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La vraie maladie des banlieues : le chômage

La vraie maladie des banlieues : le chômage

 

Omniprésentes en 2007, les banlieues sont aujourd’hui quasiment absentes des débats dans la campagne. Chenôve, en Côte d’Or, est une ville de « périphérie » comme il y en a beaucoup en France : 15.000 habitants dont plus des deux tiers vivent dans des grands ensembles. Cette petite commune dynamique a souvent été le théâtre de violences urbaines graves. Aujourd’hui, la situation sécuritaire semble s’être apaisée au Mail, mais un mal continue de ronger le quartier : le chômage. Selon la mairie, le chômage frôle les 30% dans ce quartier, le plus défavorisé de la ville. C’est trois fois plus que la moyenne nationale. Et ces chiffres sont observables à l’œil nu. En semaine, au café, au centre commercial ou au pied des tours, des centaines d’hommes semblent désœuvrés. C’est particulièrement vrai pour les plus jeunes, une catégorie de la population dans laquelle le taux de chômage serait de l’ordre de 40% selon les associations locales. Karim, Jaouad, Soso et leur groupe d’amis racontent les parcours scolaires en dents de scie, les diplômes « qui ne servent à rien », les entreprises qui ne leur proposent que des postes en dessous de leurs qualifications et surtout, la discrimination à l’embauche. Quand on a connu le chômage dès le début de sa vie professionnelle, on vit sur le fil. La formule consacrée pour s’en sortir : RSA + quelques jours d’intérim + de menus trafics.  Les hommes qui témoignent ici sont âgés de 24 à 30 ans. Ils sont encore jeunes mais ont pour certains plus de 10 années de galère derrière eux. « Sarkozy n’a rien fait pour nous, il nous a abandonné », regrette Karim.

 

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