• Accueil
  • > Archives pour février 2012

Archive mensuelle de février 2012

Page 4 sur 17

La grippe paralyse les hôpitaux: un problème économique

La grippe paralyse les hôpitaux: un problème économique

 

 

«L’hôpital est au bord de la crise de nerf», écrit samedi dans un communiqué l’Amuf qui demande à être reçu «en urgence» par le ministre du Travail et de la Santé Xavier Bertrand pour «trouver des solutions immédiates».   L’épidémie de grippe sature les services d’urgence des hôpitaux. C’est ce qu’affirme l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), alors que l’AP-HP reconnait une semaine difficile, mais affirme que la situation se stabilise, voire s’améliore ce samedi.  Selon Patrick Pelloux, président de l’Amuf, la situation est critique dans les services d’urgences depuis «une dizaine de jours dans la plupart des régions» en raison de l’épidémie de grippe et les patients, notamment les plus âgés, «ne peuvent plus être accueillis décemment», a-t-il précisé à l’AFP.  «Les hôpitaux en difficulté ont réduit les hospitalisations programmées pour faire face à l’activité», explique l’AP-HP alors que l’épidémie de grippe continue à progresser. Selon le dernier bulletin du réseau des Grog (groupes régionaux d’observation de la grippe), déjà plus de 2 millions de personnes sont touchées. D’après M. Pelloux, Pelloux les «  agences régionales de santé «multiplient les demandes aux hôpitaux d’ouvrir des lits supplémentaires alors que ce sont elles qui ont imposé aux mêmes hôpitaux de réduire leurs capacités ces dernières années».l’urgentiste.La crise persistante du système français de santé connaît donc nouvel épisode, une crise cractérisée  l’insuffisance flagrante et persistante des moyens médicaux et humains » et par les coûts croissants des soins. Premier facteur explicatif, la situation financière catastrophique de la sécurité sociale a contraint à réduire les moyens, fermeture des petits hôpitaux, réduction des moyens des grands. La Cour des Comptes s’alarme, dans un rapport publié jeudi, du déficit historique atteint en 2010 par les comptes sociaux (Sécu et Fonds de solidarité vieillesse) à près de 30 milliards d’euros, un niveau record pas seulement dû à la crise. « Jamais le déficit de la Sécurité sociale n’a atteint un niveau aussi élevé qu’en 2010. A 29,8 milliards le déficit cumulé des régimes de base et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) a un caractère historique. Il a plus que triplé en deux ans », souligne le rapport annuel de la Cour sur la Sécurité sociale. « . L’accumulation des déficits, d’année en année, fait gonfler la dette sociale qui a atteint un total de 136,2 milliards fin 2010. Deuxième facteur explicatif,  la généralisation des  déserts médicaux  dans beaucoup de  régions, la médecine générale souffre surtout de cette situation. Du coup le Samu, les médecins rabattent les malades sur des services d’urgence qui reçoivent toutes sortes de pathologies dont certaines n’ont strictement rien à faire aux urgences voire même à l’hôpital.

Présidentielle : La campagne électorale dans le caniveau, la médiocrité et la démagogie

Présidentielle : La  campagne électorale dans le caniveau, la médiocrité et la démagogie

De mieux en mieux : Guaino sur France 3  »si je vous traire de sale con, ça vous plaît ?  » Avant François Fillon avait  accusé vendredi sur RTL le candidat socialiste, François Hollande, de mentir et l’a décrit comme « un conservateur». Le président-candidat Nicolas Sarkozy avait  accusé son concurrent socialiste François Hollande de « mentir matin et soir » aux Français, lors de son premier meeting de campagne à Annecy (Haute-Savoie). Selon lui, « quand on veut être président de la République, on ne peut pas baser sa campagne sur des mensonges». Le candidat PS à la présidentielle, François Hollande, a accusé jeudi soir sur le plateau du journal de TF1 Nicolas Sarkozy de se livrer à la « caricature » et la « manipulation » en évoquant ses idées, au lendemain de l’officialisation de la candidature du chef de l’Etat. Il fallait s’y attendre, la campagne électorale tombe dans la médiocrité et même dans le caniveau. En cause, le fait qu’aucun programme n’est adapté aux enjeux de la crise financière économique et sociale  Du coup, l’insulte remplace la proposition. Référendum sur le chômage, augmentation des salaires, fonctionnaires supplémentaires, mini taxe Tobin, nouvelles allocations, carburant moins cher voilà, sauvetages bidon d’entreprises, quelques thèmes des futurs candidats. Ces programmes-sils sont appliqués- ne teindront pas trois mois. Pourquoi autant d’incompétence économique ? D’abord aucun des principaux candidats n’a la moindre formation en matière économique qui constitue le centre de la crise. Ils sont certes entourés par certains experts mais ces derniers, même quand ils sont compétents, ce qui n’est pas toujours le cas, doivent se plier aux impératifs du markéting politique ; En fait c’est la « com. » qui gouverne et fait office d’analyse et de vision. Il ne s’agit pas de gérer les intérêts de la France mais la scène médiatique. Chaque jour de faire du buzz, il s’agit d’annoncer une nouvelle mesure ou inversement de dénoncer celle de l’adversaire. Nous sommes dans le court terme, l’immédiateté même, le superficiel, l’événementiel fugace, la posture davantage que la position de fond. Ceci vaut pour tous les candidats. Tous ou presque font des promesses insensées qu’ils ne pourront tenir. Une raison à cela,  c’es que la gouvernance française ne commande plus, le pouvoir est à l’extérieur, chez ceux auxquels on a emprunté de manière irresponsable depuis 30 ans ; la France pour schématiser sur un an possèdent 10 mois de recettes, les deux derniers mois de dépenses sont empruntés. Aujourd’hui en dépit des 50 milliards de charges financières, on ne rembourse même pas la totalité des intérêts. Promettre des augmentations de revenus relève donc de l’arnaque politicienne car au contraire la fiscalité et –ou l’inflation viendront amortir cet endettement colossal. Autre raison, le pouvoir est pour une partie dans les mains de la technocratie Bruxelloise, coupée du réel qui inonde l’Europe de règlements et de directives (dernière en date la dimension des cages des poules ! une urgence évidemment face à la crise) mais qui laissent l’Europe se réduire à un espace de  libre  échange sans véritable régulation. Une  administration bruxelloise par contre complètement paralysée face à la crise de l’endettement et qui laisse les chefs d’Etat se dépatouiller comme ils peuvent avec ce problème, c’est-à-dire très mal compte tenu des divergences entre les Etats. Personne ne  parle de reformer la gouvernance européenne à part ceux qui souhaitent sa disparition totale, encore une utopie dangereuse.  Dans le peu de marges de manœuvre qui restent aux responsables français, on évite les sujets qui fâchent comme la réforme de l’Etat largement responsable de la dérive de nos comptes. Des réformettes éventuellement, pas de réflexion de fond sur la pertinence des champs d’intervention de la puissance publique et sur ses modalités ‘ Trop lourd, trop compliqué, trop d’intérêts corporatistes y compris chez les énarques qui noyautent tout y compris les partis ; Sur l’école, on parle quantitatif et non qualitatif, combien de profs en plus ou en moins ? Alors que c’est le contenu d’enseignement qui est en cause. La faiblesse de cet enseignement conduit des générations entières vers des bacs  pro qui eux-mêmes mènent tout droit au chômage. Des bacs pro qui ne valent pas même l’ancien CAP. On parle de la filière apprentissage, on en parle mais c’est tout et à la marge (pour les manuels seulement !) quand en Allemagne elle est généralisée y compris pour les plus hautes qualifications. L’inadéquation entre la demande et l’offre sur le marché du travail est une extraordinaire machine  à fabriquer du chômage. 3 millions de chômeurs  officiels, auxquels il faut ajouter 3 millions environ de bénéficiaire de RSA (il y en avait 700  000 il y a une trentaine d’années !). Tous les bénéficiaires du RSA ne sont pas des demandeurs d’emploi mais une grande proportion préfère le RSA à un salaire précaire. C’est la question de la réinsertion qui est posée ; la formation permanente qui gère environ 30 milliards par an n’est pas en priorité au service de cette tâche (Sarkozy l’a annoncé mais il ne parviendra pas à le faire, trop d’intérêts en jeu.)La formation permanente est trop souvent devenue un fromage (voir à cet égard le rapport de la cour des comptes) d’une totale opacité. La régulation, autre sujet majeur, est confondue avec le volume de lois, de décrets de circulaires. La régulation est en fait virtuelle et sert d’une part à compliquer la vie des entreprises et à faire vivre des centaines de milliers de fonctionnaires. D’après le parlement lui-même environ 30% des lois ne sont pas appliqués et 30% mal mises en œuvre. Un problème, le lendemain : une loi ;  sans même s’interroger pour savoir si les textes existants sont appliqués ou pour quoi ils le sont mal. C’est l’overdose réglementaire. Cela ne change pas pour autant les pratiques, la France est un des  pays qui produisent le plus de lois. Bien d’autres questions stratégiques devraient au centre du débat politique mais ce n’est pas vendeur. Il, est plus facile d’annoncer des augmentations de salaires, des allégements d’impôt, de nouvelles aides ou de rester à des généralités sans contenu; Pour meubler le vide, il y a donc le quolibet, l’insulte et la grossièreté.

 

Un ministre allemand pour que la Grèce sorte de l’euro

Un ministre allemand pour que la Grèce sorte de l’euro

400 milliards au total pour sauver la Grèce. Le second plan de soutien à la Grèce est composé d’une aide publique de 130 milliards d’euros et d’un effacement partiel de la dette grecque détenue par les créanciers privés, à hauteur de 150 milliards d’euros. Dans le même temps la croissance qui s’écroule du fait de la politique d’austérité ( tendance sur un an -7% pour le PIB en janvier). La Grèce ne relèvera pas. C’est ce que pense le ministre allemand de l’intérieur. Le ministre allemand de l’Intérieur, Hans-Peter Friedrich, a plaidé dans une interview samedi pour une sortie de la Grèce de la zone euro, affirmant que les chances de son économie de redevenir compétitive seraient ainsi plus grandes. « Je ne parle pas d’exclure la Grèce » de la zone euro, a assuré Hans-Peter Friedrich dans l’hebdomadaire Der Spiegel, « mais de parvenir à créer des incitations pour un retrait qui ne puissent pas être déclinées ». « En dehors de l’Union économique monétaire, les chances de la Grèce de se régénérer et de devenir compétitive sont assurément plus grandes que si elle reste dans la zone euro », a poursuivi le ministre de l’Intérieur, membre de l’Union chrétienne-sociale (CSU), l’aile bavaroise du parti de la chancelière Angela Merkel.  Angela Merkel, qui souhaite le maintien de la Grèce en zone euro, doit obtenir lundi un large « oui » des députés du Bundestag au dernier plan d’aide à la Grèce. Début janvier, elle avait réitéré avec le président français Nicolas Sarkozy sa volonté de maintenir la Grèce dans la zone euro à condition que des réformes budgétaires soient mises en place par Athènes. Malheureusement même les documents de la commission européenne qu’on ne parviendra pas à ramener la dette à 120% du PIB. La faute aux grecs sans doute mais aussi à l’Europe qui a laissé la Grèce s’enfoncer dans l’endettement, la récession et le chômage.

 

Guaino : « si je vous traite de sale con , ça va vous plaire ? (France 3)

Guaino : «  si je vous traite de sale con , ça va vous plaire ? (France 3)

 

La « plume », l’ami et le conseiller de Nicolas Sarkozy aura essuyé une semaine pour le moins mouvementée. Sur le plateau de l’émission La Voix est libre samedi, Henri Guaino a été pris à parti par Jérôme Guedj, le président socialiste du Conseil général de l’Essonne. Ce dernier s’est dit « choqué » par les propos tenus récemment par le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy sur l’immigration, qualifiée de « problème » jeudi sur France 2. Avant de réitérer sa position sur RTL le lendemain. Plus précisément, Jérôme Guedj n’a pas apprécié « cette phrase (où Henri Guaino précise que) le gouvernement lutte contre l’immigration »… « Clandestine », coupe le conseiller du président. Mais « vous n’avez pas dit ‘clandestine’ », lui rétorque l’élu socialiste, pour qui son interlocuteur « va à rebond de l’histoire multiséculaire de notre pays, qui est une terre d’immigration ». Echaudé par « ce procès d’intention » comme par le fait « de ne pas pouvoir discuter », Henri Guaino s’emporte : « Mais taisez-vous! » Ou encore « vous êtes le bien, je suis le mal, vous faites de la politique comme un militant primaire ». Puisi, dans le brouhaha d’un débat devenu incontrôlable : « Si je vous traite de sale con, ça va vous plaire? », a-t-il demandé

usine de tissage Albany : le patron s’enfuit, 135 chômeurs

usine de tissage Albany : le patron s’enfuit, 135 chômeurs

Des salariés livrés à eux-mêmes dans leur usine. L’entreprise Albany-Cofpa, spécialisée dans le tissage et leader dans son domaine, a annoncé la fermeture de l’usine de Saint-Junien (Haute-Vienne) et la suppression de 134 emplois. Depuis la réunion du comité central d’entreprise jeudi à Sélestat (Alsace), la direction locale a mis la clé sous la porte et quitté le site sur ordre de sa hiérarchie américaine.   La société appartient au groupe américain Albany. Les salariés sont désormais seuls et se relaient pour veiller sur leur outil de travail.Dans l’usine, c’est l’incompréhension. Selon France Info, les carnets de commande étaient plein. Les employés n’ont plus personne en face pour exprimer leur désarroi et leur colère. Le site est flambant neuf, inauguré en grande pompe il y a huit ans, spécialement conçu pour la production de textiles industriels, précise le quotidien local. Lundi, les cadres reviendront peut-être, selon «le Populaire». «L’interdiction formelle de mettre les pieds en Haute-Vienne» ordonnée par le groupe américain prend fin à cette date. Joël Ratier, président de la communauté de communes Vienne-Glane et conseiller régional PCF, qui est hors de lui a confirmé la décision de la direction d’Albany, dont l’usine est installée «depuis des décennies», de fermer le site haut-viennois pour redéployer l’activité sur le site de Sélestat (Alsace). C’est «une décision scandaleuse», a lancé l’élu, rappelant qu’en 2004, la communauté de communes avait racheté les anciens locaux de l’entreprise, cédé un nouveau terrain pour un euro symbolique et pris en charge les aménagements de voirie afin de desservir le nouveau site, soit un investissement de près d’un million et demi d’euros. «Au-delà du drame humain que va déclencher cette logique insupportable chez une entreprise qui, par ailleurs dégage, d’importants bénéfices», l’élu estime qu’il n’est «pas acceptable de piller ainsi un territoire et l’argent public».

Dexia: discussions apres une gestion scandaleuse

Dexia: discussions apres une gestion scandaleuse

« Nous nous apprêtons à entamer des négociations complexes sur la restructuration ou le démantèlement de la banque, dès que nous aurons reçu les propositions des autorités belges et françaises avant fin mars », a affirmé le commissaire européen à la Concurrence vendredi dans un discours à Bruxelles. Gardienne de la concurrence, la Commission européenne doit décider si les aides publiques dont a bénéficié la banque sont conformes au droit européen et ne constituent pas une aide indue.  La France, la Belgique et le Luxembourg s’étaient entendus en octobre pour procéder au démantèlement de Dexia, première banque victime de la crise de la dette. Ils avaient alors décidé de garantir le financement de la banque à hauteur de 90 milliards d’euros au total et lui permettre de mener à terme son démantèlement. C’est sur ce point que la Commission européenne doit se pencher.  Bruxelles a déjà donné un feu vert temporaire à un accord entre les trois pays sur un mécanisme de garantie des financements de la banque, portant sur un total de 45 milliards d’euros au maximum mais limité dans le temps.  Cette garantie temporaire doit permettre à Dexia d’emprunter sur les marchés sur des durées allant jusqu’à trois ans et est prise en charge à hauteur de 60,5% par la Belgique, 36,5% par la France et 3% par le Luxembourg.  Mais depuis, la France et la Belgique ont renégocié cet accord, permettant à Dexia de bénéficier de règles assouplies pour ses emprunts sur les marchés, a fait savoir le Premier ministre belge Elio Di Rupo, à l’occasion d’une visite à Paris pour rencontrer le président Nicolas Sarkozy.   »Ce deal diminue le risque de Dexia Banque Belgique (la banque de détail belge), mais augmente par contre celui de l’Etat belge et donc des contribuables », résume le quotidien économique belge L’Echo.  Dexia a fait état jeudi une perte de 11,6 milliards d’euros en 2011, record dans l’histoire des banques françaises, qui porte la marque du démantèlement engagé en octobre après un deuxième sauvetage de l’établissement.  En fait d’une manière ou d’une autre l’Etat devra éponger les pertes de Dexia ; des pertes dues à la gestion de Pierre Mariani et de son prédécesseur), un fonctionnaire proche de Sarkozy qui a commencé son mandat en augmentant son salaire de 30%. Bilan 10 milliards de pertes en .2011. Finalement histoire banale et dramatique des banques françaises dirigées surtout par d’anciens fonctionnaires proche du pouvoir sans doute incapables de gérer une épicerie pendant plus de 3 mois mais qui sont considérés compétents pour gérer des milords d’euros. Au final, c’est l’Etat qui paye les pots cassé et derrière le contribuable. Avec la crise, la nationalisation des banques françaises deviendra inévitable ; on aura permis aux hauts fonctionnaires de se gaver et de dilapider l’argent des déposants et des contribuables. 

 

 

Le prix du pétrole va plomber la croissance mondiale

Le prix du pétrole va plomber la croissance mondiale

 

L’envolée des prix du pétrole : un double effet, une augmentation des couts de production qui plombe la compétitivité et des conséquences négatives sur la consommation des ménages. De quoi plomber une croissance mondiale déjà anémique. « Un nouveau risque ….juste devant nous est le niveau élevé des prix du pétrole », a déclaré David Lipton, numéro deux du FMI lors d’une présentation à l’occasion de la réunion du G20. « La situation en Iran Le Fonds monétaire international (FMI) a mis en garde vendredi sur les risques que fait peser sur l’économie mondiale la hausse des prix du pétrole alimentée par les tensions entre l’Iran et les Occidentaux autour des ambitions nucléaires de la république islamique. Les nouvelles sanctions qui s’annoncent contre l’Iran de la part des Etats-Unis et de l’Union européenne ont contraint certains pays à commencer à réduire leurs achats de pétrole iranien. Plusieurs des ministres des Finances et des banquiers centraux du G20, réunis jusqu’à dimanche à Mexico, se sont inquiétés des conséquences de la hausse des cours. « La situation en Iran est un risque auquel il faut que nous pensions. Notre évaluation est que l’économie mondiale n’est pas sortie de la zone de danger », a-t-il poursuivi écartant toutefois une révision à la baisse des prévisions économiques du Fonds. David Lipton est intervenu juste après le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner qui avait déclaré que Washington examinait l’opportunité de puiser dans ses réserves stratégiques pour contrer les ruptures d’approvisionnement provoquées par les tensions avec l’Iran. Les craintes d’une réduction de l’offre, exacerbées par les menaces d’un blocage par Téhéran du détroit d’Ormuz, vital au commerce mondial du pétrole, ont poussé les cours à de nouveaux plus hauts. Au lendemain d’un record en euro, le cours du baril de Brent a franchi vendredi le seuil des 124 dollars nourrissant les craintes d’une remise en cause de la stabilisation de l’économie mondiale constatée au tournant de l’année.

 

Economie: derniers articles

France télécom très rentable en 2011 va …
L’écologie à la trappe avec le départ Ko…
 France : les prix à la consommation en …
Técommunications : France télécom en bai…
Recul  de l’activité du secteur privé en…
La SNCF va verser un dividende aux salar…
Patrimoine des candidats à la présidenti…
Sarkozy sur le travail : pathétique, le …
Fouquet’s : c’est fini pour Sarkozy, pas…
ArcelorMittal Florange : un «arrêt de mo…
La BCE et la commission européenne : en …
Dépassement d’honoraires à ’hôpital, le …
Rémunérations des grands patrons : en ha…
Sarkozy, la mémoire qui flanche : il n’a…
Technicolor (ex Thomson) : près de 1000 …
Chômage : deux millions de sans emploi e…
Après le déni d’endettement, le déni de …
France : chômage encore en augmentation …
Allemagne : récession à -1.5% sur un an …
AFP : Le moral des ménages remonte févri…
Petroplus sauvé pour six mois pourquoi p…
Agriculture : bonne image et accord pour…
Hollande : une loi pour éviter les déman…
Sarkozy : après la France forte, l’agric…
Petroplus sauvé pour six mois pourquoi p…
Sanction de France télécom par Fitch
Obama : l’Europe doit   relancer la croi…
Production de céréales : record mondial …
News & Updates

Agriculture : bonne image et accord pour payer plus chers de meilleurs produits

Agriculture : bonne image et accord pour payer plus chers de meilleurs produits

 

Bonne image des agriculteurs au près des français mais surtout accord pour payer plus chers des produits de meilleure qualité.  Un tournant sans doute chez le consommateur qui peut aider à la transformation de l’agriculture. Une large majorité de Français (61% +7) se dit prête à payer plus cher les produits alimentaires afin de garantir un revenu correct aux agriculteurs. Parmi ceux-ci, 38% seraient prêts à payer 5% plus cher, 18% accepteraient de payer 10% plus cher, et 5% concèderaient de voir les prix augmenter de plus de 15%. Toutefois, si 72% des cadres et professions libérales seraient prêts à un effort en la matière, seuls 48% des ouvriers sont dans ce cas. Les agriculteurs conservent une bonne image auprès des Français, y compris pour le respect de l’environnement, même si la confiance des consommateurs envers cette profession s’effrite un peu, selon la 12e vague du baromètre Ifop pour Dimanche Ouest-France. Quelque 74% des Français estiment que les consommateurs peuvent faire confiance aux agriculteurs pour la qualité de leur alimentation, mais ce chiffre a reculé de quatre points par rapport à la dernière enquête effectuée en 2011, selon ce sondage. Les agriculteurs sont perçus comme étant respectueux de la santé des Français par 64% (-1) des sondés, et respectueux de l’environnement par 56% (+1). Ils sont également toujours considérés comme représentant une profession moderne (78%, +1), et comme compétitifs (64%, +3). Par ailleurs, de moins en moins de Français considèrent que les agriculteurs sont assistés (42%, -10). Ils sont 25% (+4) à les qualifier d’égoïstes et 16% (-4) à les trouver violents.

Hollande : une loi pour éviter les démantèlements d’usine, du pipeau !

Hollande : une loi pour éviter les démantèlements d’usine, du pipeau !

 

 A Hollande chez ArcelorMittal «Merci d’être venu soutenir notre lutte car ça fait des années qu’on se sent bien seuls», lance Edouard Martin, le très médiatique responsable de la CFDT-Métallurgie de Florange. Mais présence ne vaut pas engagement et il veut savoir s’il voterait une proposition de loi «qui interdise de démanteler l’outil» comme il le craint.  D’autres syndicalistes se succèdent à cette tribune improvisée pour réclamer «une nouvelle politique industrielle». Micro à la main, sans notes, François Hollande se cale face aux ouvriers: «Je suis venu à Gandrange il y a peu pour rappeler les promesses qui n’avaient pas été honorées».  Le socialiste ne veut pas haranguer la foule et poursuit: «Je viens prendre des engagements avec la responsabilité nécessaire». Des engagements, mais pas des promesses, distinction sémantique de taille. «Oui, je suis prêt, car je viens aussi ici en tant que député, à ce que nous déposions une proposition de loi qui dise que quand une firme ne veut plus d’une unité de production et ne veut pas la céder, nous lui en ferions obligations pour que des repreneurs viennent et assurent une activité supplémentaire sur le site», lance-t-il, acclamé par les ouvriers et les cornes de brume. «Voilà, c’est ça!» commente un ouvrier, casque orange sur la tête avec l’autocollant CFDT.  «Et si elle n’est pas votée avant le 6 mai, quel que soit mon avenir, je représenterai ce texte car je vous le dois», ajoute-t-il, encore acclamé par les  400 ouvriers présents. Evidemment comme d’habitude en France, un problème une loi. Non,  ce qu’il faut c’est une vision et une stratégie industrielle. Quand à ce que propose Hollande, c’est du pipeau. La plupart des usines fermées font partie de la liquidation et peuvent évidemment être vendues, d’autant plus rapidement s’il y a un repreneur potentiel. Et comment contraindre une société qui ferme à retrouver un repreneur ? On croit rêver. Si nos candidats continuent sur le même chemin, la France sera sanctionnée avant six mois. Où sont les économistes cachés derrière les directeurs de « com. » ?

Sarkozy : après la France forte, l’agriculture forte à quand la démagogie plus forte encore ?

Sarkozy : après la France forte, l’agriculture forte à quand la démagogie plus forte encore ?

 

 

 

«L’économie française a besoin d’une agriculture forte», a-t-il déclaré le président-candidat, insistant : «C’est pas du folklore l’agriculture, c’est une activité économique aussi essentielle pour notre économie que l’automobile.» Voilà au moins des paroles fortes elles-aussi. Dommage que plus de 100 000 exploitations ( 25% ) ait disparu en dix ans, réduisant la population à environ  1 million. Sarkozy  est arrivé à 7h30 pour inaugurer la plus grande ferme de France. Au cœur des préoccupations de ces derniers : la réforme de la PAC, la politique agricole commune. A l’heure du laitier, le président-candidat a pris un petit-déjeuner avec une poignée d’entre eux. «Ça nous a permis d’avoir une discussion beaucoup plus facile et précise que lorsque je fais les allées» dans lesquelles «il y a beaucoup de monde, on est bousculé, on ne peut pas parler du fond des dossiers», a précisé Nicolas Sarkozy.  Comme la veille, dans un entretien accordé à la presse spécialisée, le chef de l’Etat a une nouvelle fois clairement pris le parti des agriculteurs en rappelant qu’«ils ne sont pas les ennemis de l’environnement, de la nature». Dans cet entretien, Nicolas Sarkozy a détaillé ses priorités pour un second mandat, de la simplification des contraintes environnementales à la réorganisation des «filières» et la réforme de la politique agricole commune (PAC). Et il s’est dit optimiste sur les négociations avec Bruxelles. «Grâce à notre insistance, la Commission (de Bruxelles) a proposé de maintenir le budget de la PAC en euros courants. C’était en juin 2011. Ce n’était pas une petite victoire», a-t-il fait valoir, soulignant que «les agriculteurs savent maintenant que le budget de la PAC sera maintenu en euros courants». Il aurait donc dû ajouter en bon économiste qu’il est donc en euros dévalués par l’inflation. Le budget ne sera donc pas maintenu ! Selon une enquête, 84% des interviewés estiment que la thématique agricole n’est pas suffisamment prise en compte par les candidats dans la campagne. Parmi les priorités qu’ils aimeraient voir traiter par les candidats à l’Elysée, les agriculteurs citent en premier «les prix payés à la production» (69%) puis «la réforme des aides de la PAC» (58%) et «les charges sociales et les impôts» (58%). Il faut une agriculture forte c’est certain, c’es même plus important qu’une industrie automobile plus facilement délocalisable ; A condition qu’il reste des agriculteurs et que l’industrie ou la fiances ne s’empare pas de l’activité. Sarkozy a raison, il faut une France forte, une agriculture forte, une stratégie économique forte  mais on peut se passer d’une démagogie forte.

Agriculture, production de céréales : record mondial mais spéculation

Agriculture, production de céréales : record mondial mais spéculation  

C’est le paradoxe , la production mondiale n’a jamais été aussi importante et pourtant les cours notamment du  blé ne cessent d’évoluer à la hausse comme à la baisse dans des proportions considérables. Comme pour le pétrole, la variation des cours ne dépend pas uniquement de la production mais de facteurs politiques, financiers et spéculatifs. La production mondiale de céréales est attendue à un niveau record en 2011/2012, grâce à de meilleures récoltes dans les deux hémisphères, mais les stocks, bien que revus en légère hausse, devraient rester tendus, a indiqué vendredi le Conseil international des céréales. La production mondiale devrait atteindre 1.841 millions de tonnes (Mt), en hausse de 11 Mt par rapport aux projections de janvier, selon le CIC, une organisation basée à Londres et regroupant grands pays producteurs et importateurs.  Cette progression s’explique par le relèvement des attentes de productions en Australie, au Kazakhstan, en Ukraine, en Inde et au Brésil. Ce dernier pays envisage de réaliser de nouvelles cultures de maïs pour compenser les pertes occasionnées lors de la sécheresse de l’automne et de l’hiver dernier.  La consommation mondiale est ajustée à la hausse (+5 Mt) à 1.836 Mt, contre 1.785 Mt estimé en 2010/2011. La part destinée à l’alimentation animale est relevée de 4 Mt à 775 Mt, soit une hausse de 4% par rapport à 2010/2011.  En revanche, le CIC anticipe un ralentissement de la consommation industrielle, qui ne devrait croître que de 2% cette année, avec un recul de l’utilisation de maïs pour fabriquer de l’éthanol, utilisé dans les biocarburants, après le pic enregistré en 2011. Les stocks mondiaux de céréales sont attendus en légère progression, à 378 Mt contre 373 Mt en 2010/2011 et 404 Mt en 2009/2010.  En blé, la production mondiale est projetée à 695 millions de tonnes (Mt), soit une hausse de 5 Mt par rapport aux prévisions du mois de janvier. En 2010/2011, la production mondiale avait été estimée à 653 Mt.  Cet accroissement de la production devrait s’accompagner d’une augmentation des stocks de fin de campagne à 211 Mt (+7 Mt), contre 196 Mt en 2010/2011, éclipsant le dernier record établi en 1990/2000, note le CIC. En maïs, la production mondiale s’établirait à 864 Mt (+3 Mt), malgré les chutes de production en Amérique latine –Argentine et Paraguay en première ligne– en raison de la sécheresse.  Les stocks mondiaux de maïs restent faibles, même s’ils sont revus en légère hausse (+1 Mt) à 126 Mt. Ces derniers pourraient encore s’amoindrir dans les mois à venir, prédit le CIC, du fait d’une demande soutenue de la part des pays importateurs. Les exportations atteindraient un plus haut depuis quatre ans à 95 Mt. La production mondiale de graines de soja reste en recul de 8% à 246,5 Mt par rapport à l’an passé, en raison de productions plus faibles que prévu dans les principaux pays producteurs.  Sous l’effet d’une demande intense de la Chine particulièrement, le niveau des exportations est estimé à 91,7 Mt en 2011/2012. Enfin, les exportations de tourteaux de soja, produits dérivés issus de la trituration, devraient atteindre un niveau record de 58,4 Mt, en hausse de 3% par rapport à l’an passé, portées par une demande accrue de la part des pays asiatiques.  En conclusion des productions en nette hausse mais qui ne garantissent pas la stabilité des prix. En cause, la déception des investisseurs sur le marché des actions et des obligations et qui se reportent désormais sur les matières premières notamment alimentaires. Ce qui par ailleurs cause d’énormes dégâts dans certaines pays pauvres (voir à cet égard l’évolution des prix en Afrique). Du coup les agriculteurs sont invités à s’initier aux marchés financiers et d’une certaine manière aussi à participer à la spéculation. Il faut convenir qu’il n’y a aucune raison économique (ou morale)  pour que les profits sur les productions soient en grande partie détournés par des intermédiaires financiers étrangers à la profession.

Obama : l’Europe doit relancer la croissance

Obama : l’Europe doit relancer la croissance

« Nous sommes d’accord sur le fait qu’il y a eu quelques progrès en ce qui concerne les accords entre l’Union européenne, le FMI et la Grèce », a déclaré M. Obama après avoir reçu la chef du gouvernement danois Helle Thorning-Schmidt.   »Le nouveau gouvernement en Italie, le nouveau gouvernement en Espagne (et) au Portugal, effectuent tous des progrès importants mais (…) il y a encore beaucoup à faire », a ajouté le président américain.  Il a énoncé la nécessité « d’assurer non seulement la stabilité économique mais aussi la croissance en Europe, parce que si l’Europe croît, cela aura également des conséquences pour l’économie américaine ».  L’Europe « a fait beaucoup de progrès » pour réduire les risques de contagion de la crise de la dette à laquelle elle fait face, avait estimé juste avant M. Obama son secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, sur la chaîne de télévision CNBC, à la veille d’une rencontre ministérielle du G20.  Prévue samedi et dimanche à Mexico, cette rencontre doit faire le point sur la crise de la dette, moins d’une semaine après la conclusion des négociations intra-européennes sur le sauvetage de la Grèce ; Obama, en termes diplomatiques rappelle l’Europe à l’ordre. Certes des plans d’austérité, sans doute nécessaires, ont été lancés mais sans relance de la croissance rien n’est acquis sur les déficits et sur la dette. En outre, cette politique de rigueur anémie la croissance mondiale. Il faudra encore beaucoup de mises en garde de ce type pour que l’Europe comprenne qu’elle va droit dans le mur.

Sanction de France télécom par l’agence de notation Fitch

Sanction de France télécom par l’agence de notation Fitch

 

Sanction de France télécom par Fitch car   le groupe a perdu au total 201.000 clients mobiles entre le début de l’année et le 15 février, soit 0,7% de son parc de 27 millions de clients en France, qui représente encore la moitié des ventes d’Orange et plus de 50% de son Ebitda total. L’agence de notation Fitch Ratings a abaissé vendredi à « négative » la perspective de la dette de France Télécom en raison des résultats en berne du groupe de télécommunications et de l’impact de l’arrivée de Free (groupe Iliad) sur le marché de la téléphonie mobile. Cette perspective signifie que Fitch envisage à long terme d’abaisser la note du groupe, qui pour l’heure est confirmée à « A- », précise l’agence dans un communiqué.   »Bien que le groupe ait laissé prévoir dans ses objectifs un rebond de l’activité en 2013″, l’agence reste « prudente » et estime qu’il y a encore « trop d’incertitudes » liées à « une concurrence intense » sur le marché français liée à l’entrée de Free et à ses offres à bas coûts.  . France Télécom a abaissé sa prévision de dividende pour 2012 et différé sa promesse de rachats d’actions face à la guerre des prix déclenchée par le nouvel entrant Free Mobile sur le marché français de la téléphonie mobile. L’opérateur historique, qui a publié mercredi des résultats 2011 conformes à ses objectifs, prévoit cette année de donner la priorité à la préservation de son bilan dans un contexte de dégradation plus marquée que prévu de la conjoncture économique. « 2012 est l’année la plus difficile pour nous », a déclaré le directeur financier Gervais Pellissier Free a fait une entrée fracassante sur le marché de la téléphonie mobile le mois dernier avec deux offres à prix cassés, obligeant ses concurrents en place à revoir en baisse les tarifs d’une partie de leurs offres pour tenter d’empêcher un exode de leurs abonnés. La donne a changé et c’est tant mieux pour le consommateur. Il était temps.

 

 

Petroplus sauvé pour six mois pourquoi pas pour une semaine ?

Petroplus sauvé pour six mois pourquoi pas pour une semaine ?

 

Nicolas Sarkozy est allé annoncer la bonne nouvelle aux salariés de Petroplus. Accompagné de son ministre de l’Economie François Baroin, le président de la République est arrivé avec un chèque de 20 millions d’euros : un contrat de six mois entre le propriétaire des lieux, Petroplus, et Shell qui fournira du pétrole brut et paiera le coût de sa transformation en carburant. « Je suis quelqu’un de parole, c’est signé », a-t-il déclaré. « Je ne dis pas que ça sauve la raffinerie, mais ça donne du boulot pour six mois », a ajouté le président lors d’un aparté avec des salariés, au chômage technique depuis l’arrêt de la raffinerie il y a deux mois. Une usine de raffinage sauvée pour six mois « moi, je fais quelque chose » a-t-il ajouté. Pourquoi six mois ? Ah si mais bien sûr, pour 2 mois, cela aurait sans doute paru suspect ;  alors va pour six mois ; Et c’est pas certain,  parce que Shell a indiqué que ça dépendrait des résultats. Bref ça pourrait aller quelques jours après les présidentielles. Au fait ce qui est important, c’est le buzz ; une fois les caméras parties, peu importe la suite réelle de l’entreprise. Pour limiter les frais (bah oui, ça fait environ 40 000 euros par salarié pour six mois !), on pourrait sauver les entreprises pour une semaine. Juste le temps de faire l’annonce, d’en rendre compte dans médias puis d’oublier complètement cette affaire ennuyeuse pour la campagne. On pourrait même réduire encore la dépense publique en limitant le sauvetage à une journée ; Au rythme des visites des usines en difficultés et du nombre de chômeurs (1000 par jour), l’opinion publique ne pourra retenir le nom de toutes ces entreprises.  A défaut de faire dans l’économie, le président fait dans le surréalisme. Pathétique !

Technicolor (ex Thomson) : près de 1000 emplois menacés

Technicolor (ex Thomson) : près de 1000 emplois menacés

1000 emplois menacés chez Technilor (ex Thomson) par suite de mauvais résultats financiers. L’entreprise, née de la scission des activités grand public de l’ancien groupe Thomson et aujourd’hui spécialisé dans les technologies pour les médias, s’est lourdement enfoncée dans le rouge l’an dernier avec une perte nette de plus de 300 millions d’euros.  Technicolor en avait perdu 69 millions en 2010, mais avait alors bénéficié d’un bonus exceptionnel de 381 millions lié à la restructuration de sa dette. Le résultat des seules activités poursuivies (après restructuration) est ainsi tombé dans le rouge l’an dernier, avec une perte de 33 millions, contre un bénéfice net de 38 millions l’année précédente.  Ses ventes se sont également repliées (-3,5%) à 3,45 milliards d’euros, malgré un rebond (+4,8%) sur le segment « Divertissement » (fabrication et distribution de DVD) qui a généré à lui seul 1,7 milliard de recettes. A l’inverse, l’activité historique de « Maison Connectée » (décodeurs) a particulièrement souffert et accusait au 31 décembre une « perte opérationnelle très significative » de plus de 40 millions d’euros.  Le groupe a eu beau présenter un plan stratégique de redressement sur trois ans, et mis en avant un flux de trésorerie « positif » et une bonne résistance en exploitation, il n’a rassuré ni les syndicats, ni les investisseurs.  .  Le groupe avait déjà annoncé en décembre un plan de restructuration, avec à la clef la suppression de 600 postes dans le monde, dont 125 en France.  Aujourd’hui, ce sont près de 800 emplois qui sont menacés dans l’Hexagone, selon les syndicats: à Angers (350 salariés), Saint-Cloud (330 salariés auxquels s’ajoutent 300 intermittents du spectacle), Issy-le-Moulineaux (70 salariés) et Rennes (26 salariés et 44 prestataires). Les studios de cinéma et télévision, autour de la marque Technicolor rachetée fin 2000.  Les effectifs du groupe dans le monde ont été réduits drastiquement depuis 2003, passant de 60.000 personnes à 17.000 actuellement.   »C’est l’absence de vision stratégique totale de la direction du groupe qui a été payée par les salariés », selon le porte-parole des syndicats. Absence de vision stratégique, comme pour la sidérurgie comme pour l’ensemble de l’industrie.

Chômage : deux millions de sans emploi en plus en 5 ans

Chômage : deux millions de sans emploi en plus en 5 ans

 

Officiellement, il y a une augmentation de 1 million e chômeurs en cinq ans ; en réalité on sait qu’il ne s’agit pas vraiment du chiffre de sans emploi. Il faut y rajouter le million supplémentaire de bénéficiaires du RSA. C’est-à-dire de ceux qui sont incapables de retrouver un emploi ou qui y ont tout simplement renoncé du fait de l’étroitesse du marché du travail. Certes on pourra toujours dire que les chômeurs officiellement inscrits ou ceux qui bénéficient du RSA sont des résistants au travail mais ça changera quoi quand on sait qu’il y a seulement 200 à 300 0000  offres d’emplois non couvertes. L’arbre ne peut cacher la forêt. Certains sans doute se sont installés dans l’assistanat de gré ou de force mais la plupart n’aspire qu’à retrouver un emploi. A cet égard la campagne menée par Sarkozy est indécente et indigne d’un homme d’Etat. Il y a des abus, alors qu’attend-on pour les sanctionner ? Faut-il qu’il y ait une élection présidentielle pour régler ce type de problématique ? La croissance, elle,  est un autre enjeu qu’on évite d’aborder ou alors pour fixer des taux très théorique de progression du PIB pour mieux justifier les dépenses publiques ; Exemple encore en 2012 avec un taux de croissance de 1% quand il y aura au mieux stagnation et sans doute malheureusement la récession. Evidemment c’est plus facile de stigmatiser les chômeurs que de s’attaquer au problème central de la croissance qui ne figure même pas dans la priorité de la France et de l’Allemagne pour le prochain sommet européen. Deux millions de sans emploi, ce n’est sans doute pas assez. Mieux vaut vanter la valeur travail, ça ne mange pas de pain et ça permet de rendre responsables ceux qui précisément sont les victimes de la crise.

Après le déni d’endettement, le déni de chômage ?

Après le déni d’endettement, le déni de chômage ?

 

 

Les fausses bonnes nouvelles distillées pour rassurer les naïfs (la croissance qui reprend, comme la bourse ou la baisse des taux d’intérêt) ne changeront pas la donne du Chômage. C’est le 9 ème mois consécutif d’augmentation du chômage. Le nombre de demandeurs d’emplois n’ayant pas du tout travaillé dans le mois (catégorie A) a progressé de 13.400 pour s’établir à 2,861 millions en France métropolitaine. Ce nombre est en progression de 0,5 % par rapport à décembre. Il s’agit du neuvième mois consécutif de hausse. En intégrant l’ensemble des demandeurs d’emplois, y compris ceux ayant une activité réduite (catégories B et C), la tendance est également à la hausse, même si elle est plus modeste : leur nombre progresse de 4.800 en janvier (+0,1 % sur un mois), totalisant 4,258 millions (4,5 millions avec les Dom). Ce qui fait que sur un an, le bond est de 6,2 % soit plus de 150 000 supplémentaires. Sur 5 ans, le bilan est de 1 million de chômeurs en plus..« La mauvaise nouvelle tombe chaque mois avec une régularité désarmante » titrait les Echos. On se demande en quoi la nouvelle est surprenante au point de désarmer. En fait la plupart des observateurs, la presse économique y compris sont coupables d’un déni de réalité. En dépit du déclin irréversible dans tous les domaines (croissance, dette, emploi etc.), chaque jour la presse et les analystes patentés par ceux qui les rémunèrent ne cessent de distiller des petites nouvelles positives qui seraient susceptible d’inverser le cours la pente que nous suivons. Une petite statistique aux Etats Unis,  un emprunt dont le taux n’est pas trop excessif, la bourse qui remonte de quelques points et c’est l’optimisme qui reprend, l’euphorie parfois. Enfin nous voilà délivrés de nos maux ; On va pouvoir se livrer à exercice favori : le déni d’endettement. Et plus globalement le déni de réalité. La France est sans doute un des plus beaux pays du monde mais fâché avec la réalité. On aime le rêve et on a raison mais en économie le rêve est déconseillé ; Dans un pays aussi manichéen que le notre, le débat s’installe alors entre les « cassandres » et les optimistes. Un faux débat car seule la lucidité est pertinente pour l’analyse ; le mal français est surtout culturel, c’est une incapacité à accepter le réel ; Evidemment c’est valable pour les politiques qui en France, pour les grands leaders, présentent la particularité d’être complètement ignares en économie. Il en existe cependant quelques uns mais pour ceux là pas la moindre chance d’espérer la plus haute marche du pouvoir. Barre ou Rocard par exemple en en fait l’expérience. D’autres plus »contemporains » comme Migaud, président de la cour des comptes ou Arthuis ne se font sans doute guère d’illusion. Trop compétents, ils hériteront sans doute d’un petit marocain mais ne seront sollicités pour la marche suprême. Trop compétents, trop sobres, ils ne sont pas politiquement asses sexy. Il y en d’autres sans doute du même profil. En France, mieux vaut un président de la république, un ministre des finances, un ministre du budget totalement ignares en économie. Ces personnages ne sont pas idiots évidemment ;  comme des acteurs, de bons acteurs, ils répètent le texte préparés ici à Bercy ou par leur conseillers. Ils s’adaptent vite, peuvent dire un jour le contraire de la veille.  . Et nos analystes ? Beaucoup eux connaissent mais le réalisme  n’est pas vendeur. En outre nos économistes médiatisés pour la plupart n’ont pas travaillé depuis une vingtaine d’années. On ne peut passer son temps sur les plateaux télé et s’adonner aux nécessaires travaux de recherche. Quand, ils écrivent une étude, c’est souvent le détournement du travail du doctorant. Quant à la presse, c’est du niveau de « Madame Irma », même la presse économique. En gros, on se contente de reprendre les communiqués des agences de paresse, du gouvernement, des entreprises avec quelque fois un petit commentaire. Par exemple aucun expert, aucun journal économique n’a été capable d’élaborer le moindre scénario chiffré des conséquences en cascade de la dégradation française. Si, madame Irma qui situe l’affaire entre 4 et 400 milliards. Après le déni d’endettement, le déni de crise (« on est  désormais dans une phase de stabilisation économique et sociale » dixit Sarkozy et la commission européenne), pourquoi pas le déni de chômage ?

 

 

France : chômage encore en augmentation en janvier +0.5%

France : chômage encore en augmentation en janvier +0.5%

 

Nouvelle hausse du chômage en janvier et plus de 4.5 millions inscrits au Chômage. Le chômage a donc poursuivi sa progression en janvier en France, selon les chiffres publiés vendredi par le ministère du Travail et Pôle Emploi. Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (ceux n’ayant exercé aucune activité) a augmenté de 13.400 (+0,5%) le mois dernier en France métropolitaine par rapport au mois de décembre pour s’établir à 2.861.700. Sur un an, la hausse s’établit à 6,2%. En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi croît de 0,1%, soit 4.800 personnes de plus, pour atteindre 4.258.200 (+5,5% sur un an). Avec les départements d’Outre-mer, le nombre de demandeurs d’emploi s’établit à 4.525.900, un chiffre sensible à deux mois du premier tour de l’élection présidentielle. Avec 13500 personnes en plus au chômage en catégorie A, ce n’est pas la solution trouvée pour Lejaby (90 personnes reprises) qui paraît à la hauteur de l’enjeu global. Sans parler des 5000 sidérurgistes D’ArcelorMittal de Florange.

Allemagne : récession à -1.5% sur un an au quatrième trimestre, le modèle dérape !

Allemagne : récession à -1.5% sur un an au quatrième trimestre, le modèle dérape !

 

Le produit intérieur brut (PIB) allemand s’est contracté de 0,2% au quatrième trimestre, après avoir progressé de 0,6% entre juillet et septembre, a confirmé vendredi l’Office fédéral de la statistique. La croissance allemande a ralenti en rythme annuel à 1,5% au quatrième trimestre. Les exportations ont reculé de 0,8% sur le trimestre, après avoir progressé de 2,6% au trimestre précédent. Le commerce net a retranché 0,3 point au PIB sur le quatrième trimestre, tandis que la demande intérieure y a ajouté 0,1 point, précise l’office de la statistique, dont les données définitives ont été ajustées aux valeurs saisonnières. Le déficit budgétaire allemand a reculé à 1,0% du PIB en 2011 contre 4,3% en 2010. En fait l’Allemagne est victime de l’écroulement de la demande internationale. Son modèle de développement est affecté puisqu’il repose essentiellement sur les exportations. Paradoxalement, la France dont le modèle repose surtout sur la consommation intérieure est moins fragilisée, l’avenir devrait le démonter même si évidemment, il faut s’attendre au minimum à la stagnation voire à la récession. Ces résultats de la croissance et du commerce extérieur allemand pourraient bien amener l’Allemagne à reconsidérer dans les prochains mois la politique d’austérité qu’elle impose en oubliant tout plan de relance économique.

123456...17



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol