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Archive mensuelle de février 2012

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AFP : Le moral des ménages remonte février, ah bon ! T’as-vu ça où ?

AFP : Le moral des ménages remonte février, ah bon ! T’as-vu ça où ?

En dehors des organismes de presse et des médias, l’AFP fournit également les informations aux organes gouvernementaux de l’Etat. D’ailleurs, l’AFP réalise la majeure partie de son chiffre d’affaire grâce aux abonnements de ces organes gouvernementaux. Ce qui explique sans doute que la dépêche de l’AFP qui  titre « remontée du moral des ménages » après la publication de l’enquête de l’INSEE. « Les Echos » qui n’est pas particulièrement un journal de gauche analyse autrement le sondage. Pour ce journal  « Selon l’Insee, la confiance est toujours nettement inférieure à sa moyenne de longue période. Les craintes restent vives sur le chômage, dont l’évolution en janvier sera connue en fin de journée. Etat stationnaire pour le moral des ménages en France. L’enquête mensuelle de conjoncture réalisée par l’Insee en février montre une stabilité de la confiance par rapport au tout début d’année, un indicateur qui reste nettement inférieur à sa moyenne de longue période», précise l’institut de statistiques. Première préoccupation des Français en cette période électorale, le chômage reste un horizon noir. «En février, les ménages sont quasiment aussi nombreux qu’en janvier à anticiper une augmentation du chômage», souligne l’Insee. Le solde de cet indicateur «demeurant nettement au-dessus de sa moyenne de long terme». Les anticipations des ménages ne sont pas toutes négatives. Ainsi de leur situation financière personnelle, dont l’indicateur progresse de 2 points sur un mois en février -à un niveau, lui aussi, inférieur à sa moyenne de longue période. «Les ménages sont également plus nombreux qu’en janvier à considérer comme opportun de faire des achats importants», note ainsi l’Insee. Ce qui ne les empêche pas, en même temps, d’estimer favorable le moment pour épargner. » La preuve le taux d’épargne atteint un niveau record en 2012 avec sans doute autour de 17%, ce qui traduit une grande inquiétude vis-à-vis de l’avenir. Détail, ces sondages contiennent une marge d’erreur de l’ordre de 3 points gagner ou perdre un ou deux points n’a’ aucune valeur statistique. Alors en hausse ou en baisse le moral des ménages ? Ce qui compte c’est la tendance lourde sur longue période et là le moral est en dessous de sa moyenne de long terme. Le reste est de la fumisterie.

Patrimoine des candidats à la présidentielle : pas vraiment des défavorisés

Patrimoine des candidats à la présidentielle : pas vraiment des défavorisés

 

Des candidats qui ne sont par vraiement des défavorisés. Ce qui peut expliquer leurs difficultés à comprendre les réalités sociales concrètes. Nicolas Sarkozy  dispose d’une situation plus que confortable, comme l’explique L’Express dans son édition de la semaine. Son patrimoine global, dont le contenu n’a pas été détaillé par l’intéressé, est passé de 2,1 à 2,3 millions d’euros depuis 2007. En toute logique, il est donc assujetti à l’Impôt de solidarité sur la fortune (l’ISF, dont le seuil de déclenchement est fixé à 1,3 million d’euros depuis la réforme de juin 2011). Depuis l’alignement du traitement du chef de l’Etat sur celui du Premier ministre en 2008, Nicolas Sarkozy « touche » 18.700 euros bruts de salaire mensuel (hors indemnités). Le président, qui a prêté serment d’avocat en 1981, possède en outre des actions (136 sur 400) dans un cabinet spécialisé dans l’immobilier créé avec son ami Arnaud Claude en 1987.  François Hollande Après la rupture avec Ségolène, il a récupéré la villa familiale de Mougins, 130 m2 dans les Alpes-Maritimes, estimée à 800.000 euros. Elle aurait obtenu en contrepartie le cinq pièces acheté par le couple à Boulogne-Billancourt en 1990, explique L’Express. Avec les parts qu’il détient dans la société civile immobilière propriétaire des appartements de son père et de son frère à Cannes, François Hollande dispose d’un patrimoine global d’environ 1,1 million d’euros. Insuffisant pour être soumis à l’ISF. Ses indemnités mensuelles s’élèvent à 8.300 euros bruts. Il a renoncé à ses droits d’auteurs et acquitte 5.217 euros d’impôts par an. François Bayrou  possède un patrimoine immobilier d’environ 860.000 euros. Le candidat du MoDem a la présidentielle a chiffré pour l’hebdomadaire à 450.000 euros son domaine de Bordères, dans les Pyrénées-Atlantiques. Une ferme achetée en 1978 et dont le prêt n’est pas encore totalement remboursé. Son élevage de juments perd de l’argent, a-t-il précisé. L’appartement du leader centriste, un 50 m2 acquis il y a 15 ans dans le VIIe arrondissement de Paris, vaudrait désormais 410.000 euros. Ses indemnités brutes de député s’élèvent à 7.100 euros et le fisc reçoit chaque année de François Bayrou un chèque de 5.383 euros. Jean-Luc Mélenchon, le porte-voix autoproclamé des sans-grade,  n’a pas de problèmes de sous mais ne vit pas dans l’opulence non plus. S’il était vendu aujourd’hui, son appartement parisien, 76 m2 près de la gare de l’Est, lui rapporterait quelque 470.000 euros. Le candidat du Front de gauche possède également une résidence à la campagne, dans le Loiret, chiffrée entre 150.000 et 250.000 euros. Bref, autour de 70 000 euros. Le compte en banque de l’ancien sénateur socialiste est crédité de 16.000 euros et il gagne 6.200 euros de salaire net par mois. « Mélenchon Le Plébéien », issu d’un milieu modeste, finance sa campagne grâce à l’héritage de son père et la vente de son ancienne permanence de Massy, dans l’Essonne. Jean -Luc Mélenchon n’a pas voulu dévoiler le montant de ses impôts. Marine Le Pen  « Son patrimoine est difficile à évaluer car il est partagé entre les membres de la famille Le Pen », explique le magazine. La candidate du Front national possède des parts dans la maison familiale de la Trinité-sur-Mer (Morbihan), dans la SCI propriétaire de l’inestimable « manoir » de Montretout. Elle vit sans payer de loyer dans une des dépendances du domaine altoséquanais mais acquitte des charges. La fille de Jean-Marie Le Pen touche 6.200 euros nets mensuels de son mandat d’eurodéputée et reverse les 490 euros de son mandat de conseillère générale du Nord-Pas-de-Calais au Front national. Selon L’Express, elle acquitte 1.746 euros d’impôts mensuels, donc 18 000 euros par an. Sans doute un patrimoine entre 2 et 3 millions d’euros mais difficile à évaluer.Dominique de Villepin  se place bon premier du classement. Son patrimoine, hors biens professionnels, approcherait de 4 millions d’euros. Soumis à l’ISF, Dominique de Villepin a acheté en janvier 2010 un hôtel particulier de 400 mètres carrés dans le XVIIe arrondissement de Paris. Valeur : 3 millions d’euros. C’est dans ce bâtiment qu’il a installé son très rentable cabinet d’avocats, Villepin International. L’ancien secrétaire général de l’Elysée toucherait 20.000 euros de rémunération mensuelle.

Sarkozy sur le travail : pathétique, le « Mozart » de la politique

Sarkozy sur le travail : pathétique, le « Mozart » de la politique

 

Lors de la récente adoption de la TVA sociale, Sarkozy avait oublié les salariés. Il se rattrape. Après les propositions mercredi soir au JT de France 2, place au service après vente. Ce jeudi, Nicolas Sarkozy a choisi le Nord, le centre de formation des apprentis (CFA) de Tourcoing. Accueilli sous les quolibets, explique la réduction des charges salariales sur les bas salaires annoncée la veille.  «Hier, j’ai complété le dispositif» de la TVA anti-délocalisation, vante-t-il. Il faut, selon lui, «réduire cette différence entre le brut et le net» au profit de «sept millions de travailleurs». Au sujet des golden parachutes, il confesse que l’imposition à 71%, «c’était insuffisant». «On passe au cran au-dessus» en les interdisant. «On n’a pas tout fait en 5 ans», poursuit Nicolas Sarkozy, «c’est pour ça que je me représente».  C’est donc plus que jamais le candidat, venu en TGV, et non le président de la République qui déambule dans les allées du CFA. Nicolas Sarkozy demande à une apprentie-fleuriste d’un certain âge, en reconversion professionnelle, qu’il a confondue avec une prof: «Vous avez eu un problème?» «Non, j’ai toujours aimé ça», répond-elle, un brin vexée. Nicolas Sarkozy de rebondir: «C’est formidable, je défends l’apprentissage à tous les âges.» Mais c’est bien de la jeunesse dont il fait l’éloge au moment de conclure. «Moi, j’ai commencé à 21 ans, ça ne m’a pas empêché de faire une belle carrière», se vante-t-il. Avant de faire le parallèle avec Michel-Ange qui avait «20 ans» quand il a sculpté la Pièta, Mozart, «un type qui a fait une grande carrière» jeune, tout comme Rimbaud. En fait Sarkozy  il n’a pas commencé sa carrière professionnelle à 21 ans mais à 26 ans ; pas comme apprenti, comme avocat stagiaire après des études plus que laborieuses (comme son fils, proposé comme président du quartier de la Défense alors qu’il était en deuxième année de droit !).Élève du lycée Chaptal (8e arrondissement de Paris), qu’il quitte pour redoubler sa sixième au Cours Saint-Louis de Monceau situé rue de Monceau, dans le même quartier, Nicolas Sarkozy obtient un baccalauréat B en 1973. Étudiant à l’université Paris X Nanterre, il y obtient une maîtrise de droit privé en 1978. Deux ans plus tard, au terme de ses études universitaires, il obtient un certificat d’aptitude à la profession d’avocatavec la note de 10/20. Il a par ailleurs obtenu un DEA en sciences politiques, lors de la deuxième session, avec un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969En septembre 1979, il entre à l’Institut d’études politiques de Paris section Pol.Eco.Soc. dont il sort non diplômé Selon Catherine Nay, cet échec est probablement dû à une note éliminatoire en anglais Après sa prestation de serment en 1981, il entre comme stagiaire et devient collaborateur dans le cabinet d’affaires de l’avocat Guy Danet .

La SNCF va verser un dividende aux salariés, tant mieux mais qui paye ?

La SNCF va verser un dividende aux salariés, tant mieux mais qui paye ?

Un dividende de 400 euros pour les salariés, tant mieux pour eux mais qui paye ? Une entreprise qui reçoit en moyenne 10 milliards de concours publics, dont le résultat financier est donc insignifiant ; avec une dette totale pour le rail de 40 milliards. Qui va payer ? Le contribuable. Les cheminots sont-ils responsables ? Sans doute pas plus que les sidérurgistes, c’est le résultat d’une gestion laxiste depuis des dizaines d’années. Tout cela finira par la suppression du statut pour les nouveaux embauchés, la concurrence partout y compris sur tous les créneaux voyageurs, la suppression prochaine du fret ferroviaire de la SNCF et à la fin d’ici 10 ou 20 ans le démantèlement complet de la SNCF ‘ C’est ce que sous-tend les conclusions des récentes assises ferroviaires.   Finalement une histoire qui ressemble à celle de la sidérurgie. Faillite de la gestion, absence de choix stratégique ( exemple absence de réseau dédié au fret) , incompétence financière, caricature de débat entre la direction et les organisations syndicales. La SNCF va donc verser à ses cheminots un « dividende salarial » pouvant aller jusqu’à 400 euros brut maximum pour les résultats de 2011, a-t-on appris jeudi soir auprès de la CFDT. « La direction a annoncé ce soir (jeudi) à la CFDT qu’elle verserait au titre des résultats de 2011, un dividende salarial de 400 euros brut aux salariés de l’entreprise », a indiqué le syndicat dans un communiqué, rappelant également que la SNCF va verser à l’Etat un « dividende record » de 230 millions d’euros.  Le dividende salarial, dont le montant est modulé en fonction du temps passé dans l’entreprise en 2011, sera versé sur la paye de mars, est-il précisé.  Si la CFDT « se félicite » de ce dividende, elle « regrette le caractère aléatoire de son versement » car la somme diffère d’une année sur l’autre.  Les cheminots avaient ainsi reçu 76 euros en 2011 au titre de 2010.  La SNCF a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires en progrès de 7,2%, à 32,6 milliards d’euros.  En revanche, son bénéfice net est en chute libre (-82%), à 125 millions d’euros, en raison de 840 millions d’euros de dépréciations d’actifs.

ArelorMittal Florange : un «arrêt de mort» et la faillite de l’industrie française

ArcelorMittal Florange : un «arrêt de mort» et la faillite de l’industrie française

On s’orient vers l’arrêt t définitif à Florange. «Nous referons un point dans le courant du mois de mai pour la situation du troisième trimestre», a déclaré le PDG d’ArcelorMittal France, Hervé Bourrier.  Un «arrêt de mort» du site lorrain, ont jugé les syndicats. Aussi les ouvriers bloquent depuis jeudi matin la sortie des expéditions du site de Florange.  Alors que le président français prône la réindustrialisation du pays à l’instar de l’Allemagne, Edouard Martin (CFDT) déclarait ce jeudi matin à Florange : «Nous sommes les Allemands de la France. Grâce à notre savoir-faire, nous sommes les garants de la qualité des voitures allemandes. Alors que Nicolas Sarkozy n’arrête pas de faire référence à ce pays, il serait bon qu’il s’en souvienne. Et que les économistes de pacotille cessent de nous enterrer», rapporte «le Républicain Lorrain».  Un autre point annoncé lors du CCE avait provoqué l’ire des métallurgistes : du métal venu de Russie aurait été importé sur le site lorrain. Mais par la suite, la direction générale d’ArcelorMittal France a «démenti toute importation d’acier en provenance de l’étranger pour le site de Florange». Elle a toutefois admis avoir importé 60 000 tonnes d’acier pour ses sites belge de Gand et allemand de Brême.  .  L’intersyndicale CGT/CFDT/FO/CFE-CGC a promis qu’elle serait « le cauchemar du gouvernement », jusqu’au 6 mai, date du second tour de l’élection présidentielle. Le drame de la sidérurgie française n’est as nouveau, on vit sans doute ses derniers instants. La « faillite » des entreprises sidérurgiques françaises en 1979 avait conduit à leur prise de contrôle par l’État à l’initiative du gouvernement de Raymond Barre, avant les nationalisations de la Gauche en 1981. Quatre grandes questions étaient alors posées. Comment des Sociétés, parmi les plus puissantes du pays, avaient-elles pu se laisser acculer banalement à la faillite ? Pourquoi l’État, partie prenante de toutes les grandes décisions depuis la dernière guerre, n’avait-il pu enrayer ce processus et organiser la diversification industrielle des régions sidérurgiques ? Pourquoi les travailleurs avaient-ils été contraints de réagir une fois de plus le dos au mur, alors que depuis 1966 la question de la modernisation et de la restructuration des usines sidérurgiques était posée ? Est-ce que la prise de contrôle par l’État et les choix industriels faits étaient susceptibles de remettre la sidérurgie sur pied? Les explications avancées ne manquent pas : incompétence technique d’un patronat « familial », incohérence des politiques gouvernementales des prix de l’acier, libéralisme de la CECA, recherche du profit maximum, confusion des responsabilités entre l’État et les sociétés sidérurgiques. Des facteurs explicatifs  accablants :ultra libéralisme irresponsable, faillite des technocrates et des ingénieurs des mines, absence de maîtrise globale de la filière et manque de concertation avec les salariés pour moderniser le secteur. Dernier épisode, Arcelor est soldé à Mittal qui ne ‘s’intéresse qu’au portefeuille client et a prévu dès le départ de fermer les sites de production en France ( et ailleurs).  C’est finalement la triste histoire de l’industrie française qui a perdu 1 million de salariés, on démantèle, on délocalise, on solde les groupes français, on ferme ce qui reste.

Fouquet’s : c’est fini pour Sarkozy, pas pour ses amis, les grands patrons !

Fouquet’s : c’est fini pour Sarkozy, pas pour  ses amis, les grands patrons !

 

Le mea culpa de Nicolas Sarkozy sur la soirée du Fouquet’s suscite interrogation, ironie et doute. Déterminé à gommer son image de «président des riches», le candidat UMP a presque reconnu son «erreur», mercredi soir au 20 Heures de France 2.

 

 «Est-ce que vous regrettez cet épisode ?» lui demande David Pujadas. Comme embarrassé, le candidat UMP répond en bafouillant : «Mais bien sûr ! Si je.. Franchement, si c’était à… à refaire, je ne le re… je ne le repartirais, re, reviendrais pas dans ce restaurant puisque ça a été vraiment le feuilleton. J’aurai l’occasion d’en parler aux Français.»  Il a aussitôt minimisé le «péché originel» Le 6 mai 2007, au soir de sa victoire à la présidentielle, Nicolas Sarkozy avait réuni une cinquantaine d’invités au Fouquet’s, parmi lesquels les patrons Vincent Bolloré, Bernard Arnault, Martin Bouygues et Serge Dassault.  Problème, les salaires des amis de Sarkosy repartenet à la hausse après trois années de baisse s. Selon la société de conseil aux investisseurs institutionnels Proxinvest,  la rémunération totale moyenne d’un dirigeant du CAC 40 s’est élevée à 4,11 millions d’euros en 2010 contre 3 millions en 2009. Mais les numéros un des quarante premiers groupes français cotés n’ont pas encore retrouvé les sommets de 2006 (5,7 millions d’euros). Les présidents exécutifs des quatre-vingts sociétés cotées qui suivent celles du CAC 40, ont également bénéficié d’une progression de leur rémunération. Ils ont gagné en moyenne 2,08 millions d’euros. Soit une hausse de 31% par rapport à 2009. Seuls les numéros un des entreprises moyennes cotées ont accusé une baisse de 17% de leur rémunération annuelle tombée à 511 000 euros. Soit huit fois moins que celle d’un dirigeant du CAC 40.  Au hit-parade des présidents exécutifs les mieux payés en 2010, Jean-Paul Agon aux commandes de L’Oréal arrive en tête avec 10,70 millions. Il est suivi par Bernard Arnault (LVMH) avec 9,71 millions, Carlos Ghosn (Renault-Nissan) avec 9,67 millions, Bernard Charlès (Dassault Systèmes) avec 9,50 millions. Gilles Pelisson qui a quitté la présidence d’Accor en janvier 2011, arrive en cinquième position avec 9,20 millions dont 5 millions d’indemnités de départ. Le Fouquet’s c’est fini pour lui mais pas les gros salaires et les avantages fiscaux.

La BCE et la commission européenne : en désaccord sur la crise !!

La BCE et la commission européenne : en désaccord  sur la crise !!

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a des contradictions entre la commission européenne et la BCE. Pour la commission, nous sommes entrés dans une phase de stabilisation économique et financière. Pour la BCE, la crise financière n’est sans doute pas finie et la croissance très hypothétique. D’ailleurs au-delà du propos,  la commission très optimiste dans le verbe, prévoit une récession de la zone euro en 2012. Visiblement les violons sont mal accordés. Plus exactement, les experts sont dans le potage partagés entre la nécessité de redonner de l’espoir et la réalité qi,  elle, nous conduit dans le mur « La reprise dans la zone euro se fait très lentement et reste sujette à des risques », estime le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, dans une interview publiée jeudi par le Wall Street Journal. Même si les marchés financiers sont plus stables qu’il y a encore quelques mois, il est difficile de dire si la crise de la dette de la région est terminée, note le président de la BCE. »La reprise se déroule très lentement et demeure sujette à des risques baissiers », a dit Mario Draghi au WSJ. « Il est difficile de dire si la crise est terminée. » La Commission européenne a annoncé jeudi une contraction de l’activité économique de 0,3% dans la zone euro en 2012 et une stagnation dans l’ensemble de l’Union européenne. Pourtant la commission européenne estime qu’on est sorti du tunnel et que nous sommes en phase de stabilisation financière et économique. Manque de lucidité, de compétence, de courage ? Les trois à la fois. Il faudra encore des semaines et des mois pour que nos experts « patentés » prennent conscience que la seule austérité tue la croissance et démolit aussi les équilibres financiers.

 

Dépassement d’honoraires à ‘hôpital, le résultat d’une médecine à deux vitesses

 

Dépassement d’honoraires à ‘hôpital, le résultat d’une médecine à deux vitesses

 

4.500 euros pour la pose d’une prothèse de la hanche, contre 460 euros remboursés par la Sécurité sociale. 1.490 euros pour une opération de la cataracte, contre un tarif conventionné de 271,70 euros. Ce sont ces exemples que 60 millions de consommateurs met en avant dans une étude publiée aujourd’hui.  « Autorisés à exercer une activité libérale au sein même d’un hôpital public, certains chirurgiens en profitent pour pratiquer des tarifs indécents« , écrit le magazine. Sur un total de 45.000 praticiens du public en France, 4.524 pratiquent en plus leur activité en libéral. Ces pratiques permettent à certains patients de ne pas attendre plusieurs semaines avant une opération, ou d’être traité par un ponte de la discipline. Mais pour cela, il faut payer plus cher. Selon 60 millions de consommateurs, 40% des médecins du public qui pratiquent en libéral appliquent des dépassements d’honoraires. L’association a établi que sur une quarantaine d’actes médicaux, la moyenne des dépassements oscille entre 68 et 408% du tarif de la Sécurité sociale, mais : « Il n’est pas rare que les montants facturés atteignent des taux supérieurs à 1000% » Selon Marie-Jeanne Husset, de 60 millions de consommateurs, ces pratiques engendrent une santé à deux vitesses : « J’ai déjà vu un malade du cancer de la prostate, qui avait un mois à attendre dans tel hôpital, ce délai était réduit à une semaine si il acceptait de passer en libéral« . Une situation que dénonce l’association, qui dit s’être heurtée à de nombreuses difficultés pour mener à bien son enquête. C’est la médecine à deux vitesses, celle réduite et lente pour les moins favorisés et celle plus rapide et souvent plus sophistiquée pour ceux qui ont les moyens.

Rémunérations des grands patrons : en hausse, plus de 4 millions d’euros

Rémunérations des grands patrons : en hausse, plus de 4 millions d’euros

 

C’est reparti à la hausse après trois années de baisse pour les salaires des grands patrons. Selon la société de conseil aux investisseurs institutionnels Proxinvest,  la rémunération totale moyenne d’un dirigeant du CAC 40 s’est élevée à 4,11 millions d’euros en 2010 contre 3 millions en 2009. Mais les numéros un des quarante premiers groupes français cotés n’ont pas encore retrouvé les sommets de 2006 (5,7 millions d’euros). Les présidents exécutifs des quatre-vingts sociétés cotées qui suivent celles du CAC 40, ont également bénéficié d’une progression de leur rémunération. Ils ont gagné en moyenne 2,08 millions d’euros. Soit une hausse de 31% par rapport à 2009. Seuls les numéros un des entreprises moyennes cotées ont accusé une baisse de 17% de leur rémunération annuelle tombée à 511 000 euros. Soit huit fois moins que celle d’un dirigeant du CAC 40.  Au hit-parade des présidents exécutifs les mieux payés en 2010, Jean-Paul Agon aux commandes de L’Oréal arrive en tête avec 10,70 millions. Il est suivi par Bernard Arnault (LVMH) avec 9,71 millions, Carlos Ghosn (Renault-Nissan) avec 9,67 millions, Bernard Charlès (Dassault Systèmes) avec 9,50 millions. Gilles Pelisson qui a quitté la présidence d’Accor en janvier 2011, arrive en cinquième position avec 9,20 millions dont 5 millions d’indemnités de départ.

 

Sarkozy, la mémoire qui flanche : il n’a pas voté l’acte unique ou sur la monnaie unique, encore un gros mensonge !

Sarkozy, la mémoire qui flanche : il n’a pas voté l’acte unique ou sur la monnaie unique, encore un gros mensonge !

 

 Au journal télévisé de 20h, mercredi soir, Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il a « voté des textes de François Mitterrand sur l’Acte unique, sur la monnaie unique. » Pourquoi a-t-il voté un texte socialiste? « Parce que c’est la France! », a-t-il argué.-Faux. Problème : l’Acte unique, qui ouvrait la voie à la réalisation du marché unique, a été voté en 1986. Or, à cette date là, Nicolas Sarkozy n’était encore « que » le maire de Neuilly. Il ne pouvait donc pas voter en faveur de ce projet dans l’hémicycle. Quant au traité sur la monnaie unique, plus connu sous le nom de Traité de Maastricht, il a été voté par l’Assemblée nationale le 23 juin 1992. A cette époque, Nicolas Sarkozy était bien député des Hauts-de-Seine et pouvait donc à ce titre participer au vote. Maisle procès verbal de cette séance, qui énumère la liste des députés ayant voté pour ou contre, prouve qu’il n’en fût rien. Nicolas Sarkozy figure en effet dans la catégorie : « N’ont pas pris part au vote ». Il voulait démonter que lui savait soutenir des propositions du camp opposé. Pas le PS. Raté. Encore un gros mensonge, plus c’est gros, plus ça passe ! n’a pas fait que des propositions sur l’emplo

Florange : ArcelorMittal bloqué par les salariés

Florange : ArcelorMittal bloqué par les salariés

 

« Comme  la direction ne veut rien entendre, nous avons décidé de taper au portefeuille », a dit Frédéric Weber, représentant de la CFDT. « On bloque les expéditions clients jusqu’à nouvel ordre », a-t-il ajouté. Quelque 200 camions sortent chaque jour de l’usine mosellane, selon lui, chargés pour la plupart de bobines d’acier destinées à l’automobile, l’activité packaging (emballage)  Les salariés d’ArcelorMittal à Florange ont commencé jeudi matin à bloquer la sortie des expéditions de produits, au moment où débutait à Paris le comité d’entreprise qui doit officialiser la prolongation de l’arrêt des deux hauts-fourneaux du site. Quelque 150 personnes participaient à cette action décidée par l’intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, a constaté Reuters. Une première information parvenue dans la matinée du comité central d’entreprise, qui se déroulait au siège français du groupe, à La Plaine-Saint-Denis, en région parisienne, a confirmé l’arrêt des hauts fourneaux au deuxième trimestre. La direction aurait également annoncé que Florange serait dorénavant alimentée en acier brut non plus par Dunkerque mais par des matières premières en provenance d’Allemagne, de Pologne et de Belgique. Les syndicats de Florange ont débuté lundi une série d’actions, à commencer par l’occupation des bureaux de la direction, pour obtenir d’ArcelorMittal un engagement à redémarrer les hauts fourneaux. L’un est éteint depuis juillet dernier, l’autre depuis le mois d’octobre. La prolongation de leur mise à l’arrêt au deuxième trimestre, ajoutée aux difficultés actuelles du packaging, se traduira par des mesures de chômage partiel pour la moitié des 5.000 salariés, dont 2.000 intérimaires et sous-traitants. Les syndicats, qui craignent un arrêt définitif de la filière liquide en Lorraine, souhaitent également interpeller les politiques à quelques semaines de l’élection présidentielle. La sidérurgie française vit le drame de l’écroulement de l’industrie française et notamment de l’abandon des filières stratégiques. L’utra- libéralisme qui a permis de solder Arcelor à Mittal se révèle comme une faute majeure de la gouvernance et de la technocratie du pays (et de l’Europe).

 

Zone euro : récession en 2012 d’après la commission économique

Zone euro : récession en 2012 d’après la commission économique

 

Récession en zone euro et 0.4% pour la France. C’est plus que ce que prévoit l’OCDE pour la France (+0.3%) ; Des prévisions un peu optimistes puisqu’on suppose qu’on est entré dans une phase de stabilisation économie et financière ! Supposition très gratuite si l’on en juge par les réactions du marché vis-à-vis du plan grec. La Commission européenne a annoncé jeudi s’attendre à une contraction de l’activité économique de 0,3% dans la zone euro en 2012 et une stagnation dans l’ensemble de l’Union européenne. L’exécutif communautaire indique par ailleurs s’attendre à une croissance modérée de 0,4% et 0,6% respectivement en France et en Allemagne, les deux moteurs de la zone monétaire commune. Ces prévisions laissent apparaître un paysage économique à deux vitesses alors que les pays qui ont dû mettre en œuvre de durs programmes d’austérité en 2011 sous la pression des marchés devraient tous entrer à nouveau en récession en 2012, à l’exception de l’Irlande. En Grèce, la contraction devrait atteindre 4,4%, contre 3,3% au Portugal, 1,3% en Italie et 1,0% en Espagne. Pour la Grèce la prévision est également très optimiste, en janvier le PIB était sur une tendance de -7%. Enfin La Commission prévoit par ailleurs une inflation de 2,3%dans l’union économique. Conclusion pas de croissance et sans doute même la récession  et une inflation forte compte tenu de la baisse du pouvoir d’achat.

 

Près de 12 milliards de perte annuelle pour DEXIA : un exemple de bonne gestion et de vertu !

Près de 12 milliards de perte annuelle pour DEXIA : un exemple de bonne gestion et de vertu !

 

Dexia a annoncé jeudi une perte annuelle de 11,6 milliards d’euros, l’une des pires performances financières jamais enregistrées en France et qui s’explique par le coût du démantèlement de la banque franco-belge, lessivée par la crise de la zone euro. Les pertes abyssales de Dexia proviennent à la fois des dépréciations enregistrées lors de la nationalisation de Dexia Banque Belgique (4 milliards) et de la nationalisation partielle de Dexia Municipal Agency (984 millions), de la liquidation progressive de son gigantesque portefeuille obligataire (2,6 milliards) et enfin de son exposition à la dette grecque (3,4 milliards).Ces grandes manoeuvres auront néanmoins permis au groupe de réduire son bilan de 154 milliards d’euros, à 413 milliards d’euros. Dexia a prévenu dans son communiqué que sa survie dépendait de l’approbation par la Commission européenne du plan de sauvetage et de l’octroi d’une garantie de 90 milliards d’euros de la France et de la Belgique. Le groupe a indiqué qu’il était critique que la rémunération des garanties soit suffisamment faible pour que Dexia puisse réaliser un résultat positif et renforcer ses fonds propres. La banque a prévenu que l’absence d’un soutien adéquat des pouvoirs publics « pourrait avoir un impact sur la situation de continuité d’exploitation de Dexia et engendrer des tensions sur la situation de liquidité et de solvabilité du groupe ». Dexia doit poursuivre en 2012 les cessions d’actifs et doit notamment vendre sa banque de détail turque Denizbank et sa filiale de gestion d’actifs. Dexia devrait rester à terme une holding financière cotée à la Bourse de Bruxelles et gérer en extinction un portefeuille obligataire. Dexia est vraiment un exemple de bonne gestion et de vertu de ses dirigeants. Lors de son départ forcé, en octobre 2008, Axel Miller avait droit, en vertu de son contrat, à 3,7 millions d’euros d’indemnité de départ (Golden parachute). Suite notamment au veto du président Sarkozy, Axel Miller avait déclaré y renoncer formellement et s’en remettre « à la sagesse du conseil d’administration». Le conseil d’administration de Dexia a décidé de lui octroyer une indemnité d’un an de salaire fixe (825 000 euros), en contradiction avec les déclarations du président Nicolas Sarkozy. Le ministère des Finances français a assuré en avril 2009 qu’il avait voté contre, mais que ses représentants étaient en minorité].Le successeur d’Axel Miller, Pierre Mariani, un proche de Nicolas Sarkozy, s’est octroyé un salaire fixe en hausse de 30 % par rapport à Axel Miller. Le conseil d’administration de Dexia a accepté «à l’unanimité» le 13 novembre 2008 de porter à un million d’euros le salaire annuel du directeur général et de fixer à 2,25 millions d’euros son bonus maximum. Axel Miller ne touchait «que» 825 000 euros de fixe, et son bonus était plafonné à 1,8 million d’euros. C’est le comité des rémunérations, composé notamment de Denis Kessler, ex-numéro 2 du Medef, et d’Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts, qui a fait ses propositions.

 

Crédit agricole : perte de 3 milliards d’euros au 4éme trimestre 2011

Crédit agricole :  perte de 3 milliards d’euros au 4éme  trimestre 2011

 

A cause des placements hasardeux, la banque du  Crédit Agricole est nettement dans le rouge en 2011 ; la banque à perdu3 milliards d’euros au 4éme trimestre 2011. Crédit agricole a donc annoncé jeudi une perte nette plus lourde qu’attendu au quatrième trimestre 2011, à 3 milliards d’euros, en raison de lourdes dépréciations liées à la crise de la zone euro et des coûts de restructuration de sa banque de financement et d’investissement (BFI). La banque, véhicule coté du groupe Crédit agricole, indique dans un communiqué avoir également passé une nouvelle provision sur la dette publique grecque, de 220 millions d’euros, portant la décote sur la dette publique de ce pays à 74% contre 75% pour BNP Paribas et Société générale. Sur les trois derniers mois de 2011, ses provisions ont dans l’ensemble été multipliées par 2,5, tandis que son produit net bancaire a augmenté de 4%. Comme annoncé en décembre, le Crédit agricole a enregistré pour 2,5 milliards d’euros de dépréciations au dernier trimestre 2011. La banque précise également qu’en dehors de ces dépréciations, les coûts de restructuration se sont élevés à 482 millions d’euros. « Le produit net bancaire a été impacté de 258 millions d’euros en banque de financement et d’investissement en raison des cessions de portefeuilles », souligne-t-elle. La  banque tombe dans le rouge avec une perte nette de 1,47 milliard d’euros. Pris dans son ensemble, le groupe Crédit agricole affiche toutefois un bénéfice net de 812 millions d’euros, qui se compare à des bénéfices de six milliards d’euros pour BNP Paribas et de 2,4 milliards pour la Société générale.

 

Sarkozy : le Fouquet’s , c’est fini mais pas les avantages pour la famille

Sarkozy : le Fouquet’s , c’est fini  mais pas les avantages pour la famille

Interrogé sur le Fouquet’s(à France 2), symbole du bling-bling qu’il traîne encore cinq ans après, Nicolas Sarkozy, comme embarrassé, a bafouillé : « Si c’était à refaire, je ne reviendrais pas dans ce restaurant », a-t-il pour la première fois concédé ; par contre pas un mot sur les « petits avantages » pour la famille Sarkozy ; rien sur la tentative de nomination du fils du président de la République à la tête de l’établissement gérant La Défense.  Pour diriger le plus grand quartier d’affaire d’Europe, on avait certainement  besoin d’un très bon juriste. Le fils. Sarkozy était  en deuxième année de droit !, Rien non plus sur les 167 000 euros par an pour la protection de Pierre Sarkozy fils ainé du président. Le fils aîné du président Nicolas Sarkozy, Pierre Sarkozy, bénéficie en permanence d’une protection policière, en France et à l’étranger, ont indiqué samedi les ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur, réagissant à une information du site internet Mediapart. Pierre Sarkozy, 26 ans, producteur de rap connu dans le milieu musical sous le nom de DJ Mosey, « bénéficie en permanence d’une protection policière à l’étranger ou en France. La protection des proches du chef de l’Etat est légitime et nécessaire », a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet. Rien non plus  le rapatriement d’Ukraine du DJ  fils aîné du président de la République qui avait coûté près de 40.000 euros puisqu’il avait emprunté après son hospitalisation un Falcon 50 . Le rapatriement du fils aîné du chef de l’Etat, Pierre Sarkozy, le 25 janvier dernier à bord d’un Falcon 50 officiel, a valu les sarcasmes du Canard enchaîné ce mercredi. Pour deux raisons. D’abord, le coût pour l’Etat de l’opération: l’heure de vol du Falcon 50 revient à 5.625 euros et l’avion a dû voler environ 7 heures, soit un total d’environ 40.000 euros de frais. Ensuite, l’opportunité du rapatriement: l’appareil fait partie de la flotte de l’Etec, une unité de l’armée de l’air chargée du transport – officiel – des hautes autorités de l’Etat et des délégations étrangères, ainsi que des évacuations sanitaires de civils et de militaires. Oui, mais uniquement si on s’appelle Nicolas Sarkozy ou François Fillon. Seuls le président de la République et le Premier ministre ont le droit d’utiliser les appareils de l’Etec à titre privé. En 2009, le Premier président de la Cour des comptes relevait une anecdote parlante : soucieux de son image publique, Nicolas Sarkozy utilisait alors pour ses vacances en famille les lignes commerciales régulières. Le hic: un avion Falcon, vide, l’accompagnait quand même, au cas où le Président devait rentrer en urgence à Paris. Quelle crédibilité peut-on accorder à ceux qui exigent la rigueur qu’il ne s’applique pas à eux mêmes ? Il y a confusion, le président de la république française n’a pas le statut de la reine d’Angleterre.

Sarkozy : allégement des charges sur les bas salaires ; qui va payer ?

Sarkozy : allégement des charges sur les bas salaires ; qui va payer ?

 

Chaque jour apporte son lot de nouvelles mesures.  Sur France 2 Sarkozy annonce un allégement des charges sur les très bas salaires. Entre 1200 et 14OO euros nets. Première observation, ce ne sont pas et de loin les plus bas salaires. Deuxième observation, on finance comment ? Comme tous les candidats on promet mais ne précise pas le financement. S’il est réélu, Nicolas Sarkozy veut « réformer la prime pour l’emploi« , en allégeant les charges sur les bas salaires. Le président-candidat a affirmé ce mercredi au 20 h de France 2 qu’il voulait « réformer complètement » la prime pour l’emploi (PPE), qui « ne fonctionne pas » (on s’en aperçoit seulement maintenant ?). Comment ? En allégeant les charges sur les bas salaires, entre 1.200 et 1.400 euros nets par mois. Selon Sarkozy, cela devrait permettre « à 7 millions » de salariés, dont le salaire est situé entre 1 et 1,2 Smic (de 1.200 à 1.400 euros nets par mois) de « gagner 1.000 euros par an en plus ».  »On supprime des charges sur leurs salaires pour augmenter leur salaire » car « le travail doit être davantage récompensé que l’assistanat ». Pourquoi n’avoir pas pensé à augmenter les bas salaires lors de l’adoption de la très récente adoption de la TVA sociale. ? Diminuer les charges des entreprises, c’est incontournable mais il fallait aussi penser aux salariés ; Sarkozy se trompe sur la notion de bas salaires, aujourd’hui entre 25 et 30% des salariés sont à 1000 euros et moins du fait en particulier du développement exponentiel du travail à temps partiel. Ces bas salaires seront donc exclus de la mesure. On comprend que viser les très bas salaires peut constituer un effet de trappe qui tire donc vers le bas. Mais il faut être clair quand on parle de bas salaires ; sans doute difficile à comprendre pour les grands patrons qui gagnenen moyenne plus de 300 000  d’euros par mois (moyenne des patrons du CAC). ! Une nouvelle fois des annonces prises dans la précipitation, mal ficelées et dont on ne précise pas le financement.

Risques accrus de credit Crunch, le pire danger pour l’économie

Risques accrus de credit Crunch, le pire danger pour l’économie

 

Les risques de credit Crunch se précisent. Pour les particulier et surtout les entreprises l’accès au crédit devient de plus en plus difficile ; Un véritable danger pour la survie de nombre de PME. La France a connu fin 2011 un resserrement « marqué » du crédit bancaire, ce qui devrait fortement limiter sa croissance économique cette année et l’an prochain, a estimé l’Institut de la finance internationale mercredi.

 

« Dans la zone euro, les conditions des prêts bancaires ont continué à se resserrer fortement au quatrième trimestre 2011, exacerbant les inquiétudes quant aux perspectives de croissance de la région », a indiqué l’IIF dans une note de conjoncture. « Le degré de resserrement du crédit a été particulièrement marqué en France et en Italie, tandis qu’il y en avait moins de manifestations en Espagne. Et, comme prévu, les critères des prêts ont continué à s’assouplir en Allemagne », a ajouté cet institut de recherche des grandes banques. « En décembre, les crédits bancaires au secteur privé n’ont augmenté que de 1,2% par rapport au même mois de l’année précédente dans la zone euro », a-t-il relevé.  L’IIF table sur 0,1% de croissance en France en 2012, puis 0,9% en 2013. L’activité stagnerait au premier ainsi qu’au troisième trimestre de cette année, reculerait nettement au deuxième (-1,5% en rythme annuel), et n’avancerait qu’au quatrième (+0,5%). D’un point de vue économique, « le mauvais temps récent ajoute une incertitude pour la conjoncture à court terme. Il semble avoir, selon toute probabilité, causé des dégâts sur l’activité en février, avec probablement un rebond pour compenser en mars », a parié l’Institut.   »La stabilisation récente de la confiance, toutefois, a des chances de ne pas suffire pour que la région renoue avec la croissance très prochainement, et la demande intérieure est limitée par la contraction des budgets et des conditions difficiles sur les marchés du crédit », s’est-il inquiété.  Ce que les entreprises constatent aujourd’hui à savoir la réfaction du crédit surtout pour la trésorerie a aussi  confirmé par la BCE. Un quart des banques de la zone euro prévoient de durcir leurs conditions de crédit aux entreprises au cours des prochains mois, accentuant une tendance déjà nettement perceptible fin 2011, montre l’enquête trimestrielle publiée mercredi par la Banque centrale européenne. « Les banques participantes ont expliqué l’intensification du resserrement des règles de crédit par la conjonction défavorable de la détérioration des perspectives économiques et de la crise de la dette souveraine de la zone euro, qui a continué de saper la situation financière du secteur bancaire », explique la BCE. Elle ajoute que 35% des banques ont durci leurs conditions de crédit aux entreprises au quatrième trimestre. Cette proportion n’était que de 16% dans l’enquête sur le troisième trimestre 2011 Une banque sur cinq (21%) prévoit une baisse de la demande de prêts des entreprises sur les trois premiers mois de cette année, contre 5% seulement au troisième trimestre. La demande de prêts immobiliers est attendue en baisse par 44% des établissements. C’est le risque le plus grâce pour l’économie réelle, nombre de PME qui fournissent la majorité des emplois risquent d’être en difficultés et même de disparaître. C’est la conséquence la plus grave de cette crise financière dont on dit par ailleurs « qu’elle a retrouvé la stabilité ».

 

La branche Fret de la SNCF encore plus en difficulté en 2012

La branche Fret de la SNCF encore plus en difficulté en 2012

 

 

«  D’après le projet de budget 2012 de la SNCF, le volume de marchandises transportées devrait baisser de 6,3%, soit 50% au total sur les cinq dernièresannées. Le ralentissement économique devrait accroître encore plus les difficultés de cette branche d’activité, face à une concurrence agressive. Les travaux de rénovation du réseau vont également perturber le trafic qui se fait traditionnellement de nuit. La SNCF va donc poursuivre la baisse de ses effectifs dans cette branche. Sept cents postes disparaîtront l’an prochain par rapport à2011. L’effectif moyen du groupe devrait être ramené à 149 752 cheminots contre 176 500 dix ans plus tôt. » Indique la très sérieuse revue « Le Rail ». On assiste malheureusement à la lente agonie du fret ferroviaire qui se dirige tout droit cers l’extinction. De plan en plan, de directeur en directeur, le secteur du fret n’a cessé de régresser. Problème de qualité, de régularité, de compétitivité mais peut être aussi problème d’obsolescence du système d’offre ferroviaire qui n’est plus adapté à la structure de la demande. Il faut ajouter à cela une politique des transports routiers ultra libérale qui permet d’offrir des prix low cost au point d’ailleurs que le pavillon français routier n’existe plus en international et qu’il est maintenant concurrencé au plan national. Victime de la route, victime surtout de lui-même le rail disparait progressivement ; d’un coté un discours écolo ( type Borloo) très volontariste qui envisageait la quasi suppression du transport routier !!  de l’autre la triste réalité d’un mode alternatif qui se meurt. De toute manière sans réseau dédié au fret, i n’y aura aucune perspective de redressement pour le transport par fer qui aujourd’hui ne représente que 6 ou 7% des parts de marché. Le rail aurait sa place, même si la route restera très dominante du fait de la complexification de notre économie ; entre les discours et la réalité, quel écart et quel fumisterie de nos élites y compris du commissariat général à l’écologie (ancien services transport repeints en vert). Une couche de peinture ne peut cacher la pauvreté et l’incohérence de la politique des transports tant en France qu’au plan européen ( voir livre blanc européen).

PSA Peugeot Citroën veut se rapprocher avec General Motors

PSA Peugeot Citroën veut se rapprocher  avec General Motors

De plus en plus isolé face aux grands groupes, PSA cherche un nouvel allié, ce pourrait être GM en difficulté en Europe. Le constructeur français coopère déjà avec nombre de ses concurrents: avec l’allemand BMW pour les moteurs essence, l’italien Fiat et le turc Tofas pour les utilitaires légers, l’américain Ford pour les moteurs diesel, le japonais Mitsubishi pour les SUV et les véhicules électriques, le japonais Toyota pour les petites voitures et le français Renault pour les moteurs et les organes mécaniques. Pour le Financial Times en revanche, les négociations portent plus sur une coopération entre le français et la branche européenne de GM, Opel/Vauxhall, pour développer conjointement des moteurs, des systèmes de transmission et des véhicules qui seraient vendus sous leurs marques respectives.  Elles n’impliqueraient pas en revanche d’échanges de participations, selon les sources citées par le FT. Le groupe semble de plus en plus isolé face aux mastodontes du secteur, qu’ils se développent seuls comme GM, Toyota ou VW ou par des mariages comme Fiat-Chrysler ou Renault-Nissan. Les groupes les plus importants au monde : On assiste à une nouvelle étape dans la reconstruction d’un marché automobile mondial bouleversé par la crise après une décennie de forte croissance. Ainsi, dernièrement, d’autres opérations de coopération ont été mises en œuvre. Prise  de contrôle par Fiat de l’emblématique Chrysler , ou d fusion des allemands Volkswagen et Porsche , avec l’ambition pour le premier de devenir le leader mondial. D’autres cessions ont été opérées, comme la vente par General Motos (GM) de Saab à Skyper , ou celle de Volvo par Ford au Chinois Geely .  Les émergents ne sont plus seulement des marchés en plein boom : ils sont aussi devenus des prédateurs. En 2008, c’est l’indien Tata Motors qui avait marqué les esprits en rachetant la marque Jaguar-Land Rover à l’américain Ford et qui la restructure aujourd’hui. PSA Peugeot Citroën cherche aussi depuis longtemps des alliés. Avec Philippe Varin – spécialiste des fusions – aux commandes, la chasse est ouverte. PSA coopère déjà avec BMW sur les moteurs, mais le groupe a dit ne pas vouloir aller plus loin. La société s’est également associée à Mitsubishi , qui lui fournira 100.000 voitures électriques de type «i-MiEV», qu’elle commercialisera en Europe. La situation des constructeurs français apparaît nettement plus fragile. Le niveau de départ en termes de rentabilité est déjà nettement inférieur : pas de positionnement « premium » et une insuffisante présence sur les marchés porteurs, selon le cabinet d’études. L’avenir de l’industrie automobile mondiale passera par une mutualisation de certains coûts, via des rapprochements et des alliances. Les analystes sont tous d’accord. Le monde automobile l’a compris. «Il y aura peu d’acquisitions selon moi dans le secteur automobile, mais beaucoup d’alliances et de coopérations», estime Carlos Ghosn, le PDG de Renault, car elles «permettent de garder une identité propre, très importante pour les constructeurs». Le nombre d’alliances et de fusions-acquisition va augmenter durant les cinq prochaines années pour accroitre la compétitivité et la recherche.

Les grands groupes constructeurs

1. General Motors : 9,03 millions de véhicules
Le constructeur américain retrouve sa place de n° 1 cédé en 2008 à Toyota.

2. Volkswagen : 8,16 millions de véhicules
VW était déjà le n° 1 européen, le voici maintenant deuxième constructeur mondial avec une hausse de 14 % de ses ventes dans le monde.

3. Toyota : 7,95 millions de véhicules
Avec un recul de ventes de 8 %, Toyota  » chute  » à la quatrième place du classement mondial. Le tsunami du mois de mars lui aura coûté très cher.

4. Hyundai Motor (+Kia) : 6,6 millions de véhicules
Constructeur discret, mais (très) efficace, Kia complète le Top 5.

5. Ford : 5,7 millions de véhicules
En maintenant son chiffre de ventes au même niveau qu’en 2010, Ford reste parmi les grands !

6. Nissan : 4,67 millions de véhicules
Nissan a augmenté ses ventes de 14 %. Sans le tsunami japonais, on estime que le partenaire de Renault serait dans le top 3 des plus grands constructeurs automobiles dans le monde.

7. PSA Peugeot Citroën : 3,5 millions de véhicules
PSA a écoulé 3,5 millions de véhicules en 2011, un chiffre en baisse par rapport à 2010 de 1,5 %, mais qui permet au constructeur français de se maintenir dans le haut du  » panier « .

8. Honda : 2,91 millions de véhicules
Le japonais est le huitième constructeur mondial avec 2,91 millions de voitures vendues.

9. Renault : 2,72 millions de véhicules
Avec une légère hausse de ses ventes dans le monde, Renault sauve les meubles malgré un net recul en Europe.

10. Chrysler : 1,85 million de véhicules
L’américain clôt le top 10 des constructeurs mondiaux. Détenu à 58,5 % par Fiat, les ventes de Chrysler ont fait un bond de 20 % l’an passé, à 1,86 million de véhicules.

À noter que Renault-Nissan et AvtoVAZ, détenu à 25 % par Renault, équivalent à 8,03 millions de véhicules écoulés. L’ensemble serait numéro 3 au niveau mondial.

L’écologie à la trappe avec le départ Kosciusko-Morizet ? Mieux vaut en rire, il n’y a jamais eu de ministère de l’écologie

L’écologie à la trappe avec le départ Kosciusko-Morizet ? Mieux vaut en rire, il n’y a jamais eu de ministère de l’écologie

Sur son site Europe 1 interroge, « l’écologie à la trappe ? » du fait du départ de Kosciusko-Morizet. « Le ministère de l’Ecologie va donc être rattaché aux services du Premier ministre. Un signe de plus du désintérêt du gouvernement pour les questions liées au développement durable ? L’écologie peut-elle encore s’inviter dans le débat pour la présidentielle ? ». Il faut dire que les journalistes survolent  le plus souvent leurs sujets. Après  la nomination de Kosciusko Morizet comme porte parole du candidat Sarkozy, le ministère de l’écologie a disparu de fait. Il n’aura pas de mal à le faire car ce ministère n’a jamais existe. En réalité c’est l’ancien ministère, des transports et de l’équipement qui a été repeint en vert. Ainsi le sois disant commissariat général au développement durable recouvre essentiellement les services de l’ancien ministère cité. Le conseil général des ponts a été rebaptisé Conseil général de l’environnement et du développement durable ; une vraie fumisterie quand on connait la philosophie du conseil général des ponts. Ce dernier n’a cessé au cours de ces dizaines dernières années de promouvoir le développement des infrastructures à tout prix, refusant même toute approche intermodale  (exemple l’évaluation environnementale des nouveaux équipements article 14 de la LOTI, loi d’orientation transport). LE décret n° 2008-680 du 9 juillet 2008 portant organisation de l’administration centrale du ministère de l’écologie, l’administration centrale du ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire montre cette fumisterie ;Ce ministère de l’écologie ;comprend : le secrétariat général ; le Commissariat général au développement durable ; la direction générale de l’énergie et du climat ; la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer ; la direction générale de l’aviation civile ; la direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature ; la direction générale de la prévention des risques ; la délégation à la sécurité et à la circulation routières ;- la délégation à l’hébergement et à l’accès au logement. Pratiquement que des services de l’ancien ministère des transports et de l’équipement, plus quelques nouvelles structures au nom ronflant mais sans compétence (conseil général de l’environnement, secrétariat général, commissariat général). Pourquoi avoir placé le ministère de l’écologie là, tout simplement pour en limiter la portée et laisser parallèlement les questions d’écologie relative à l’industrie, au commerce ou encore à l’agriculture dans le giron de leur ministère respectif. Un vrai ministère de l’écologie devrait être placé auprès du premier ministre et disposer de l’autorité sur tous les champs économiques qui mettent en cause l’environnement. (C’est Fillon qui va diriger ce mini ministère de l’écologie pendant deux mois.). Pas étonnant que Borloo ait surtout fait du vent et comme souvent en France des décrets et des taxes (écotaxes, taxes carbone, bilan carbone etc.). Il aurait mieux fait- même en se limitant aux transports- de s’attaquer sérieusement à la SNCF dont le trafic fret est en perdition comme les finances ; Les services de Borloo et de Kosciusco Morizet étaient limités et incompétents, leur autorité s’étendait surtout aux questions de transport. Exemple, ce ministère  pas été autorisé à traiter des questions nucléaires et bien d’autres aussi importantes comme la gestion de l’eau. En vérité on a crée ce ministère pour récupérer les voix des écolos et ce ministère est une caricature de ministère de l’environnement. Du coup, le ministère des transports a disparu, s’est transformé en secrétariat d’Etat des transports sans administration et Mariani par exemple passe son temps à parler de l’immigration au lieu de traiter les dossiers transport !

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