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Pouvoir d’achat des Français : seulement 0.6% par an pendant le quinquennat et encore sur un indice qui n’est pas pertinent pour les moins nantis

Pouvoir d’achat des Français : seulement 0.6% par an pendant le quinquennat et encore sur un indice qui n’est pas pertinent pour les moins nantis

Les chiffres publiés mercredi par l’Institut national de la statistique viennent donc éclairer un débat parfois confus, la droite assurant avoir fait grimper le pouvoir d’achat quand la gauche l’accuse du contraire.  Selon l’Insee, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut par unité de consommation, l’indicateur qui s’approche le plus du ressenti des Français, a augmenté de 0,4% l’an dernier, après une quasi stagnation (+0,1%) en 2010. C’est moins qu’attendu par l’Insee, qui tablait sur une progression de 0,6%. A noter cependant que cet indicateur n’est pas pertinent pour tenir compte de la structure et du niveau de dépenses des moins favorisés ;  Et ce résultat déjà mitigé est terni par un recul en fin d’année (-0,3% au troisième trimestre puis -0,2% au quatrième). Dans le sillage de cette détérioration, l’Insee prévoit une nouvelle baisse de 0,6% au cours du premier semestre 2012.  In fine, le pouvoir d’achat individuel des Français ainsi calculé n’a grimpé que de 0,64% par an en moyenne entre 2006 et 2011.  Au cours du quinquennat précédent, de 2001 à 2006, la hausse moyenne avait été deux fois plus forte (+1,3% par an).  Ces chiffres semblent démentir Nicolas Sarkozy, qui promettait il y a cinq ans d’être le « président du pouvoir d’achat » et qui, désormais candidat à sa réélection, vante une augmentation de 1,4% par an en moyenne durant son mandat malgré la crise.  En fait, ce chiffre régulièrement mis en avant par le gouvernement — 1,32% pour être précis, selon les statistiques publiées mercredi — fait référence à une mesure beaucoup plus globale, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut, qui ne prend en compte ni l’évolution démographique ni la composition des ménages.  A titre d’exemple, à revenu égal, un couple dispose d’un pouvoir d’achat plus élevé que deux célibataires vivant séparément, puisqu’il mutualise plusieurs dépenses (électroménager, électricité, etc.). L’Insee juge donc que l’indicateur cité par le gouvernement est plus imprécis et éloigné de la perception des ménages.  Corollaire de ce pouvoir d’achat en berne, la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance française, a marqué le pas en 2011, ne progressant que de 0,3% par rapport à l’année précédente, relève l’Insee.  Signe d’une très grande prudence des Français, leur taux d’épargne a atteint l’an dernier son plus haut niveau depuis 1983, à 16,8%. La part belle revient toujours à l’immobilier, puisque le taux d’épargne financière des ménages, même s’il progresse, ne s’élève qu’à 7,4%.  Cette épargne record s’explique « par de forts comportements de précaution liés au contexte économique, notamment un moindre recours au crédit et une progression très faible de la consommation en 2011 dans un contexte de pouvoir d’achat par ménage stagnant », selon l’économiste Cyril Blesson, du cabinet Pair Conseil.

 

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