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Archive mensuelle de février 2012

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Carburant : Baroin estime que la France «n’a pas les moyens» de limiter les prix

 Carburant : Baroin estime que la France «n’a pas les moyens» de limiter les prix

La France «n’a pas les moyens» de bloquer les prix des carburants ou de revenir à une fiscalité permettant d’amortir les fluctuations excessives des cours des produits pétroliers, a estimé mardi le ministre de l’Economie François Baroin pour répondre à la proposition de François Hollande, candidat à la présidentielle, sur un éventuel blocage des prix durant une période de trois mois. Baroin mélange tout c’est évident. Le blocage ne peut être que temporaire. Quant à la TIPP flottante elle ne prive pas l’Etat des recettes prévues mais seulement des recettes imprévues du au seul fait de la hausse des cours de pétrole (voir article : faut-il bloquer le prix de l’essence).La semaine dernière, les prix de l’essence et du gazole à la pompe ont flambée selon des données publiées lundi par le ministère du Développement durable. Le prix moyen du litre de super sans plomb 95 à un niveau record de 1,60 euro, tandis que celui du gazole a atteint son plus haut niveau pour 2012 à 1,44 euro, se rapprochant de son record historique du printemps 2008 (1,4541 euro), d’après les chiffres compilés par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC). Le prix moyen du litre de super sans plomb 98 (dont les ventes sont très inférieures au SP 95) a lui aussi battu un record historique à 1,64 euro. En janvier, François Hollande s’était prononcé en faveur d’un «blocage temporaire du prix de l’essence» s’il était élu, ainsi que pour un rétablissement de la TIPP flottante, une procédure consiste à baisser les taxes quand le prix du baril monte et à les augmenter quand il baisse : «Moi ce que je propose, c’est d’abord, de faire une pause, trois mois, où on met les distributeurs face à leur responsabilités», a de nouveau précisé le député de Corrèze. «Et puis ensuite une fois qu’on a fait cette période de blocage – trois mois – on met en place le mécanisme fiscal dont j’ai parlé, c’est-à-dire restituer au consommateur ce que l’Etat n’a pas à avoir comme recettes supplémentaires.» «Bloquer les prix ou revenir à la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) flottante, nous n’en avons pas les moyens», a rétorqué sur la radio France Inter François Baroin, en allusion à la crise des dettes publiques. En outre, «ce serait faire payer par le contribuable ce qui doit être payé par l’utilisateur», a-t-il ajouté. Le ministre a souligné aussi qu’il existait «une part d’évolution de la TIPP qui est sous l’autorité des régions», majoritairement présidées par la gauche, et que cette part avait «évolué, mais toujours à la hausse »$». L’Union française des industries pétrolières, qui regroupe le patronat du secteur, a jugé mardi «envisageable» de bloquer les prix des carburants en réduisant les taxes, mais a fait valoir qu’un tel dispositif serait coûteux. Les taxes représentent 60% du prix du SP 95 et 50% du prix du gazole, alors que «les prix hors taxes sont parmi les plus bas d’Europe», a rappelé l’Ufip. Selon le ministre de l’Energie Eric Besson, le blocage d’une augmentation des prix des carburants de 10 centimes pour trois mois représente une charge de 1,25 milliard d’euros pour l’Etat.

 

Peut-on bloquer les prix de l’essence?

Peut-on  bloquer les prix de l’essence?

Alors que le prix  l’essence atteint des sommets Hollande propose d’abord de bloquer les prix pendant une période puis de rétablir la TIPP flottante. « Une solution du passé », a critiqué Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État au Commerce.  Explication.

La Tipp flottante a été mise en œuvre par Lionel Jospin en octobre 2000 puis supprimée par Jean-Pierre Raffarin fin juillet 2002. Le mécanisme est le suivant : quand le prix hors taxe augmente, l’État réduit la taxe intérieure sur les produits pétroliers (« Tipp », renommée l’an dernier « Ticpe », Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques). Cet impôt forfaitaire frappe chaque litre de sans plomb 95 à hauteur de 61 centimes et le gazole à 43 centimes. La Tipp flottante avait réduit la facture jusqu’à 2,19 centimes par litre, selon la Cour des comptes. Il existe un autre moyen d’agir. L’article L. 410-2 du Code de commerce autorise l’État à bloquer les prix d’un produit pour six mois, mais la mesure doit être justifiée par « une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché». Ceux qui sont contre estiment que  la Tipp flottante est onéreuse. Durant ses 22 mois d’existence sous Jospin, le dispositif avait privé l’État de 2,7 milliards d’euros, a calculé la Cour des comptes. La nouvelle Ticpe doit rapporter 14 milliards d’euros cette année, soit 5% des recettes fiscales. Or François Hollande, comme Nicolas Sarkozy, promet de réduire le déficit public. L’idée de bloquer les prix ne peut donner de résultats que quelques mois ; par contre la TIPP flottante rend possible de restituer les recettes fiscales supplémentaires  du fait de l’effet mécanique haussier de la TVA.

Une ploutocratie aux intérêts déconnectés de ceux des français

Une ploutocratie aux intérêts déconnectés de ceux des français

Une caste de hauts dirigeants traverse la crise comme si celle-ci n’existait pas, engendrant un tel sentiment d’injustice et d’humiliation chez les citoyens qu’il contribue à menacer la démocratie. ( l’Express)

Ploutocratie : système de gouvernement dans lequel l’argent constitue la base principale du pouvoir. S’accompagne de fortes inégalités et d’une faible mobilité sociale. » La France, en moins de trente ans, a changé de système. La richesse de l’Hexagone repose désormais entre les mains des ploutocrates. Une caste de hauts dirigeants traverse la crise comme si celle-ci n’existait pas, engendrant un tel sentiment d’injustice et d’humiliation chez les citoyens qu’il contribue à menacer la démocratie. Selon la dernière étude Proxinvest, les rémunérations des patrons du CAC 40 ont progressé de 34 % en 2010. 34 % ! Quand les salariés se sont serré la ceinture… Les intéressés, comme leurs pairs américains ou britanniques, ne semblent pas avoir conscience du danger que leur mépris des réalités fait courir au système capitaliste.   En 1998, la rémunération moyenne des dirigeants du CAC représentait 40 fois le smic. Aujourd’hui, celle-ci équivaut à 120 smic, 10 dirigeants dépassant même le « plafond minimal socialement acceptable » décrété par Proxinvest à… 240 fois. Leur justification ? La concurrence internationale. Nos cadors partiraient ailleurs si on ne les payait pas aux tarifs du marché. Vraiment ? Imagine- t-on un instant Exxon débauchant Christophe de Margerie, patron de Total ? Goldman Sachs ou la Dresdner Bank seraient-ils venus chercher, en son temps, Daniel Bouton, ancien PDG de la Société générale ? La plupart de nos têtes pensantes ont un accent français à couper au couteau quand ils parlent anglais. Et ne sont pas des oiseaux si rares. La comparaison toujours invoquée avec les footballeurs ou les acteurs n’est pas pertinente : contrairement à Dujardin ou Zidane, nos dirigeants n’ont pas – sauf exception – un talent unique. Ils sont l’émanation d’une équipe.   Mis à part dans nos domaines d’excellence créative – luxe, vin, cuisine, jeux vidéo… – nos managers ne sont guère présents sur le mercato des CEO. Et il n’y a pas de patron français à la tête d’une des 500 premières sociétés américaines. Les Britanniques ou les Néerlandais sont infiniment plus exportables. Alors ? Les nôtres doivent leurs feuilles de paie indécentes à des comités de rémunération endogamiques. Ces messieurs se votent entre eux des bonus ! Sans jamais prévoir de sanction, même si l’entreprise décline.   La France n’est pas un cas isolé. Mais, au Royaume-Uni, le gouvernement a réagi : les rémunérations (salaires, bonus, actions gratuites) des PDG devront être approuvées par 75 % des votants en assemblée générale. Les employés seront consultés sur le sujet. Les émoluments pourront même être repris si l’entreprise affiche une grave contre-performance.   Les intentions de Nicolas Sarkozy étaient louables lorsqu’il voulait, au début de son mandat, soutenir les fondateurs d’entreprise qui ont réussi. Hors la création de richesse, point d’emplois, point de salut. Mais il a confondu les entrepreneurs avec les managers salariés gavés de stock-options, qui créent de la valeur en licenciant et en délocalisant. En les mettant tous dans le même panier (fiscal), et en adoptant leur langage et leurs codes, il a été associé à leurs excès et rejeté avec eux. Plus grave, cette impopularité rejaillit sur des milliers de patrons de PME dont les rémunérations n’ont cessé de baisser pendant la crise.   Il est vital de pouvoir devenir riche dans une entreprise en France. Mais à condition de l’inventer et de prendre des risques. L’indignation a encore de beaux jours devant elle.  

 

Taux d’imposition de 75%: la panique dans les partis politiques !

Taux d’imposition de 75%: la panique dans les partis politiques !

En proposant de créer un taux d’imposition à 75% pour les très hauts revenus, François Hollande a créé la surprise et suscité un débat qui s’est amplifié mardi, la gauche défendant une mesure de « justice », la droite moquant une « course à l’échalote », François Bayrou parlant  La veille, lors de « Parole de candidat », sur TF1, le candidat socialiste avait étonné en annonçant la création, s’il était élu, d’une nouvelle tranche d’impôt à 75% pour les revenus « au-dessus d’un million d’euros par an ».  Mardi, lors d’une visite-marathon au Salon de l’Agriculture, le député de Corrèze a défendu ce projet qui s’appliquerait à un revenu de « 100 smic » et au-dessus. « C’est un message de cohésion sociale », « il y a un effort à faire ». « C’est faire acte aussi de patriotisme. C’est du patriotisme d’accepter de payer un impôt supplémentaire pour redresser le pays », a plaidé M. Hollande, dont « l’adversaire principal » est le monde de la finance, comme il l’a martelé au Bourget le 23 janvier.  L’UMP avait commencé dès lundi soir à pilonner le projet du socialiste sur deux thèmes: improvisation et inefficacité.   »Inflation fiscale », François Hollande « chaque semaine, invente une nouvelle taxe sans jamais proposer la moindre économie », avait déclaré Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement et ministre du Budget.   »Fuite en avant fiscale », « confiscation fiscale », a commenté mardi Alain Juppé (Affaires étrangères).  Gérard Longuet (Défense) a conseillé au député de Corrèze de réfléchir » car cette mesure qui concernerait une « infime minorité », « peut décourager beaucoup ».  »  La candidate FN Marine Le Pen a épinglé une mesure « complètement absurde et idéologique ». « Ce n’est pas de la politique ça, c’est un coup médiatique en réalité ».  Le candidat centriste, François Bayrou, a été le plus moqueur, citant Michel Audiard: « le déconnomètre marche à plein tube ». Le pourfendeur de la « sarkhollandisation » y a vu « la méthode Sarkozy », d’annonces à tout prix « non réfléchies ».

 

Chute record du bâtiment en janvier ; conséquence : – 15 à 20% pour le logement neuf en 2012

Chute record du bâtiment  en janvier ; conséquence : – 15 à 20% pour le logement neuf en 2012

 

Avec un total de 29.659, le nombre de mises en chantier de logements neufs en janvier 2012 accuse une baisse de plus de 14.000 unités, soit un plongeon d’environ un tiers, par rapport à décembre 2011 et revient au niveau de janvier 2010, qui était déja très bas.  Pour l’ensemble de l’année 2012, M. Mouillart table sur des mises en chantier comprises entre 345.000 et 350.000 (contre 378.561 en 2011), le plus bas niveau depuis 2004, à l’exception de la catastrophique année 2009 (299.913), conséquence de la crise des « subprimes » américains.  La France a connu une chute historique des mises en chantier de logements neufs en janvier, par rapport au mois de décembre précédent, après avoir enregistré une baisse de 10,5% des ventes en 2011, ce qui laisse entrevoir une diminution de plus de 7%  Pour l’ensemble de l’année 2012, M. Mouillart table sur des mises en chantier comprises entre 345.000 et 350.000 (contre 378.561 en 2011), le plus bas niveau depuis 2004, à l’exception de la catastrophique année 2009 (299.913), conséquence de la crise des « subprimes » américains.  Pour janvier, trois causes ont joué: « les mauvaises conditions atmosphériques, la chute des crédits immobiliers accordés et le contrecoup des anticipations des derniers mois de 2011″, souligne M. Mouillart pour qui « le constat est le même pour les permis de construire avec 7.200 unités en moins par rapport à décembre ».  Les ventes de logements neufs par les promoteurs ont chuté de 10,5% en 2011 à 103.300 logements selon les chiffres du ministère. Malgré un sursaut au quatrième trimestre où les ventes ont progressé de 4,1%, par rapport au trimestre correspondant de 2010, à 29.500 unités, les investissseurs ayant voulu profiter d’un taux de réduction de 22% (étalé sur 9 ans) du prix maximum avant qu’il ne tombe à 13% en 2012. Les promoteurs eux-mêmes sont peu optimistes pour 2012. Ainsi Marc Pigeon, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), estime que les ventes de logements neufs devraient baisser de 15% à 20% en 2012, tombant entre 80.000 et 85.000 contre 103.300 cette année, très loin des années record de 2006 (126.300) et 2007 (127.300).

 

Le sommet de la zone euro prévu vendredi annulé par suite de divergences

Le sommet de la zone euro prévu vendredi annulé par suite de divergences

 

D’après la commission européenne et également Sarkozy, la situation financière de l’Europe « est assainie ». La preuve, le président de l’Union Européenne, Herman van Rompuy, vient d’annuler la réunion  des dirigeants des 17 pays de la zone euro du  2 mars prochain. Objectif : lancer les discussions sur la dimension du Mécanisme européen de stabilité (MES), la structure commune permanente visant à financer les Etats incapables de le faire sur les marchés de la dette.  Ce sommet de la zone euro a été annulé, selon l’AFP qui site plusieurs sources européennes. En cause, les réticences de l’Allemagne à discuter des moyens alloués. Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, avait prévenu qu’une décision ne serait pas nécessairement prise à cette réunion. D’après lui, l’Europe a tout le mois de mars pour le faire. Ces réticences sèment le doute sur la capacité de l’Europe de sortir de la crise de la dette souveraine. Or le G20 a jugé indispensable que le «pare-feu» de l’Europe contre la crise de la dette publique en zone euro soit en place avant de pouvoir financer davantage le Fonds monétaire international. Les discussions sur le MES, qui devrait entrer en vigueur dès juillet, se concentreront sur l’augmentation de ses ressources, pour l’instant plafonnées à 500 milliards d’euros de capacité de prêts. Le sommet des 1er et 2 mars sera entre autre consacré à la signature du traité budgétaire, que 25 des 27 membres de l’UE se sont engagés à adopter, le Royaume-Uni et la République tchèque ayant décliné. Autre preuve, la BCE a cessé d’intervenir sur le marché des obligations considérant que sans relance de la croissance la crise de la dette ne pourrait être maîtrisée. A part cela, la situation financière est assainie !!

Economie: derniers articles

Présidentielles : Hollande à 33 ou 27%, des sondages au parfum politicien

Présidentielles : Hollande à  33 ou 27%, des sondages au parfum politicien

 

Guerre des mots, guerre des insultes  mais aussi guerre des sondages. Curieux mais depuis quelques jours, les sondages donnent des résultats  très différents. Pour les uns Sarkozy a pratiquement rejoint Hollande au premier tour, pour les autres Sarkozy est toujours scotché à 25-26% et Hollande lui caracole à 33%. En cause, les méthodologies assez différentes, la période de sondage, la manière dont sont formulées les questions et les techniques de redressement. Sur le strict plan méthodologique, la marge d’erreur est de 3%, elle peut atteindre même 5%. Un chiffre précis n’a aucune valeur statistique. Il devrait être accompagné de la marge d’erreur. Ainsi un gouffre électoral sépare les instituts Ipsos, LH2 et BVA de leurs homologues IFOP et CSA. Les premiers voient François Hollande loin devant Nicolas Sarkozy. Cinq, six à sept points d’avance. Des millions de voix. Les deux autres mettent un point seulement entre les deux candidats, le socialiste voyant sa cote reculer. Un point, l’épaisseur du trait. Et pas la même histoire, du moins au premier tour. Plusieurs autres questions se posent la sensibilité politique des organismes de sondage. La plupart des instituts sont maintenant regroupés et appartiennent à des groupes financiers ou de publicité. Les principaux clients sont des organes gouvernementaux, des journaux et des partis politiques ; certains ont donc intérêt à valoriser des résultats qui les arrangent. Ainsi dans le Figaro Hollande est autour de 27% à égalité avec Sarkozy alors que dans le Monde  est autour de 33%. Si la politique est malade, la presse également déconsidérée par son manque de professionnalisme et d’indépendance ; d’où malheureusement la vague actuelle de suppression de journaux nationaux et régionaux.

La BCE n’achète plus d’obligations, mauvais signe !

La BCE n’achète plus d’obligations, mauvais signe !

 

La Banque centrale européenne n’a acquis aucune obligation d’Etat lors de la semaine close le 24 février. Cela fait donc désormais deux semaines que l’institution n’intervient plus sur le marché obligataire souverain. L’institution européenne avait déjà fortement modéré ses rachats d’obligations ces dernières semaines… Elle procèdera d’ailleurs mardi à un appel d’offres pour des dépôts à une semaine afin d’absorber l’excès de liquidités créé par ses derniers rachats. Depuis le début de son « Securities Market Program » lancé en mai 2010, la BCE a donc racheté pour 219,5 milliards d’euros. Elle avait réactivé le 4 août 2011 son programme de rachat d’obligations, en sommeil depuis mars, après une alerte sur l’Italie et l’Espagne, alors vivement attaquées sur les marchés. Certes es taux sur les obligations se sont détendus ces dernières semaines, cependant il y a des contradictions entre la commission européenne et la BCE. Pour la commission, nous sommes entrés dans une phase de stabilisation économique et financière. Pour la BCE, la crise financière n’est sans doute pas finie et la croissance très hypothétique. D’ailleurs au-delà du propos,  la commission très optimiste dans le verbe, prévoit une récession de la zone euro en 2012. Visiblement les violons sont mal accordés. Plus exactement, les experts sont dans le potage partagés entre la nécessité de redonner de l’espoir et la réalité qi,  elle, nous conduit dans le mur « La reprise dans la zone euro se fait très lentement et reste sujette à des risques », estime le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, dans une interview publiée jeudi par le Wall Street Journal. Même si les marchés financiers sont plus stables qu’il y a encore quelques mois, il est difficile de dire si la crise de la dette de la région est terminée, note le président de la BCE. »La reprise se déroule très lentement et demeure sujette à des risques baissiers », a dit Mario Draghi au WSJ. « Il est difficile de dire si la crise est terminée. » La Commission européenne a annoncé jeudi une contraction de l’activité économique de 0,3% dans la zone euro en 2012 et une stagnation dans l’ensemble de l’Union européenne. Pourtant la commission européenne estime qu’on est sorti du tunnel et que nous sommes en phase de stabilisation financière et économique. Manque de lucidité, de compétence, de courage ? Les trois à la fois. Il faudra encore des semaines et des mois pour que nos experts « patentés » prennent conscience que la seule austérité tue la croissance et démolit aussi les équilibres financiers. La BCE, elle, a choisi l’attentisme, convaincue que sans croissance, la zone euro aura du mal à s’en sortir.

Baisse des prévisions économiques aux Etats-Unis

Baisse des prévisions économiques aux Etats-Unis

 

Le produit intérieur brut américain devrait croître de 2,2% en 2012 et de 2,4% en 2013. Et non pas de 2.7% et  % comme le prévoit e gouvernement. Mais le FMI prévoit encore moins : 1.8 et 2.2%. Selon l’Alliance des industriels pour la productivité et l’innovation (MAPI),  organisation patronale, note que cela représenterait une nette accélération par rapport au 1,7% de croissance relevé officiellement pour 2011, et que son estimation pour 2012 est légèrement supérieure à ce qu’elle prévoyait en novembre (2,1%).  Néanmoins, un tel taux serait nettement inférieur aux espoirs du gouvernement qui a indiqué mi-février avoir élaboré son collectif budgétaire pour l’année en cours et son projet de loi de finances pour la suivante sur l’hypothèse d’une croissance économique de 2,7% en 2012 et de 3,0% en 2013.  L’Association nationale pour l’économie d’entreprise (NABE) a indiqué de son côté que la prévision médiane des quarante-cinq économistes qu’elle interroge régulièrement pour les besoins de son enquête prospective, donnait une croissance du PIB américain de 2,3% en 2012 (soit 0,1 point de moins qu’en novembre), et de 2,8% en 2013.  Le Fonds monétaire international, table dans la dernière livraison de ses prévisions économiques mondiales (janvier) sur une croissance de 1,8% pour les Etats-Unis en 2012, et de 2,2% en 2013.

 

Morin : Lagarde est un voyou ! Les nullités de la campagne présidentielle (feuilleton)

Morin : Lagarde est un voyou ! Les nullités de la campagne présidentielle (feuilleton)

Deux jours après le congrès mouvementé du Nouveau centre, Hervé Morin qui a abandonné la course à l’Elysée, s’est emporté lundi matin sur LCI contre le président exécutif de la formation, Jean-Christophe Lagarde. Il l’a traité de voyou. Morin suppose en effet que lors   congrès extraordinaire Lagarde a fait venir des militants pour Huer Morin. . «  Ce n’est pas de ma faute si j’amène 250 personnes. La vraie question qu’Hervé Morin devrait se poser est pourquoi, quand il convoque un congrès extraordinaire, il n’y a en dehors de la fédération du 93, que 350 personnes dans la salle. Il y a trois ans, le parti comptait 18.000 adhérents. Il n’y en a plus que 7.300 aujourd’hui. Et seuls 23% d’entre eux ont voté sa motion [soit 67,6% des 2.499 votants, le reste des militants s'étant abstenu, Ndlr]. Le président du Nouveau centre doit donc se poser la question du bilan. »  Reconnaît Lagarde,  « Oui, il y a eu des sifflets contre Hervé Morin. Mais en quoi sont-ils plus indécents que les quatre premiers rangs pro-Morin – environ 110 personnes – qui n’ont cessé de siffler Olivier Jardé et Jérémy Coste [respectivement député de la Somme et président des jeunes centristes qui ont défendu chacun une motion face à Hervé Morin ; même pas la peine d’être dans un grand parti pour s’adresser des insultes , même dans un micro parti ( moins de 100 adhérents par département, essentiellement des élus ), c’est possible. Comme dirait Hollande, il y a aussi une certaine inélégance chez Sarkozy mais chez Morin aussi.

 

Hollande veut taxer les revenus de plus de 1 million à 75%

Hollande veut taxer les revenus de plus de 1 million à 75%

 

François Hollande propose un impôt à 75% pour ceux qui gagnent plus d’un million d’euros par an.    François Hollande a annoncé lors de l’émission Parole de candidat, sur TF1, qu’il créerait, s’il était élu président de la République, un taux d’imposition « à 75% » pour les revenus « au-dessus d’un million d’euros » par an. Deuxième candidat à la présidentielle à participer à l’émission, après François Bayrou et Eva Joly la semaine dernière, François Hollande a répondu à un panel de téléspectateurs ainsi qu’à des journalistes. Il a détaillé son programme, connu depuis le meeting du Bourget en janvier. Et il a annoncé de nouvelles mesures. « J’ai considéré, j’en fais ici l’annonce, qu’au-dessus d’un million d’euros par mois, le taux d’imposition devrait être de 75%. Ce n’est pas possible d’avoir ces niveaux de rémunération », a-t-il dit face aux Français invités par TF1 à lui poser des questions pendant 1h45, avant de rectifier : « Un million d’euros par an, donc à peu près 100.000 euros par mois ». « J’ai appris les progressions considérables des rémunérations des patrons du CAC 40, deux millions d’euros par (an) en moyenne. Comment l’accepter? », a-t-il dit après avoir rappelé son projet d’une tranche à 45% pour les revenus supérieurs à 150.000 euros annuels. François Hollande a défendu « une règle simple : les revenus du capital doivent être taxés comme les revenus du travail ». Selon l’outil développé par l’économiste Thomas Piketty, proche du PS, seulement 6.060 personnes, sur les 20,2 millions de Français âgés de 18 ans et plus et travaillant à temps complet, gagne plus d’un million par an. Selon le député UMP Gilles Carrez, rapporteur de la commission des finances, 30.000 contribuables gagnent cette somme là chaque année. Il l’avait expliqué dans une proposition de loi visant à taxer les millionnaires, mais à hauteur de 1 à 2% supplémentaires (soit 41 ou 42%). Un écart qui s’explique sans doute par le camouflage fiscal des gros revenus qui ne viennent pas loin s’en faut du travail.

ArcelorMittal- Florange : les locaux à nouveau occupés

ArcelorMittal- Florange : les locaux à nouveau occupés

 

La tension est montée d’un cran à Florange (Moselle) où une trentaine de métallurgistes de l’usine ArcelorMittal bloquent depuis 5h30 les entrées aux locaux administratifs du site pour protester contre. Une fermeture prochaine de l’aciérie employant quelque 5000 personnes, dont 2500 en CDI.  «Plus personne ne sort, plus personne ne rentre, au moins jusqu’à ce soir», a déclaré le responsable de la CFDT, Edouard Martin. Les premiers cadres embauchant vers 6 heures ont été contraints à faire demi-tour par les protestataires. Il s’agit de la quatrième opération «coup de poing» des ArcelorMittal en une semaine. Lundi, ils avaient vidé le bureau du responsable de la sécurité après avoir bloqué vendredi pendant 24 heures les expéditions du site. La semaine dernière, entre 200 et 300 d’entre eux avaient occupé, aux cris de «Mittal, on veut du travail», l’étage de la direction des «grands bureaux».  Le blocage des locaux administratifs vise à «perturber la production du site» qui est en partie pilotée depuis les «grands bureaux» de l’aciérie, a expliqué un syndicaliste. D’autres «actions» ont été annoncées par l’intersyndicale CFDT-CGT-FO-CFE/CGC, notamment pour mercredi, journée de mobilisation nationale pour l’emploi et «la justice sociale» dans le cadre d’un appel de la Confédération européenne des syndicats contre les mesures d’austérité face à la crise.  Les représentants syndicaux de l’usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) affichaient lundi leur scepticisme après la promesse de Nicolas Sarkozy de faire des «propositions très précises» pour le site, dont le haut-fourneau doit, selon lui, «pouvoir repartir au 2e semestre. Un sauvetage de type Petroplus assuré ou presque avec une subvention de poursuivre l’activité pendant 6 mois et encore c’est par certain. Une solution que ne veulent pas les sidérurgistes en grève d’autant que la promesse de redémarrage de Florange interviendrait au second semestre alors que Sarkozy ne sera vraisemblablement plus au pouvoir. S’il l’est, ce pourrait être comme à Gondrange, des promesses et finalement la fermeture. Et l’intersyndicale avait promis de faire de Florange «le cauchemar du gouvernement» si les deux hauts-fourneaux de l’aciérie, en sommeil depuis plusieurs mois, n’étaient pas remis rapidement en route. ArcelorMittal, qui a décidé récemment la fermeture définitive de hauts fourneaux à Liège (Belgique) et Madrid, assure qu’en Lorraine, il ne s’agit que d’une mise en veille temporaire rendue nécessaire par une demande insuffisante.

 

Le prix record du carburant, 1.60 euros pour le SP 95, arrange tout le monde ou presque

Le prix record du carburant, 1.60 euros pour le SP 95, arrange tout le monde ou presque

 

Nouveaux  sommets la semaine dernière, selon des données publiées lundi par le ministère du Développement durable. Le prix moyen du litre de super sans plomb 95 a grimpé vendredi à un niveau record de 1,60 euro, tandis que celui du gazole a atteint son plus haut niveau pour 2012 à 1,44 euro, se rapprochant de son record historique du printemps 2008 (1,4541 euro), d’après les chiffres compilés par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC).   Le prix moyen du litre de super sans plomb 98 (dont les ventes sont très inférieures au SP 95) a lui aussi battu un record historique à 1,64 euro. Les ventes de gazole représentent environ 80% de la consommation française de carburants automobiles, le super sans plomb 95 un peu moins de 15% et le super sans plomb 98 autour de 5%. Les carburants SP 95 et SP 98 avaient déjà atteint des records la semaine précédente : respectivement 1,5803 euro et 1,6228, tandis que le litre de gazole coûtait 1,4223 euro… Pourtant pour les pétroliers, ça baigne ! Notamment pour Total par contre ça baigne. C’est moins que le record historique d’avant crise de 2008 (13,9 milliards d’euros de bénéfices pout Total). Mais tout de même 16 % de plus qu’en 2010. Des chiffres qui ont immédiatement suscité de nombreuses réactions, alors que les prix de l’essence ne cessent d’augmenter. Le chiffre d’affaires a progressé de 16% à 184,7 milliards d’euros. Cette envolée des résultats est liée aux cours très élevés du pétrole brut l’an dernier, le prix moyen du baril de Brent ayant grimpé de 40% à 111,3 milliards de dollars. Total s’est ainsi rapproché de ses résultats historiques de l’exercice 2008, lorsqu’il avait enregistré un bénéfice net de 13,9 milliards d’euros. Cette année-là, le groupe avait profité à la fois de prix de l’or noir très élevés (avec un sommet absolu à 147 dollars le baril) et d’activités de raffinage en pleine forme. Le PDG du groupe Christophe de Margerie a par ailleurs indiqué que Total allait payer 1,2 milliard d’euros d’impôts en France au titre de l’année 2011, dont 300 millions pour l’impôt sur les sociétés. L’an passé, le groupe pétrolier n’avait pas payé d’impôts sur les sociétés car ses activités françaises étaient déficitaires. Cette année, miracle, elles sont devenues bénéficiaires ! Sans doute parce que à la veille des présidentielles, l’électeur se serait étonné de cette absence d’imposition. Le pétrole cher arrange aussi  les pays producteurs amis aussi l’Etat qui par le biais de la TVA récupère d’autant plus de recettes que le pétrole est cher. Bref, le pétrole cher, ça range tout le monde sauf le consommateur et l’économie (c’est qui ça au fait ?)

 

Déficit et chômage record pour l’Espagne :respectivement 8.5% et 22%

Déficit  et chômage record pour l’Espagne :respectivement  8.5% et 22%

 

Le déficit public de l’Espagne a représenté 8,51% du PIB en 2011, a déclaré lundi le ministre des Finances Cristobal Montoro. Une première estimation donnait 8,2% et la révision à la hausse est essentiellement imputable aux dépassements des budgets des régions. Montoro a dit que ce chiffre de 8,51% était lui aussi provisoire et serait communiqué pour examen à la Commission européenne. L’objectif de Madrid pour 2012 est un déficit de 4,4% du PIB(En 2010, le déficit représentait 9,3% du PIB). On voit mal comment ces objectifs pourraient être atteints avec l’écroulement de la croissance et le chômage qui atteint 22%. Le nombre de chômeurs en Espagne a atteint fin décembre un nouveau record, à 4, 422 millions de personnes, ce qui «confirme la détérioration de la situation économique au second semestre de l’année» 2011, a annoncé mardi le ministère du Travail. Le chômage atteint ainsi son niveau le plus élevé depuis le démarrage de la crise en 2008 et le début de la diffusion de ces statistiques mensuelles, en 1996. Privé de son moteur économique, la construction, le pays devrait probablement retomber en récession début 2012 et souffre d’un taux de chômage record parmi les pays industrialisés: selon l’Institut national de la statistique (Ine), qui utilise une méthode de calcul différente, ce taux était de 21,52% au troisième trimestre 2011. Entre novembre et décembre, selon le ministère du Travail, le pays a enregistré 1 897 chômeurs de plus (+0,04%), et sur l’ensemble de l’année, ce sont 322 286 sans-emploi supplémentaires (+7,86%). Relancer l’emploi et assainir les finances publiques figurent en tête des priorités du nouveau gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, qui a pris ses fonctions le 22 décembre : Il a annonce un plan de rigueur de 8,9 milliards d’euros et une hausse d’impôts devant rapporter 6,275 milliards en 2012, afin de réduire le déficit mais sans croissance peu de chance de redresser comptes et emploi. La  situation reste très difficile pour les jeunes : selon l’Ine, 45,8% des 16-24 ans étaient au chômage au troisième trimestre. Au total, le chômage grimpe dans 13 des 17 régions du pays, particulièrement en Castille et Leon (4 907 nouveaux sans-emploi) et en Galice (4 818).

 

 

La Grèce en défaut sélectif d’après Standard & Poor’s.

La Grèce en défaut sélectif d’après Standard & Poor’s.

 

 Standard & Poor’s a annoncé lundi abaisser la note à long terme CC et la note à court terme C de la Grèce à SD (Défaut sélectif).Fitch Ratings avait abaissé mercredi dernier la note à long terme de la Grèce de CCC à C, à seulement un cran au-dessus du défaut, après l’annonce d’un plan d’échange obligataire visant à alléger l’endettement du pays. L’agence de notation Moody’s Investors  avait considéré, elle, que le risque d’un défaut élevé pour la Grèce cela en dépit du plan de soutien européen et du privé ; « L’annonce du 21 février sur un soutien à la Grèce est un important pas en avant, mais le risque de défaut reste élevé, même après que cet échange sous la contrainte (de titres de dette) aura été mis en œuvre », estime l’analyste Sarah Carlson dans une note hebdomadaire.   »La charge de la dette grecque restera lourde pour plusieurs années, et le pays ne devrait pas être en mesure d’accéder au marché privé (de la dette) après la fin du second plan d’assistance », souligne notamment Moody’s.  La zone euro a conclu au forceps mardi dernier un nouveau plan de sauvetage record atteignant potentiellement 237 milliards d’euros pour la Grèce dans l’espoir de lui éviter la sortie de l’Union monétaire, mais sans apaiser toutes les inquiétudes sur l’avenir du pays.  S&P explique sa décision en raison de l’insertion rétroactive par le gouvernement grec de clauses d’action collective (CAC) dans la documentation de certaines tranches de sa dette souveraine. Ces clauses forcent les créanciers obligataires qui ne souscrivent pas volontairement au plan d’échange d’obligations à assumer des pertes et S&P considère que leur existence modifie les termes de la dette concernée et constitue une restructuration de dette contrainte. Toutefois, si l’échange de dette se concrétise, « nous considèrerons sans doute que le défaut sélectif aura été traité et relèverions le rating souverain de la Grèce dans la catégorie CCC », ajoute l’agence. « Si un nombre suffisant de créanciers obligataires n’acceptait pas l’offre d’échange, nous pensons que la Grèce serait confrontée à un défaut de paiement pur et simple et imminent », dit encore l’agence, expliquant cette dernière considération par le fait que la Grèce manque d’un accès au marché et qu’elle ne pourrait sans doute pas compter sur des financements publics supplémentaires. Le défaut se rapproche donc pour la Grèce d’autant que les particuliers et les entreprises grecques ne cessent de retirer leur argent de banques de plus en plus fragilisées.

Education nationale : Sarkozy ment sur RTL sur le nombre d’élèves et de profs

Education nationale : Sarkozy ment sur RTL sur le nombre d’élèves et de profs

 

Cela devient une seconde nature chez Sarkozy, il ment. La dernière boulette c’était quand il avait affirmé qu’il avait voté l’acte unique (il n’était pas député !) et qu’il avait aussi voté la monnaie unique (il était non votant). Lundi matin, Nicolas Sarkozy a affirmé sur RTL que, depuis dix ans, le nombre d’élèves dans l’Education nationale a diminué de 400.000, alors que le nombre d’enseignants a quant à lui progressé de 45.000. Mais ces deux chiffres sont bien loin de refléter la réalité. Invité de RTL lundi matin, Nicolas Sarkozy est revenu sur la volonté de son adversaire socialiste de créer 60.000 postes supplémentaires dans l’éducation nationale. Le président-candidat a dénoncé « la démagogie extravagante » de François Hollande. « Je suis effaré qu’on puisse dire, avant même de commencer la discussion sur l’école, qu’il faut créer 60.000 postes en plus, avant même d’obtenir la moindre réforme », a lancé le chef de l’Etat, désormais en campagne. Et ce dernier – pour justifier ses dires – a avancé des chiffres : « Il y a un peu plus de 400.000 élèves de moins dans l’Education nationale depuis dix ans, et il y a 45.000 professeurs de plus. » Avant de conclure : « S’il suffisait d’embaucher des profs pour que l’école fonctionne et que les profs soient heureux, on devrait avoir l’école qui fonctionne le mieux au monde et les professeurs les plus heureux du monde. » Sauf que les chiffres de Nicolas Sarkozy ne sont pas exacts. Une étude intitulée « Repères et références statistiques » (RERS) et publiée sur le site du ministère de l’Education nationale le prouve. Concernant les effectifs de la population scolaire d’abord. Lors de l’année scolaire 2000-2001, il y avait en France (métropolitaine + DOM) pas moins de 12.166 millions d’élèves contre 12.017 millions sur la période 2010-2011. Soit une baisse de 149.000 élèves en dix ans, et non de 400.000 comme évoqué par le président-candidat. Des chiffres également confirmés par l’Insee. Concernant les enseignants ensuite. Lors de son intervention à la radio, Nicolas Sarkozy a affirmé que le nombre de professeurs a augmenté de 45.000. Là encore, le chef de l’Etat s’est trompé. Toujours selon la même étude, le personnel enseignant de l’Education nationale (public) est en fait passé de 705.387 en 2001 à 672.602 en 2011. Soit une baisse de 32.785 personnes. Loin de la hausse évoquée par Nicolas Sarkozy.ces mensonges deviennent pathétiques comme ceux sur les chômeurs qui seraient responsables du déficit des Assedic. Alors que lui aurait travaillé dès 21 nans (ce qui est faux, il a commencé à 26 ans). ; Il faut s’attendre à tout de la part d’un candidat aux abois, le pire est certainement devant nous. Pour autant évidemment cela ne crédibilise pas le programme de Hollande qui a dit une grosse bêtise à propos de son projet de loi pour empêcher les fermetures (voir article).

Le pétrole plombe les coûts de l’industrie française : +0.6% en janvier

Le pétrole plombe les coûts de l’industrie française : +0.6% en janvier

 

Sarkozy avait affirmé que les prix ne subiraient pas de hausse du fait de la TVA (ce qui est loin d’être démontré), il avait sûrement oublié l’effet du pétrole sur les coûts de production. Les prix à la production de l’industrie française ont augmenté de 0,6% en janvier, portés par la hausse des produits pétroliers, montrent les chiffres publiés lundi par l’Insee. Les 10 économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne +0,4%, leurs estimations allant de +0,1% à +0,6%. En décembre, les prix avaient baissé de 0,1%.Le prix du pétrole de la mer du Nord (Brent) a augmenté de 3,4% en dollars et de 5,2% en euros, entraînant une hausse de 9,5% pour le super sans plomb, +4,2% pour le gazole et +4,7% pour le fioul domestique. Les prix des denrées alimentaires ont été stables pour le troisième mois consécutif. L’augmentation de 0,3% des prix des autres produits industriels fait suite à deux mois de stabilité, note l’Insee. Les prix des produits industriels destinés aux marchés extérieurs ont augmenté de 0,6%, après une quasi stabilité depuis avril. Pour l’ensemble des marchés, la hausse est de 0,6% et de 3,5% sur un an. Malheureusement nous cumulons inflation et récession, c’est le pire scénario. Baisse du pouvoir d’achat et inflation vont entamer la consommation qui constitue le moteur de la croissance française.

 

Les grecs retirent leur argent des banques

Les grecs retirent leur argent des banques

 

 

Les grecs comme l’agence Moody’s doutent de la solidité des banques locales.  Entreprises et les particuliers ont continué à retirer leurs avoirs des banques grecques en janvier et vident progressivement leurs comptes. ; Ce que prouvent  des  données publiées lundi par la Banque centrale européenne (BCE), qui illustrent la défiance persistance nourrie à l’égard du système financier du pays. Les dépôts effectués par le secteur privé auprès des banques grecques ont reculé de près de 3% en janvier, après un léger sursaut en décembre, pour un total tombé à 174,9 milliards d’euros, un plus bas depuis novembre 2006. Le niveau des dépôts est désormais inférieur de 28% à un pic de décembre 2009. Dans d’autres pays de la zone euro dits périphériques, tels que l’Espagne, l’Irlande et l’Italie, les dépôts ont légèrement baissé le mois dernier. Au Portugal, ils ont augmenté de manière infime, à 233,2 milliards d’euros. A l’exception du Portugal, les dépôts placés dans les banques des pays périphériques ont baissé de manière significative l’an dernier. Contrairement à ce qu’affirme la commission européenne (à la différence de la BCE) ou encore Sarkozy la situation financière est encore loin d’être assainie ; D’autant que la récession va accroitre déficits et dettes.

Grèce : pour Moody’s, risque de défaut élevé malgré le plan européen

Grèce : pour  Moody’s,  risque de défaut élevé malgré le plan européen

 Risque d’un défaut élevé pour la Grèce d’après l’agence de notation Moody’s Investors cela en dépit du plan de soutien européen et du privé ; « L’annonce du 21 février sur un soutien à la Grèce est un important pas en avant, mais le risque de défaut reste élevé, même après que cet échange sous la contrainte (de titres de dette) aura été mis en œuvre », estime l’analyste Sarah Carlson dans une note hebdomadaire.   »La charge de la dette grecque restera lourde pour plusieurs années, et le pays ne devrait pas être en mesure d’accéder au marché privé (de la dette) après la fin du second plan d’assistance », souligne notamment Moody’s.  La zone euro a conclu au forceps mardi dernier un nouveau plan de sauvetage record atteignant potentiellement 237 milliards d’euros pour la Grèce dans l’espoir de lui éviter la sortie de l’Union monétaire, mais sans apaiser toutes les inquiétudes sur l’avenir du pays.  A l’inverse Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a estimé que l’accord « fermait la porte au scénario d’un défaut de paiement, avec toutes ses graves conséquences sociales et économiques ».  Après d’intenses tractations, les créanciers privés ont accepté une perte de 53,5% sur la valeur faciale de leurs titres grecs, soit 107 milliards d’euros de dette, la procédure d’échange des obligations grecques ayant été lancée vendredi par Athènes. Selon Moody’s, les banques grecques « continueront à faire face à des risques élevés et à des difficultés post-recapitalisation, du fait de leur forte exposition à la vulnérable dette souveraine (grecque) et des risques de recul de l’économie locale, qui est actuellement dans sa 5e année de récession ».  Les besoins en recapitalisation des banques grecques, précédemment estimées à 30 milliards d’euros, grimpent désormais à 40 milliards, note l’agence dans son Weekly Credit Outlook.  Moody’s prévoit que les banques helléniques resteront « sous pression » dans les « 24 à 36 mois prochains », et qu’elles resteront dépendantes des financements de la Banque centrale européenne ou de la banque centrale grecque. Moody’s à la différance de l’Europe teint compte de l’écroulement de la croissance  (-7% en janvier sur un an) et estime donc que la perfusion financière devra continuer pour éviter le défaut.

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