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Archive mensuelle de février 2012

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Schäuble, le ministre allemand fait le faux cul sur a Grèce

Schäuble, le ministre allemand  fait le faux cul sur a Grèce

 

Pour avoir voulu être trop directif vis-à-vis de la Grèce, l’Allemagne adoucit son discours et manie même la langue de bois. Un plan de sauvetage partiel de la Grèce serait absurde et n’est plus à l’ordre du jour, déclare le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, dans une interview à l’hebdomadaire Tagesspiegel am Sonntag. « Si la Grèce obtient toutes les autorisations nécessaires, met en œuvre ses réformes et règle d’autres questions, elle sera en mesure d’obtenir le deuxième plan d’aide », dit-il. « Un accord échelonné ou étape par étape ne serait pas constructif. » « Nous prendrons lundi une décision sur l’ensemble du programme », ajoute-t-il par allusion à la réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles. L’idée de mettre en place un accord partiel avait été discutée mercredi mais les responsables européens estiment désormais que la Grèce est en bonne voie d’obtenir lundi le déblocage de l’ensemble d’un deuxième plan d’aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international, pour un montant de 130 milliards d’euros. (Sarah Marsh; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)  En réalité on sait déjà qu’en dépit de ce plan ( même rallongé d’une dizaine de milliards), l’objectif d’un déficit de 120% du PIB ne pourra être atteint du fait de l’écoulement de la croissance et du fragile système fiscal ( rien qu’en janvier les recettes de TVA ont baissé de 10%) ; de toute manière, l’aide ne sera pas versée d’un coup, il y aura des audits réguliers et on va s’apercevoir d’ici quelques mois que la plan est insuffisant ; encore quelques mois et la faillite totale sera prononcée . ce n’est pas tellement la Grèce qui intéresse l’Europe mais le risque de contagion sur l’Italie et l’Espagne , ce qu’a bien compris Mario Monti qui a demandé d’être moins sévère pour la Grèce, donc aussi pour son pays !

Le tabou du rôle et de la dimension de l’’Etat, c’est pourtant l’enjeu économique majeur

Le tabou du rôle et de la dimension de l’’Etat, c’est pourtant l’enjeu économique majeur

 

A la louche, il manque environ 100 milliards par an pour boucler le budget et le déficit sera d’environ 5.4% par rapport au Pib en 2011 et au moins de 6% en 2012 ; les charges de la dette représente nt une cinquantaine de milliards et on ne rembourse même pas les intérêts. La dette va représenter environ 90% du Pib en 2012 ; En cause, l’importance des dépense de l’Etat, essentiellement des dépense de fonctionnement ; L’état surdimensionné plombe le déficit n accroit la dette, fait monter les prélèvements obligatoire et tue la compétitivité, donc la croissance et l’emploi. Pas d’issue sans refondation du champ, de la nature et des modalités de l’intervention de l’Etat (même problématique pour les collectivités locales qui ont embauché 800 000 fonctionnaires là où la moitié aurait été suffisante). L’Etat a évidemment des missions régaliennes incontournables et permet aussi la redistribution des richesses. Cette mission régalienne devrait d’abord être redéfinie  car l’omnipotence de l’intervention publique étouffe l’initiative et surtout détruit les équilibres financiers. Tous les ministères pourraient être passés au peigne fin car nombre de directions, commissariats, missions, services, agences, observatoires sont inutile et couteux ; Ils coûtent chers et compliquent la vie des entreprises et des particuliers. Une douzaine de ministères serait suffisants là où il y en a en général 25 ou 30. Pourquoi une telle situation simplement parce que élus et partis politiques sont noyautés par les fonctionnaires ‘(énarques et autres)  qui se reproduisent, se protègent comme une mafia. Des postes de directeur, sous directeur, chef de service, d’organisme de tout poil qui permettent de caser ces hauts fonctionnaires. Une fois en place, ils n’ont d’autre but que d’accroitre leurs champs de compétences et leurs moyens; en France, l’Etat fait tout et forcément tout mal exemple caricatural  « pôle emploi ». L’Etat devrait se comporter en manager des orientations et non en exécutant systématique. Dans nombre de domaines par la voie par exemple de délégation de services publics, les taches seraient effectuées avec davantage d’efficacité et à des conditions économiques plus acceptables. En France on confond établissement public, mission de service public et statut public des salariés ; exemple quand on a délégué les fonctions de contrôle technique des véhicules au privé personne n’y a perdu. Surtout pas les transporteurs qui devaient attendre des mois aux services des mines pour obtenir le précieux certificat. Dans les transports urbains de province, les transports ont effectués en très grande majorité par des entreprises privées mais sous le contrôle et avec le concours financier des collectivités locales. La paralysie vient surtout du fait que les fonctionnaires fournissent les bastions des conseillers techniques des ministres qui ne veulent ni ne peuvent remettre en cause la maison administrative qui les a nourri et les nourrira à nouveau grâce à accélérateur de carrière qua constitue le passe en cabinet ministériel. Quand aux élus surtout nationaux, ce sont en majorité des fonctionnaires qui agissent en fonctionnaires, donc surtout préoccupés de dépenses et qui ignorent tout de l’économie réelle. D’où une France dirigée en permanence par des lois et des taxes. La question est taboue ; dans le meilleur des cas, on fixe de vagues objectifs de réduction de dépenses publiques mais personne ne dit comment faire car on ne sait pas.

Solidarité ou souveraineté : le jeu du chat et de la souris entre l’Allemagne et la France

Solidarité ou souveraineté : le jeu du chat et de la souris entre l’Allemagne et la France

On peut à juste titre considérer que L’Allemagne ne fait pas preuve d’une grande souplesse pour parvenir rapidement à une vraie solidarité européenne en matière de dettes et notamment en s’opposant toujours à intervention de la BCE ou encore à  la création d’euro obligations. Les derniers sommets franco –allemands témoignent de la persistance des oppositions. Même si Sarkozy pour donner le change- tellement il est affaibli -a du capituler sur toues les positions françaises ;  Mais l’Allemagne a des raisons pertinentes ; d’abord elle ne veut pas aider les pays très endettés sans contrôle budgétaire. En clair la solidarité, oui, mais contre l’abandon de souveraineté en matière d’élaboration et de contrôle budgétaire. Or le clivage ne concerne pas seulement l’Allemagne et de petits pays périphériques mais aussi l’Allemagne et la France. Un débat jusque là feutré et même complètement masqué par les médias.-En fait pour des raisons électorales,  la France s’efforce de limiter les abandons de souveraineté et c’est cette attitude qui rend l’Allemagne aussi ferme sur ses positions. Par exemple sur la règle d’or la France officiellement y est favorable  mais sous réserve qu’elle soit adoptée par les Parlements nationaux et contrôlée par les instances juridictionnelles nationales, a-précisé V. Pécresse (ce qui a été retenu dans l’accord Merkel-Sarkozy). Autant dire clairement que ce n’est pas pour demain. D’une part N. Sarkozy ne dispose plus de la majorité suffisante au congrès pour faire adopter cette disposition. Au mieux, elle ne pourra pas être votée avant 6 mois. Ce qui laisse un répit au chef de l’Etat pour mener sa campagne sans faire apparaître de perte de souveraineté. Il y a de la part de la France une ambigüité voire un double langage qui ne doit pas échapper à l’Allemagne. La porte-parole du gouvernement et ministre du Budget, Valérie Pécresse., a largement entretenu l’ambigüité en déclarant « Ce que nous souhaitons c’est davantage de discipline budgétaire mais une discipline budgétaire assumée par les Etats, avec une vraie association des Parlements nationaux. Donc cette question de la souveraineté, pour nous, ne se pose pas. » Autrement dit si la question de la souveraineté ne se pose pas, c’est que la France ne veut pas l’entendre ; Or en dépit des insuffisances de Baroin et de Pécresse, le gouvernement sait très bien que la dérive des déficits et de la dette est inévitable sur la tendance actuelle ; témoin les prévisions de la dette à 90% au moins dès 201é. Finalement Merkel refuse la solidarité (via la BCE et les euro-obligations) parce que Sarkozy refuse la perte de souveraineté. En attendant, on assiste au jeu du chat et de la souris, l’Allemagne fait semblant d’être solidaire et la France fait semblant de vouloir l’intégration budgétaire et fiscale.

Sarkozy dans son QG de campagne : il compare l’évolution de la France à celle de la Grèce !

Sarkozy dans son QG de campagne : il compare l’évolution de la France à celle de la Grèce !

 

Sarkozy fait toujours dans le dentelle ; dans son nouveau QG de campagne du  15 ème arrondissement pour être « plus près des gens «, il a déclaré qu’il ne voulait pas que la France devienne la Grèce ; une comparaison peu heureuse et qui a même choqué un responsable politique  allemand interviewé sur France 24 samedi soir. Ce dernier a estimé que la comparaisons était peu opportune. On a la mesure et les politiques qu’on peu des deux coté du Rhin.  Visiblement, Sarkozy n’a pas l’intention  de s’embarrasser des nuances. Il faut caricaturer, faire peur, se poser à nouveau en sauveur de la France, de l’Europe et du monde. Donc on refait le coup de la tempête, du capitaine courageux, malheureusement sans gouvernail le bateau France tourne en rond et pire pourrait connaître le sort du « Costa ». Si Sarkozy le dit, même si c’est excessif, c’est qu’effectivement il ya danger ; donc que le bilan est catastrophique pour tous les indicateurs économiques :   commerce extérieur, croissance, déficit, dettes, chômage. Sarkozy a seulement prononcé quelques mots dans son QG, celui lui a suffi pour dire deux grosses bêtises. La première déjà signalée et le fait que lui «  c’est le candidat du 21 ème siècle, les autres sont restés dans le 20 ème ! » Ce n’est plus de la politique c’est du guignol grotesque où la vulgarité concurrence  l’incompétence. M. Sarkozy ne sera jamais rentré dans un costume de président trop grand pour lui, sa démarche pataude et rustre quand il parle (ou même lorsqu’il se déplace !)   témoigne de l’inadéquation de son profil à cette responsabilité qui exige hauteur, dignité et vision. Cela qualifie-t-il pour autant Hollande pour la fonction ? C’est à voir, car le programme est encore un peu court  mais au moins il nous épargne ces propos de bonimenteur.

Suppression du ministère de l’écologie de Kosciusko Morizet : enfin une bonne nouvelle.

Suppression du ministère de l’écologie de Kosciusko Morizet : enfin une bonne nouvelle.

 

Après  la nomination de Kosciusko Morizet comme porte parole du candidat Sarkozy, le ministère de l’écologie a disparu de fait. Il n’aura pas de mal à le faire car ce ministère n’a jamais existé. En réalité c’est l’ancien ministère, des transports et de l’équipement qui a été repeint en vert. Ainsi le soit disant commissariat général au développement durable recouvre essentiellement les services de l’ancien ministère cité. Le conseil général des ponts a été rebaptisé Conseil général de l’environnement et du développement durable ; une vraie fumisterie quand on connait la philosophie du conseil général des ponts. Ce dernier n’a cessé au cours de ces dizaines dernières années de promouvoir le développement des infrastructures à tout prix, refusant même toute approche intermodale  (exemple l’évaluation environnementale des nouveaux équipements article 14 de la LOTI). LE décret n° 2008-680 du 9 juillet 2008 portant organisation de l’administration centrale du ministère de l’écologie, l’administration centrale du ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire montre cette fumisterie ;Ce ministère de l’écologie ;comprend : le secrétariat général ; le Commissariat général au développement durable ; la direction générale de l’énergie et du climat ; la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer ; la direction générale de l’aviation civile ; la direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature ; la direction générale de la prévention des risques ; la délégation à la sécurité et à la circulation routières ;- la délégation à l’hébergement et à l’accès au logement. Pratiquement que des services de l’ancien ministère des transports et de l’équipement, plus quelques nouvelles structures au nom ronflant mais sans compétence (conseil général de l’environnement, secrétariat général, commissariat général). Pourquoi avoir placé le ministère de l’écologie là, tout simplement pour en limiter la portée et laisser parallèlement les questions d’écologie relative à l’industrie, au commerce ou encore à l’agriculture dans le giron de leur ministère respectif. Un vrai ministère de l’écologie devrait être placé auprès du premier ministre et disposer de l’autorité sur tous les champs économiques qui mettent en cause l’environnement. (C’est Fillon qui va diriger ce mini ministère de l’écologie pendant deux mois.). Pas étonnant que Borloo ait surtout fait du vent et comme souvent en France des décrets et des taxes (écotaxes, taxes carbone, bilan carbone etc.). Il aurait mieux fait- même en se limitant aux transports- de s’attaquer sérieusement à la SNCF dont le trafic fret est en perdition comme les finances ; Les services de Borloo et de Kosciusco Morizet étaient limités et incompétents, leur autorité s’étendait surtout aux questions de transport. Exemple, ce ministère  pas été autorisé à traiter des questions nucléaires et bien d’autres aussi importantes comme la gestion de l’eau. En vérité on a crée ce ministère pour récupérer les voix des écolos et ce ministère est une caricature de ministère de l’environnement. Du coup, le ministère des transports a disparu, s’est transformé en secrétariat d’Etat des transports sans administration et Mariani par exemple passe son temps à parler de l’immigration au lieu de traiter les dossiers transport !

Dette de la Grèce : le feuilleton continue

Dette de la Grèce : le feuilleton continue

 

Un  effort supplémentaire va être demandé au secteur privé avec l’objectif de ramener en 2020 la dette de la Grèce de 160% à 120% de son PIB, un niveau jugé supportable. Or, selon le scénario principal désormais retenu par les bailleurs de fonds de la Grèce (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI), le niveau de la dette grecque ne sera ramené qu’à 129% de son PIB en 2020, en considérant en outre que le pays dégagera un excédent primaire, c’est-à-dire hors charges de la dette, dès 2013, a dit un responsable européen. « Si on fait un certain nombre d’autres  choses, on peut ramener le 129% à près de 120% », a dit un responsable de la zone euro. Si aucune de ces mesures n’est adoptée, la contribution des pays de la zone euro pourrait devoir passer de 130 à 136 milliards d’euros. Or une telle perspective pourrait être difficilement acceptée par pays Certains gouvernements envisagent encore une autre possibilité: diminuer la compensation en liquide censée être versée aux investisseurs privés en échange de l’abandon d’une partie de leurs créances. Dans le cadre du plan de 130 milliards d’euros élaboré en octobre, la part consacrée à cette compensation pouvait atteindre jusqu’à 30 milliards d’euros. « La compensation est assez élevée », remarque un autre responsable européen impliqué dans les discussions. « Si on finit par mettre les choses en ordre en ramenant la compensation à 20 ou 25 milliards d’euros au lieu des 30 milliards, vous pensez vraiment que les investisseurs vont dire ‘oublions l’intégralité de l’accord’? Cela conduirait à une faillite désordonnée et ils perdraient bien plus. » « Si nous constatons qu’il y a un manque pour atteindre l’objectif d’endettement de la Grèce, ce qui est désormais évident, comment comble-t-on cet écart? Faut-il que ce soient uniquement les pays de la zone euro qui donnent davantage ou faut-il que le fardeau soit partagé? L’idée, soutenue notamment par les Pays-Bas, de réduire le montant de cette compensation survient un peu tard, remarquent cependant certains responsables, qui font valoir qu’un accord a déjà été conclu avec les banques. « Si on remet ça sur la table, ça ouvre la boîte de Pandore et là, on a un problème car on est pressé par le   »C’est là que les choses deviennent compliquées car chaque pays dispose de sa propre législation en matière de transfert des profits de la banque centrale nationale au budget national », ajoute-t-il. « Le second problème survient quand l’argent apparaît effectivement dans le budget national car il faut qu’il y ait ensuite une décision de transférer cet argent à la Grèce. C’est là que ça devient encore plus compliqué. » Un troisième responsable prévient toutefois: « La plupart des gens considèrent que défaire l’accord sur l’implication volontaire du secteur privé, très soigneusement négocié entre la Grèce et les investisseurs privés, comporte trop de risques. »En clair, on ne parviendra pas à atteindre les objectifs de désendettement de la Grèce, surtout avec l’écroulement de la croissance. Il faudra remettre au pot d’ici quelques mois. Cela donnera un répit aux marchés qui vont se redynamiser avant de retomber dans les mêmes délais. Bref, le jeu classique du yo-yo de la bourse mais dans une tendance baissière sur l’’année.

Présidentielles : politique économique, ça pédale dans la semoule

Présidentielles : politique économique,  ça pédale dans la semoule

Crise de la dette, réduction des déficits, réindustrialisation: jamais sous la Ve République une campagne présidentielle n’est apparue autant dominée par les enjeux économiques. Quel qu’il soit, le prochain locataire de l’Elysée devra affronter d’emblée une situation budgétaire tendue. Croissance zéro sinon la récession en 2012 et un déficit budgétaire qui va dépasser 6%. Le  rouge aussi  du commerce extérieur à la dette en passant par l’emploi, la couleur dominante des grands indicateurs du pays. Le gouvernement a dû se résoudre à repousser d’un an, à 2014, la perspective d’un reflux de la dette, attendue en 2012 à 90% du produit intérieur brut (PIB).Pour la première fois aussi depuis 2009, l’économie française a détruit des emplois salariés fin 2011 (-0,2% au 4e trimestre), alors que le chômage est à son plus haut niveau depuis douze ans. Le président sortant a notamment justifié sa candidature en se posant en «capitaine» refusant d’abandonner un navire «en pleine tempête», alors que «la France, l’Europe et le monde» connaissent depuis trois ans «une succession de crises d’une violence inouïe». Il a évoqué la poursuite de «la réduction indispensable des dépenses», alors que l’objectif de retour à l’équilibre budgétaire a été fixé à 2016 par l’actuel gouvernement. «Nous sommes des gestionnaires efficaces», a répliqué jeudi François Hollande, qui prévoit la même échéance un an plus tard. En réalité, cet équilibre sera impossible à atteindre d’ici 2017 en 2025 et encore. Les précédents programmes du PS étaient marqués «par des réformes ambitieuses, suivies d’une pause et d’une déception», celui-ci «commence par le redressement», souligne à l’AFP son directeur de campagne, Pierre Moscovici. Deux exemples: le 54e engagement du candidat socialiste «garantit» un maintien «à leur niveau actuel» des dotations aux collectivités locales, un euphémisme pour annoncer leur gel. Et si 60.000 emplois doivent être créés dans l’éducation et quelques milliers d’autres dans la police, la gendarmerie et la justice, ils le seraient à effectifs de fonctionnaires constants. «Pour le reste, il y aura des économies à faire», a reconnu François Hollande. Les deux principaux prétendants à l’Elysée ne sont pas seuls à faire assaut de sagesse comptable. En champion du désendettement, François Bayrou (Modem) s’engage au zéro déficit pour 2015. Il prévoit de réaliser 50 milliards d’économies mais ne dit pas comment. Dominique de Villepin (République solidaire) surenchérit: il en annonce 60. La réindustrialisation, sortie du créneau du Parti communiste ou de Lutte ouvrière, est aussi cette année dans tous les discours, du «pacte productif» de François Hollande au «produire en France» version Bayrou ou Sarkozy, ou au protectionnisme vanté par Marine Le Pen (Front national). Fin janvier, François Hollande venait à peine de promettre la création d’une «banque publique d’investissement» en faveur des PME et d’un livret d’épargne industrie que Nicolas Sarkozy, dans l’une des dernières réformes du quinquennat, annonçait pour février sa «banque de l’industrie», avec une dotation d’un milliard d’euros tirés du «grand emprunt».Bref ça pédale dans la semoule, beaucoup de promesses de réductions de déficit et de relance de la croissance  mais peu de détails et peu de visibilité.

Sarkozy pour le travail le dimanche …. Pourquoi pas la nuit ?

Sarkozy pour le travail le dimanche …. Pourquoi pas la nuit ?

Il est clair que les propositions économiques pertinentes font défaut par rapport à l’ampleur de la crise. Du coup, les idées les plus saugrenues émergent comme celle du travail dominical. Pourquoi dès lors ne pas autoriser l’ouverture de tous les commerces la nuit ? Le président Nicolas Sarkozy veut, s’il est réélu,  » veut élargir les conditions d’ouverture des magasins le dimanche », selon une déclaration lue vendredi en son nom par le secrétaire d’Etat au commerce Frédéric Lefebvre. C’est « vous donner plus de liberté, c’est de la croissance pour vos commerces, c’est de l’emploi pour les Français », a-t-il ajouté à l’occasion des États généraux du commerce à Bercy.Si on peut comprendre une extension dans les zones touristiques, pour les autres on ne voit pas comment cela pourrait générer la moindre croisance.la croissance surtout en France, repose surtout sur la consommation aujourd’hui en baisse du fait du recul du pouvoir d’achat. Acheter le lundi ou le dimanche ne changera pas cette donne fondamentale. La clé de la croissance est dans l’innovation et la compétitivité pas dans l’ouverture des commerces le dimanche. Pourquoi ne pas aussi ouvrir les commerces la nuit ? Si ce sont les heures d’ouverture qui font la croissance allons-y, il y a bien en moyenne une douzaine d’heures à gagner par jour ouvrable. Avec ce raisonnement, la consommation pourrait doubler. On voit d’ici les pisse-vinaigre s’opposer à cette « nouvelle liberté ». La question pourrait  être réglée par le référendum puisqu’il y a clivage. On est aussi en manque de thème pour redonner la parole aux français, pourquoi pas un référendum pour l’ouverture des commerces la nuit. Pour contourner l’obstacle démocratique éventuel, pourquoi même ne pas sortir un décret tout de suite pour limiter la nuit de 0h00 à 3hoo du matin. Le reste étant considéré comme période de jour.Les solutions ne manquent pas. Entre la gauche et la droite la concurrence va être rude mais comme disait Raymond Devos « Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l’un avance, l’autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche!”. Frédéric Lefevre, notre ministre du commerce  est sûrement qualifié pour diriger ce ministère, il n’a jamais connu l’économie réelle et après des études de droit.  a commencé sa carrière professionnelle au RPR. Pas sûr qu’il soit compétent pour gérer une épicerie plus de trois mois, même ouverte le dimanche.

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Pas d’effet « Annecy » pour Sarkozy candidat

Pas d’effet « Annecy » pour Sarkozy candidat  

Alors que l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy mercredi soir avait eu un effet positif pour lui, son premier meeting à Annecy jeudi soir ne semble pas avoir eu d’impact majeur. Le président sortant est crédité de 26 % d’intentions de vote au premier tour, selon le sondage IFOP-Paris-Match. Il perd 0,5 point par rapport à mercredi, même si cette semaine l’écart au premier tour entre Nicolas Sarkozy et le candidat socialiste s’est nettement réduit. De son côté, François Hollande stagne, mais maintient son avance (29,5%). La candidate du Front national, Marine Le Pen ne bouge pas et reste troisième avec 17%. Avec 12% (+0,5 point), le centriste François Bayrou bénéficie d’une légère embellie. Le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon est le seul à connaître un rebond significatif (+1 point), toujours quatrième, avec 8,5% des intentions de vote. Selon d’autres sondages, en moyenne Sarkosy  gagne un point mais reste scotché à 26%. Sa prestation télévisée a été très peu appréciée par les français (voir article). Nerveux, fatigué, confus,  Sarkozy n’a pas rassuré ni sur ces propositions (rares), ni sur se convictions.

Référendum sur la formation, les chômeurs, le travail ou les Assedic ?

Référendum sur la formation, les chômeurs, le travail ou  les Assedic ?

Nicolas Sarkozy veut faire un référendum mais il ne sait pas trop sur quoi, sur l’employabilité des chômeurs, sur leur formation, sur la suppression des ASSEDIC s’ils refusent un emploi après avoir été formés, sur la réforme de la formation permanente sur le rôle de pôle emploi. En fait ce qui compte c’est de faire un référendum. Peu importe le sujet. D’autant que ce référendum ne se fera pas car c’est toujours très risqué de faire prononcer les Francis sur une question tordue. Demander aux Français s’ils acceptent le transfert de 30 milliards d’euros de la formation professionnelle vers celle des demandeurs d’emplois n’a aucun sens. Autant leur demander s’ils souhaitent qu’il fasse moins froid en hiver.  Le gouvernement fait preuve d’ »amateurisme » et d’ »esprit de provocation » sur la formation des chômeurs, a dénoncé vendredi le vice-président  en charge de la formation professionnelle de la région Ile-de-France, Emmanuel Maurel. « Sarkozy et Fillon mélangent tout », écrit-il. « Depuis trois jours, ils nous ont proposé trois options de référendum en trois jours », a-t-il raillé. « François Fillon mélange tout. Dans ces 31 milliards, il y a la formation mais aussi l’apprentissage qui devait être une priorité du gouvernement, et là on en siphonnerait les fonds? (…) On est dans le grand n’importe quoi », a dénoncé le socialiste. « Il faut rappeler que tous les chômeurs n’ont pas besoin de formation, ils ont surtout besoin d’un travail », a poursuivi Emmanuel Maurel, avant de rappeler : « La moitié de ces 31 milliards est destinée à la formation continue des salariés, ce ne sont pas des fonds de l’État! » La question est « fort mal posée », a résumé pour sa part le nouveau président de l’Unédic Jean-François Pilliard (Medef). La question « n’est pas combien de chômeurs je vais former (…) mais comment peut-on faire, en tant qu’acteur responsable, pour faire en sorte que les nombreux emplois disponibles en France puissent permettre à des hommes et des femmes qui sont éloignés de l’emploi, d’y arriver », a-t-il estimé sur BFM Business. Et pour lui, « la formation est l’un des moyens », mais pas le seul.

Carla Bruni ; « C’est à se demander où et comment se font les sondages », Réponse: par les instituts de sondage

Carla Bruni ; « C’est à se demander où et comment se font les sondages », Réponse: par les instituts de sondage

 

 Carla Bruni qui considère que Sarkozy a tout fait bien pendant cinq ns s’étonne des sondages. Elle ne doit sans doute pas vivre dans le même monde que la majorité des Françaisis. était au siège de TF1 mercredi soir, au moment de la déclaration de son époux. « Au début, il était un peu tendu, admet-elle. Après, il s’est détendu. » Nicolas Sarkozy a-t-il hésité, pense-t-il que la partie est déjà perdue? « Non, répond-elle, catégorique. Je me lève tous les matins, je me couche tous les soirs avec lui. Je connais très peu de gens qui ont si peu de doutes. S’il avait l’ombre d’un doute, il passerait la main. » Sous-entendu, il ne se serait pas représenté. Les sondages qui donnent Hollande largement élu au second tour? La Première dame assure s’en moquer : « Cela ne m’inquiète pas,. Ccest à se demander où et comment se font les sondages. » Même sur le début de campagne, marqué à droite, et la proposition choc de Sarkozy d’organiser deux référendums sur le chômage et l’immigration, la chanteuse, qui s’affichait naguère à gauche, ne trouve rien à redire : « Il a tout fait bien ou presque pendant cinq ans. Je trouve généralement que ses idées sont fabuleuses, très fortes. Je le soutiens à 100%. ». Conclusion : il faudrait que les instituts de sondéage donne Sarkozy nettement en tête au premier et au deuxième tour :  normal ?, non ? Encore une qui confond la « jet-set » avec la réalité.

 Carla Bruni qui considère que Sarkozy a tout fait bien pendant cinq ns s’étonne des sondages. Elle ne doit sans doute pas vivre dans le même monde que la majorité des Françaisis. était au siège de TF1 mercredi soir, au moment de la déclaration de son époux. « Au début, il était un peu tendu, admet-elle. Après, il s’est détendu. » Nicolas Sarkozy a-t-il hésité, pense-t-il que la partie est déjà perdue? « Non, répond-elle, catégorique. Je me lève tous les matins, je me couche tous les soirs avec lui. Je connais très peu de gens qui ont si peu de doutes. S’il avait l’ombre d’un doute, il passerait la main. » Sous-entendu, il ne se serait pas représenté. Les sondages qui donnent Hollande largement élu au second tour? La Première dame assure s’en moquer : « Cela ne m’inquiète pas,. Ccest à se demander où et comment se font les sondages. » Même sur le début de campagne, marqué à droite, et la proposition choc de Sarkozy d’organiser deux référendums sur le chômage et l’immigration, la chanteuse, qui s’affichait naguère à gauche, ne trouve rien à redire : « Il a tout fait bien ou presque pendant cinq ans. Je trouve généralement que ses idées sont fabuleuses, très fortes. Je le soutiens à 100%. ». Conclusion : il faudrait que les instituts de sondéage donne Sarkozy nettement en tête au premier et au deuxième tour :  normal ?, non ? Encore une qui confond la « jet-set » avec la réalité.

Flexibilité salaires-temps de travail : patronat et syndicats pas aussi pressés que Sarkozy!!

Flexibilité salaires-temps de travail : patronat et syndicats pas aussi pressés que Sarkozy!!

 

 

Après trois heures de discussions, les centrales syndicales (CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO et CGT) et le patronat (Medef, CGPME, UPA) sont convenues de se revoir au moins trois fois, la dernière date étant fixée au 13 avril, une semaine avant le premier tour de l’élection présidentielle. Ps question donc de voter une loi d’ici là. En annonçant ce calendrier, les partenaires sociaux ont insisté sur le fait qu’ils ne souhaitaient pas être bousculés alors que Nicolas Sarkozy leur avait donné fin janvier deux mois pour aboutir, faute de quoi il menaçait de légiférer.   »On avance à la vitesse où l’on peut avancer », « le climat étant quand même à la responsabilité », a commenté Patrick Bernasconi, le négociateur du Medef.  Avec les accords dits « compétitivité-emploi », Nicolas Sarkozy leur demande de négocier un cadre juridique national permettant de modifier temps de travail et/ou salaires directement avec un accord collectif. Les accords de ce type, très pratiqués en Allemagne, sont déjà possibles. Mais jusqu’à présent, ils exigent d’avoir le consentement individuel des salariés concernés. La majorité parlementaire a jeté de l’huile sur le feu en votant, après l’annonce des négociations, un texte de loi permettant de « moduler » le temps de travail sans accord individuel du salarié. La modulation ne modifiant pas la durée globale du travail et les salaires, ce vote « ne crée pas d’interférence », a écrit le ministre du Travail Xavier Bertrand pour tenter d’apaiser la colère des syndicats. En fait les partenaires sociaux vont prendre leurs temps sur un sujet finalement très important et qui peut changer fondamentalement les rapports sociaux en France. Le gouvernement a laissé deux mois seulement aux partenaires sociaux pour aboutir et s’est engagé à ne pas légiférer sur le sujet entre-temps. Mais un éventuel projet de loi déposé par le gouvernement en cas d’impasse n’aurait cependant aucune chance d’être voté lors de ce quinquennat. Les partenaires ont bien compris leur intérêt à faire durer les négociations car le futur environnement politique risque de changer la donne.

Bientôt un plan Grec pour la France ?

Bientôt un plan Grec pour la France ?

 

Dans l’accord européen, c’est la règle d’or qui va prévaloir. En théorie en tout cas car de nombreux pays dont la France, on en est loin, très loi même dans certains pays dont la France. Face à ce constat, les 27 membres de l’Union européenne se sont dotés, dans une indifférence quasi générale en France, d’un mécanisme de surveillance de ces divergences, avec l’adoption d’un paquet législatif européen (le « Six-pack »). C’est dans ce cadre que la Commission européenne a rendu, mardi 14 février, un premier rapport. Passé quasiment inaperçu, ce travail épingle la France, aux côtés de 11 autres pays (Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Italie, Chypre, Hongrie, Slovénie, Finlande, Suède, Royaume-Uni).  Pour la France, ceux-ci révèlent une baisse de part de marché dans le monde, mais aussi au sein même de l’Union européenne. Un des symptômes du fameux déclin du « made in France ». Le déficit de la balance commerciale française a ainsi atteint le record de 69 milliards d’euros fin 2011 quand l’Allemagne dégageait un excédent de 150 milliards. La Commission européenne s’inquiète également d’une perte de compétitivité-prix et hors-prix. L’institution bruxelloise veut notamment approfondir l’étude de la dégradation des marges des entreprises et ses conséquences sur le taux d’investissement. Elle bat enfin en brèche une idée reçue selon laquelle l’endettement privé ne serait pas un problème hexagonal. En 2010, il a atteint 160 % du PIB, le seuil d’alerte fixé par la Commission. Si cette dérive devait être confirmée, la France serait alors contrainte de soumettre « un plan d’action corrective comportant une feuille de route précise et les délais de mise en œuvre des mesures prévues ; bref le début d’un plan grec.

SeaFrance : l’arnaque du plan social de Sarkozy

SeaFrance : l’arnaque du plan social de Sarkozy

 

« Le gouvernement français entend proposer mardi 10 janvier des solutions pour relancer l’activité de la compagnie maritime SeaFrance malgré la cessation d’activité ordonnée lundi 9 janvier par le tribunal de commerce de Paris, a déclaré Nicolas Sarkozy. » Le Monde 9 janvier. Le chef de l’Etat, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse en Allemagne, a expliqué que seraient proposées deux solutions. D’une part, le projet de création d’une coopérative avec les indemnités des salariés, et d’autre part d’une reprise par un partenaire extérieur. La ministre du développement durable Nathalie Kosciusko-Morizet recevra ainsi mardi les représentants du personnel et les liquidateurs, selon le chef de l’Etat ». Le Monde 9 janvier.

En fait Louis-Dreyfus Armateurs assure avoir embauché 130 personnes, dont « 115 ex-SeaFrance » pour assurer la liaison Calmis -Douvres, mais ce chiffre est contesté à la fois par le mandataire judiciaire de SeaFrance et par la CFDT.   »35 sédentaires de la société qui vient d’être liquidée ont été embauchés, et pas 100 comme on l’entend dire », les autres personnes embauchées pouvant être « des gens qui ont travaillé trois jours chez SeaFrance il y a 20 ans », a déclaré à l’AFP Guillaume Foucault, porte-parole du mandataire judiciaire de SeaFrance Stéphane Gorrias.   »Sur la liste d’équipage du Norman Spirit, il y a trois anciens de SeaFrance, un commandant et deux marins. Rajoutés aux 35 sédentaires, ça fait 38. Ce chiffre va certainement légèrement augmenter dans les jours qui viennent, mais pour l’instant, c’est 38, c’est pas 115, ni 300, ni 460, ni 620″, a insisté de son côté la CFDT.   »Les premiers engagements pris sont aujourd’hui tenus », a par ailleurs réagi auprès de l’AFP la ministre des Transports Nathalie Kosciusko-Morizet, évoquant 55 cheminots repris par la SNCF et 16 « reclassés », ainsi qu’une prime de licenciements de 60.000 euros en moyenne pour les salariés licenciés.  SeaFrance employait 880 personnes en France et 130 au Royaume-Uni. Enf ait pour l’instant, ce sont donc moins de 100 salariés sur 880 qui ont retrouvé un emploi.

Bernard Debré : « On avait tous considéré qu’Hollande était une lopette, et bien pas du tout …

Bernard Debré : « On avait tous considéré qu’Hollande était une lopette, et bien pas du tout …

 

 

« On avait tous (…) considéré qu’Hollande était une lopette, en disant c’était rien du tout, que c’était un ectoplasme, il va s’effondrer, et bien pas du tout … » La sortie de Bernard Debré, le député (UMP) lors de l’émission des «Grandes Gueules» sur RMC n’est pas passée inaperçue.. Contactée, l’équipe de campagne de François Hollande n’a pas «souhaité réagir à de tels propos». En déplacement à Tulle (Corrèze), le candidat, interrogé par la presse sur la violence de la campagne, a répondu ce vendredi : «Je ne veux pas me mettre à ce niveau (…) parce que je considère que ça finirait par lasser les Français.».  Bernard Debré était interrogé par RMC sur l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy. « J’avais craint à un moment donné que la séquence ait lieu le 6 ou le 7 mars et que ça c’était beaucoup trop tard. Pourquoi ça a été fait plus tôt ? Parce qu’on avait tous (…) considéré qu’Hollande était une lopette, en disant c’était rien du tout, que c’était un ectoplasme, il va s’effondrer, et bien pas du tout … ». Bernard Debré a l’habitude de sorties hasardeuses et parfois scabreuses, en l’occurrence, il n’ya pas d’insulte mais simplement une reconnaissance que l’UMP et surtout Sarkozy ont nettement sous-estimé Hollande. A cet égard la campagne risque de tutoyer le caniveau car Sarkozy a certes du dynamisme à revendre mais sa connaissance des dossiers économiques et sa culture paraitront assez approximatives face à Hollande. La posture de camelot  a des avantages mais cela suppose qu’il  bonimente sans contradicteur. Cet avantage technique et culturel de Hollande ne l’assure pas pour autant de la réussite notamment s’il est élu car les programmes proposés ne sont pas tout à fait à la hauteur des enjeux de la crise.

Mea culpa de Fillon sur le bouclier fiscal et la fiscalité des entreprises

Mea culpa de Fillon sur le bouclier fiscal et la fiscalité des entreprises

 

Francois Fillon n’est pas candidat, dommage car la campagne électorale serait d’une autre tenue. Même s’il est contraint de parfois d’accuser de mensonge le candidat de gauche  pour donner des gages à son champion, c’est évidemment un homme d’Etat qui a une certaine idée du débat démocratique. IL a estimé vendredi que le « bouclier fiscal », mesure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy, avait constitué « une décision inadaptée » avec l’émergence de la crise économique et financière, et regretté par ailleurs la tournure du débat sur l’identité nationale. Comme on l’interrogeait, sur RTL, sur les propos du chef de l’Etat reconnaissant des erreurs depuis 2007, M. Fillon a rétorqué qu’on « commet toujours des erreurs, surtout sur une durée de cinq ans ». « J’ai dit moi-même qu’on avait sans doute trop hésité à engager la baisse du coût du travail pour se rapprocher de l’Allemagne et de sa compétitivité », a-t-il réaffirmé, en référence notamment à la réforme de la TVA dite « sociale » que le gouvernement a finalement décidé de mener dans la dernière ligne droite. »On a rencontré un certain nombre de blocages qui nous ont conduits à faire des réformes moins ambitieuses que celles que l’on souhaitait », a expliqué le Premier ministre, justifiant la volonté manifestée par Nicolas Sarkozy d’organiser des référendums s’il est réélu afin, « sur certains sujets stratégiques », de « dépasser ces blocages». On sent bien que Fillon n’est pas d’accord sur tout avec Sarkozy mais il faut au moins donner l’impression d’être loyal. De ce point de vue, il l’a été, sans doute trop. Questionné sur le bouclier fiscal, François Fillon, qui comme d’autres responsables de la majorité s’efforce de lutter contre l’image de « président des riches » dont la gauche affuble le chef de l’Etat, a jugé qu’il ne s’agissait pas d’une « erreur dans le contexte d’avant la crise». Mais « c’était une décision inadaptée a partir du moment où la crise nous amenait à augmenter un certain nombre d’impôts, à supprimer un certain nombre de niches fiscales et où le bouclier fiscal risquait de rendre injuste l’ensemble de ces décisions », a-t-il souligné. Il a aussi émis des réserves sur la manière dont le débat sur l’identité était parfois engagé ; tout en soutenant Sarkozy, Fillon se met évidemment en position pour 2017.

À Annecy, Nicolas Sarkozy propose un référendum sur le droit à la formation qui existe déjà !!

À Annecy, Nicolas Sarkozy propose un référendum sur le droit à la formation  qui existe déjà !!

Refusant  » l’assistanat  » et  » l’indemnisation passive « , Nicolas Sarkozy propose d’accorder  » un droit nouveau  » au chômeur  » sans réelle perspective  » de retrouver un travail. Il pourra bénéficier d’une formation professionnelle mais, à son issue, il ne pourra pas refuser le premier emploi qu’on lui proposera en rapport avec la formation suivie. Etant entendu, a précisé le néo candidat, qu’il  » ne sera pas question de réduire la durée de l’indemnisation ni d’instaurer une dégressivité de cette allocation « . Et de souligner qu’une vaste réforme de la formation professionnelle s’impose, un système  » qui coûte 25 milliards (non, c’est plus de 30 milliards M. Sarkozy, vérifiez vos additions) et auquel personne ne comprend plus rien mais il n’est pas normal que seuls 10% des chômeurs bénéficient d’une formation « . Les objectifs de la formation permanente continue définis par la loi 4 mai 2004 sont :

  • Favoriser l’insertion professionnelle pour les travailleurs ;
  • Permettre leur maintien dans l’emploi ;
  • Favoriser le développement de leurs compétences ;
  • Faciliter l’accès aux différents niveaux de la qualification professionnelle ;
  • Permettre le retour à l’emploi des personnes qui ont interrompu leur activité professionnelle pour s’occuper de leurs enfants ou de leur conjoint ou ascendants en situation de dépendance.

Ces objectifs peuvent être atteints par différentes actions de formations visant chacune à apporter une forme de progression personnelle à la personne formée : Le droit à la formation est acté dans les textes pour les salariés dès lors on se demande quel est l’intérêt d’un référendum sur la question ; le constat a également été fait par la Cour des compte en 2008, la formation est inadaptée, les couts élevés et opaques et surtout n’est pas orientée en direction de ceux qui en ont le plus besoin notamment les chômeurs. Extrait du rapport de la Cour des comptes :

 « 1. Les formations sont largement inadaptées aux besoins des individus et des entreprises, qu’il s’agisse de la formation professionnelle initiale dont les résultats en termes d’insertion dans l’emploi sont insuffisants ou de la formation continue qui répond très imparfaitement aux difficultés des salariés peu formés ou mal qualifiés ;

2. Les financements sont abondants mais insuffisamment mutualisés, ce qui met d’autant plus en cause la pertinence du système actuel que celui-ci manque de transparence et fait apparaître des coûts élevés.

3. L’action des différents acteurs de la formation professionnelle est faiblement cohérente ; les cloisonnements du système, les insuffisances de son pilotage et la faiblesse des évaluations auxquelles il donne lieu, tant au niveau national que régional, rendent impossible la définition d’une stratégie partagée et compromettent l’efficacité d’ensemble des actions menées. Chacun de ces constats est accompagné de recommandations définissant les conditions auxquelles une politique de formation professionnelle tout au long de la vie deviendrait possible

 4) La formation professionnelle des chômeurs

Les  effets de la formation des chômeurs sur leur retour à l’emploi sont ambigus, et surtout fortement hétérogènes. Les  évaluations sont rares, même à l’étranger, et sont pour ainsi dire inexistantes en France.

En réalité la formation professionnelle est devenue un véritable fromage (environ 30 milliards de financement annuel) qui profite à la multitude des organismes de collecte et de formation ; un système opaque sans véritable évaluation qui parfois finance  bien autre chose que les formations qualifiantes (y compris certaines organisations) et qui n’est pas orienté vers ceux qui en ont le plus besoin. Un référendum ne changera rien, il faut une reforme de la collecte, une véritable rationalisation des objectifs et des moyens et un ciblage vers les populations les plus vulnérables. Ce n’est pas un référendum qui peut procéder à une telle reforme.

Sarkozy candidat à la télé : pas convaincant pour les français

Sarkozy candidat à la télé : pas convaincant pour les  français

 

Nicolas Sarkozy n’a donc pas été convaincant lors de sa déclaration de candidature, mercredi soir sur le plateau du journal télévisé de 20 heures de TF1. Tel est le résultat du premier sondage réalisé après l’émission par BVA, Orange, La Dépêche du Midi et RTL. 26 % des personnes interrogées l’ont trouvé « pas du tout convaincant » et 27 % « pas vraiment convaincant. » Les chiffres prennent d’autant plus de poids que l’interview du chef de l’État a bénéficié d’une bonne audience. 25 % des personnes interrogées ont vu l’émission en entier, 20 % en partie. Et 40 % ont vu, lu ou entendu des commentaires sur l’intervention du président candidat. Seuls 15 % des sondés n’avaient pas entendu parler de l’émission. Pour TF1, cela s’est traduit par 10,7 millions de téléspectateurs en moyenne avec une part d’audience de 36,5 % ; et un pic de pic à 11,3 millions de téléspectateurs au moment du « Oui je suis candidat »). Moins bien que les 16,568 millions de téléspectateurs cumulés sur les six chaînes le 29 janvier dernier, lors de la précédente intervention télévisée de Nicolas Sarkozy. Sans surprise, c’est chez les sympathisants de gauche qu’on trouve le plus de personnes qui ne l’ont pas trouvé convaincant : 92 %. Mais les sympathisants du MoDem sont sur la même ligne : 2 % l’ont trouvé « pas du tout convaincant » et 53 % « pas vraiment convaincant. » Le candidat Sarkozy aura visiblement du mal à séduire au centre, même si Hervé Morin a jeté m’éponge hier pour se rallier à lui. Enfin, les sympathisants du FN sont 53 % à ne pas avoir été convaincu par Nicolas Sarkozy. Le souffle nouveau sur les intentions de vote, attendu par un Nicolas Sarkozy devancé par François Hollande, n’a donc pas eu lieu. Toutefois Sarkozy devrait bénéficier quand même du traditionnel coup de pouce lié à l’annonce de sa candidature, autour de 2 points.

La campagne électorale s’enfonce dans le caniveau, la médiocrité et la démagogie

La  campagne électorale s’enfonce dans le caniveau, la médiocrité et la démagogie

François Fillon a accusé vendredi sur RTL le candidat socialiste, François Hollande, de mentir et l’a décrit comme « un conservateur». Le président-candidat Nicolas Sarkozy a accusé jeudi son concurrent socialiste François Hollande de « mentir matin et soir » aux Français, lors de son premier meeting de campagne à Annecy (Haute-Savoie). Selon lui, « quand on veut être président de la République, on ne peut pas baser sa campagne sur des mensonges». Le candidat PS à la présidentielle, François Hollande, a accusé jeudi soir sur le plateau du journal de TF1 Nicolas Sarkozy de se livrer à la « caricature » et la « manipulation » en évoquant ses idées, au lendemain de l’officialisation de la candidature du chef de l’Etat. Il fallait s’y attendre, la campagne électorale tombe dans la médiocrité. En cause, le fait qu’aucun programme n’est adapté aux enjeux de la crise financière économique et sociale  Du coup, l’insulte remplace la proposition. Référendum sur le chômage, augmentation des salaires, fonctionnaires supplémentaires, mini taxe Tobin, nouvelles allocations, carburant moins cher voilà quelques thèmes des futurs candidats. Ces programmes-sils sont appliqués- ne teindront pas trois mois. Pourquoi autant d’incompétence économique ? D’abord aucun des principaux candidats n’a la moindre formation en matière économique qui constitue le centre de la crise. Ils sont certes entourés par certains experts mais ces derniers, même quand ils sont compétents, ce qui n’est pas toujours le cas, doivent se plier aux impératifs du markéting politique ; En fait c’est la « com. » qui gouverne et fait office d’analyse et de vision. Il ne s’agit pas de gérer les intérêts de la France mais la scène médiatique. Chaque jour de faire du buzz, il s’agit d’annoncer une nouvelle mesure ou inversement de dénoncer celle de l’adversaire. Nous sommes dans le court terme, l’immédiateté même, le superficiel, l’événementiel fugace, la posture davantage que la position de fond. Ceci vaut pour tous les candidats. Tous ou presque font des promesses insensées qu’ils ne pourront tenir. Une raison à cela,  c’es que la gouvernance française ne commande plus, le pouvoir est à l’extérieur, chez ceux auxquels on a emprunté de manière irresponsable depuis 30 ans ; la France pour schématiser sur un an possèdent 10 mois de recettes, les deux derniers mois de dépenses sont empruntés. Aujourd’hui en dépit des 50 milliards de charges financières, on ne rembourse même pas la totalité des intérêts. Promettre des augmentations de revenus relève donc de l’arnaque politicienne car au contraire la fiscalité et –ou l’inflation viendront amortir cet endettement colossal. Autre raison, le pouvoir est pour une partie dans les mains de la technocratie Bruxelloise, coupée du réel qui inonde l’Europe de règlements et de directrices mais qui laissent l’Europe se réduire à un espace de  libre  échange sans véritable régulation. Une administration bruxelloise par contre complètement paralysée face à la crise de l’endettement et qui laisse les chefs d’Etat se dépatouiller comme ils peuvent avec ce problème, c’est-à-dire très mal compte tenu des divergences entre les Etats. Personne ne  parle de reformer la gouvernance européenne à part ceux qui souhaitent sa disparition totale, encore une utopie dangereuse.  Dans le peu de marges de manœuvre qui restent aux responsables français, on évite les sujets qui fâchent comme la réforme de l’Etat largement responsable de la dérive de nos comptes. Des réformettes éventuellement, pas de réflexion de fond sur la pertinence des champs d’intervention de la puissance publique et sur ses modalités ‘ Trop lourd, trop compliqué, trop d’intérêts corporatistes y compris chez les énarques qui noyautent tout y compris les partis ; Sur l’école, on parle quantitatif et non qualitatif, combien de profs en plus ou en moins ? Alors que c’est le contenu d’enseignement qui est en cause. La faiblesse de cet enseignement conduit des générations entières vers des bacs  pro qui eux-mêmes mènent tout droit au chômage. Des bacs pro qui ne valent pas même l’ancien CAP. On parle de la filière apprentissage, on en parle mais c’est tout et à la marge (pour les manuels seulement !) quand en Allemagne elle est généralisée y compris pour les plus hautes qualifications. L’inadéquation entre la demande et l’offre sur le marché du travail est une extraordinaire machine  à fabriquer du chômage. 3 millions de chômeurs  officiels, auxquels il faut ajouter 3 millions environ de bénéficiaire de RSA (il y en avait 700  000 il y a une trentaine d’années !). Tous les bénéficiaires du RSA ne sont pas des demandeurs d’emploi mais une grande proportion préfère le RSA à un salaire précaire. C’est la question de la réinsertion qui est posée ; la formation permanente qui gère environ 30 milliards par an n’est pas en priorité au service de cette tache. La formation permanente est trop souvent devenue un fromage (voir à cet égard le rapport de la cour des comptes) d’une totale opacité. La régulation, autre sujet majeur, est confondue avec le volume de lois, de décrets de circulaires. La régulation est en fait virtuelle et sert d’une part à compliquer la vie des entreprises et à faire vivre des centaines de milliers de fonctionnaires. D’après le parlement lui-même environ 30% des lois ne sont pas appliqués et 30% mal mises en œuvre. Un problème, le lendemain : une loi ;  sans même s’interroger pour savoir si les textes existants sont appliqués ou pour quoi ils le sont mal. C’est l’overdose réglementaire. Cela ne change pas pour autant les pratiques, la France est un des  pays qui produisent le plus de lois. Bien d’autres questions stratégiques devraient au centre du débat politique mais ce n’est pas vendeur. Il, est plus facile d’annoncer des augmentations de salaires, des allégements d’impôt, de nouvelles aides ou de rester à des généralités sans contenu; il serait urgent qu’une instance indépendante et compétente type cour des comptes procède à évaluation économique des promesses des candidats. Idée sans doute inutile car les promesses n’engagent que ceux qui le écoutent et une fois au pouvoir on fera autre chose, en fait ce qu’on pourra, sans doute mal, parce mal préparé aux véritables défis économiques. En attendant, la caricature, l’insulte et les coups tordus vont meubler cette campagne. Ce n’est qu’un début, le fond du caniveau n’est pas encore touché.

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