• Accueil
  • > Archives pour février 2012

Archive mensuelle de février 2012

Page 14 sur 17

« Merkel ne fera rien pour forcer la grève à sortir de l’Euro » une phrase révélatrice

« Merkel ne fera rien pour forcer la grève à sortir de l’Euro » une phrase révélatrice

 

 

 La phrase en dit long « Merkel ne fera rien pour forcer Grèce à quitter l’euro ». Sans doute ne fera-t-elle rien non plus pour l’y maintenir. Les négociations entre Lucas Papadémos et les bailleurs de fonds ont duré presque toute la nuit de lundi à mardi, jusqu’à 04h00 (02h00 GMT), au moment où débutaient les premiers débrayages dans les ports. « Aucun navire n’a quitté le port du Pirée ce matin, en raison de la grève des marins », a déclaré un porte-parole de la garde-côtes. Le mouvement a été lancé à l’appel des principaux syndicats, GSEE (privé) et Adedy (public), pour dénoncer une politique qui, disent-ils, menace d’entraîner le pays dans une spirale destructrice. L’Acropole a été fermée aux touristes, les transports publics ont été perturbés aux heures de pointe, le personnel des hôpitaux est réduit au minimum. Enseignants, employés de banques ou de télécommunications ont prévu de se joindre au mouvement. Des échauffourées ont éclaté place Syntagma entre la police et des manifestants qui tentaient de monter les marches menant au parlement en scandant: « Non aux conditions de travail médiévales, ne baissons pas la tête, résistons! ». Les chefs de file des principaux partis politiques grecs ont a nouveau reporté de 24 heures la réunion prévue ce mardi pour valider les réformes exigées par les bailleurs de fonds d’Athènes en échange d’un deuxième plan d’aide. Tandis que des manifestants réunis à Athènes brûlaient le drapeau allemand, la chancelière Angela Merkel avec sa phrase très ambigüe pensant apaiser les tensions. Mark Rutte n’a en revanche pas exclu une telle sortie. « Le reste de la zone euro est maintenant assez fort (…) pour que nous puissions faire face à une sortie de la Grèce, une Grèce confrontée à de graves troubles », a-t-il estimé. La fenêtre de tir est étroite mais elle existe. Les marchés se sont un peu calmés sur les dernières opérations d’obligations des pays européens. Ce calme sera de courte durée, quelques semaines au maximum quelques mois. Certains voudraient bien en profiter pour inviter poliment la Grèce à quitter l’euro et ainsi économiser la nouvelle tranche d’aide de près de 150 milliards.

Le faux débat de la renégociation du pacte européen de discipline budgétaire

Le faux débat de la renégociation du pacte européen de discipline budgétaire

 

L a France adore les faux débats surtout la classe politique. Hollande voudrait démolir le pacte européen de discipline budgétaire. Autant dire faire éclater l’Europe. Pourtant si on lit avec un peu d’attention les déclarations de Hollande,  ce dernier ne remet nullement en cause la nécessité de renouer avec la rigueur budgétaire et de parvenir à l’équilibre. La rigueur n’est e pas contestée, elle est même affirmée comme une nécessité. Ce que souhaite Hollande c’est en fait compléter ce pacte par un volet de croissance. Ce qui paraît une évidence car l’austérité seule –pourtant indispensable-ne pourra conduire qu’à la récession et en conséquence  à des déséquilibres financiers encore plus importants, voir à cet égard les exemples de la Grèce, de l’Italie ou encore de l’Espagne. Cela ne signifie nullement que le programme de Hollande soit adapté à la situation. D’ailleurs aucun programme aujourd’hui  n’est susceptible de faire face à cette crise. En cause, la nécessité de ne pas trop déplaire aux électeurs pour être élu. C’est la faiblesse de notre démocratie. Hollande ne sera sans doute pas moins européen  que Sarkozy, Chirac ou Mitterrand. On peut même  imaginer que Hollande cherchera à reconstituer un partenariat privilégié mais réel avec l’Allemagne.  Les deux pays, et l’Europe ne peuvent qu’y gagner.  Or cette entente des deux pays dont le PIB représente à peu près la moitié de celui de l’Europe est aujourd’hui affaiblie. Pourquoi ? Surtout du fait de l’exhibitionnisme  de Sarkozy qui a voulu dans un premier temps se montrer en sauveur de l’Europe et du monde et a humilié Merkel. Malheureusement les résultats économiques, financiers et sociaux ont discrédité cette vaine prétention et l’Allemagne a pris sa revanche. Désormais Merkel  est incontestablement le seul leader de l’Europe, elle impose son point de vue à tous y Compris à Sarkozy. Ce dernier pour donner l’illusion qu’il comptait encore en Europe a dû abandonner toutes les positions de la France vis-à-vis de la crise ( rôle du fonds de soutien européen que la  France voulait transformer en banque, rôle de la BCE que la France voulait voir intervenir pour soutenir les Etats, euro-obligations pour à l’avenir mutualiser les futures dettes , plan de relance de la croissance dont l’Allemagne pense qu’il n’est pas le priorité). Pour obtenir le soutien politique  de Merkel Sarkozy a capitulé sir tous les aspects économiques et financiers ; Hollande a dit qu’il voulait renégocier le pacte et non le dénoncer. On connait le langage politique et diplomatique. Il  ne remettra pas en cause la rigueur budgétaire et s’efforcera d’obtenir un plan pour redynamiser la croissance. D’‘ailleurs le temps lui donnera raison. L’Allemagne dont on ne peut contester les vertus économiques, d’ici les présidentielles françaises,  va voir sa croissance se tasser très dangereusement.  En raison la baisse de la demande mondiale et en particulier des autres pays de l’Europe. Affaiblie économiquement et même financièrement (ne pas oublier que l’Allemagne est aussi très endettée mais que sa crédibilité reposait sur sa rigueur budgétaire qui elle-même reposait sur sa croissance), l’Allemagne sera contrainte de se résigner à faire ce que souhaitait la France et d’autres pays. Bien entendu mieux maîtriser les déficits (mais il faudra des années, au moins une décennie sans doute) mais aussi pour cela redonner une  dynamique à des économies qui risquent de s’enliser dans la récession.

Nouveau record pour le prix du carburant, les raisons

Nouveau record pour le prix du carburant, les raisons

 

Nouveau record pour le prix du carburant. Le prix moyen du litre de super sans plomb 95 a grimpé à 1,5640 euro, tandis celui du super sans plomb 98 (dont les ventes sont très inférieures au SP95) s’est élevé à 1,6022 euro, dépassant ainsi tous deux les niveaux records qu’ils avaient atteints le mois dernier, d’après les chiffres compilés par la Direction générale de l’énergie et du climat. Explications. Les pays producteurs essaient évidemment de valoriser des ressources qui ne sont pas renouvelables. S’ajoute à cela le contexte géopolitique avec des menaces en provenance de l’Iran qui envisage de fermer le détroit d’Ormuz ou transitent environ 40% du pétrole. Incertitudes aussi au Nigéria et dans certains pays arabes. Les compagnies pétrolières quant à elle réalisent d’autant plus de profits que le pétrole est cher du fait de leur situation oligopolistique (cartel). On pourra le vérifier encore cette année avec les résultats de Total par exemple. Les spéculateurs déçus par le marchés des actions et des obligations se reportent sur le marché des matières premières notamment le pétrole qui peut changer 4 à 5 fois de propriétaires pendant son transport ; une spéculation  y compris sur les matières alimentaires (ce qui crée des situations dramatique dans les pays pauvres) ; le pétrole est une valeur sûre car la demande est toujours forte, l’élasticité au prix de cette demande est faible. De toute manière on est plus ou moins contraint d’acheter du carburant; la responsabilité essentielle appartient toutefois à l’Etat qui selon les cours du pétrole impose des taxes de 60 à 80%. Des taxes fixes comme la TIPP et des taxes mobiles comme la TVA. Plus le pétrole est cher, plus l’état engrange de taxes ; le ministre Erice Besson reconnait qu’une baise de 2 centimes consentis par l’Etat coûterait 1 milliard en ressources publiques. On pourrait envisager de mettre en place la TIPP flottante ; ce qu’a fait Jospin en 2000, mais il a été désavoué par l’Europe qui a considéré qu’il y avait distorsion de concurrence ; des distorsions de concurrence aux quelles elle est beaucoup moins attentives dans d’autres domaines (distorsions, économiques, sociales, fiscales ou environnementales). Le principe de la TIPP flottante c’est de baisser les taxes quand le pétrole est haut et inversement de les augmenter quand le pétrole est bas.  Tout cela se faisant à fiscalité constante dans le temps. Le gouvernement écarte cette piste parce que le budget est déjà dans un tel état qu’il est hors de question de se priver des précieuses ressources sur le carburant. On pourrait évidemment se libérer du pétrole, avec des transports collectifs plus abondants des automobiles électriques mais pour l’instant i n’y a guère le choix pour le consommateur

Un quinquennat à 500 milliards de dettes supplémentaires ? On n’en sait rien

Un quinquennat à 500 milliards de dettes supplémentaires ? On n’en sait rien

« A  la fin du quinquennat, la dette publique aura augmenté de 630 milliards d’euros.  La crise a laissé des traces. Environ 110 milliards lui sont imputables. En revanche, plus de 500 milliards sont le résultat des choix politiques du chef de l’Etat. Il faut distinguer les mesures antérieures qui n’ont pas été modifiées (370 milliards) et les décisions prises pendant le quinquennat (150 milliards). Les cadeaux fiscaux, les allègements de cotisation sur les heures supplémentaires ou encore la réforme de la taxe professionnelle expliquent une grande partie de la dette ».  D’après une enquête Mélanie Delattre sur France-Info. Bien difficile d’évaluer ce qui est réellement imputable à ce quinquennat. Il faudrait pour cela une période de référence pertinente (une période sans les mesures du gouvernement). Un exemple simplement, la question de la défiscalisation des heures supplémentaires. Sans défiscalisation, certaines professions (comme les transports) auraient vu leur rentabilité chuter (et l’emploi avec). De ce fait les rentrées fiscales auraient diminué et les aides sociales au contraire augmenté. Ce qui certain c’est que les choix n’ont pas été bons ; il aurait fallu abolir les 35 heurs purement et simplement. Aucun économiste ne peut évaluer avec précision ce qu’auront coûté les mauvais choix du quinquennat. De même qu’aucun économiste n’a encore sérieusement évalué les conséquences des programmes des candidats. Ce qui est certain, c’est que  tous les programmes sont complètement inadaptés à l’ampleur de la crise. Ils ne seront donc pas appliqués –ou pas longtemps- Simplement parce qu’il est impossible pour un candidat d’annoncer à 51% des français (nécessaires pour être élu à la magistrature suprême) les efforts qu’ils devront consentir. On mesure mieux les limites de notre démocratie que l’endettement imputable à une politique.

Grand froid : la secrétaire d’Etat à la Santé conseille aux sans abri de ne pas sortir

Grand froid : la secrétaire d’Etat à la Santé conseille aux sans abri de ne pas sortir

La secrétaire d’Etat à la Santé rappelle, dans cette note publiée  samedi, «les principales mesures à adopter en cas de grand froid, notamment pour les populations vulnérables». Et de citer : «Sans-abri, nourrissons, personnes âgées ou présentant certaines pathologies chroniques cardiovasculaires, respiratoires ou endocriniennes.» Tout du moins dans une première version - dont on peut trouver une capture d’écran sur lenouvelobs.com et le Huffington Post. Quelques paragraphes plus loin, Nora Berra conseille à ces «personnes les plus vulnérables d’éviter de sortir» «en cas de grand froid».  Mais, depuis, la bourde a été corrigée et les «sans-abri» ne sont plus mentionnés dans le post. Conclusion, ils doivent rester chez eux, dans la rue évidemment ! La note de la secrétaire d’Eta est cependant pleine de bon sens ; en cas de grand froid mieux vaut être au chaud. On se demandait à quoi servent les secrétaires d’Etat, à rien.

Merkel soutient un candidat non déclaré

Merkel soutient un candidat non déclaré

 

Curieuse manouvre, celle qui consiste pour Merkel à soutenir un candidat français non déclaré. Merkel  a justifié son soutien par le fait que Sarkozy lui avait apporté son aide lors des élections allemandes en 2009.  Problème, Sarkozy n’est pas déclaré ; Qui soutient-elle ? Sarkozy, le président actuel ou le futur candidat ? On ne sait pas. Elle a d’ailleurs indiqué qu’il s’agissait d’une contribution au parti ami. En outre, c’est un soutien personnel puisque un porte parole du gouvernement allemand a remis les pendules à l’heure en précisant que cela n’engageait pas la gouvernance allemande.  Plus vraisemblablement Sarkozy teste via Merkel  l’effet d’une déclaration qu’il ne sait pas quand placer dans le calendrier. Les conseillers de Sarkozy sont assez divisés sur l’intérêt de ce soutien. Un soutien à double tranchant, se faire adouber par Merkel, c’est en fait accepter la domination allemande, c’est se soumettre complètement aux intransigeances du gouvernement d’outre Rhin face à la crise de la dette. En même temps, cela peut permettre de recrédibiliser la politique économique française. Cependant l’éloge permanent adressé à l’Allemagne en matière économique commence à en agacer certains qui considèrent d’ailleurs que le modèle allemand n’est pas transposable. En outre on s’interroge sur les retombées d’une forte implication de Merkel dans la campagne électorale. A force d’en faire trop sur la ressemblance Allemagne-France, on risque en effet l’overdose d’autant les cultures sociales sont très différentes. Outre Rhin, on sait dialoguer entre partenaires sociaux et trouver les compromis nécessaires pour affronter les difficultés quand en France, faute de discussion possible, on manage l’économie  par la loi.

Désindustrialisation : le coût du travail, une heure coûte 1 euro en Roumanie, 20 euros en France

Désindustrialisation : le coût du travail, une heure coûte 1 euro en Roumanie, 20 euros en France

 

La stratégie de délocalisation de Renault  illustre bien le processus de désindustrialisation en France. La  production en France de Renault, détenu à 15% par l’Etat, n’a cessé de se réduire comme peau de chagrin. Le constructeur fabriquait encore 1,1 million de voitures et 227.000 utilitaires légers en 2004 dans l’Hexagone, contre 445.000 automobiles et 201.000 camionnettes l’an dernier.  Le tournant pris par Renault dans le « low cost », sous ses couleurs ou celle de sa filiale Dacia, lui vaut de beaux succès mais laisse de côté ses usines françaises au profit de sites étrangers comme celui de Tanger, que le constructeur inaugure jeudi au Maroc. Sept ans après le lancement de son premier modèle à bas prix, la Logan, ces véhicules ont représenté près du tiers des 2,72 millions d’unités vendues par le constructeur automobile français dans le monde en 2011.  La gamme s’est étoffée au fil des ans avec des dérivés de la Logan, la berline Sandero, le 4×4 Duster et bientôt un monospace, le Lodgy. Il sera suivi d’un utilitaire et d’un autre véhicule encore tenu secret.  Ces trois nouveautés seront assemblées à Tanger au Maroc, sur un site flambant neuf qui pourra à partir de 2013 en produire jusqu’à 340.000 par an. Les moteurs et les boîtes de vitesse, comme d’autres composants, seront toutefois importés de France, d’Espagne et de Roumanie.   »La gamme ‘Entry’ est le fer de lance de Renault pour sa conquête à l’international », explique l’homme qui pilote ce programme, Arnaud Deboeuf, à l’AFP. « Contrairement à l’image qu’on en a en France, ce sont principalement des véhicules vendus sous la marque Renault », ajoute-t-il.  Quand Louis Schweitzer décide au milieu des années 1990 de développer une automobile robuste coûtant seulement 5.000 euros, ils sont pourtant peu à y croire. L’ancien PDG de Renault parvient à imposer son projet et en 1999, le groupe rachète le constructeur roumain Dacia, marque sous laquelle il va commercialiser cette gamme en Europe et dans le pourtour méditerranéen.  Face au succès rencontré, la Logan, d’abord destinée aux marchés émergents, est finalement vendue en Europe de l’Ouest. Produire une voiture aussi bon marché a été possible car « elle est plus légère et contient moins de pièces », relève M. Schweitzer. Mais aussi grâce « à un prix de main d’oeuvre d’un euro de l’heure (dans l’usine roumaine de Pitesti ndlr) contre 20 euros en France », poursuit-il.   C’est la même recette qui s’applique au Maroc avec un salaire mensuel tournant autour de 250 euros, contre 450 euros en Roumanie, selon Renault.  Tout est dit, Renault en perdition sur le marché françis essaye de sauver les meubles en délocalisant. Qui peut lui reprocher ??Quand l’écart de salaire est de 1 à 20, il n’ya pas d’autre solution, sauf à disparaitre. Un exemple du mal chronique de l’industrie plombée par le coût du travail dont la fiscalité. Une illustration aussi de l’incohérence de l’Europe qui se réduit en fait à un vaste marché sans harmonisation et  sans règles. Les services sont aussi soumis à la même concurrence inégalitaire ; En transport par exemple,l e pavillon terrestre français a disparu du champ européen alors que dans les années 80, il assurait encore 5O% de parts de marché. Les ex pays de l’Est ont tué le transport français international. Certes une petite  régulation existe mais elle est virtuelle, trop restreinte dans son champ, inapplicable et inappliquée.

Grève secteur aérien : un dialogue de sourds

Grève secteur aérien: un dialogue de sourds

 

50% de vols longs courriers d’Air France et 70% de ses vols courts et moyens courriers demain, au deuxième jour de la grève dans le secteur aérien, marquée par une forte mobilisation des pilotes. La compagnie, qui avait déjà annulé des vols de manière préventive ce week-end, a assuré avoir réalisé lundi 75% de son programme courts et moyens courriers et plus de 85% des longs courriers. La compagnie n’a pas communiqué de taux de grévistes, mais le syndicat de pilotes SNPL a affirmé que plus de 50% des pilotes d’Air France étaient en grève aujourd’hui. L’appel à la mobilisation s’adresse à tous les métiers de l’aérien, concerné par une proposition de loi visant à encadrer davantage le droit de grève dans le secteur.  Mais les pilotes, qui appellent à cesser le travail dans toutes les compagnies implantées en France (groupe Air France, easyJet, etc.), sont la catégorie de personnel la plus mobilisée. Les syndicats dénoncent une « atteinte au droit de grève ». Adopté le 25 janvier dernier par l’Assemblée nationale, le texte de loi sur le droit de grève  prévoit notamment une déclaration préalable des grévistes 48h avant le conflit et une prévision de trafic pour les usagers, au plus tard 24 heures avant le début de la grève, comme à la SNCF ou à la RATP depuis 2008. Il doit être examiné au Sénat à partir du 15 février. « Restreindre le droit de grève des salariés des compagnies aériennes et de leurs sous-traitants, à la veille de grandes réformes sociales et des élections présidentielles est un coup monté. Sur fond de dialogue social et d’informations aux passagers, c’est bien la grève que le gouvernement veut éradiquer », dénoncent les syndicats d’Air France dans un communiqué. Lors des dernières vacances de Noël, la grève des agents de sûreté du secteur aérien avait provoqué une de sérieuses perturbations. Après onze jours de bras de fer, le gouvernement avait annoncé son intention de légiférer en début d’année sur le service minimum dans les transports aériens. Mais cette annonce avait provoqué, dans la foulée, le dépôt d’un préavis de grève des pilotes (du 4 au 9 février prochains),  Cinq ans après le service minimum à la SNCF et à la RATP, on va donc imposer le service garanti dans le secteur aérien qui impose aux grévistes de se déclarer comme tels 48 heurs avant l’arrêt de travail. Difficile de rendre compatible la légitime continuité du service aux usagers et le respect du droit de grève. On va donc légiférer. C’est ce qu’on sait faire de mieux en France. Un problème, une loi. Une loi, une taxe ou une amende. C’est notre manière à nous de réguler les relations sociales. Il ya trop de grèves en effet en France en particulier dans les transports pour autant on pourrait s’interroger davantage sur les facteurs explicatifs de la conflictualité. Le Conseil national des transports a rendu un rapport sur le sujet, rapport qui comme les très nombreux autres a été soigneusement rangé dans un tiroir, mieux on a supprimé le conseil national des transports qui commençait à agacer sérieusement l’administration. La concertation n’y était pas idéale, c’est certain mais il n’est pas facile de faire dialoguer patrons, syndicats, usagers. Il est évident  que le meilleur lieu pour dialoguer c’est l’entreprise (sauf évidemment sur les grands sujets d’intérêt national qui dépassent la cadre d’une entreprise).Malheureusement, les représentants des salariés sont méprisés ou ignorés et les représentant des salariés eux ignorent la problématique économique, Un vrai dialogue de sourds. C’est la France, incapable de moderniser ses relations sociales et qui pense que la loi va résoudre des problèmes, tous les problèmes d’ailleurs.

Baisse de 25% des crédits immobiliers accordés en janvier : un mauvais présage pour la croissance

Baisse de 25% des crédits immobiliers accordés en janvier :  un mauvais présage pour la croissance

 

« C’est un coup de massue. La chute est comparable à 2009, au moment de la crise des +subprimes+ américains », souligne Michel Mouillart, professeur d’économie à l’Université Paris-Ouest et expert du secteur. Le volume des crédits immobiliers ‘est écroulé de 25% en Janvier ; En cause la montée des taux d’intérêt, la modification de la fiscalité, la baisse du pouvoir d’achat mais surtout les restrictions des banques qui limitent leurs risques. On attend une baisse des volumes de crédit d’au moins 20% en 2012. Les taux d’intérêt moyen atteignent prés de 4%, soit environ le double de l’inflation actuelle. Le montant des crédits immobiliers accordés a enregistré un « coup de froid » en janvier, avec une baisse de 25,7%, à cause principalement de la diminution des avantages fiscaux pour les investisseurs achetant des logements neufs et la suppression du prêt à taux zéro (PTZ) pour les acquéreurs d’habitations anciennes. Cette baisse de l’immobilier avec l’écroulement de l’industrie (voir article sur le déficit record du commerce extérieur) va contribuer à plomber la croissance et l’emploi.

Les taux d’intérêt qui poursuivent leur remontée et les conditions d’octroi par les banques qui se sont durcies jouent également un rôle dans cette moindre appétence pour les crédits, malgré une stabilisation des prix. Une étude de l’Observatoire Crédit Logement/CSA publiée lundi montre que le montant des crédits immobiliers accordés par les banques a enregistré un très fort recul en janvier, avec une baisse de 25,7% par rapport au mois correspondant de 2011. « L’année 2012 ne commence pas très bien. Dans un contexte économique morose, le contrecoup du mouvement d’anticipation de la fin 2011 est sensible », relève l’étude de l’organe central de garantie des prêts pour le logement.  D’un mois à l’autre, l’effondrement est en effet brutal: -49,4% entre décembre 2011 et janvier 2012 (après déjà une chute de 34,1% entre décembre 2010 et janvier 2011). Les deux principaux marchés sont également touchés: -56,5% pour le neuf, -50,6% pour l’ancien, celui des travaux étant un peu moins affecté.  Pour M. Mouillart, deux décisions spécifiques au secteur s’ajoutent aux « craintes concernant la montée du chômage, le pouvoir d’achat et le perspectives économiques défavorables ».   »Tout d’abord la forte diminution du taux (de 22% à 13%) de l’avantage fiscal pour les investisseurs achetant un logement neuf et, en plus, la suppression du prêt à taux zéro (PTZ) pour les acquéreurs d’habitations anciennes », explique M. Mouillart.  Pour l’ensemble de l’année 2012, les crédits immobiliers accordés par les banques devraient s’élever à seulement 130 milliards d’euros, soit une baisse de près de 20% par rapport à 2011 (160 milliards), loin du record absolu de 2007 (170,2 milliards), estime M. Mouillart. Ce montant se situerait en dessous du niveau de 2008 (140 milliards), année du début de la crise suite à la découverte de l’affaire des crédits immobiliers américains à risque (« subprimes »), et le ramènerait au niveau de 2004.  Ce renversement de tendance survient après une explosion de ces crédits depuis le début du siècle qui avait contribué à la bonne tenue du marché immobilier en France: 70,8 milliards en 2001, 87,3 en 2003, 143,7 en 2005 et 170,2 en 2007.  Les taux d’intérêt des crédits immobiliers ont continué à monter en janvier 2012 et se sont établis en moyenne à 3,97%, juste sous la « barrière psychologique » des 4%, contre 3,94% en décembre 2011 et 3,86% en novembre, soit un bond de plus de 70 points de base par rapport au plus bas niveau depuis 1945 (3,25% en moyenne) atteint en novembre 2010, selon Crédit Logement.  Un peu moins du tiers des ménages français remboursent des crédits immobiliers, selon une étude de l’Observatoire des crédits aux ménages publiée le 19 janvier. Mais les ménages se montrent désormais très prudents, avec des anticipations de demande de nouveaux prêts (y compris ceux à la consommation) pour 2012 au plus bas, d’après cette étude.

 

Le commerce extérieur : déficit record, pourquoi ?

Le  commerce extérieur : déficit record,  pourquoi ?

 

 

 Un déficit record de 70 milliards pour le commerce extérieur ; En cause, des exportations qui progressent moins que celles de l’Allemagne mais aussi italiennes, espagnoles, britanniques ou encore.  Américaines ; L’explication, l’effondrement surtout de l’industrie française qui ne cesse de perdre des emplois ; 100 000 emplois perdus depuis 2009. Une accélération sans précédent de la désertification industrielle. Le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Pierre Lellouche, a annoncé un déficit commercial de 69,6 milliards d’euros en 2011, plus que le précédent record de 2008 de 56,2 milliards, dans une interview publiée sur le site du Figaro mardi. « Avec un déficit commercial qui atteint 69,6 milliards d’euros en 2011 (après 51,4 milliards en 2010) le bilan est moins mauvais qu’anticipé », a estimé le ministre qui avait, mi-janvier, revu en baisse de 5 milliards l’estimation du déficit annuel, précédemment évalué à 75 milliards.   »En 2011, nos importations ont augmenté de 11 %, à 498 milliards. Dans le même temps, plus de 117.000 entreprises ont vendu leurs produits à l’étranger, un chiffre stable par rapport à 2010″ a souligné M. Lellouche.   »Nos exportations ont augmenté de 8,6 %, à 429 milliards d’euros – ce qui permettra de créer 90.000 emplois cette année » s’est-il félicité.   »Nous pouvons être satisfaits de la bonne marche de certains secteurs: l’agroalimentaire connaît un excédent historique de 11,4 milliards. L’aéronautique dégage aussi un excédent de 17,7 milliards, grâce à la vente de 534 Airbus » a également précisé M.Lellouche.  D’après une étude de la société Trendeo, le bilan est clair : 100 000 emplois perdus dans l’industrie et 900 usines fermées depuis 2009. « Quelque 880 annonces portant sur la fermeture d’un site industriel ont été enregistrées par Trendeo », Parmi elles, 400 ont été annoncées dès 2009, puis 2010 encore en 2011. L’étude pointe des cas très médiatisés, comme ArcelorMittal à Gandrange ou Molex à Villemur-sur-Tarn. Mais d’autres sites, très nombreux, ont aussi fermé leurs portes en faisant beaucoup moins de bruit. Des usines ont également été montées durant ces trois ans : l’étude en relève 494, soit un solde négatif de 385 usines en moins depuis 2009. « Trendeo a aussi repéré 870 décisions d’extensions de sites industriels tricolores », mais également 1.170 annonces de réduction des effectifs. Au total, environ 100.000 emplois ont été perdus en trois ans. Et la perspective reste négative en 2012, « du fait à la fois d’une baisse du nombre d’emplois créés et d’une légère reprise des suppressions d’emplois », note Trendeo. De quoi alimenter un vrai débat sur la nécessité d’alléger le coût du travail pour redonner de la compétitivité à l’économie française plombée par la fiscalité et le carcan administratif. Mais pas de manière bâclée comme Sarkozy vient de le faire en fusillant au passage la TVA sociale.

 

Merkel : merci à Sarkozy d’avoir abandonner les positions françaises sur la crise

Merkel : merci à Sarkozy d’avoir abandonner les positions françaises sur la crise

 

Merkel remercie Sarkozy, c’est le moins qu’elle puisse faire après l’abandon des positions françaises. Abandon des positions sur le fonds européen, sa nature, son montant. Abandon sur le rôle de la BCE dont l’Allemagne ne veut pas entendre parler pour l’achat massif d’obligations, abandon des euro-obligations à ; En bref la France voulait une mutualisation et une monétarisation de la dette européenne. Réponse de l’Allemagne : « on a déjà assez payé. » cependant Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont une nouvelle fois insisté sur leur «grande convergence de vues», à l’issue du 14e conseil des ministres franco-allemand. Une rencontre dont l’objectif était notamment de travailler à la convergence franco-allemande, vantée lors de son allocution télévisée par Nicolas Sarkozy la semaine dernière, et d’évoquer les problèmes actuels de la zone euro.  Interrogée sur son éventuel soutien au candidat – non déclaré – Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande a par ailleurs répondu, à titre personnel, par l’affirmative. «Je soutiens Nicolas Sarkozy sur tous les plans car nous appartenons à des partis amis», a-t-elle déclaré. Elle a rappelé que Nicolas Sarkozy était venu la soutenir en 2009 lorsqu’elle briguait un second mandat, et que le candidat socialiste, François Hollande, s’est de son côté rendu récemment au congrès du SPD allemand. «Il est normal de soutenir un parti ami», a-t-elle justifié. Notons quand même la nuance sémantique « un parti ami » et non « un président ami ». En réalité il y a peu de considération de Merkel à l’égard de Sarkozy, considéré outre-Rhin comme trop peu fiable et trop exhibitionniste.

TVA sociale : Sarkozy contredit par les économistes et 73% des français

TVA sociale : Sarkozy contredit par les économistes et 73% des français

Encore une annonce qui fait flop. La TVA sociale provoquera bien de l’inflation estiment les économistes et 73% des français.  Une hausse des prix ? « Je vous l’ai dit, je n’y crois pas », déclarait le chef de l’Etat après avoir annoncé le 29 janvier que le taux normal de la TVA serait porté de 19,6% à 21,2% à compter du 1er octobre.  Argumentaire de Nicolas Sarkozy: « la concurrence est telle que le risque d’inflation n’existe pas ». Le pari serait que les entreprises, bénéficiant d’un allègement de leurs charges en contrepartie de la hausse de la TVA, – le principe même de la « TVA sociale » -, ne répercuteraient pas cette hausse sur leurs clients pour préserver leurs parts de marché.   »Le gouvernement estime que l’augmentation de 1,6 point de TVA n’aura pas d’impact significatif sur les prix », confirme une « évaluation préalable » jointe au collectif budgétaire qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres et dont l’AFP a obtenu copie.  Second argument du président de la République: l’Allemagne a augmenté de trois points sa TVA au 1er janvier 2007 sans « aucune augmentation des prix ». Ce point est discutable. Les prix à la consommation en Allemagne n’avaient progressé que de 1,7% en 2006. Dans la foulée de la hausse de TVA, l’inflation a atteint 2,3% en 2007 et 2,7% en 2008. 73 % des français estiment au contraire  que la TVA soacile provoquera une hausse des prix à la consommation». Patrick Artus, chef économiste de la banque Natixis, rejoint l’avis général sur ce point. « En parlant aux entreprises, le message que nous entendons, c’est: +nous avons besoin de redresser nos marges bénéficiaires+ », explique-t-il, relevant qu’elles sont « basses, en particulier dans l’industrie ». Les relèvements de la TVA en Allemagne en 2007 ou au Royaume-Uni en 2011 « se sont traduites dans les deux cas par des hausses de prix », souligne-t-il aussi.  Sur le second point en revanche, son avis diverge avec celui de la majorité des Français mais aussi de l’opposition et des syndicats qui dénoncent une « TVA anti-sociale ».  Alain Trannoy, de l’Ecole des hautes études en sciences sociale (EHESS), anticipe un surcroît d’inflation qu’il situe « dans une fourchette de 0,5 et 1,3 point », soulignant toutefois que d’autres facteurs pèseront au moins aussi lourd dans l’équation comme l’évolution de la parité euro/dollar et des cours du pétrole.  Le paradoxe, souligne-t-il, est que le gouvernement ait anticipé l’annonce d’une augmentation de la TVA dans l’espoir de donner un coup de pouce à la consommation, l’idée étant que les consommateurs anticiperaient une hausse des prix. « C’est comme si le gouvernement s’attendait à ce que les Français ne croient pas à sa prévision de stabilité des prix », observe-t-il. On ne peut en effet dire en même temps une chose et son contraire ; A quelques mois de distance, oui (enfin presque) comme sur la TVA Sociale quand Sarkozy affirme ne jamais avoir prononcé le qualificatif de « sociale  » ; en réalité il a bien prononcé ce terme de TVA sociale à plusieurs reprises (voir article). Dire que la TVA sociale n’entrainera aucune inflation et immédiatement après affirmer que les français vont anticiper leurs achats par crainte de la hausse des prix est pour le moins incohérent. Une sorte de reconnaissance de fait que la hausse de la TVA va bien accroitre les prix.

 

Augmentation très discrète de l’impôt sur le revenu

Augmentation très discrète de l’impôt sur le revenu

 

Un détail passé inaperçu, la non prise en compte de l’inflation pour l’impôt sur le revenu. De ce fait la surprise va être de taille pour 100000 à 200000 foyers français. Alors qu’ils étaient jusqu’ici dispensés d’impôt sur le revenu, ils devront en septembre envoyer un chèque au fisc. Pourquoi? Sans s’étendre sur les conséquences de la mesure, le gouvernement a annoncé, lors du deuxième plan de rigueur en novembre 2011, le gel du barème de l’impôt sur le revenu(IR), et ce pour deux années consécutives (2012 et 2013). Une vraie rupture car, depuis quatre décennies, la grille sur laquelle repose le calcul de l’impôt était révisée chaque année pour tenir compte de la hausse du coût de la vie (c’est ce qu’on appelle l’indexation sur le taux d’inflation). Or, il y a bien eu augmentation des prix l’an dernier (2,1%) et, malgré cela, l’ajustement traditionnel n’a pas eu lieu.  Résultat : plus de 100000 foyers vont payer l’impôt pour la première fois cette année; par effet domino, nombre de contribuables pourraient changer de tranche, et plus généralement ceux qui ont gagné plus d’argent en 2011 paieront plus en 2012. « Le gel du barème a un effet mécanique : cela conduit à une augmentation généralisée de l’impôt sur le revenu », décrypte Vincent Drezet, du Syndicat national unifié des impôts (Snui). D’ailleurs, le gouvernement s’attend à engranger 1,7 Md€ dans les caisses de l’Etat. Et le double en 2013, soit 3,4 Mds€. A titre de comparaison, le passage de la TVA de 5,5% à 7% ne devrait rapporter « que » 1,8 Md€ en 2012. Le gel du barème de l’IR n’est donc pas une « mesurette »! Alors que nombre de Français ont jusqu’au 15 février pour payer leur premier tiers provisionnel, la hausse n’est pas encore visible. C’est en septembre, en recevant leur avis d’imposition, qu’ils feront cette douloureuse découverte. Selon les simulations du syndicat Snui, les hausses s’étaleront de 1,17% pour un couple aisé sans enfants à… 12,57% pour un célibataire.

Sarkozy : « je n’ai jamais prononcé le mot de TVA sociale » si, plusieurs fois !

Sarkozy : « je n’ai jamais prononcé le mot de TVA sociale »si, plusieurs fois !

Mensonge ou Alzheimer politique. Sarkozy perd la boule.  « Le mot de TVA sociale n’a aucun sens, d’ailleurs je n’ai jamais prononcé le mot ; Si, plusieurs fois. En annonçant dimanche soir de nouvelles mesures concernant la TVA, il a contredit ses propres propos énoncés précédemment.  Lors de son interview télévisée de dimanche soir, Nicolas Sarkozy a énoncé diverses mesures, notamment l’une visant à augmenter la TVA afin de financer la protection sociale. Ce mécanisme économique est couramment appelé « TVA sociale ». Mais Nicolas Sarkozy s’est immédiatement défendu : « Je n’ai jamais prononcé le mot de TVA sociale. Ce mot n’a aucun sens ». Pourtant, comme ont pu le remarquer les journalistes du Huffington Post, le 20 juin 2007, lors d’un discours devant les parlementaires de la majorité, il avait déclaré que « si la TVA sociale contribue à freiner les délocalisations, si elle est bonne pour l’emploi, si elle est bonne pour la croissance, si elle ne pénalise pas le pouvoir d’achat, alors nous ferons la TVA sociale». Par ailleurs, en 2006 et 2007, alors qu’il n’était encore que candidat à la présidentielle, Nicolas Sarkozy avait déjà évoqué la TVA sociale dans son livre Ensemble et lors d’un meeting à Agen le 22 juin 2006. Pas de hausse généralisée de la TVA. En octobre dernier, invité de l’émission Face à la crise, le président de la République avait exprimé son refus de mettre en place une hausse généralisée de la TVA. Il expliquait alors que c’était « pour une raison assez simple : c’est que ça pèserait sur le pouvoir d’achat des Français, sur la consommation des Français ». Et il trouvait cela « injuste ». Pas si injuste que ça finalement puisque c’est ce qu’il a proposé dimanche soir en annonçant la hausse du taux principal de la TVA, la faisant passer de 19,6% à 21,2%. Pas étonnant que seulement 26% des français (sondage BVA paru le – février 2012) accordent du crédit aux propositions économiques de Sarkozy.

Un plan de sauvetage pour l’Espagne qui compte 45% de chômeurs chez les jeunes et un déficit de 8% du PIB

Un plan de sauvetage pour l’Espagne qui compte 45% de chômeurs chez les jeunes et un déficit de 8% du PIB

Après La Grèce, l’Irlande, le Portugal, le prochain plan de sauvetage devrait sans doute concerner l’Espagne qui compte 45% de chômeurs chez les jeunes et présente un déficit de 8% du PIB. Si la dette de l’Etat est soutenable par contre les dettes privées (260% du PIB) et celles de collectivités locales (135 milliards d’euros)  ne le sont pas.  Les leaders européens se sont souvent inquiétés d’un possible appel à l’aide de Madrid, éclipsé par la crise italienne. Rome est passé au second plan avec l’arrivée de Mario Monti et ses réformes express. Aujourd’hui, l’inquiétude revient côté espagnol, alors que le pays s’enfonce dans le rouge, plombé par un chômage record, un retour en récession, un secteur bancaire à la peine et des régions surendettées.  Les tensions sur les marchés obligataires sont certes retombées grâce à la Banque centrale européenne (BCE), qui a accordé fin décembre un prêt à taux réduit de 489 milliards d’euros à plus de 500 banques européennes. Les banques espagnoles sont celles qui en ont le plus profité, signe de leur fragilité et de leur dépendance au soutien européen.  Vendredi, le gouvernement a annoncé une réforme du secteur à hauteur de 50 milliards d’euros, financée par les banques, afin d’assainir leurs actifs immobiliers «problématiques». Sur le front de la dette, la situation est moins tendue qu’en 2011. Madrid a déjà bouclé un quart du programme de financement prévu pour l’année, et ce à des taux en forte baisse comparés aux précédentes émissions. Ce qui inquiète le plus dans la péninsule, relayé par les agences de notation qui ont abaissé la note souveraine, c’est le manque de croissance. «Le pays peut assurer seul son financement, mais, avec une récession prévue autour de 1,5%, il semble impossible à moyen terme d’échapper à un plan de sauvetage», analyse Gayle Allard, économiste de IE Business School à Madrid. «Le problème n’est pas tant la dette publique, peu élevée comparée aux voisins européens, mais la dette privée, le total dépassant les 260% du PIB », complète Juan Roméro, de l’université de Valence. Un tableau assombri par le taux de chômage, le plus haut d’Europe, à 22,85%, qui ne cesse d’augmenter. L’économie espagnole est prise dans une spirale négative d’une course à l’austérité qui bride la croissance et empêche un assainissement des comptes publics. Les gouvernements qui se succèdent, le socialiste José Luis Zapatero suivi en décembre du conservateur Mariano Rajoy, multiplient les mesures d’économies. Quelques jours à peine après sa prise de pouvoir, le leader du Parti populaire a dû revenir sur sa promesse de campagne de ne pas augmenter les impôts.

Fuite des capitaux en Grèce

Fuite des capitaux en Grèce

 

 

Selon la Banque de Grèce,  65 milliards d’euros ont été retirés des banques grecques depuis décembre 2009, dont 16 milliards sont partis à l’étranger. Une fuite qui risque d’alourdir l’aide dont le pays a besoin.  Ce sont deux pays hors zone euro qui constituent les principales directions de la fuite des avoirs grecs. Le Royaume-Uni aurait ainsi capté 32% de ces avoirs et la Suisse, elle, un peu moins de 10%. Le gouvernement ne peut rien contre cette fuite des capitaux, car elle se fait de manière totalement légale. C’est ce qu’a déclaré aujourd’hui le ministre grec des Finances, Evangelos Venizélos, aux parlementaires. Avec cette fuite des avoirs, la recapitalisation des banques grecques risque d’être plus importante que prévu. Le montant du prochain versement international pourrait ainsi atteindre 145 milliards d’euros au lieu des 130 prévus. Mais cet argent, la Grèce n’en verra pas la couleur tant que le pays ne se sera pas mis d’accord avec ses créanciers privés sur l’effacement d’une partie de la dette. Vendredi, les négociations sur ce dernier point étaient toujours en cours.  Pas d’accord non plus des leaders politiques sur le plan d’austérité qu’on veut imposer à la Grèce. Ils ne veulent pas endosser la responsabilité de nouvelles mesures qui pourrait, notamment faire baisser les salaires de 20% alors que le PIB est en recul de 6%. Georges Papandreou, Antonis Samaras et Georges Karatzaferis — respectivement leaders du parti socialiste, de la Nouvelle Démocratie (droite) et du Laos (extrême droite), représentés au sein du gouvernement de coalition grec, se retrouveront lundi pour tenter de trouver un accord politique sur les réformes demandées par les bailleurs de fonds du pays à qui la Grèce doit donner une réponse rapide si elle veut éviter un défaut de paiement en mars.  . Le Premier ministre Lucas Papademos a indiqué que la réunion reprendrait lundi. l’autonomie opérationnelle des banques.  Les  leaders de droite n’ont cependant pas mâché leurs mots sur le contenu des réformes qu’on leur demande d’avaliser.  La troïka « demande encore plus d’austérité, que le pays est incapable de supporter », a déclaré le leader de la Nouvelle Démocratie (droite) Antonis Samaras. « Je me bats pour empêcher ça », a-t-il dit.  Le leader d’extrême-droite Georges Karatzaferis a fait valoir qu’il ne voulait « pas contribuer à l’explosion d’une révolution » en acceptant les mesures demandées, qui comporteraient selon la presse un abaissement de 20% du salaire minimum mensuel, actuellement à 750 euros  Les opposants aux réductions salariales font valoir qu’elles vont exacerber la récession en Grèce, où le PIB devrait chuter de 6% en 2011.

 

26% seulement des français approuvent les propositions économiques de Sarkozy

26% seulement des français approuvent les propositions économiques de Sarkozy

 

 

S’après le sondage de BVA parue aujourd’hui, les  annonces économiques de Sarkozy sur sept chaines de télé  ont fait flop. 26% seulement des sondés considèrent qu’il apporte des réponses aux problèmes des Français, soit un petit point de plus que Marine Le Pen. Finalement ces propositions de sarkosy  concoctées à la hâte, sans grande cohérence et sans effet avant des mois, voire des années, n’ont pas convaincu. Pire, deux propositions majeurs : la modernisation des rapports sociaux et l’allégement des charges patronales sont en même temps discréditées.  Dommage, c’était deux orientations essentielles mais mal ficelées et mal placées dans le calendrier du fait de la récession. Les français ont surtout été peu convaincus que la hausse de la TVA n’aurait pas de conséquences sur l’inflation, donc sur le pouvoir d’achat et la consommation. Marine Le Pen a déroulé la même logique sur M6 dimanche. Certes le retour au franc provoquera bien une dévaluation de l’ordre de 30% et une hausse des prix de 10% ;  mais d’après elle,  cela sera compensé par des allégements de taxes sur le carburant et l’augmentation des salaires de 200 euros. Lesquels sont financés par des allégements d’impôts et une taxe sur les importations de 3% ; La hausse sur les produits importés du fait de la dévaluation et la taxe sur les importations ne provoquera pas d’inflation ; même raisonnement que Sarkozy. Même appréciation sur la crédibilité de ces propositions économiques. Des calculs de coin de table de bistrot. Marine Le Pen s’est lancé dans une démonstration sur M6 très convaincante. Résumé, elle trace sur une feuille quatre colonnes et inscrit 3% dans la dernière. Rien dans les trois autres, c’est  tout. Le journaliste demande à la camera un plan serré sur la démonstration scientifique. De quoi effectivement remettre en cause toutes les théories économiques classiques ! Les doctorants en économie vont être contents, on pourra réduire leur formation qui passer ainsi d’une dizaine d’années à 30 minutes. le temps de prendre un café dans le bistrot où a été élaborée la nouvelle théorie. Une vrai économie celle là quand on sait ce que coûte un étudiant. Surtout en plus s’il est étranger. Finalement Sarkozy et Le Pen sont méthodologiquement assez proches.

Un nouveau directeur à Pôle emploi, les chômeurs sont sauvés !

Un nouveau directeur à Pôle emploi, les chômeurs sont sauvés !

 

Jean Bassères, ancien chef de l’inspection des Finances à Bercy, a été nommé le 19 décembre dernier directeur général de Pôle emploi. , il admis  que  Pôle emploi a besoin d’un nouveau souffle. Pour cela il va mettre en place  plan stratégique en adoptant une démarche participative et qui sera soumis dès le mois de mai au Conseil d’administration. Ce projet sera aussi l’occasion de présenter un nouveau contrat social au personnel .La direction générale va d’abord travailler avec les directeurs régionaux. Puis en mars, constituer des groupes de travail dans les régions et consulter tous les agents de Pôle emploi sur les questions qui nous paraîtront essentielles.  Naturellement, le renfort de 1.000 CDD d’un an est bienvenu pour mettre en œuvre le plan « ambitieux » en faveur des chômeurs de très longue durée annoncé lors du sommet du 18 janvier. On va aussi mettre 10% des chômeurs en formation. En fait première erreur, celle qui consiste à mettre un fonctionnaire, un inspecteur des finances qui ne connaît rien à l’économie réelle, à la tête d’un organisme qui normalement devrait s’occuper de l’emploi et non seulement du chômage. Deuxième erreur, cette fusion de deux métiers complètement différents :  la gestion des droits (inscriptions etc.) et le conseil en emploi ; du coup les deux métiers sont mal assumés. Troisième erreur, son plan stratégique repose sur une concertation interne (qu’il faut sans faire aussi) alors qu’il aurait fallu consulter les acteurs économiques. Pôle emploie continue de fonctionner en interne, en bunker en quelque sorte puisqu’il n’est même plus possible de communiquer par téléphone avec un conseiller ! Cerise sur le gâteau, on va recruter 1000 CDD pour renforcer les effectifs. Pourquoi ne pas les recruter parmi les chômeurs, ils ont au moins une expérience concrète et précise de la situation. En fait, cette administration s’occupe-mal- du chômage et pas du tout de l’emploi. Pour le vérifier, il suffit d’accompagner un chômeur à pôle emploi dans ses démarches ubuesques (accompagnement pas toujours apprécié par certains agents de pôle emploi ! Pas tous heureusement).

Les partis politiques grecs refusent l’austérité voulue par l’Europe

Les partis politiques grecs refusent l’austérité voulue par l’Europe

Pas d’accord des leaders politiques sur le plan d’austérité qu’on veut imposer à la Grèce. Ils ne veulent pas endosser la responsabilité de nouvelles mesures qui pourrait, notamment faire baisser les salaires de 20% alors que le PIB est en recul de 6%. Georges Papandreou, Antonis Samaras et Georges Karatzaferis – respectivement leaders du parti socialiste, de la Nouvelle Démocratie (droite) et du Laos (extrême droite), représentés au sein du gouvernement de coalition grec, se retrouveront lundi pour tenter de trouver un accord politique sur les réformes demandées par les bailleurs de fonds du pays à qui la Grèce doit donner une réponse rapide si elle veut éviter un défaut de paiement en mars.  . Le Premier ministre Lucas Papademos a indiqué que la réunion reprendrait lundi. l’autonomie opérationnelle des banques.  Les  leaders de droite n’ont cependant pas mâché leurs mots sur le contenu des réformes qu’on leur demande d’avaliser.  La troïka « demande encore plus d’austérité, que le pays est incapable de supporter », a déclaré le leader de la Nouvelle Démocratie (droite) Antonis Samaras. « Je me bats pour empêcher ça », a-t-il dit.  Le leader d’extrême-droite Georges Karatzaferis a fait valoir qu’il ne voulait « pas contribuer à l’explosion d’une révolution » en acceptant les mesures demandées, qui comporteraient selon la presse un abaissement de 20% du salaire minimum mensuel, actuellement à 750 euros.  Le chef de file de l’Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, avait fait pression samedi soir sur les chefs de parti grec en évoquant le risque d’une « faillite » de la Grèce en mars si les réformes exigées n’étaient pas menées à bien.   »Si nous devions constater que tout va à vau-l’eau en Grèce, alors il n’y aurait pas de nouveau programme » de refinancement du pays, avait-il dit. « Cela signifierait une faillite en mars ». « La Grèce doit savoir que nous ne reculerons pas sur le thème des privatisations », avait-il poursuivi, regrettant par ailleurs qu’il y ait « des éléments de corruption à toutes les échelles de l’administration » grecque.  Les opposants aux réductions salariales font valoir qu’elles vont exacerber la récession en Grèce, où le PIB devrait chuter de 6% en 2011.  Le FMI tout particulièrement insiste sur des mesures de compression salariale dans le secteur privé pour relancer l’économie via un gain de compétitivité. Paul Thomsen, chef de mission du FMI en Grèce a notamment plaidé cette semaine pour une réduction du salaire minimum, chiffon rouge pour les syndicats, affirmant qu’à 751 euros brut par mois il était supérieur de 35% à celui du Portugal et de 20% à celui de l’Espagne.  Devant l’opposition des partis aux demandes de la troïka, le Premier ministre Lucas Papademos aurait menacé de démissionner au début du week-end, selon des rumeurs de presse, non confirmées par son porte-parole.  Les demandes de la troïka portent aussi sur la poursuite des réductions d’effectifs dans le secteur public, la mise en place d’une grande réforme fiscale et d’une réforme de la justice notamment. La Commissaire européenne à la pêche Maria Damanaki, de nationalité grecque, a déclaré à l’hebdomadaire To Vima que le pays était sur une « voie désastreuse ».   »Nous parlons beaucoup et faisons peu. Nous acceptons des calendriers que nous ne tenons pas. Nous avons ainsi créé l’image d’un état systématiquement pas fiable » a-t-elle dit. La chance des grecs, ce sont les procahines élections en France et Allemagne. On va sans doute trouver un nouvel accord bancal pour sauver la face et affirmer encore que la crise financière est terminée.

Sondage présidentielles, Sarkozy en tête si Hollande et Le Pen ne se présentent pas : l’espoir revient !

Sondage présidentielles,  Sarkozy nettement en tête si Hollande et Le Pen ne se présentent pas : l’espoir revient !

 

 

Curieux sondage que celui du JDD qui fait tester l’opinion en cas d’impossibilité pour Marine Le Pen d’ obtenir  les 500 précieuses signatures.  Du coup Sarkozy remonte à égalité avec hollande à 33% au premier tour. Le sondage ne dit pas si cela changera le deuxième tour qui est un exercice impossible pour Sarkozy (puisque les sondages lui attribuent actuellement 40% contre  60% pour Hollande). On pourrait aussi imaginer un sondage sans Le Pen, sans Hollande et sans Bayrou ; d’après des simulations Sarkozy serait alors autour de 90%. Voilà de quoi redonner une vraie espérance ; En réalité ce sondage du JDD n’a aucune pertinence. On imagine mal Marine Le Pen ne pas régir si elle est interdite de candidature. On peut alors penser que  Sarkozy en porterait la responsabilité et qu’une partie des  électeurs potentiel de Marine Le Pen voterait contre Sarkozy. On pourrait encore imaginer un autre sondage : si la politique économique  Sarkozy avait réussi, pour qui voteriez-vous ? , Là Sarkozy serait en tête nettement devant Hollande. Les commentateurs politiques ressemblent aux analystes financiers. Une hirondelle dans le ciel et c’est le printemps. Une oie et c’est l’hiver.   Du coup, un  jour on affirme que la crise est la plus grave depuis un siècle, le lendemain que la crise financière est finie (dixit Sarkozy et les commentateurs patentés) ; c’est la culture de l’éphémère, de l’événementiel, du superficiel. Du superficiel surtout, car la plupart reprennent ce type de dépêche de l’AFP sans autre commentaire. La presse n’est plus qu’un simple empilage des dépêches de l’AFP et il ne faut pas s’étonner que plus de 50% des français ne croient plus à l’indépendance des journalistes et que régulièrement les médias traditionnels perdent de l’audience.

1...121314151617



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol