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Déplacements dans le Nord : l’asphyxie guette, le résultat de l’abandon de la politique des transports

Déplacements  dans le Nord : l’asphyxie guette, le résulta de l’abandon de la politique des transports

La politique des transports à l’abandon depuis une vingtaine d’années commence à faire des dégâts notamment en termes de fluidité. La région nord dense humainement et économiquement est lune des victimes de cette politique. Cette région dans tout son ensemble est menacée d’asphyxie. » Philippe Vasseur, président de la CCI Région Nord de France, n’y va pas par quatre chemins. Entre la congestion routière de plus en plus critique de la métropole lilloise et la suspension de l’arrêt des Eurostar à Lille et à Calais, le monde économique exprime aujourd’hui une colère inédite. Les cinq présidents de CCI dénoncent l’absence de vision de long terme face à l’acuité des problèmes d’accessibilité routière et à la réduction de dessertes TGV vers Londres.  Lors d’une conférence de presse commune, les quatre présidents des CCI de l’Artois, de la Côte d’Opale, du Grand Hainaut et du Grand Lille et Philippe Vasseur ont solennellement dénoncé « cette anti-politique des transports ».  La dernière exaspération est venue de l’Eurostar dont la desserte régionale n’est plus garantie dans les liaisons depuis Bruxelles vers le Royaume-Uni. L’extension des contrôles d’immigration d’un côté, et des arguments de rapidité de la liaison de l’autre entraînent des menaces directes sur la place du Nord-Pas-de-Calais dans la grande vitesse européenne. A quelques mois des jeux olympiques de Londres, la pilule est dure à avaler d’autant que la région a systématiquement bâti son attractivité sur cette carte. Or, dans le même temps, la thrombose routière autour de la capitale régionale prend des proportions inquiétantes. « La métropole lilloise devient de plus en plus inaccessible, les décisions politiques vont toutes à contresens », déplore Francis Aldebert, président de la CCI Grand Hainaut (Valenciennes). Quelque 350.000 véhicules affluent vers Lille chaque jour, en progression de 2 % l’an, tandis que les solutions alternatives ou les nouvelles infrastructures sont en stand by. Si le doublement de l’autoroute A1 sur sa partie finale a été définitivement abandonné, le contournement sud est de Lille (CSEL) est quant à lui prévu (350 millions d’euros), mais reste pour l’instant un projet.  La métropole lilloise a programmé la mise en service de trams-trains mais les retards s’accumulent. Et le conseil régional a lancé des études pour réaliser un transport ferroviaire de type RER entre Lille et l’ex-bassin minier, mais le projet est en pointillés. « On va passer du statut de métropole européenne au sein d’un ensemble de 100 millions de consommateurs potentiels à celui de ville de province », s’angoisse Philippe Hourdain, président de la CCI Grand Lille, qui relève qu’un automobiliste nordiste perd 50 heures par an dans les bouchons, soit une perte de richesse annuelle de 1,4 milliard d’euros. Outre l’attractivité régionale, y compris pour les investisements extérieurs, c’est l’économie endogène qui est affectée. A commencer par l’ambition régionale d’être un hub logistique européen, adossé à une filière qui emploie 42.000 salariés. Les élus consulaires, qui représentent 100.000 entreprises, se disent solidaires des collectivités locales et « prêts à envisager tous types d’actions ».

 

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