralement effectué.  Quant à Moody’s, qui ne possède pas de note correspondant au défaut, elle a abaissé le 2 mars la note de la Grèce à « C », contre « Ca » jusqu’ici.  Fitch considère que l’opération menée par la Grèce constitue un « échange sous pression » (distressed debt exchange), même si elle s’est officiellement déroulée dans un cadre volontaire.

Dette : après la Grèce, le Portugal ?

Dette : après la Grèce, le  Portugal ?

La dette du Portugal devient intenable et un plan de soutien pourrait rapidement devenir nécessaire.  « Il y a trois variables qui déterminent si une dette est soutenable ou non : la croissance, le taux d’emprunt et la variation du déficit primaire (avant intérêts), explique Frederik Ducrozet, économiste au Crédit agricole CIB. Pour l’instant, le Portugal est en ligne sur ces trois composantes : le taux d’intérêt est fixé par le plan de sauvetage, la croissance est négative, mais pas plus que prévu, et la réduction du déficit primaire est en ligne avec les prévisions. » Un indicateur clef du fait que le Portugal est sur la « bonne voie », comme le déclarent les inspecteurs de la troïka UE-BCE-FMI à chacun de leurs passages, est la réduction du déficit extérieur. En effet, comme l’écrivait Patrick Artus, directeur de recherche économique chez Natixis, dans une note mi-janvier, « un pays est insolvable lorsque sa dette extérieure croît continuellement, c’est-à-dire lorsqu’il a un déficit extérieur durable ». Or, « après plus de dix ans d’une balance des paiements courants largement déficitaire (autour de -10% du PIB par an), le Portugal a réussi à réduire ce déficit d’un tiers, à - 6,4% du PIB », expliquait vendredi dernier le secrétaire d’Etat portugais en charge du plan de sauvetage, Carlos Moedas, dans « Les Echos ». Pour ce qui est de la dette publique, le FMI prévoit une stabilisation autour de 115% du PIB en 2013 avant un déclin graduel, soit un niveau inférieur à la dette grecque post-PSI. Mais, cet équilibre est fragile. « Le [Portugal] n’est pas nécessairement insolvable mais des hypothèses optimistes sont nécessaires pour éviter un tel scénario », jugent les analystes de Barclays Capital dans une note récente intitulée « Portugal : PSI improbable en 2012, malgré des inquiétudes sur la solvabilité ». « Si les choses n’empirent pas, que la récession [3,3% en 2012, ndlr] n’est pas pire que prévu, une restructuration pourra être évitée », abonde Duarte Caldas, stratégiste chez IG Markets. Enfin, « s’il est techniquement possible de rétablir la solvabilité extérieure d’un pays, le problème est l’acceptabilité politique et sociale des politiques économiques que cela implique », prévient Patrick Artus. « Un PSI ne peut pas être totalement écarté, estime ainsi Barclays Capital. Au fil du temps, une lassitude à l’égard des réformes peut devenir problématique et un soutien pour des partis politiques plus extrêmes pourrait émerger. »

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