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Archive mensuelle de février 2012

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Technicolor (ex Thomson) : près de 1000 emplois menacés

Technicolor (ex Thomson) : près de 1000 emplois menacés

1000 emplois menacés chez Technilor (ex Thomson) par suite de mauvais résultats financiers. L’entreprise, née de la scission des activités grand public de l’ancien groupe Thomson et aujourd’hui spécialisé dans les technologies pour les médias, s’est lourdement enfoncée dans le rouge l’an dernier avec une perte nette de plus de 300 millions d’euros.  Technicolor en avait perdu 69 millions en 2010, mais avait alors bénéficié d’un bonus exceptionnel de 381 millions lié à la restructuration de sa dette. Le résultat des seules activités poursuivies (après restructuration) est ainsi tombé dans le rouge l’an dernier, avec une perte de 33 millions, contre un bénéfice net de 38 millions l’année précédente.  Ses ventes se sont également repliées (-3,5%) à 3,45 milliards d’euros, malgré un rebond (+4,8%) sur le segment « Divertissement » (fabrication et distribution de DVD) qui a généré à lui seul 1,7 milliard de recettes. A l’inverse, l’activité historique de « Maison Connectée » (décodeurs) a particulièrement souffert et accusait au 31 décembre une « perte opérationnelle très significative » de plus de 40 millions d’euros.  Le groupe a eu beau présenter un plan stratégique de redressement sur trois ans, et mis en avant un flux de trésorerie « positif » et une bonne résistance en exploitation, il n’a rassuré ni les syndicats, ni les investisseurs.  .  Le groupe avait déjà annoncé en décembre un plan de restructuration, avec à la clef la suppression de 600 postes dans le monde, dont 125 en France.  Aujourd’hui, ce sont près de 800 emplois qui sont menacés dans l’Hexagone, selon les syndicats: à Angers (350 salariés), Saint-Cloud (330 salariés auxquels s’ajoutent 300 intermittents du spectacle), Issy-le-Moulineaux (70 salariés) et Rennes (26 salariés et 44 prestataires). Les studios de cinéma et télévision, autour de la marque Technicolor rachetée fin 2000.  Les effectifs du groupe dans le monde ont été réduits drastiquement depuis 2003, passant de 60.000 personnes à 17.000 actuellement.   »C’est l’absence de vision stratégique totale de la direction du groupe qui a été payée par les salariés », selon le porte-parole des syndicats. Absence de vision stratégique, comme pour la sidérurgie comme pour l’ensemble de l’industrie.

Chômage : deux millions de sans emploi en plus en 5 ans

Chômage : deux millions de sans emploi en plus en 5 ans

 

Officiellement, il y a une augmentation de 1 million e chômeurs en cinq ans ; en réalité on sait qu’il ne s’agit pas vraiment du chiffre de sans emploi. Il faut y rajouter le million supplémentaire de bénéficiaires du RSA. C’est-à-dire de ceux qui sont incapables de retrouver un emploi ou qui y ont tout simplement renoncé du fait de l’étroitesse du marché du travail. Certes on pourra toujours dire que les chômeurs officiellement inscrits ou ceux qui bénéficient du RSA sont des résistants au travail mais ça changera quoi quand on sait qu’il y a seulement 200 à 300 0000  offres d’emplois non couvertes. L’arbre ne peut cacher la forêt. Certains sans doute se sont installés dans l’assistanat de gré ou de force mais la plupart n’aspire qu’à retrouver un emploi. A cet égard la campagne menée par Sarkozy est indécente et indigne d’un homme d’Etat. Il y a des abus, alors qu’attend-on pour les sanctionner ? Faut-il qu’il y ait une élection présidentielle pour régler ce type de problématique ? La croissance, elle,  est un autre enjeu qu’on évite d’aborder ou alors pour fixer des taux très théorique de progression du PIB pour mieux justifier les dépenses publiques ; Exemple encore en 2012 avec un taux de croissance de 1% quand il y aura au mieux stagnation et sans doute malheureusement la récession. Evidemment c’est plus facile de stigmatiser les chômeurs que de s’attaquer au problème central de la croissance qui ne figure même pas dans la priorité de la France et de l’Allemagne pour le prochain sommet européen. Deux millions de sans emploi, ce n’est sans doute pas assez. Mieux vaut vanter la valeur travail, ça ne mange pas de pain et ça permet de rendre responsables ceux qui précisément sont les victimes de la crise.

Après le déni d’endettement, le déni de chômage ?

Après le déni d’endettement, le déni de chômage ?

 

 

Les fausses bonnes nouvelles distillées pour rassurer les naïfs (la croissance qui reprend, comme la bourse ou la baisse des taux d’intérêt) ne changeront pas la donne du Chômage. C’est le 9 ème mois consécutif d’augmentation du chômage. Le nombre de demandeurs d’emplois n’ayant pas du tout travaillé dans le mois (catégorie A) a progressé de 13.400 pour s’établir à 2,861 millions en France métropolitaine. Ce nombre est en progression de 0,5 % par rapport à décembre. Il s’agit du neuvième mois consécutif de hausse. En intégrant l’ensemble des demandeurs d’emplois, y compris ceux ayant une activité réduite (catégories B et C), la tendance est également à la hausse, même si elle est plus modeste : leur nombre progresse de 4.800 en janvier (+0,1 % sur un mois), totalisant 4,258 millions (4,5 millions avec les Dom). Ce qui fait que sur un an, le bond est de 6,2 % soit plus de 150 000 supplémentaires. Sur 5 ans, le bilan est de 1 million de chômeurs en plus..« La mauvaise nouvelle tombe chaque mois avec une régularité désarmante » titrait les Echos. On se demande en quoi la nouvelle est surprenante au point de désarmer. En fait la plupart des observateurs, la presse économique y compris sont coupables d’un déni de réalité. En dépit du déclin irréversible dans tous les domaines (croissance, dette, emploi etc.), chaque jour la presse et les analystes patentés par ceux qui les rémunèrent ne cessent de distiller des petites nouvelles positives qui seraient susceptible d’inverser le cours la pente que nous suivons. Une petite statistique aux Etats Unis,  un emprunt dont le taux n’est pas trop excessif, la bourse qui remonte de quelques points et c’est l’optimisme qui reprend, l’euphorie parfois. Enfin nous voilà délivrés de nos maux ; On va pouvoir se livrer à exercice favori : le déni d’endettement. Et plus globalement le déni de réalité. La France est sans doute un des plus beaux pays du monde mais fâché avec la réalité. On aime le rêve et on a raison mais en économie le rêve est déconseillé ; Dans un pays aussi manichéen que le notre, le débat s’installe alors entre les « cassandres » et les optimistes. Un faux débat car seule la lucidité est pertinente pour l’analyse ; le mal français est surtout culturel, c’est une incapacité à accepter le réel ; Evidemment c’est valable pour les politiques qui en France, pour les grands leaders, présentent la particularité d’être complètement ignares en économie. Il en existe cependant quelques uns mais pour ceux là pas la moindre chance d’espérer la plus haute marche du pouvoir. Barre ou Rocard par exemple en en fait l’expérience. D’autres plus »contemporains » comme Migaud, président de la cour des comptes ou Arthuis ne se font sans doute guère d’illusion. Trop compétents, ils hériteront sans doute d’un petit marocain mais ne seront sollicités pour la marche suprême. Trop compétents, trop sobres, ils ne sont pas politiquement asses sexy. Il y en d’autres sans doute du même profil. En France, mieux vaut un président de la république, un ministre des finances, un ministre du budget totalement ignares en économie. Ces personnages ne sont pas idiots évidemment ;  comme des acteurs, de bons acteurs, ils répètent le texte préparés ici à Bercy ou par leur conseillers. Ils s’adaptent vite, peuvent dire un jour le contraire de la veille.  . Et nos analystes ? Beaucoup eux connaissent mais le réalisme  n’est pas vendeur. En outre nos économistes médiatisés pour la plupart n’ont pas travaillé depuis une vingtaine d’années. On ne peut passer son temps sur les plateaux télé et s’adonner aux nécessaires travaux de recherche. Quand, ils écrivent une étude, c’est souvent le détournement du travail du doctorant. Quant à la presse, c’est du niveau de « Madame Irma », même la presse économique. En gros, on se contente de reprendre les communiqués des agences de paresse, du gouvernement, des entreprises avec quelque fois un petit commentaire. Par exemple aucun expert, aucun journal économique n’a été capable d’élaborer le moindre scénario chiffré des conséquences en cascade de la dégradation française. Si, madame Irma qui situe l’affaire entre 4 et 400 milliards. Après le déni d’endettement, le déni de crise (« on est  désormais dans une phase de stabilisation économique et sociale » dixit Sarkozy et la commission européenne), pourquoi pas le déni de chômage ?

 

 

France : chômage encore en augmentation en janvier +0.5%

France : chômage encore en augmentation en janvier +0.5%

 

Nouvelle hausse du chômage en janvier et plus de 4.5 millions inscrits au Chômage. Le chômage a donc poursuivi sa progression en janvier en France, selon les chiffres publiés vendredi par le ministère du Travail et Pôle Emploi. Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (ceux n’ayant exercé aucune activité) a augmenté de 13.400 (+0,5%) le mois dernier en France métropolitaine par rapport au mois de décembre pour s’établir à 2.861.700. Sur un an, la hausse s’établit à 6,2%. En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi croît de 0,1%, soit 4.800 personnes de plus, pour atteindre 4.258.200 (+5,5% sur un an). Avec les départements d’Outre-mer, le nombre de demandeurs d’emploi s’établit à 4.525.900, un chiffre sensible à deux mois du premier tour de l’élection présidentielle. Avec 13500 personnes en plus au chômage en catégorie A, ce n’est pas la solution trouvée pour Lejaby (90 personnes reprises) qui paraît à la hauteur de l’enjeu global. Sans parler des 5000 sidérurgistes D’ArcelorMittal de Florange.

Allemagne : récession à -1.5% sur un an au quatrième trimestre, le modèle dérape !

Allemagne : récession à -1.5% sur un an au quatrième trimestre, le modèle dérape !

 

Le produit intérieur brut (PIB) allemand s’est contracté de 0,2% au quatrième trimestre, après avoir progressé de 0,6% entre juillet et septembre, a confirmé vendredi l’Office fédéral de la statistique. La croissance allemande a ralenti en rythme annuel à 1,5% au quatrième trimestre. Les exportations ont reculé de 0,8% sur le trimestre, après avoir progressé de 2,6% au trimestre précédent. Le commerce net a retranché 0,3 point au PIB sur le quatrième trimestre, tandis que la demande intérieure y a ajouté 0,1 point, précise l’office de la statistique, dont les données définitives ont été ajustées aux valeurs saisonnières. Le déficit budgétaire allemand a reculé à 1,0% du PIB en 2011 contre 4,3% en 2010. En fait l’Allemagne est victime de l’écroulement de la demande internationale. Son modèle de développement est affecté puisqu’il repose essentiellement sur les exportations. Paradoxalement, la France dont le modèle repose surtout sur la consommation intérieure est moins fragilisée, l’avenir devrait le démonter même si évidemment, il faut s’attendre au minimum à la stagnation voire à la récession. Ces résultats de la croissance et du commerce extérieur allemand pourraient bien amener l’Allemagne à reconsidérer dans les prochains mois la politique d’austérité qu’elle impose en oubliant tout plan de relance économique.

AFP : Le moral des ménages remonte février, ah bon ! T’as-vu ça où ?

AFP : Le moral des ménages remonte février, ah bon ! T’as-vu ça où ?

En dehors des organismes de presse et des médias, l’AFP fournit également les informations aux organes gouvernementaux de l’Etat. D’ailleurs, l’AFP réalise la majeure partie de son chiffre d’affaire grâce aux abonnements de ces organes gouvernementaux. Ce qui explique sans doute que la dépêche de l’AFP qui  titre « remontée du moral des ménages » après la publication de l’enquête de l’INSEE. « Les Echos » qui n’est pas particulièrement un journal de gauche analyse autrement le sondage. Pour ce journal  « Selon l’Insee, la confiance est toujours nettement inférieure à sa moyenne de longue période. Les craintes restent vives sur le chômage, dont l’évolution en janvier sera connue en fin de journée. Etat stationnaire pour le moral des ménages en France. L’enquête mensuelle de conjoncture réalisée par l’Insee en février montre une stabilité de la confiance par rapport au tout début d’année, un indicateur qui reste nettement inférieur à sa moyenne de longue période», précise l’institut de statistiques. Première préoccupation des Français en cette période électorale, le chômage reste un horizon noir. «En février, les ménages sont quasiment aussi nombreux qu’en janvier à anticiper une augmentation du chômage», souligne l’Insee. Le solde de cet indicateur «demeurant nettement au-dessus de sa moyenne de long terme». Les anticipations des ménages ne sont pas toutes négatives. Ainsi de leur situation financière personnelle, dont l’indicateur progresse de 2 points sur un mois en février -à un niveau, lui aussi, inférieur à sa moyenne de longue période. «Les ménages sont également plus nombreux qu’en janvier à considérer comme opportun de faire des achats importants», note ainsi l’Insee. Ce qui ne les empêche pas, en même temps, d’estimer favorable le moment pour épargner. » La preuve le taux d’épargne atteint un niveau record en 2012 avec sans doute autour de 17%, ce qui traduit une grande inquiétude vis-à-vis de l’avenir. Détail, ces sondages contiennent une marge d’erreur de l’ordre de 3 points gagner ou perdre un ou deux points n’a’ aucune valeur statistique. Alors en hausse ou en baisse le moral des ménages ? Ce qui compte c’est la tendance lourde sur longue période et là le moral est en dessous de sa moyenne de long terme. Le reste est de la fumisterie.

Patrimoine des candidats à la présidentielle : pas vraiment des défavorisés

Patrimoine des candidats à la présidentielle : pas vraiment des défavorisés

 

Des candidats qui ne sont par vraiement des défavorisés. Ce qui peut expliquer leurs difficultés à comprendre les réalités sociales concrètes. Nicolas Sarkozy  dispose d’une situation plus que confortable, comme l’explique L’Express dans son édition de la semaine. Son patrimoine global, dont le contenu n’a pas été détaillé par l’intéressé, est passé de 2,1 à 2,3 millions d’euros depuis 2007. En toute logique, il est donc assujetti à l’Impôt de solidarité sur la fortune (l’ISF, dont le seuil de déclenchement est fixé à 1,3 million d’euros depuis la réforme de juin 2011). Depuis l’alignement du traitement du chef de l’Etat sur celui du Premier ministre en 2008, Nicolas Sarkozy « touche » 18.700 euros bruts de salaire mensuel (hors indemnités). Le président, qui a prêté serment d’avocat en 1981, possède en outre des actions (136 sur 400) dans un cabinet spécialisé dans l’immobilier créé avec son ami Arnaud Claude en 1987.  François Hollande Après la rupture avec Ségolène, il a récupéré la villa familiale de Mougins, 130 m2 dans les Alpes-Maritimes, estimée à 800.000 euros. Elle aurait obtenu en contrepartie le cinq pièces acheté par le couple à Boulogne-Billancourt en 1990, explique L’Express. Avec les parts qu’il détient dans la société civile immobilière propriétaire des appartements de son père et de son frère à Cannes, François Hollande dispose d’un patrimoine global d’environ 1,1 million d’euros. Insuffisant pour être soumis à l’ISF. Ses indemnités mensuelles s’élèvent à 8.300 euros bruts. Il a renoncé à ses droits d’auteurs et acquitte 5.217 euros d’impôts par an. François Bayrou  possède un patrimoine immobilier d’environ 860.000 euros. Le candidat du MoDem a la présidentielle a chiffré pour l’hebdomadaire à 450.000 euros son domaine de Bordères, dans les Pyrénées-Atlantiques. Une ferme achetée en 1978 et dont le prêt n’est pas encore totalement remboursé. Son élevage de juments perd de l’argent, a-t-il précisé. L’appartement du leader centriste, un 50 m2 acquis il y a 15 ans dans le VIIe arrondissement de Paris, vaudrait désormais 410.000 euros. Ses indemnités brutes de député s’élèvent à 7.100 euros et le fisc reçoit chaque année de François Bayrou un chèque de 5.383 euros. Jean-Luc Mélenchon, le porte-voix autoproclamé des sans-grade,  n’a pas de problèmes de sous mais ne vit pas dans l’opulence non plus. S’il était vendu aujourd’hui, son appartement parisien, 76 m2 près de la gare de l’Est, lui rapporterait quelque 470.000 euros. Le candidat du Front de gauche possède également une résidence à la campagne, dans le Loiret, chiffrée entre 150.000 et 250.000 euros. Bref, autour de 70 000 euros. Le compte en banque de l’ancien sénateur socialiste est crédité de 16.000 euros et il gagne 6.200 euros de salaire net par mois. « Mélenchon Le Plébéien », issu d’un milieu modeste, finance sa campagne grâce à l’héritage de son père et la vente de son ancienne permanence de Massy, dans l’Essonne. Jean -Luc Mélenchon n’a pas voulu dévoiler le montant de ses impôts. Marine Le Pen  « Son patrimoine est difficile à évaluer car il est partagé entre les membres de la famille Le Pen », explique le magazine. La candidate du Front national possède des parts dans la maison familiale de la Trinité-sur-Mer (Morbihan), dans la SCI propriétaire de l’inestimable « manoir » de Montretout. Elle vit sans payer de loyer dans une des dépendances du domaine altoséquanais mais acquitte des charges. La fille de Jean-Marie Le Pen touche 6.200 euros nets mensuels de son mandat d’eurodéputée et reverse les 490 euros de son mandat de conseillère générale du Nord-Pas-de-Calais au Front national. Selon L’Express, elle acquitte 1.746 euros d’impôts mensuels, donc 18 000 euros par an. Sans doute un patrimoine entre 2 et 3 millions d’euros mais difficile à évaluer.Dominique de Villepin  se place bon premier du classement. Son patrimoine, hors biens professionnels, approcherait de 4 millions d’euros. Soumis à l’ISF, Dominique de Villepin a acheté en janvier 2010 un hôtel particulier de 400 mètres carrés dans le XVIIe arrondissement de Paris. Valeur : 3 millions d’euros. C’est dans ce bâtiment qu’il a installé son très rentable cabinet d’avocats, Villepin International. L’ancien secrétaire général de l’Elysée toucherait 20.000 euros de rémunération mensuelle.

Sarkozy sur le travail : pathétique, le « Mozart » de la politique

Sarkozy sur le travail : pathétique, le « Mozart » de la politique

 

Lors de la récente adoption de la TVA sociale, Sarkozy avait oublié les salariés. Il se rattrape. Après les propositions mercredi soir au JT de France 2, place au service après vente. Ce jeudi, Nicolas Sarkozy a choisi le Nord, le centre de formation des apprentis (CFA) de Tourcoing. Accueilli sous les quolibets, explique la réduction des charges salariales sur les bas salaires annoncée la veille.  «Hier, j’ai complété le dispositif» de la TVA anti-délocalisation, vante-t-il. Il faut, selon lui, «réduire cette différence entre le brut et le net» au profit de «sept millions de travailleurs». Au sujet des golden parachutes, il confesse que l’imposition à 71%, «c’était insuffisant». «On passe au cran au-dessus» en les interdisant. «On n’a pas tout fait en 5 ans», poursuit Nicolas Sarkozy, «c’est pour ça que je me représente».  C’est donc plus que jamais le candidat, venu en TGV, et non le président de la République qui déambule dans les allées du CFA. Nicolas Sarkozy demande à une apprentie-fleuriste d’un certain âge, en reconversion professionnelle, qu’il a confondue avec une prof: «Vous avez eu un problème?» «Non, j’ai toujours aimé ça», répond-elle, un brin vexée. Nicolas Sarkozy de rebondir: «C’est formidable, je défends l’apprentissage à tous les âges.» Mais c’est bien de la jeunesse dont il fait l’éloge au moment de conclure. «Moi, j’ai commencé à 21 ans, ça ne m’a pas empêché de faire une belle carrière», se vante-t-il. Avant de faire le parallèle avec Michel-Ange qui avait «20 ans» quand il a sculpté la Pièta, Mozart, «un type qui a fait une grande carrière» jeune, tout comme Rimbaud. En fait Sarkozy  il n’a pas commencé sa carrière professionnelle à 21 ans mais à 26 ans ; pas comme apprenti, comme avocat stagiaire après des études plus que laborieuses (comme son fils, proposé comme président du quartier de la Défense alors qu’il était en deuxième année de droit !).Élève du lycée Chaptal (8e arrondissement de Paris), qu’il quitte pour redoubler sa sixième au Cours Saint-Louis de Monceau situé rue de Monceau, dans le même quartier, Nicolas Sarkozy obtient un baccalauréat B en 1973. Étudiant à l’université Paris X Nanterre, il y obtient une maîtrise de droit privé en 1978. Deux ans plus tard, au terme de ses études universitaires, il obtient un certificat d’aptitude à la profession d’avocatavec la note de 10/20. Il a par ailleurs obtenu un DEA en sciences politiques, lors de la deuxième session, avec un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969En septembre 1979, il entre à l’Institut d’études politiques de Paris section Pol.Eco.Soc. dont il sort non diplômé Selon Catherine Nay, cet échec est probablement dû à une note éliminatoire en anglais Après sa prestation de serment en 1981, il entre comme stagiaire et devient collaborateur dans le cabinet d’affaires de l’avocat Guy Danet .

La SNCF va verser un dividende aux salariés, tant mieux mais qui paye ?

La SNCF va verser un dividende aux salariés, tant mieux mais qui paye ?

Un dividende de 400 euros pour les salariés, tant mieux pour eux mais qui paye ? Une entreprise qui reçoit en moyenne 10 milliards de concours publics, dont le résultat financier est donc insignifiant ; avec une dette totale pour le rail de 40 milliards. Qui va payer ? Le contribuable. Les cheminots sont-ils responsables ? Sans doute pas plus que les sidérurgistes, c’est le résultat d’une gestion laxiste depuis des dizaines d’années. Tout cela finira par la suppression du statut pour les nouveaux embauchés, la concurrence partout y compris sur tous les créneaux voyageurs, la suppression prochaine du fret ferroviaire de la SNCF et à la fin d’ici 10 ou 20 ans le démantèlement complet de la SNCF ‘ C’est ce que sous-tend les conclusions des récentes assises ferroviaires.   Finalement une histoire qui ressemble à celle de la sidérurgie. Faillite de la gestion, absence de choix stratégique ( exemple absence de réseau dédié au fret) , incompétence financière, caricature de débat entre la direction et les organisations syndicales. La SNCF va donc verser à ses cheminots un « dividende salarial » pouvant aller jusqu’à 400 euros brut maximum pour les résultats de 2011, a-t-on appris jeudi soir auprès de la CFDT. « La direction a annoncé ce soir (jeudi) à la CFDT qu’elle verserait au titre des résultats de 2011, un dividende salarial de 400 euros brut aux salariés de l’entreprise », a indiqué le syndicat dans un communiqué, rappelant également que la SNCF va verser à l’Etat un « dividende record » de 230 millions d’euros.  Le dividende salarial, dont le montant est modulé en fonction du temps passé dans l’entreprise en 2011, sera versé sur la paye de mars, est-il précisé.  Si la CFDT « se félicite » de ce dividende, elle « regrette le caractère aléatoire de son versement » car la somme diffère d’une année sur l’autre.  Les cheminots avaient ainsi reçu 76 euros en 2011 au titre de 2010.  La SNCF a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires en progrès de 7,2%, à 32,6 milliards d’euros.  En revanche, son bénéfice net est en chute libre (-82%), à 125 millions d’euros, en raison de 840 millions d’euros de dépréciations d’actifs.

ArelorMittal Florange : un «arrêt de mort» et la faillite de l’industrie française

ArcelorMittal Florange : un «arrêt de mort» et la faillite de l’industrie française

On s’orient vers l’arrêt t définitif à Florange. «Nous referons un point dans le courant du mois de mai pour la situation du troisième trimestre», a déclaré le PDG d’ArcelorMittal France, Hervé Bourrier.  Un «arrêt de mort» du site lorrain, ont jugé les syndicats. Aussi les ouvriers bloquent depuis jeudi matin la sortie des expéditions du site de Florange.  Alors que le président français prône la réindustrialisation du pays à l’instar de l’Allemagne, Edouard Martin (CFDT) déclarait ce jeudi matin à Florange : «Nous sommes les Allemands de la France. Grâce à notre savoir-faire, nous sommes les garants de la qualité des voitures allemandes. Alors que Nicolas Sarkozy n’arrête pas de faire référence à ce pays, il serait bon qu’il s’en souvienne. Et que les économistes de pacotille cessent de nous enterrer», rapporte «le Républicain Lorrain».  Un autre point annoncé lors du CCE avait provoqué l’ire des métallurgistes : du métal venu de Russie aurait été importé sur le site lorrain. Mais par la suite, la direction générale d’ArcelorMittal France a «démenti toute importation d’acier en provenance de l’étranger pour le site de Florange». Elle a toutefois admis avoir importé 60 000 tonnes d’acier pour ses sites belge de Gand et allemand de Brême.  .  L’intersyndicale CGT/CFDT/FO/CFE-CGC a promis qu’elle serait « le cauchemar du gouvernement », jusqu’au 6 mai, date du second tour de l’élection présidentielle. Le drame de la sidérurgie française n’est as nouveau, on vit sans doute ses derniers instants. La « faillite » des entreprises sidérurgiques françaises en 1979 avait conduit à leur prise de contrôle par l’État à l’initiative du gouvernement de Raymond Barre, avant les nationalisations de la Gauche en 1981. Quatre grandes questions étaient alors posées. Comment des Sociétés, parmi les plus puissantes du pays, avaient-elles pu se laisser acculer banalement à la faillite ? Pourquoi l’État, partie prenante de toutes les grandes décisions depuis la dernière guerre, n’avait-il pu enrayer ce processus et organiser la diversification industrielle des régions sidérurgiques ? Pourquoi les travailleurs avaient-ils été contraints de réagir une fois de plus le dos au mur, alors que depuis 1966 la question de la modernisation et de la restructuration des usines sidérurgiques était posée ? Est-ce que la prise de contrôle par l’État et les choix industriels faits étaient susceptibles de remettre la sidérurgie sur pied? Les explications avancées ne manquent pas : incompétence technique d’un patronat « familial », incohérence des politiques gouvernementales des prix de l’acier, libéralisme de la CECA, recherche du profit maximum, confusion des responsabilités entre l’État et les sociétés sidérurgiques. Des facteurs explicatifs  accablants :ultra libéralisme irresponsable, faillite des technocrates et des ingénieurs des mines, absence de maîtrise globale de la filière et manque de concertation avec les salariés pour moderniser le secteur. Dernier épisode, Arcelor est soldé à Mittal qui ne ‘s’intéresse qu’au portefeuille client et a prévu dès le départ de fermer les sites de production en France ( et ailleurs).  C’est finalement la triste histoire de l’industrie française qui a perdu 1 million de salariés, on démantèle, on délocalise, on solde les groupes français, on ferme ce qui reste.

Fouquet’s : c’est fini pour Sarkozy, pas pour ses amis, les grands patrons !

Fouquet’s : c’est fini pour Sarkozy, pas pour  ses amis, les grands patrons !

 

Le mea culpa de Nicolas Sarkozy sur la soirée du Fouquet’s suscite interrogation, ironie et doute. Déterminé à gommer son image de «président des riches», le candidat UMP a presque reconnu son «erreur», mercredi soir au 20 Heures de France 2.

 

 «Est-ce que vous regrettez cet épisode ?» lui demande David Pujadas. Comme embarrassé, le candidat UMP répond en bafouillant : «Mais bien sûr ! Si je.. Franchement, si c’était à… à refaire, je ne le re… je ne le repartirais, re, reviendrais pas dans ce restaurant puisque ça a été vraiment le feuilleton. J’aurai l’occasion d’en parler aux Français.»  Il a aussitôt minimisé le «péché originel» Le 6 mai 2007, au soir de sa victoire à la présidentielle, Nicolas Sarkozy avait réuni une cinquantaine d’invités au Fouquet’s, parmi lesquels les patrons Vincent Bolloré, Bernard Arnault, Martin Bouygues et Serge Dassault.  Problème, les salaires des amis de Sarkosy repartenet à la hausse après trois années de baisse s. Selon la société de conseil aux investisseurs institutionnels Proxinvest,  la rémunération totale moyenne d’un dirigeant du CAC 40 s’est élevée à 4,11 millions d’euros en 2010 contre 3 millions en 2009. Mais les numéros un des quarante premiers groupes français cotés n’ont pas encore retrouvé les sommets de 2006 (5,7 millions d’euros). Les présidents exécutifs des quatre-vingts sociétés cotées qui suivent celles du CAC 40, ont également bénéficié d’une progression de leur rémunération. Ils ont gagné en moyenne 2,08 millions d’euros. Soit une hausse de 31% par rapport à 2009. Seuls les numéros un des entreprises moyennes cotées ont accusé une baisse de 17% de leur rémunération annuelle tombée à 511 000 euros. Soit huit fois moins que celle d’un dirigeant du CAC 40.  Au hit-parade des présidents exécutifs les mieux payés en 2010, Jean-Paul Agon aux commandes de L’Oréal arrive en tête avec 10,70 millions. Il est suivi par Bernard Arnault (LVMH) avec 9,71 millions, Carlos Ghosn (Renault-Nissan) avec 9,67 millions, Bernard Charlès (Dassault Systèmes) avec 9,50 millions. Gilles Pelisson qui a quitté la présidence d’Accor en janvier 2011, arrive en cinquième position avec 9,20 millions dont 5 millions d’indemnités de départ. Le Fouquet’s c’est fini pour lui mais pas les gros salaires et les avantages fiscaux.

La BCE et la commission européenne : en désaccord sur la crise !!

La BCE et la commission européenne : en désaccord  sur la crise !!

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a des contradictions entre la commission européenne et la BCE. Pour la commission, nous sommes entrés dans une phase de stabilisation économique et financière. Pour la BCE, la crise financière n’est sans doute pas finie et la croissance très hypothétique. D’ailleurs au-delà du propos,  la commission très optimiste dans le verbe, prévoit une récession de la zone euro en 2012. Visiblement les violons sont mal accordés. Plus exactement, les experts sont dans le potage partagés entre la nécessité de redonner de l’espoir et la réalité qi,  elle, nous conduit dans le mur « La reprise dans la zone euro se fait très lentement et reste sujette à des risques », estime le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, dans une interview publiée jeudi par le Wall Street Journal. Même si les marchés financiers sont plus stables qu’il y a encore quelques mois, il est difficile de dire si la crise de la dette de la région est terminée, note le président de la BCE. »La reprise se déroule très lentement et demeure sujette à des risques baissiers », a dit Mario Draghi au WSJ. « Il est difficile de dire si la crise est terminée. » La Commission européenne a annoncé jeudi une contraction de l’activité économique de 0,3% dans la zone euro en 2012 et une stagnation dans l’ensemble de l’Union européenne. Pourtant la commission européenne estime qu’on est sorti du tunnel et que nous sommes en phase de stabilisation financière et économique. Manque de lucidité, de compétence, de courage ? Les trois à la fois. Il faudra encore des semaines et des mois pour que nos experts « patentés » prennent conscience que la seule austérité tue la croissance et démolit aussi les équilibres financiers.

 

Dépassement d’honoraires à ‘hôpital, le résultat d’une médecine à deux vitesses

 

Dépassement d’honoraires à ‘hôpital, le résultat d’une médecine à deux vitesses

 

4.500 euros pour la pose d’une prothèse de la hanche, contre 460 euros remboursés par la Sécurité sociale. 1.490 euros pour une opération de la cataracte, contre un tarif conventionné de 271,70 euros. Ce sont ces exemples que 60 millions de consommateurs met en avant dans une étude publiée aujourd’hui.  « Autorisés à exercer une activité libérale au sein même d’un hôpital public, certains chirurgiens en profitent pour pratiquer des tarifs indécents« , écrit le magazine. Sur un total de 45.000 praticiens du public en France, 4.524 pratiquent en plus leur activité en libéral. Ces pratiques permettent à certains patients de ne pas attendre plusieurs semaines avant une opération, ou d’être traité par un ponte de la discipline. Mais pour cela, il faut payer plus cher. Selon 60 millions de consommateurs, 40% des médecins du public qui pratiquent en libéral appliquent des dépassements d’honoraires. L’association a établi que sur une quarantaine d’actes médicaux, la moyenne des dépassements oscille entre 68 et 408% du tarif de la Sécurité sociale, mais : « Il n’est pas rare que les montants facturés atteignent des taux supérieurs à 1000% » Selon Marie-Jeanne Husset, de 60 millions de consommateurs, ces pratiques engendrent une santé à deux vitesses : « J’ai déjà vu un malade du cancer de la prostate, qui avait un mois à attendre dans tel hôpital, ce délai était réduit à une semaine si il acceptait de passer en libéral« . Une situation que dénonce l’association, qui dit s’être heurtée à de nombreuses difficultés pour mener à bien son enquête. C’est la médecine à deux vitesses, celle réduite et lente pour les moins favorisés et celle plus rapide et souvent plus sophistiquée pour ceux qui ont les moyens.

Rémunérations des grands patrons : en hausse, plus de 4 millions d’euros

Rémunérations des grands patrons : en hausse, plus de 4 millions d’euros

 

C’est reparti à la hausse après trois années de baisse pour les salaires des grands patrons. Selon la société de conseil aux investisseurs institutionnels Proxinvest,  la rémunération totale moyenne d’un dirigeant du CAC 40 s’est élevée à 4,11 millions d’euros en 2010 contre 3 millions en 2009. Mais les numéros un des quarante premiers groupes français cotés n’ont pas encore retrouvé les sommets de 2006 (5,7 millions d’euros). Les présidents exécutifs des quatre-vingts sociétés cotées qui suivent celles du CAC 40, ont également bénéficié d’une progression de leur rémunération. Ils ont gagné en moyenne 2,08 millions d’euros. Soit une hausse de 31% par rapport à 2009. Seuls les numéros un des entreprises moyennes cotées ont accusé une baisse de 17% de leur rémunération annuelle tombée à 511 000 euros. Soit huit fois moins que celle d’un dirigeant du CAC 40.  Au hit-parade des présidents exécutifs les mieux payés en 2010, Jean-Paul Agon aux commandes de L’Oréal arrive en tête avec 10,70 millions. Il est suivi par Bernard Arnault (LVMH) avec 9,71 millions, Carlos Ghosn (Renault-Nissan) avec 9,67 millions, Bernard Charlès (Dassault Systèmes) avec 9,50 millions. Gilles Pelisson qui a quitté la présidence d’Accor en janvier 2011, arrive en cinquième position avec 9,20 millions dont 5 millions d’indemnités de départ.

 

Sarkozy, la mémoire qui flanche : il n’a pas voté l’acte unique ou sur la monnaie unique, encore un gros mensonge !

Sarkozy, la mémoire qui flanche : il n’a pas voté l’acte unique ou sur la monnaie unique, encore un gros mensonge !

 

 Au journal télévisé de 20h, mercredi soir, Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il a « voté des textes de François Mitterrand sur l’Acte unique, sur la monnaie unique. » Pourquoi a-t-il voté un texte socialiste? « Parce que c’est la France! », a-t-il argué.-Faux. Problème : l’Acte unique, qui ouvrait la voie à la réalisation du marché unique, a été voté en 1986. Or, à cette date là, Nicolas Sarkozy n’était encore « que » le maire de Neuilly. Il ne pouvait donc pas voter en faveur de ce projet dans l’hémicycle. Quant au traité sur la monnaie unique, plus connu sous le nom de Traité de Maastricht, il a été voté par l’Assemblée nationale le 23 juin 1992. A cette époque, Nicolas Sarkozy était bien député des Hauts-de-Seine et pouvait donc à ce titre participer au vote. Maisle procès verbal de cette séance, qui énumère la liste des députés ayant voté pour ou contre, prouve qu’il n’en fût rien. Nicolas Sarkozy figure en effet dans la catégorie : « N’ont pas pris part au vote ». Il voulait démonter que lui savait soutenir des propositions du camp opposé. Pas le PS. Raté. Encore un gros mensonge, plus c’est gros, plus ça passe ! n’a pas fait que des propositions sur l’emplo

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