Archive mensuelle de mars 2012

Page 2 sur 39

Arrestation d’islamistes radicaux : pourquoi maintenant et pourquoi si tard ?

Arrestation d’islamistes radicaux : pourquoi maintenant et pourquoi si tard ?

Drôle de politique de sécurité qui consiste à attendre un drame pour prendre des mesures radicales. Politique de sécurité ou gesticulation électorale ? D’autant plus que le sénat n’a pas été autorisé par le gouvernement à entendre le chef du renseignement sur sa politique.  Des voisins évoquent Mohammed Achamlane, le leader de Forsane Alizza, arrêté vendredi à Nantes. C’est la figure de proue de Forsane Alizza. Mohamed Achamlane a été arrêté à l’aube dans la banlieue nantaise, ainsi que deux autres islamistes présumés. Les trois hommes sont toujours en garde à vue à l’hôtel de police de Nantes. Ils font partie des 19 personnes interpellées vendredi matin lors d’un coup de filet national dans les milieux de l’islamisme radical. Agé de 33 ans, Mohamed Achamlane est le père de trois enfants. Cet homme, qui porte la barbe, habite dans une petite maison ocre, dans un quartier pavillonnaire de Bouguenais, près de Nantes. Les enquêteurs y ont découvert trois kalachnikovs, un pistolet Glock et une grenade. La découverte d’un tel arsenal ne surprend pas les voisins de Mohamed Achamlane. « C’était un homme imposant. « On a le sentiment qu’avec lui, il faut que ça file droit », témoigne Léonce, une voisine, au micro d »Europe 1. Elément troublant : la maison était complètement fermée « depuis quinze jours ou trois semaines ». « On a l’impression de gens qui sont en fraude », observe cette voisine. A son domicile, Mohamed Achamlane réunissait régulièrement, tard le dimanche soir, ce qui semblait être des « activistes », selon un autre voisin. Surnommé Abou Hamza, Mohamed Achamlane avait lancé début 2012 un appel de recrutement de soldats, faisant planer la menace de la lutte armée. Suite à cette initiative, son organisation avait été dissoute par les pouvoirs publics en janvier dernier.

Sarkozy : « Hollande n’est pas un chef », de bande mafieuse ?

Sarkozy : «  Hollande n’est pas un chef », de bande mafieuse ?

 

« Il n’a pas l’intention d’être chef ». Nicolas Sarkozy a ironisé, vendredi sur Europe 1, sur François Hollande, qui avait assuré, la veille dans le journal Le Monde, ne pas vouloir confondre chef d’Etat, de majorité et de parti.   »Il n’a pas l’intention d’être chef du tout. Je le crois », a lancé Nicolas Sarkozy à propos de son rival socialiste. « Quand on est chef de l’Etat, il faut assumer ses responsabilités, prendre des engagements et être capable de décider. Si François Hollande n’a pas l’intention d’être chef de majorité, chef de parti, chef d’Etat, c’est assez crédible », a ironisé le candidat de l’UMP.

 

France: la hausse de la consommation en février, un phénomène éphémère

France: la hausse de la consommation en février, un phénomène éphémère

La hausse de 3,0% par rapport à celle de janvier aura un effet positif sur la croissance au premier trimestre mais reste éphémère car due essentiellement à la consommation d’énergie pendant la période de froid ;    »Le net rebond est pour les deux tiers imputable à la forte hausse des dépenses en énergie. Les températures très basses de la première quinzaine ont en effet soutenu les dépenses de chauffage (électricité, gaz, fioul) », a toutefois expliqué d’emblée l’Insee.  Les dépenses d’énergie ont bondi de 11,7% par rapport à celles du mois précédent, après avoir progressé de 2,3% en janvier.  Le cuir et le textile ont aussi profité du froid mordant, venu surprendre les Français après un début d’hiver doux. La consommation de ces produits a rebondi, gagnant 5,7%, après deux mois de recul consécutifs (-2,5% en janvier et -1,5% en décembre). « La vague de froid aurait dynamisé les achats de vêtements d’hiver », a expliqué l’Insee.  La consommation en produits alimentaires a, elle, poursuivi sa hausse (+1,3% après +1,6%). En revanche, les dépenses en biens durables ont reculé de 0,7%, après une chute de 4,7% en janvier, en raison notamment d’une nouvelle baisse des achats d’automobiles (-0,8% en février, après -8,3%).  L’Insee avait récemment annoncé une nette embellie du moral des ménages en mars, soutenu par un regain d’optimisme sur leur situation financière future, ainsi qu’une amélioration de celui des industriels. Il avait aussi estimé que la France échapperait à la récession au premier semestre.  L’institut a également publié vendredi les chiffres du déficit public de 2011, moins élevé que prévu à 5,2% du PIB.   »Sur le front de la consommation, il est utile de rappeler que la flambée de février s’explique principalement par la vague de froid », souligne Marc Touati d’Assya Compagnie financière. Pour lui, « le moteur de la consommation tourne toujours au ralenti et devrait subir une nouvelle décélération dès le mois de mars ».   »Il est sûr que la consommation va baisser en mars », renchérit Michel Martinez, économiste en chef pour la France de la Société Générale, mais la hausse de février aura « mécaniquement un effet sur la croissance qui devrait être de 0,2% à 0,3% au premier trimestre » au lieu de la croissance nulle récemment prévue par l’Insee.   »En soi, ce n’est pas satisfaisant et ces taux de croissance sont trop modérés pour que le chômage puisse commencer à baisser », admet-il. Mais « il faut tenir compte du contexte économique de l’ensemble de la zone euro » pour constater que « l’économie française est plutôt résistante ».  De toute façon, « pour de nombreuses années » la consommation, moteur traditionnel de l’expansion économique française, va croître « à un rythme bien moindre que par le passé ». La réduction du déficit public à laquelle la France s’est engagée implique des hausses d’impôts et des baisses de transferts fiscaux et sociaux, ce qui freine la consommation.   »Il va falloir que les Français et les gouvernants français s’habituent à un autre modèle de croissance. Pour élever le potentiel de croissance de la France, il va falloir aller chercher du ressort ailleurs: du côté des exportations, des investissements, bref du côté des entreprises », estime Michel Martinez.

 

Yahoo : des milliers de licenciements

Yahoo : des milliers de licenciements

Selon les sources d’AllThingsD, les licenciements seront importants et toucheront les unités produits, recherche et marketing de Yahoo!  Le but ultime est de supprimer plusieurs milliers d’emplois sur des effectifs de 14.000 personnes, même si le groupe en fait travailler en réalité beaucoup plus par l’intermédiaire de contrats externalisés.  La nouvelle structure devrait comporter une division internationale de médias, une autre regroupant les activités de communication et recherche sur internet, et une autre les ventes internationales et régionales. Il pourrait également y avoir une unité plus petite de quelques 50 personnes travaillant sur l’innovation produits, poursuit AllThingsD.  Yahoo! s’est refusé à tout commentaire sur ces informations.  Pour l’ensemble de 2011, qui a été marqué notamment par le départ de l’ex-directrice générale Carol Bartz, sanctionnée pour n’avoir pas réussi à relancer le chiffre d’affaires, le bénéfice net a baissé de 15% à 1,05 milliard de dollars, et le chiffre d’affaires total de 21% à 4,98 milliards de dollars.

 

Les américaines victimes aussi du prix de l’essence (0.76 centimes le litre à comparer quand même aux 2 euros en France)

Les américaines victimes aussi du prix de l’essence (0.76 centimes le litre à comparer quand même aux 2 euros en France)

0.76 centimes le litre d’essence aux Etats Unis, un prix donne envie de faire son plein là-bas, pour faire jouer la concurrence, comme dirait Sarkozy. Et pourtant, le hausse set importante et affecte le pouvoir d’achat. Selon des chiffres publiés par le gouvernement vendredi, le revenu disponible des ménages a baissé en février (de 0,1%) tout comme en janvier (de 0,2%), en tenant compte de l’inflation.   »Pas une bonne tendance », s’est inquiété Joel Naroff, de Naroff Economic Advisors, d’autant que l’amélioration récente du marché du travail laissait entrevoir aux analystes une meilleure progression des revenus nominaux.  La flambée du prix de l’essence en est responsable. Selon les chiffres du gouvernement, le gallon (3,79 litres) est passé en moyenne nationale de 3,28 dollars en décembre à 3,39 en janvier, puis 3,58 dollars en février. Il a poursuivi son ascension en mars, à 3,83 dollars.  Un tel prix (76 centimes d’euro le litre) ferait rêver l’automobiliste européen, en général lourdement taxé. Mais aux Etats-Unis, où on roule beaucoup et où les voitures consomment plus, il fait du mal à la cote de popularité du président Barack Obama.  Selon un sondage de l’institut ORC publié jeudi, 71% des Américains estiment que la hausse de l’essence a causé « du tort » à leurs finances, dont 23% jugeant que ce tort a été « grave ».  Une immense majorité reproche la hausse du prix de l’essence aux compagnies pétrolières (90% des sondés) et aux pays producteurs de pétrole (83%). Mais près des deux tiers des Américains attribuent aussi une responsabilité au gouvernement de M. Obama (64%), qui briguera un nouveau mandat en novembre.  Pour autant, le moral des ménages américains n’a pas été entamé. Les économistes relevaient que les Américains avaient consommé avec entrain en ce début d’année, ce qui devrait favoriser la croissance du trimestre qui s’achève.   »Les dépenses ont été robustes, de plus en plus d’Américains se sentant légèrement plus optimistes quant à l’économie. Et le temps plus chaud pour la saison de cette année a donné   »Les bonnes nouvelles pour la consommation font plus que compenser les mauvaises nouvelles pour les revenus, de notre point de vue », confirmait Peter Newland, de la banque Barclays.  Pour faire face, les ménages ont délaissé l’épargne. Ils ont mis de côté seulement 3,7% de leurs revenus du mois, la part la plus faible depuis août 2009.  L’amélioration du marché du travail, qui a permis une chute du chômage à 8,3% en février contre 9,1% en août, explique en partie cette propension à dépenser plus. Tant qu’elle se poursuivra, le cercle devrait rester vertueux.  D’après l’indice de confiance des consommateurs de l’université de Michigan publié vendredi, mars a été le septième mois consécutif d’amélioration du moral des ménages.  S’il n’y avait pas l’inflation, le tableau serait excellent. « Le nombre de ménages faisant état d’une amélioration de leur situation financière a été le plus élevé depuis notre sondage de mars 2008″, ont indiqué dans un communiqué les auteurs de cette enquête mensuelle.  En dehors de l’arène politique, le prix de l’essence devrait aussi peser sur les débats au sein de la banque centrale (Fed), qui réfléchit à accroître son soutien à l’économie. Celle-ci est souvent accusée d’avoir alimenté la spéculation sur le pétrole en injectant des centaines de milliards de dollars dans le système financier.

 

Laurent Mauduit Médiapart : Les économistes, des imposteurs sous influence financière

Laurent Mauduit Médiapart : Les économistes, des imposteurs sous influence  financière

Laurent Mauduit dénonce la connivence des économistes connus avec le monde la finance. Il dénonce aussi leur incompétence. En fait rien de très original ; L’économie, science sociale,  n’est pas une discipline exacte, l’économiste se prolétarise et pour survivre se vende quitte à dire un jour le contraire de ce qu’il a affirmé la veille. Science approximative mais qu’il faut défendre car elle est nécessaire à la compréhension de notre société. Quand il se penche sur le petit monde des économistes, y compris ses figures les plus éminentes, Laurent Mauduit, journaliste à Médiapart, n’y va pas de main morte. C’est même une grande claque qu’il leur inflige. Le titre de son ouvrage annonce la couleur : Les Imposteurs de l’économie. Comment ils s’enrichissent et nous trompent !.   En France, jusqu’à présent, certaines prophéties malheureuses – on se souvient, en avril 2008, du fameux « La crise est finie » de Patrick Artus (Natixis) à la Une du magazine Challenges – ont bien valu à leurs auteurs quelques railleries du microcosme. Mais point de réelle remise en question comme aux Etats-Unis. Là-bas, « des économistes parmi les plus connus ont été mis en cause pour leur connivence avec le monde de la finance, qui a entraîné la planète tout entière dans la tourmente. Des économistes ont été pointés du doigt pour avoir rédigé des rapports faisandés en faveur de la dérégulation et avoir ramassé en retour des tas d’or. Des économistes ont été dénoncés pour avoir, sous le couvert d’un discours académique, disculpé les banquiers et assureurs américains de toute responsabilité… » Mauduit s’interroge : les experts français auraient-ils été plus vertueux ?   Bonne question. Certains lecteurs seront irrités par le style: le confrère ne peut s’empêcher de jouer l’indigné de service et de régler quelques comptes. Beaucoup n’adhéreront pas à sa conclusion, un tantinet militante : non, les « économistes atterrés » (mouvement contre la pensée unique libérale) ne sont pas la seule alternative. Ces réserves faites, il faut lire Mauduit tant son enquête est instructive. A la lumière de la crise, elle met au jour non seulement une situation malsaine, mais aussi les travers d’une profession et ses dérives.    Le journaliste d’investigation appuie là où ça fait mal. Au fil des pages, il épingle ces économistes cumulards occupés à courir micros et plateaux de télévision. A se demander quand ceux-là prennent le temps de se poser pour réfléchir et se documenter. Il interpelle surtout la communauté, dans toutes ses composantes, sur son indépendance. A commencer par les économistes de banque – les « banksters ». Nul ne peut, bien sûr, leur faire grief d’être loyaux à l’égard de leurs employeurs. « Ils ne peuvent naturellement pas mordre la main qui les nourrit, convient l’auteur. Encore faut-il qu’ils parlent sous leur vraie casquette et n’utilisent pas un cache-sexe qui puisse duper leur auditoire. »    Mauduit déplore aussi l’OPA lancée par la finance sur le monde de l’université – celui-là même, pourtant, qui ne devrait donner lieu à aucune suspicion. Mais, ici encore, les frontières deviennent floues et poreuses. Un seul exemple : les chaires d’enseignement sponsorisées par le secteur privé. A Dauphine, celles liées à l’assurance sont parrainées par Axa, Allianz, la Scor et Groupama. Pour quelle contrepartie ? Comme déjà nombre d’économistes qui s’y déclarent favorables, Mauduit pense que la profession devrait se doter d’un code d’éthique. Ce serait un sursaut salutaire « pour que le mélange des genres cesse de prospérer [et que] les conflits d’intérêts soient prohibés

 

Sarkozy fait le syndicaliste : il veut indexer les salaires de Mayotte sur ceux de la métropole

Sarkozy fait le syndicaliste : il veut indexer les salaires de Mayotte sur ceux de la métropole

 

Sarkozy fait le syndicaliste, il veut indexer les salaires des fonctionnaires de Mayotte sur ceux de la métropole. Il faut s’attendre au cours des derniers quinze jours de campagne à des annonces du même type ; gauchiser le discours sur le plan social, le droitiser sur les valeurs, un mélange de Lepen- Mélenchon. Nicolas Sarkozy s’est dit vendredi favorable à l’indexation des salaires des fonctionnaires de Mayotte sur ceux des autres départements français s’il est réélu, alors que divers agents de l’île ont récemment déclenché grèves et manifestations sur ce sujet. Dans un entretien à Mayotte Hebdo publié à la veille d’une visite sur l’île de son rival du parti socialiste François Hollande, le président-candidat de l’UMP prend cet engagement: « Je suis d’accord pour que les fonctionnaires de Mayotte puissent bénéficier de l’indexation. Je m’y engage si je suis réélu, et les Mahorais savent bien que je tiens mes promesses », assure-t-il. Mais ajoute Nicolas Sarkozy, « l’indexation pour les fonctionnaires de la fonction publique territoriale sera très compliquée pour les collectivités locales de Mayotte » en raison de la « situation budgétaire du conseil général ». Dès lors, la discussion sur ce sujet se fera sur un « principe clair: l’Etat ne pourra pas payer les sur-rémunérations des agents des collectivités locales et notamment du conseil général ». Depuis le 31 mars 2011, Mayotte est le 101ème département français. Son conseil général accuse un déficit de 65 millions d’euros. Une manifestation est prévue samedi Les fonctionnaires de cette île française de l’Océan indien revendiquent une égalité de salaire au moins avec les autres départements d’outre-mer, si ce n’est avec la métropole, et sont en grève ou en mobilisation pour voir cette revendication satisfaite. Un syndicat d’enseignants du primaire de Mayotte a appelé les autres syndicats de fonctionnaires à se joindre à eux dans une manifestation samedi pour interpeller le candidat socialiste sur leurs revendications. Dans une référence à peine voilée à son rival socialiste, Nicolas Sarkozy affirme que « certains candidats » qui « proposent d’accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales » « n’ont pas dû s’intéresser très longtemps à la situation ici, à Mayotte ». L’île est le département français qui accueillent le plus de migrants étrangers. Le candidat UMP se dit favorable à « des mesures plus résolues » en matière d’immigration clandestine

 

Taxe sur les transactions financières: l’Allemagne propose une toute petite taxe et plus tard une plus grosse

Taxe sur les transactions financières: l’Allemagne propose une toute petite taxe et « plus tard »  une plus grosse

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble fait le constat que certains pays européens « ne sont toujours pas convaincus que l’introduction d’une taxe globale sur les transactions financières au niveau européen soit souhaitable ».  L’exécutif européen avait présenté en septembre 2011 un projet de taxe sur les transactions financières pour toute l’Union européenne, destiné à alimenter partiellement le budget de l’UE.  Neuf pays, dont l’Allemagne et la France, défendent son instauration. Mais d’autres comme la Grande-Bretagne y sont défavorables car ils craignent qu’elle ne favorise la délocalisation d’activités financières.  Le document allemand reconnaît qu’il faudra « accomplir un travail technique supplémentaire sur la méthode permettant de taxer les produits dérivés de manière à éviter l’évasion fiscale et à traiter équitablement tous les types de produits financiers ».  En attendant, l’Allemagne « propose une étape intermédiaire », afin de pouvoir « rapidement imposer une forme de taxe sur les transactions financières dans l’UE ».  Cette première étape devrait « s’inspirer du droit de timbre britannique », une taxe prélevée sur les transferts de certaines actions, ainsi que « de la taxe française sur les transactions financières ».  Cela « entraînerait une taxe sur toutes les transactions impliquant des actions de sociétés cotées en Bourse », mais « ne marquerait pas la fin des négociations en vue d’une taxe sur les transactions financières plus large et plus ambitieuse », qui s’appliquerait aux obligations et aux produits dérivés, poursuit le document. En tout état de cause, « les négociations sur la proposition de la Commission en vue d’un système commun ne devrait pas être abandonnés ou repoussées », insiste le texte.

 

La guerre des subventions Airbus-Boeing continue, quand le capitalisme ne peut fonctionner qu’avec l’agent de l’Etat

La guerre des subventions Airbus-Boeing continue, quand le capitalisme ne peut fonctionner qu’avec l’agent de l’Etat

Curieuse cette guerre entre deux Etas libéraux et deux entreprise capitalistes ; En réalité, l’industrie de construction aérienne ne peut fonctionner sans aide de l’Etat. Les concepts économiques sont remis en cause ! Les Etats-Unis estiment que les Etats européens n’ont pas mis fin aux subventions illégales à Airbus et vont mettre en œuvre la première étape d’une procédure de sanctions devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a annoncé vendredi le représentant américain au Commerce, Ron Kirk. Cette initiative peut en théorie aboutir à des sanctions importantes frappant les produits européens. « Nous refusons de rester sans réaction pendant que les entreprises et les salariés américains sont désavantagés », a déclaré Ron Kirk dans un communiqué. Les Etats-Unis, précise le texte, vont demander à l’OMC de dire si l’Union européenne s’est bien conformée à une décision précédente de l’organisation défavorable aux aides publiques à Airbus. « Les subventions aéronautiques de l’Union européenne ont coûté aux sociétés américaines du secteur aérien des dizaines de milliards de dollars en termes de chiffre d’affaires perdu, ce qui a coûté leur emploi aux salariés américains et affecté leurs familles et leur entourage », affirme Ron Kirk. Les Etats-Unis présenteront officiellement leur demande lors d’une réunion de l’organisme de l’OMC chargé de régler les différends, prévue le 13 avril. Selon les Etats-Unis, les précédentes décisions de l’OMC montrent que les gouvernements européens ont octroyé à Airbus plus de 18 milliards de dollars (13,5 milliards d’euros) d’aides au financement, un chiffre contesté côté européen. Si l’OMC juge que l’Union européenne n’a pas supprimé le programme d’aides contesté, l’Europe pourrait s’exposer à des sanctions commerciales susceptibles d’affecter ses exportations vers les Etats-Unis.

 

Accord pour que British Airways achète la filiale britannique de Lufthansa

Accord pour que British Airways  achète la filiale britannique de Lufthansa

 

IAG, propriétaire de British Airways, a obtenu vendredi le feu vert des autorités européennes pour racheter à Lufthansa sa filiale britannique BMI. Pour faciliter ce rachat, IAG avait fait savoir aux autorités européennes de la concurrence qu’il était prêt à renoncer à 14 créneaux quotidiens de décollage et d’atterrissage à l’aéroport londonien d’Heathrow, le plus chargé d’Europe. IAG avait annoncé fin décembre le rachat de la compagnie aérienne déficitaire BMI pour 172,5 millions de livres (207 millions d’euros), doublant Virgin Atlantic Airways dans la course. Bmi est avant tout convoité pour ses créneaux à Heathrow, où il est le deuxième opérateur derrière British Airways. La Commission européenne a jugé satisfaisantes les concessions d’IAG en matière de respect de la concurrence. « Les engagements incluent un nombre approprié de créneaux horaires très recherchés à Londres Heathrow, ainsi que des accords de portée étendue concernant le transport de passagers en transit », souligne Joaquin Almunia, le commissaire européen chargé de la concurrence, dans un communiqué. « Par conséquent, nous sommes convaincus que la dynamique concurrentielle sera maintenue de manière à garantir le choix et la qualité des services de transport aérien offerts aux passagers. »

 

Fuite de gaz-Mer du nord : Total fera ce qu’il « dès que possible » !

Fuite de gaz-Mer du nord : Total fera ce qu’il « dès que possible » !

 

Comme adit le responsable com. De Total, il y a quelques jours «  les risques sont monitorés ». En clair «  on est paumé, on ne sait as quoi faire » ; Il faudra des semaines et des moins pour parvenir à bucher la fuite. Total a fait savoir vendredi qu’il lancerait « dès que possible » le forage de deux puits de secours dans les installations d’où provient depuis dimanche la fuite de sa plate-forme d’Elgin, en mer du Nord. Le groupe pétrolier français a en outre estimé que les opérations de surveillance et d’interventions sur le puits concerné, dont l’exploitation avait été stoppée en 2011 après des anomalies, s’étaient faites dans le respect des procédures en vigueur. « On va commencer le forage des puits dès que possible », a déclaré lors d’une réunion avec la presse Michel Hourcard, directeur développement de la branche exploration et production de Total et porte-parole technique sur l’incident d’Elgin. Interrogé sur la durée de l’opération, il a jugé « raisonnable » le délai de six mois auparavant évoqué par Total. Michel Hourcard a également indiqué que le groupe envisageait d’injecter en parallèle de la boue dans le puits d’où provient la fuite de gaz. Philippe Guys, directeur général de Total exploration-production au Royaume-Uni, avait auparavant indiqué lors d’une conférence de presse à Aberdeen, en Ecosse, que le forage de puits de secours pourrait démarrer d’ici 7 à 10 jours. Michel Hourcard a de son côté rappelé que l’exploitation du puits d’Elgin d’où provient la fuite avait été arrêtée depuis « un peu plus d’un an » après la constatation d’une « anomalie dans les conditions de production ». « Il y a eu au début du mois de février (2012) une deuxième anomalie qui s’est produite dans les enregistrements de pression (…), ce qui nous a amenés à dire qu’il s’était passé probablement quelque chose qui nous amenait à intervenir », a-t-il ajouté.

Economie politique: derniers articles

vendredi 30 mars 2012

RSS

Bernadette Chirac a essayé le costume de son mari à Hollande, après retouches, il lui va mieux

Bernadette Chirac a essayé le costume de son mari à Hollande, après retouches, il lui va mieux

« Ce n’est pas le gabarit d’un président de la République », avait déclaré, la semaine dernière, Bernadette Chirac à propos de François Hollande. Jeudi, la femme de l’ancien président de la République est revenue sur ses paroles les jugeant « un petit peu trop fort[es]« .  Bernadette Chirac a dit avoir employé un mot « un petit peu trop fort » vis à vis de François Hollande, lorsqu’elle avait affirmé qu’il n’avait « pas le gabarit d’un président de la République« , dans une interview publiée jeudi sur le site internet de Nice-Matin. « Qu’est-ce que je vais vous dire sur François Hollande? Je vais vous dire la chose suivante : oublions cela. Est-ce qu’il ne vous est pas arrivé dans la vie une fois de dire un mot qui soit un petit peu trop fort par rapport à ce qu’on pensait? », a-t-elle déclaré alors qu’elle était en visite mercredi à Nice pour inaugurer une maison des adolescents. D’ailleurs, il faut noter que l’ex-première dame avait pris le même avion que François Hollande, à Nice mercredi lui-aussi et se trouvait à la même rangée que lui. Pur hasard. Vendredi dernier, s’adressant à la presse avant le début du conseil général de Corrèze présidé par monsieur Hollande et dont elle est une des élus, elle avait estimé que c’était « un homme très courtois, parfaitement courtois », mais que « ce n’est pas le gabarit d’un président de la République ».

 

Bougrab : Debbouze « irresponsable » surtout qu’il vit dans le 16 ème ! Et elle, elle vit dans un HLM pourri d’Aulnay ?

Bougrab : Debbouze « irresponsable » surtout qu’il vit dans le 16 ème ! Et elle, elle vit dans un HLM pourri d’Aulnay ?

 

Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse, a réagi vendredi au micro d’Europe 1 aux propos de l’acteur Jamel Debbouze sur Mohamed Merah, estimant qu’il avait « franchi la ligne rouge ». Dans une interview au site Internet du Soir, l’acteur français a expliqué : « je les connais les Mohamed Merah, il y en a plein, mais qui ne deviennent pas forcément des Mohamed Merah » et jugé que « la récupération est terrible ». « Expliquer que la dureté de la société dans les quartiers fait que, après tout, il y a plein de Mohamed Merah, c’est grave », déplore la secrétaire d’Etat, pour qui Jamel Debbouze s’est montré «irresponsable ». »Déresponsabiliser les individus en leur disant ‘c’est normal, vous vivez dans telle ou telle partie du territoire’, de la part de quelqu’un qui vit dans le 16e arrondissement, c’est un peu gênant », tacle Jeannette Bougrab. Précision : Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat, est maître des requêtes au Conseil d’État, elle vit sûrement dans un HLM à Aulnay !

 

Réduction d’effectifs chez PSA Peugeot

Réduction d’effectifs chez PSA Peugeot

 

Le groupe automobile a annoncé des mesures de chômage partiel en avril et mai sur les sites de production de Rennes, Sochaux, Mulhouse, ainsi que le renvoi de 350 intérimaires à Sochaux à compter de juillet. Le constructeur a également confirmé ce vendredi la mise au chômage partiel de 220 salariés du site de Vesoul en avril en raison de l’arrêt de l’envoi de pièces détachées à son partenaire iranien, décidé du fait des sanctions imposées au régime de Téhéran qui privent PSA de garanties de paiement. Aucune précision n’a pu être donnée sur l’activité des mois suivants de cet atelier de pièces détachés qui emploie 280 des 4.000 salariés du site.   »Les sanctions concernent les banques iraniennes en Europe, donc les banques européennes ne peuvent pas travailler avec ces dernières. On ne va pas expédier des pièces détachées alors qu’aucun établissement bancaire ne garantit qu’on soit payé », a exposé un porte-parole.  L’an dernier, PSA a expédié l’équivalent de 458.000 voitures en pièces détachées vers l’Iran, pour l’assemblage sur place de Peugeot 206 et plus marginalement de 405 par son partenaire local.  A Rennes, du chômage partiel sera imposé du 9 au 16 avril et les 27 et 30 avril, ainsi que 6 jours en mai. A Sochaux, les salariés sur les lignes de production des modèles 3008/5008/DS5 seront au chômage du 23 au 30 avril et au 14 au 18 mai. En juillet, toujours à Sochaux, quelque 350 intérimaires vont être renvoyés en raison d’une baisse de cadence horaire décidée par la direction. L’usine emploie actuellement 1.600 intérimaires.   »L’addition est assez lourde pour l’emploi », a commenté Jacques Mazzolini, délégué CFE-CGC, qui a critiqué une « attitude défensive » de PSA. Bruno Lemerle, délégué CGT, a déploré le choix de renvoyer des intérimaires à Sochaux « alors qu’on nous serine depuis des mois avec le modèle allemand qui utilise le chômage partiel ». Il note aussi que « le goutte-à-goutte de 20 embauches mensuelles est officiellement stoppé et que, des départs ayant lieu, l’effectif de Sochaux est donc reparti à la baisse ». A Mulhouse, du chômage partiel est prévu du 23 au 27 avril ainsi que quatre jours en mai. Les deux autres gros sites de production de véhicules, Aulnay et Poissy sont épargnés par ces jours sans travail. « Il y a un ralentissement de la production des moyens et gros véhicules et PSA continue sa politique de stocks au plus bas en utilisant le dispositif de chômage partiel APLD qui garantit 95% du salaire net aux salariés », a commenté Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. « On continue à demander que la production soit lissée sur plusieurs semaines », a ajouté le responsable syndical.  A Rennes, environ 200 salariés ont débrayé vendredi pour exiger des informations sur la production après la fin du modèle C5, l’inquiétude grandissant après l’annonce du partenariat avec l’Américain GM et des projets de coproduction.  Enfin, la CGT a indiqué avoir eu confirmation d’une réunion tripartite (Etat, syndicats, direction PSA) d’ici le 6 avril au sujet du site d’Aulnay-sous-Bois, dont l’avenir est incertain après la fin de la C3 à l’horizon 2014.

 

Zone euro: Juncker se rend compte qu’il ne sert à rien et annule une conférence de presse

Zone euro: Juncker se rend compte qu’il ne sert à rien et annule une conférence de presse

Une annonce a été faite peu avant 13HOO (11H00 GMT) pour prévenir la presse que la conférence de presse n’aurait pas lieu, malgré l’annonce d’un accord sur le renforcement du pare-feu financier conte la crise de la dette dans l’Union monétaire.  Aucune raison n’a été donnée pour justifier cette annulation. Un communiqué sur les résultats de la réunion a à la place été distribué à la presse.  Explication: « Juncker est furieux » contre Maria Fekter, a expliqué une source diplomatique. La ministre autrichienne des Finances était descendue peu avant en salle de presse, à l’issue de la réunion de l’Eurogroupe, et avait dévoilé les décisions prises par le forum.  Cette tâche revient en principe à M. Juncker.  La ministre autrichienne a grillé la politesse au président de l’Eurogroupe. Elle a notamment révélé le montant total du pare-feu de la zone euro et les détails du montage.  Mme Fekter s’est par la suite excusée auprès de M. Juncker, selon une autre source diplomatique. « Mme Fekter est allée voir M. Juncker et a présenté ses excuses », a indiqué cette source à l’AFP.  Interrogé par le journal Le Monde, ce dernier a expliqué avoir annulé sa conférence de presse pour « marquer le coup ». « Si on dévoile les décisions quand elles ne sont pas encore prises, alors ne j’ai plus besoin de faire de conférence de presse », a-t-il dit, expliquant avoir voulu « mettre un terme à la parlotte ».  Il a cependant reconnu que le fait d’annuler la conférence de presse avait été « un peu déraisonnable ».  La ministre autrichienne Maria Fekter est coutumière des sorties remarquées devant la presse lors des réunions européennes et est connue pour ne pas avoir sa langue dans sa poche, tranchant souvent dans ses commentaires avec le langage policé de nombre de ses collègues européens.  Elle avait notamment révélé une mésentente entre les ministres de la zone euro et leur homologue américain Timothy Geithner lors d’une précédente réunion de l’Eurogroupe en Pologne en septembre dernier.

 

Portugal: déficit public de 4,2% du PIB seulement mais de manière en peu artificielle en 2011

Portugal: déficit public de 4,2% du PIB seulement mais de manière en peu artificielle en 2011

Ce résultat est lié à une mesure exceptionnelle, à savoir le transfert des fonds provisionnés par les banques pour la retraite de leurs employés vers les caisses publiques, a expliqué l’Ine dans un communiqué.  Le ministre portugais des Finances, Vitor Gaspar, avait déjà annoncé en décembre que le déficit s’établirait « autour de 4% » du PIB grâce à cette recette extraordinaire de près de 6 milliards d’euros, autorisée par l’Union européenne et le Fonds monétaire international.  Sans cet « expédient », le déséquilibre budgétaire se serait élevé à 7,5% du PIB, avait alors précisé M. Gaspar.  Fin 2011, la dette publique portugaise atteignait 184,3 milliards d’euros, soit 107,8% du PIB, et devrait s’allourdir à 189,4 mds EUR (112,5% du PIB) d’ici la fin de l’année, a précisé l’Ine.   En échange d’un prêt de 78 milliards d’euros accordé par l’UE et le FMI en mai dernier, le Portugal est tenu de mettre en oeuvre un exigeant programme de rigueur et de réformes pour assainir ses finances publiques et relancer la croissance de son économie.  Lisbonne s’est engagé à ramener son déficit à 4,5% du PIB cette année, puis à 3% en 2013.  L’ajustement budgétaire réalisé par le Portugal l’an dernier contraste avec celui de l’Espagne, qui n’a pas respecté en 2011 son objectif de déficit, lequel a atteint 8,51% du PIB, contre 6% prévu.  Pour obtenir ce résultat, le gouvernement de centre-droit a dû prendre dès son arrivée au pouvoir en juin de nouvelles mesures de rigueur, dont le prélèvement d’une taxe extraordinaire sur les revenus.  Cette cure d’austérité sans précédent a plongé le Portugal dans la récession économique, tandis que le taux de chômage a atteint le niveau record de 14% au dernier trimestre 2011.  Jeudi, la Banque du Portugal a revu en baisse ses prévisions de croissance pour l’économie portugaise et table désormais sur une récession de 3,4% du PIB cette année, suivie d’une stagnation l’an prochain.  Des mesures de rigueur supplémentaires « pourrait être nécessaire » afin de respecter l’objectif de ramener le déficit à 4,5% du PIB, mais le gouvernement a aussitôt écarté cette hypothèse.   »Nous n’avons à ce stade aucune raison d’envisager de nouvelles mesures d’austérité », a affirmé le Premier ministre Pedro Passos Coelho à l’issue d’un conseil des ministres qui a approuvé un budget rectificatif pour 2012.  Ce collectif budgétaire, qui maintient l’objectif d’un déficit à 4,5% du PIB, « ne prévoit aucune mesure d’austérité supplémentaire. Le gouvernement est convaincu qu’il dispose d’une stratégie crédible, capable de respecter nos engagements internationaux », a renchéri son ministre des Finances.  Le gouvernement et ses créanciers internationaux prévoient une contraction économique de 3,3% du PIB cette année, après un recul de 1,6% l’an dernier.

 

Hausse de la consommation aux Etats-Unis

Hausse de la consommation aux Etats-Unis

 

La consommation des ménages américains a progressé de 0,8% en février, sa plus forte hausse en sept mois, en dépit d’une augmentation limitée de leurs revenus, ce qui pourrait remettre en question la prévision d’un ralentissement marqué de la croissance au premier trimestre. Cette accélération des dépenses de consommation résulte sans doute d’une augmentation marquée des achats de voitures, en dépit de l’envolée des prix des carburants à la pompe, montrent les statistiques publiées vendredi par le département du Commerce. La progression de la consommation en janvier a en outre été révisée à la hausse, à 0,4% contre 0,2% initialement annoncé. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,6% de la consommation et de 0,4% des revenus. Ajustée de l’inflation, la consommation affiche une progression de 0,5% en février, la plus forte enregistrée depuis septembre, après +0,2% en janvier. La consommation des ménages représente les deux tiers environ de l’activité économique globale aux Etats-Unis. L’indice des prix à la consommation (PCE) est en hausse de 0,3% en février après +0,2% le mois précédent.

 

Economie politique: derniers articles

vendredi 30 mars 2012

RSS

Si on oublie la dette, comme la campagne électorale, tout va bien sauf le chômage et quelques autres aspects économiques et sociaux

Si on oublie la dette, comme la campagne électorale, tout va bien sauf le chômage et quelques autres aspects économiques et sociaux

Tout va bien, la crise de la dette est maîtrisée. Le déficit va mieux, on s’interroge déjà pour savoir si on ne peut pas dépenser inutilement davantage. La dette est presque oubliée surtout dans la campagne électorale. Le pays est sur la bonne vois, laquelle celle du chômage et de la récession ?  Question finances publiques, la France s’est montrée meilleure que prévu en 2011. Le gouvernement a réussi à réduire le déficit public, c’est-à-dire la différence entre ses recettes et ses dépenses, à 5,2% du produit intérieur brut (PIB), contre un déficit de 7,1% en 2010. En chiffres bruts, l’État a toutefois dépensé sur l’année 103,1 milliards d’euros de plus que ce qu’il a gagné.  «En 2011, la France s’était engagée à réduire son déficit pour être à 5,7% (du PIB). La France a fait beaucoup mieux grâce aux efforts des Français, puisque nous serons à 5,2», s’est félicité le président Nicolas Sarkozy ce vendredi matin sur Europe 1. «Un demi-point de déficit public en moins, c’est 10milliards de dette publiqueévités!», a insisité la ministre du Budget, Valérie Pécresse, dans une interview au Monde. Elle a annoncé que le gouvernement avait révisé à la baisse l’objectif de déficit pour 2012, de -4,5% à -4,4%, au vu des bons résultats de 2011. «Pour la troisième année consécutive, le déficit s’affiche de façon significative sous l’objectif initial, note Dominique Barbet, économiste marché à BNP Paribas CIB. Cela devrait aider le prochain gouvernement à respecter l’objectif de déficit pour 2012 puis à atteindre celui de 2013 (3%).»  Ce bon résultat s’explique en partie par le dynamisme des recettes (impôts, taxes, etc.). En augmentant de 5,9%, ces dernières sont passées de 49,5% du PIB en 2010 à 50,7% en 2011. En conséquence, «le taux de prélèvements obligatoires augmente de 1,3 point en 2011, à 43,8% du PIB, sous l’effet de la hausse des impôts (+7,8%)», précise l’Insee. Dans le détail, les recettes liées aux impôts sur le revenu et sur le patrimoine ont augmenté de 10%. Les dépenses ont pour leur part baissé relativement à la richesse nationale, représentant 56,6% du PIB en 2010 et 55,9 % en 2011. Dans l’absolu, elles croissent de 2,1%, après 2,3% en 2010. «Les dépenses de fonctionnement ralentissent particulièrement», relève l’Insee. Les rémunérations des fonctionnaires ont augmenté moins rapidement que l’année passée (+1,6% après +2,1%). Les consommations intermédiaires ont même diminué de 1,5% grâce à l’absence de livraisons de matériel militaire.  Les intérêts de la dette ont pour leur part fortement augmenté, de 9,5% sur l’année. En cause, la hausse de la dette, mais aussi celle de l’inflation. Une partie des emprunts étant indexée sur la progression des prix, cela a provoqué une augmentation des intérêts à verser aux créanciers. La dette, qui est alimentée par l’accumulation des déficits années après années, a continué de grimper en 2011, pour atteindre 1717,3 milliards d’euros, soit 85,8% du PIB. Elle est en hausse de 122,1 milliards d’euros par rapport à l’année précédente (en 2010, elle avait gonflé de 101,7 milliards d’euros). Les prêts accordés aux pays en difficulté de la zone euro (Grèce, Portugal, Irlande) ont alimenté la dette à hauteur de 10,4 milliards d’euros

12345...39



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol