• Accueil
  • > Archives pour février 2012

Archive mensuelle de février 2012

Page 11 sur 17

Les médias sont en RTT ou engourdis par le froid ?

Les médias sont en RTT ou engourdis par le froid ?

Les médias ont d’abord été en RTT comme l’économie française pendant une quinzaine de jours ; C’est la trêve des confiseurs ; ensuite c’est le froid qui a paralysé l’information ; ce matin, c’est sans doute le réveil qui na’ pas sonné. Vers 6 heures dépêche AFP «  la France dégradée par Moody’s », Reuters régit avec 1h30  de retard, normal il s’agit d’uen mauvaise nouvelle ;  chez « orange », c’est pire on reprend uen info qui date d’un mois quand c‘est SP qui a dégradé la France. Partout, c’est la stricte reprise de la dépêche de l’agence AFP. Pour l’analyse, il faudra attendre que les journalistes se réveillent, prennent leur café et aussi la température pour s’aligner sur le commentaire dominant. On va surement attendre jusqu’à midi, jusqu’à ce soir ou mieux demain matin, si les journalistes ne sont pas en RTT… Comme  l’économie française, les médias  sont en vacances pendant deux mois et demi à trois mois par an. Curieux pays qui depuis l’instauration des RTT a fait du travail une valeur secondaire.  La crise est économique sans doute, elle est autant culturelle. Les médias en particulier ne jouent pas leur rôle d’information Pas étonnant que beaucoup soient en difficultés notamment dans la presse écrite. D’une manière générale, non se contente de reprendre les communiqués de presse  des entreprises, des ministères ou des agences sans autre commentaire, puis chacun copie la une du voisin. On aboutit à une information uniforme, sans analyse, rassurante. Le modèle économique constitue un facteur explicatif, il est en effet impossible pour une majorité de médias d’embaucher des journalistes compétents notamment en économie, on se contente de pigiste mal rémunéré. C’est également vrai à la télévision où on rabâche les mêmes brèves du matin au soir. Du coup, la révolution est en marche et les nouveaux médias comme internet se substituent aux supports traditionnels. La plupart de la presse écrite va disparaître, les journaux télévisés seront de moins en moins regardés faute de crédibilité et d’indépendance. Les quelques experts qui viennent parfois éclairer les débats ne sont malheureusement pas non plus éclairants parce que trop dépendant de l’Etat ou des grands groupes. Alors on minimise les enjeux, on ménage la chèvre et le chou, on dissimule son ignorance derrière un langage scientiste ; du bla-bla qui ne passe plus. l’enflure ne peut dissimuler la pauvreté de la connaissance qui se nourrit surtout de la paresse des intellectuels. Un univers aussi corporatistes que les éboueurs de Marseille, les enseignants ou le cheminots. Un milieu fermé, homogénéisé qui finalement se satisfait d’une petite pensée unique pas trop traumatisante et pas trop innovante. On ne peut totalement généraliser, il y a quelques vrais journaliste, quelques vrais intellectuels, quelques varis chercheurs en socio économie mais ils sont peu conviés à la discussion du Café du commerce médiatique. La période set caractérisée par un discrédit des médias traditionnels et par une refondation des supports, des sources et des analyses. Une refondation qui ne fait que débuter et indispensable à la santé intellectuelle et mentale du pays.

Sarkozy crédible seulement pour 23% des français sur la dette mais pas d’enthousiasme pour Hollande

Sarkozy crédible seulement pour 23% des français sur la dette mais pas d’enthousiasme pour Hollande

 

 

Dans le dernier sondage BVA paru dans le parisien, Sarkozy est battu sur les deux questions centrales : la dette et la croissance. 23% des français croit Sarkozy compétent sur la gestion de l’endettement, un score de 31% pour Hollande. C’est meilleur mais cela devrait quand même interroger Hollande sur la crédibilité de son programme de toute évidence pas adapté à l’ampleur et au rythme de la crise . Sur la croissance, Sarkozy est également battu 26% le soit capable de développer l’économie pour 33% pour Hollande. Encore un meilleure score pour Hollande mais un score cependant modeste qui doit lui permettre de relativiser l’efficacité d’un programme un peu « gnan-gan ». C’est une photo de l’appréciation des français début février sur les programmes ; Certes Sarkozy ne décolle pas mais il fallait s’y attendre après le flop de la prestation télévisées  de son sommet social bâclé ; Hollande renforce se postions en terme électoral  mais il ne parvient pas à susciter l’enthousiasme sur des positions inadaptées au tsunami économie, économique et social. Conclusion, le futur président sera davantage élu par rejet de Sarkozy que par adhésion réelle à ses positions. Ce sera une grande fragilité pour le début de la présidence qui va évidemment être attendue par tous les experts dès les premières décisions. A commencer par le profil des responsables. Si  Hollande choisit ,comme Sarkozy, choisit des personnalités sans formation économique , ni expérience dans les postes stratégiques de Premier ministre, ministre des finances et ministre du budget, alors la sanction pourrait être très rapide car le « bla-bla» politicien des énarques ne pourra longtemps remplacer la pertinence de l’analyse et au-delà la crédibilité d’uen stratégie de redressement.

Boutin renonce à être Présidente de la république !! Ah bon ! Elle se présentait ?

Boutin renonce à être Présidente de la république !! Ah bon ! Elle se présentait ?

 

Surprise hier soir, de dimension mondiale, non pas l’annonce du décès Whitney Houston., la star de la pop,  mais le renoncement de Boutin à la présidence de la république. Une surprise d’autant plus grande que personne n’était au courant qu’elle était candidate. Après une enquête approfondie des politologues, on a bien retrouvé trace de sa candidature mais pas des votants potentiels. Son score 0% comme les yaourts allégés qu’elle a du consommer pendant des mois pour retrouver finalement sa ligne politique traditionnelle : très à  droite. Pour justifier ce non événement, elle a indiqué : « Nicolas Sarkozy rejoint les valeurs que je porte depuis plus de trente ans dans la vie politique française. J’ai décidé avec mon Parti chrétien-démocrate de faire alliance avec le président de la République, candidat sans doute cette semaine ». Premiere observation, on se demande pourquoi, elle autant critiqué Sarkozy ces derniers temps En juillet 2009, elle déclare  « Fillon n’est pas un courageux, il avale tout, il a tout renié. Le logement n’intéresse ni Fillon ni Sarkozy. Le mot logement n’a été prononcé dans aucune conférence de presse du Président. Et je ne parle pas des sans-abri. Parce que là, c’est encore pis ! Jamais il n’en a parlé, sauf lorsqu’il y a eu les morts de Vincennes. ».  Mme Boutin a expliqué son ralliement à Nicolas Sarkozy par les prises de position récentes de ce dernier dans le Figaro magazine, où notamment «  il lève le tabou de l’immigration (…) ». Les chrétiens seront sûrement contents,  les intégristes sans doute. »Nicolas Sarkozy est d’accord pour que le Parti chrétien-démocrate ait une place dans la vie politique française et il y aura donc 100 candidats portant les couleurs du Parti chrétien-démocrate aux prochaines législatives », a-t-elle encore annoncé. Tu rigoles, Christine, ton parti chrétien démocrate, il pourrait tenir un congrès dans une cabine téléphonique et tu y crois aux 100 candidatures de Sarkozy ? 10 ce serait déjà beaucoup. Surtout qu’aux régionales, il n’y avait que deux candidats de ton parti susceptibles d’être éligibles. Bouquet final, Mme Boutin a encore indiqué qu’elle allait demander aux maires qui lui ont accordé leur parrainage – « il y en a maintenant plus de 300″, a-t-elle dit- de « parrainer quelqu’un ». « Je ne dis pas qui (…) Ils feront leur choix ce n’est pas à moi de leur dire ». Mais si , faut le dire Christine., Sarkozy, Hollande, Bayrou n’ont pas besoin de tes signatures, il n’y a que Marine qui en a besoin. D’ailleurs pourquoi tu écris aux maires, pour qu’ils soutiennent Mélenchon ou les représentants des chasseurs ? Allez Sarko, sois sympa, oublie toutes les critiques de Christine,  donne lui-vite le petit poste qu’elle souhaite dans une ambassade avant que tu sois viré. C’est dur la vie d’une Boutin

L’annonce de la candidature de Sarkozy sanctionnée par Moody’s

L’annonce de la candidature de Sarkozy sanctionnée par Moody’s

 

Coup dur pour Sarkozy alors qu’il envisageait d’annoncer sa candidature dans deux jours. En effet,.l’agence de notation financière Moody’s a indiqué lundi soir qu’elle envisageait d’abaisser à moyen terme – c’est-à-dire dans les prochains mois - la note de solvabilité maximale (Aaa) qu’elle attribue à la France, à la Grande-Bretagne et à l’Autriche. L’éventuelle dégradation de la France survient alors que celle-ci vient de se voir retirer son triple A par l’agence Standard and Poor’s, et que la notation de la dette souveraine est devenue un enjeu central de la campagne présidentielle. L’argumente de Sarkozy considérant qu’une seule agence avait dégradé la France ne tient plus. Après SP, ce sera Moody’s et sans doute que Fitch suivra pour ne pas perdre sa crédibilité. C’est un coup dur pour le président candidat. Une sorte d’évaluation de la politique financière de la France ; de plus cette annonce est faite au moment au l’assemblée nationale discute du troisième bricolage budgétaire de 2012. Un bricolage  qui nous conduit au moins à 90% d’endettement  par rapport au PIB avec une croissance en récession au début de l’année. La mesure phare de ce bricolage, c’est la TVA sociale qui ne sera pas applicable avant octobre !! Motif : un problème d’ordinateurs ! C’est bien sûr la sanction de la gestion financière de la France au cours de ces trente ans mais plus particulièrement de ces 5 dernières années où l’endettement a cru de manière vertigineuse et pas seulement à cause de la crise. En réalité,  ce gouvernement n’a ni vision, ni stratégie, ni compétence. C’est sans doute le seul pays européen où le président de la république, le ministre des finances, le ministre du budget et le premier ministre n’ont aucune formation en matière économique et aucune expérience. Les agences de notation retiennent désormais trois critères, la situation financière, la situation économique et l’environnement politique. La perspective d’une réélection de Sarkozy a sans doute accéléré le jugement de Moody’s sur la France. Sarkozy aura beau assurer que les agences de notation ne font pas la politique de la France, les préteurs s’invitent bien dans la campagne et au plus mauvais moment pour Sarkozy.

Moody’s dégrade l’Europe

Moody’s dégrade l’Europe

 

Après avoir annoncé la dégradation de la  note de solvabilité maximale (« Aaa ») qu’elle attribue à la France, à la Grande-Bretagne et à l’Autriche, Moody’s a abaissé celle de six autres pays européens, Moody’s  a indiqué également avoir abaissé la note de solvabilité de l’Italie d’un cran, à « A3″, celle du Portugal d’un cran à « Ba3″, et celle de l’Espagne de deux crans à « A3″.  La Slovaquie et la Slovénie sont, elles, sanctionnées par un abaissement de note d’un cran, à « A2″, et Malte voit sa note abaissée d’un cran également, à « A3″.  Moody’s indique par ailleurs qu’elle envisage d’abaisser encore à moyen terme les notes des six pays dont elle vient de diminuer la notation de crédit.  L’agence écrit que les principales raisons justifiant ces décisions sont « l’incertitude entourant premièrement les perspectives de réformes structurelles du budget et de l’économie de la zone euro et, deuxièmement les ressources qui seront mises à disposition pour faire face à la crise ».  Autre facteur d’explication selon Moody’s, « le fait que les perspectives pour l’économie européenne sont de plus en plus médiocres, ce qui menace la mise en œuvre des programmes d’austérité et les réformes structurelles nécessaires pour promouvoir la compétitivité ». Pour l’agence, ces facteurs vont continuer d’affecter la confiance « fragile » des marchés » vis-à-vis de l’Europe. Moody’s écrit cependant que « l’engagement des autorités européennes à préserver l’union monétaire et à mettre en œuvre toutes les réformes nécessaires pour restaurer la confiance des marché est un facteur important ayant limité l’ampleur des ajustements de notes » annoncés lundi.

Moody’s dégrade la France, la Grande Bretagne et l’Autriche

Moody’s dégrade  la France, la Grande Bretagne et l’Autriche

 

L’agence d’évaluation financière Moody’s a annoncé lundi soir qu’elle envisageait d’abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale (« Aaa ») qu’elle attribue à la France, à la Grande-Bretagne et à l’Autriche, et a abaissé celle de six autres pays européens. Moody’s a publié un communiqué sanctionnant neuf pays de l’Union européenne susceptibles, selon elle, d’être affectés « par les risques financiers et macroéconomiques grandissants émanant de la crise de la zone euro ».  Un mois jour pour jour après que sa concurrente Standard and Poor’s eut privé la France et l’Autriche de leur « triple A », l’agence américaine a indiqué qu’elle attribuait désormais une perspective « négative » au « Aaa » qu’elle-même attribue à la France, à la Grande-Bretagne et à l’Autriche.  Le ministre français des Finances François Baroin a « pris acte » de la décision de l’agence en jugeant qu’elle était liée aux « risques pesant sur la zone euro ». Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a lui qualifié de « retour à la réalité » l’annonce de Moody’s, estimant que c’était « la preuve, dans la situation mondiale actuelle, que la Grande-Bretagne ne pouvait renoncer à traiter » la question de sa dette. L’annonce de Moody’s intervient également au lendemain du vote en Grèce du programme d’austérité exigé par les créanciers du pays, qui devrait aboutir à l’adoption par la zone euro d’un plan de sauvetage d’une ampleur sans précédent dans le monde.   »La perspective négative associée à la note de ces trois pays tient compte de la présence d’un certain nombre de pressions de crédit susceptibles d’exacerber la sensibilité des finances publiques de ces Etats et leurs programmes d’austérité à toute nouvelle dégradation de la conjoncture économique et de la situation financière européennes », écrit l’agence.

Euro : 81% des Français pour son maintien

Euro : 81% des Français pour son maintien

Huit Français sur dix souhaitent que la France se maintienne dans la zone euro mais parmi eux, plus d’un tiers estime que d’autres pays devraient abandonner la monnaie unique, sans préciser lesquels, selon un sondage Harris Interactive pour M6-MSN Actualités-RTL. Selon ce sondage, 81% des personnes interrogées se disent favorables à ce que la France reste dans l’euro. Parmi elles, 35% estiment que d’autres pays doivent abandonner la monnaie unique, contre 46% qui souhaitent le maintien du statu quo. Ils sont 14% à souhaiter que la France sorte de l’euro et revienne au franc. Parmi les sympathisants de gauche, 92% disent souhaiter un maintien de la France dans l’euro, contre 6% qui préfèrent une sortie. Ceux de droite sont 94% à vouloir que la France se maintienne dans l’euro, et 4% à espérer une sortie et un retour au franc. Les sympathisants du Front national (FN) sont partagés entre l’hypothèse d’un maintien dans une zone euro réduite (45%) et celle d’une sortie de la France de l’euro (48%). Seuls 7% plaident pour un statu quo. Ce sondage traduit un grand bons sens car la sortie de l’euro serait catastrophique ; même les sympathisants du FN souhaitent pour 45% le maintien de l’euro mais dans une zone plus réduite ; la sortie de l’euro aurait pour conséquences de maintenir la dette 1800 milliards en euros alors que la monnaie serait dévaluée de l’ordre de 25 à 30%. Autant dire uen augmentation immédiate de l’endettement alors que déjà nous ne parvenons pas déjà à rembourser la totalité des seuls intérêts ;  ce remboursement est pourtant de 5O milliards dans le budget. Autre conséquence, une inflation de 10 à 15% qui amputerait le pouvoir d’achat. Finalement les français ne sont pas dupes. Ceux qui veulent voter pour le FN , qui préconise la sortie de l’euro,  expriment davantage un vote de protestation qu’une adhésion à un programme économique complètement farfelu et dangereux.

Fillon : « la TVA sociale suscite des inquiétudes »

Fillon : « la TVA sociale suscite des inquiétudes »

 

 

 Le Premier ministre monte au créneau ce lundi pour défendre les propositions de Nicolas Sarkozy. Lors d’un déplacement dans la Somme, il s’est livré à un nouveau plaidoyer en faveur d’une baisse des charges patronales, compensée par une hausse de TVA, le projet contesté de «TVA sociale» en cours de débat à l’Assemblée nationale. «Je sais que cette réforme suscite des interrogations ou des inquiétudes», a lancé le chef de gouvernement. Mais elle «ne pénalisera en aucun cas la consommation, ni le pouvoir d’achat», a-t-il répété, ajoutant que cette hausse n’aurait «pas de répercussion sur les prix» et que les entreprises «ne conserveront pas pour elles cette baisse de coût». Pourtant la TVA sociale provoquera bien de l’inflation estiment les économistes et 73% des français. Une hausse des prix ? « Je vous l’ai dit, je n’y crois pas », déclarait le chef de l’Etat après avoir annoncé le 29 janvier que le taux normal de la TVA serait porté de 19,6% à 21,2% à compter du 1er octobre. Argumentaire de Nicolas Sarkozy: « la concurrence est telle que le risque d’inflation n’existe pas ». Le pari serait que les entreprises, bénéficiant d’un allègement de leurs charges en contrepartie de la hausse de la TVA, – le principe même de la « TVA sociale » -, ne répercuteraient pas cette hausse sur leurs clients pour préserver leurs parts de marché. « Le gouvernement estime que l’augmentation de 1,6 point de TVA n’aura pas d’impact significatif sur les prix », confirme une « évaluation préalable » jointe au collectif budgétaire qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres et dont l’AFP a obtenu copie. Second argument du président de la République: l’Allemagne a augmenté de trois points sa TVA au 1er janvier 2007 sans « aucune augmentation des prix ». Ce point est discutable. Les prix à la consommation en Allemagne n’avaient progressé que de 1,7% en 2006. Dans la foulée de la hausse de TVA, l’inflation a atteint 2,3% en 2007 et 2,7% en 2008. 73 % des français estiment au contraire que la TVA sociale provoquera une hausse des prix à la consommation». Patrick Artus, chef économiste de la banque Natixis, rejoint l’avis général sur ce point. « En parlant aux entreprises, le message que nous entendons, c’est: +nous avons besoin de redresser nos marges bénéficiaires+ », explique-t-il, relevant qu’elles sont « basses, en particulier dans l’industrie ». Les relèvements de la TVA en Allemagne en 2007 ou au Royaume-Uni en 2011 « se sont traduites dans les deux cas par des hausses de prix », souligne-t-il aussi. Sur le second point en revanche, son avis diverge avec celui de la majorité des Français mais aussi de l’opposition et des syndicats qui dénoncent une « TVA anti-sociale ». Alain Trannoy, de l’Ecole des hautes études en sciences sociale (EHESS), anticipe un surcroît d’inflation qu’il situe « dans une fourchette de 0,5 et 1,3 point », soulignant toutefois que d’autres facteurs pèseront au moins aussi lourd dans l’équation comme l’évolution de la parité euro/dollar et des cours du pétrole. Le paradoxe, souligne-t-il, est que le gouvernement ait anticipé l’annonce d’une augmentation de la TVA dans l’espoir de donner un coup de pouce à la consommation, l’idée étant que les consommateurs anticiperaient une hausse des prix. « C’est comme si le gouvernement s’attendait à ce que les Français ne croient pas à sa prévision de stabilité des prix », observe-t-il. On ne peut en effet dire en même temps une chose et son contraire ; A quelques mois de distance, oui (enfin presque) comme sur la TVA Sociale quand Sarkozy affirme ne jamais avoir prononcé le qualificatif de « sociale » ; en réalité il a bien prononcé ce terme de TVA sociale à plusieurs reprises (voir article). Dire que la TVA sociale n’entrainera aucune inflation et immédiatement après affirmer que les français vont anticiper leurs achats par crainte de la hausse des prix est pour le moins incohérent. Une sorte de reconnaissance de fait que la hausse de la TVA va bien accroitre les prix.

L’emploi intérimaire confirme la récession

L’emploi intérimaire confirme la récession

 

 L’emploi intérimaire, considéré comme un indicateur avancé du marché du travail, a accusé un repli de 2,4% en décembre, soit la plus forte baisse mensuelle de l’année 2011, selon des données provisoires publiées lundi par Pôle emploi. La France a compté en décembre 621.200 postes intérimaires, 15.400 de moins qu’en novembre. L’emploi intérimaire avait reculé de 0,9% en novembre et de 0,7% en octobre. Au total, sur un an, l’intérim a accusé un repli de 5,5% (-36.300 postes). L’emploi intérimaire, en avance de quelques mois sur l’ensemble des autres indicateurs, peut donner une idée des tendances à venir sur le marché de l’emploi. Le nombre d’intérimaires a surtout fléchi dans la construction (-7,4%). Il a aussi reculé dans l’industrie (-1,3%) et le tertiaire (-0,7%). Cet indicateur avancé confirme l’indicateur sur le moral des industriels de janvier. Le moral des industriels français est encore davantage dans les chaussettes d’après l’indicateur de l’INSEE de janvier. Recul de L’indicateur synthétique du climat des affaires dans l’industrie de trois points par rapport à décembre, à 91 points et « nettement en-dessous » de sa moyenne de longue période, précise l’Insee. Pendant la crise de 2008, l’indicateur s’était déjà enfoncé sous cette moyenne, fixée à 100 points. Il avait chuté à l’époque autour de la barre des 70 points, pour ne retrouver des valeurs supérieures à 100 points que fin 2010. Les entrepreneurs de l’industrie manufacturière jugent que leur activité passée a faibli, indique l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Les stocks de produits finis demeurent supérieurs à leur niveau de longue période. « Les carnets de commandes globaux, comme étrangers, se dégarnissent et sont considérés comme très peu étoffés », souligne l’Insee. Les perspectives personnelles de production dans l’industrie manufacturière sont en nette baisse, un signe que l’activité pourrait reculer au cours des prochains mois, commente l’institut. La récession est-elle certaine ? A en croire l’Insee, la France serait déjà entrée en récession. L’institut statistique prévoit une contraction du PIB de 0,2 % au quatrième trimestre, suivi d’un recul de 0,1 % sur les trois premiers mois de 2012. Mieux vaut se fier à ‘lavis des industriels qui eux peuvent apprécier l’évolution économique à partir de leurs carnets de commandes.

Guéant : « hollande est à la tête de la Corrèze qui est la Grèce de la France».

Guéant : « hollande est  à la tête de la Corrèze qui est la Grèce de la France».

 

 

Guéant, fonctionnaire qui n’a jamais été élu continue dans l’outrance , la vulgarité et le  ridicule. Guéant a profité dimanche de son déplacement ministériel en Martinique pour attaquer Hollande sur sa politique en outre-mer. « Hollande est  à la tête de la Corrèze qui est la Grèce de la France». Voilà un propos mesuré digne d’un ministre de la république ! Quelle morve de la part de cet énarque, jamais élu,  qui ne connait rien à l’économie, rien à la philosophie, rien à l’ethnologie mais qui se permet de porter des jugements de valeurs sur les civilisations. Devant les militants, le ministre est revenu sur cette polémique affirmant que «la France du XXIe siècle est supérieure à celle qui défendait l’esclavage». Arrivé sur place samedi soir, l’ancien secrétaire général de l’Élysée n’a pas eu droit aux heurts et tensions que certains lui prédisaient. Seuls une cinquantaine d’indépendantistes ont manifesté leur désapprobation en se regroupant à la sortie de l’aéroport Aimé-Césaire de Fort-de-France et en huant au passage du cortège ministériel. On pouvait lire sur les pancartes: «Les civilisations se valent. C’est le racisme qui ne vaut rien!» Soucieux de lever toute ambiguïté, convaincu que ce qu’il a dit «ne peut en aucune façon blesser quiconque», Guéant s’est expliqué devant les journalistes à plusieurs reprises: «On a voulu interpréter le terme de civilisation pour laisser entendre que j’avalisais la totalité de notre histoire. Je sais bien que les Antillais ont dans leur mémoire collective la douleur de l’esclavage, et cette douleur, la France la comprend. La France a condamné de façon extrêmement claire l’esclavage, cela fait partie d’un passé qui nous fait honte.» Et le colonialisme, c’est sexy ?

Récession économie japonaise : – 0.9% en 2011

Récession économie japonaise : – 0.9% en 2011

 

 

L’économie japonaise s’est contractée de 0,6% au quatrième trimestre 2011, soit plus que les 0,3% auxquels s’attendaient les observateurs, en raison notamment du ralentissement économique mondial, des inondations en Thaïlande et de la vigueur du yen. Cette quatrième contraction du PIB lors des cinq derniers trimestres signifie que le Japon a vu son économie se contracter de 0,9% sur l’ensemble de l’année 2011, marquée par un séisme et un tsunami à l’origine de la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars. La demande intérieure a elle aussi faibli, ce qui alimente les doutes sur un retour à la croissance dès le premier trimestre 2012 alors que la crise de la dette dans la zone euro continue d’assombrir les perspectives. Rappelons les prévisions des «  experts » :

« À la suite de ces catastrophes en série, nous estimons que le PIB japonais pourrait être amputé de 1,6 point, ce qui ramènerait la croissance à +0,2 % en 2011. Le PIB reculerait de 0,2 % au premier trimestre 2011 puis de 0,7 % au deuxième trimestre. À partir du troisième trimestre, les dépenses liées à la reconstruction prendraient le dessus et le PIB progresserait de 0,5 % et 1,3 % aux troisième et quatrième trimestres. Les dépenses de reconstruction s’étaleraient sur au moins trois ans et gonfleraient le PIB japonais de près de 1,5 point de PIB en 2012, portant la croissance à 2,8 % l’an prochain. »

Comme disait un célèbre humoriste » «  la prospective, c’est difficile surtout quand il ‘s’agit de l’avenir » !

Taxe carbone: un coup dur pour le transport aérien européen

Taxe carbone: un coup dur pour le transport aérien européen

Les meilleures intentions peuvent se retourner contre leurs auteurs quand elles sont aussi mal ficelées, c’est le cas de la taxe carbone européenne pour le transport aérien. Il faut en effet prévoir un surcoût pour les compagnies déjà très concurrencées par les low-cost hors Europe. Deuxième conséquences, des mesures de rétorsion possible vis-à-vis d’Ai-Bus ; une taxe applicable au premier janvier 2012 dans un contexte de ralentissement de la demande et de renchérissement du coût du carburant.  Les tensions croissantes au sein du secteur de l’aviation, au niveau mondial, à propos de la taxe carbone imposée par l’Union européenne aux compagnies aériennes pourraient provoquer « une guerre commerciale », a déclaré lundi le patron d’Airbus, Tom Enders. « Je dois dire que je suis vraiment inquiet des conséquences, en tant que constructeur », a déclaré le président de l’avionneur européen lors d’une conférence de presse, à la veille du salon aéronautique de Singapour.   »J’ai vu la position de la Chine, de la Russie, des Etats-Unis, de l’Inde, et ce qui a commencé comme solution pour (les questions d’environnement est devenu une source potentielle de guerre commerciale », a ajouté Thomas Enders.  La législation européenne, entrée en vigueur le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l’Union européenne, quelle que soit leur nationalité, à acheter l’équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.  A huit euros la tonne de CO2 actuellement, la mesure devrait rapporter 256 millions d’euros en 2012, selon la Commission.  Les compagnies devront s’acquitter de cette obligation au printemps 2013. Si elles ne se plient pas à la loi européenne, elles devront payer des amendes d’un montant de 100 euros par tonne de CO2 et pourront être interdites de vol dans l’Union.  La Chine et les Etats-Unis refusent de se soumettre à cette législation et veulent interdire à leurs compagnies aériennes de participer au mécanisme européen d’achat de permis de polluer.  L’Association internationale du transport aérien (IATA), qui représente les compagnies aériennes, conteste vigoureusement cette mesure, estimant qu’elle pourrait déclencher des mesures de rétorsion.  A Singapour, le directeur général de l’IATA a une nouvelle fois mis en garde contre les conséquences de cette législation. « (Le secteur de) l’aviation ne peut pas vraiment se permettre d’être pris au milieu d’un conflit politique ou commercial croissant », a déclaré Tony Tyler lors de cette conférence de presse.  L’Europe mérite d’être saluée pour être à la pointe des efforts de réduction des émissions de carbone, mais « l’approche unilatérale » du continent « est problématique », a-t-il estimé.  Mais la Commission européenne récuse les accusations de distorsions de concurrence et prévenu la semaine dernière qu’elle ne reviendrait pas sur cette législation. De toute évidence dans ce domaine comme dans d’autres, l’Europe préfère les taxes à la croissance.

Pour Gilles Carrez la TVA de Sarkozy la TVA sociale ne bénéficierait en définitive que « peu à l’industrie ».

Pour Gilles Carrez la TVA de Sarkozy  la TVA sociale ne bénéficierait en définitive que « peu à l’industrie ».

Sa TVA sociale, contrairement à ce qu’a annoncé Sarkozy va peu bénéficier à l’industrie ; Sarkozy s’est un peu emmêlé les pieds dans son explication économique ; visiblement il a du mal à maîtriser son sujet. Alors le projet de loi de finances rectificatif 2012 incluant la TVA sociale doit être examiné à partir de lundi prochain, Gilles Carrez (UMP) a estimé que le mesure ne concernerait l’industrie qu’à 25 %. C’est d’ailleurs ce qu’il a fait remarquer aux ministres de l’Industrie et du Budget mercredi 8 février lors de leur audition devant la commission des Finances. Pour le gouvernement, la TVA sociale devrait permettre de rétablir la compétitivité des entreprises. Et il assure que les allégements de cotisations sociales patronales ciblent « 80% des effectifs dans l’industrie« . « L’industrie en bénéficiera relativement peu », a-t-il indiqué. « Le gouvernement assume, c’est une mesure compétitivité et emploi« , a expliqué le rapporteur général du Budget. Dans son rapport sur le projet de budget rectificatif, Gilles Carrez précise que « le secteur industriel bénéficierait d’un allègement de 3,3 milliards, soit un quart du total« . Mal ficelée, trop faible,  mal placée, dans le calendrier, cette TVA Sarkozy risque du coup d’être discréditée alors que l’allégement des charges patronales pour redonner de la compétitivité à une industrie qui s’écroule est incontournable.

Grèce : la baisse de 20% des rentrées de TVA en janvier condamne le nouveau plan européen

Grèce :  la baisse de 20% des rentrées de TVA en janvier condamne le nouveau plan européen

 

 

L’Europe se préoccupe beaucoup des réductions de dépenses en Grèce, elle a sans doute raison mais elle est moins attentive à la croissance et donc aux rentrées fiscales ; En janvier par exemple, les rentrée de TVA ont été inférieures de 20% à celles de l’année dernier ; Preuve que la croissance s’écroule, on attendait entre -4 et -6%, ce pourrait être pire puisque le chômage va atteindre 25% et le double chez les jeunes. Certes le système fiscal très défaillant et la fraude expliquent une partie de cet affaiblissement d’un impôt capital en Grèce. L’Union européenne ignore la croissance et continue de demander au gouvernement grec de fournir le détail de réductions supplémentaires des dépenses publiques d’un montant de 325 millions d’euros. Elle exige également un engagement clair des dirigeants des partis de la coalition gouvernementale à appliquer les réformes. L’Europe va faire durer le plaisir ou plutôt le supplice vis-à-vis du plan grec. Il faut d’abord donner l’impression que l’avis de l’Eurogroup sera fondé sur une analyse approfondie et non sur des raisons politiques ; Il faut quand même exiger de la Grèce quelques détails car l’accord de dernière minute des partis grecs laissent encore quelques zones d’ombre. D’importants détails doivent encore être finalisés qui portent sur la participation des créanciers privés à la restructuration de la dette grecque, le montant des financements publics fournis par les 16 autres pays de la zone monétaire unique et le coup de pouce qui pourrait être donné par la BCE. Les banques et autres créanciers privés de la Grèce se sont entendus avec Athènes sur la base d’une décote de 70% de leurs actifs dans le cadre d’un échange des obligations grecques qu’ils détiennent contre de nouveaux titres. Les pays de la zone euro doivent quant à eux apporter 130 milliards d’euros de prêts publics et le président de la BCE, Mario Draghi a ouvert la porte jeudi à ce que l’institut de Francfort redistribue aux Etats les bénéfices tirés des avoirs obligataires grecs. De son côté, le FMI veut s’assurer avant de prêter de nouveaux fonds à Athènes que la dette grecque sera à nouveau tenable. En réalité compte tenu des dérives budgétaires, de la croissance qui s’écroule l’objectif de parvenir à un niveau de dette de 120% en 2020 est illusoire. En clair en dépit de tous les efforts grecs (réels et/ou fictifs) l’objectif de désendettement ne sera pas tenu. C’est donc bien sur des considérations politiques que l’Europe va vraisemblablement décider d’une nouvelle tranche d’aide pour gagner du temps. Une aide qui nécessairement devra être suivie d’autres d’ici quelques mois.

Soros: Merkel mène l’Europe à la ruine

Soros: Merkel mène l’Europe à la ruine

George Soros affirme que la chancelière allemande Angela Merkel mène l’Europe dans la mauvaise direction ». Il craint une répétition des erreurs de la crise de 1929, dans un entretien publié dimanche sur le site internet du magazine Der Spiegel. « J’admire la chancelière Merkel pour sa capacité de leadership. Mais malheureusement, elle mène l’Europe dans la mauvaise direction », a déclaré le financier et philantrophe à l’hebdomadaire basé à Hambourg. Soros préconise de « ranimer la conjoncture dans les Etats européens en crise par l’injection d’argent plutôt que de forcer les gouvernements à réaliser des économies ». « Sinon nous répétons les erreurs qui ont plongé l’Amérique de 1929 dans la grande dépression. C’est ce qu’Angela Merkel ne comprend pas », affirme-t-il. Face à la crise de 1929 aux Etats-Unis le président Franklin Roosevelt avait lancé en 1933 le « New Deal », une politique inspirée par l’économiste britannique John Keynes, marquée par une réforme du système bancaire et le lancement de grands travaux pour relancer l’économie américaine déprimée. Selon l’hebdomadaire allemand, Soros ne partage pas non plus l’idée d’impliquer le Fonds monétaire international dans la gestion de la crise. « L’Europe devrait être capable de résoudre ses problèmes toute seule », estime-t-il. Une faillite de la Grèce provoquerait d’après lui une escalade de la crise qui « pourrait mener à une ruée vers les guichets bancaires en Italie et en Espagne, et là l’Europe éclaterait ». Soros s’attend malgré tout à un nouveau sauvetage d’Athènes par l’Europe, pour éviter un tel scénario

 

Berlin blâme la Grèce et félicite l’Espagne

Berlin blâme la Grèce et félicite l’Espagne

L’Allemagne critique la Grèce mais pour se rattraper félicite l’Espagne et le Portugal.  Berlin  désormais seule à la tête de l’Europe distribue les bons et les mauvais points. Pas sûr que cette attitude de donneur de leçons soit bien appréciée dans les pays considérés. En fait en félicitant l’Espagne et le Portugal , Berlin essaye aussi sans doute de se rattraper car ses exigences vis-à-vis de la Grèce ont été mal apprécies. Rappelons que l Allemagne voulait remplacer le ministre des finances grec par un commissaire européen sans doute proche des théories allemandes. Une position humiliante critiquée largement en Europe. Les diktats allemand commencent à agacer y compris en France. « Nous sommes prêts à aider. Mais encore une fois: nous pouvons et voulons seulement aider s’il y a des contreparties du côté grec. Et nous voyons des différences. D’autres pays -le Portugal et l’Espagne- sont bien plus engagés que les collègues en Grèce », a dit M. Rösler,.   »Et cela doit être un signal clair en direction de la Grèce, que nous attendons maintenant des efforts, que l’on puisse sentir et montrer », a-t-il ajouté.  Alors qu’il était interrogé sur une potentielle exclusion de la Grèce de la zone euro, M. Rösler a répondu: « C’est entre les mains des Grecs ». Il a ajouté: « Le jour J fait de moins en moins peur ».  Cet appel du pied à Athènes pour mettre en œuvre rapidement les réformes promises est le troisième d’un ministre allemand dimanche: dans un entretien au journal dominical Welt am Sonntag, le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, avait déclaré: « Les promesses de la Grèce ne nous suffisent plus. Ils doivent, lors d’un nouveau programme, d’abord mettre en œuvre les parties de l’ancien programme et économiser ».  De son côté, le ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle avait dit à l’hebdomadaire Der Spiegel: « Cela ne suffit pas d’adopter des programmes de réforme. Il est également nécessaire de commencer sans attendre la mise en œuvre de ces réformes. Pas n’importe quand, maintenant ». En fait ces félicitations à l’égard de l’Espagne sont assez hypocrites, elles ne sont là que pour rééquilibrer les propos sur la Grèce. En réalité, il va falloir décider d’un plan de soutien de type grec  à l’Espagne qui s’enfonce dans l’endettement, les déficits, et le chômage. Pas sûr que l’Allemagne soitaussi enthousiaste sur la politique espagnole quand il faudra décider de ce plan.

Grèce : le plan d’austérité adopté par le parlement mais pas par la rue

Grèce : le plan d’austérité adopté par le parlement mais pas par la rue

 

Ce lundi, le parlement grec a voté la loi d’austérité très impopulaire destinée à assurer l’octroi au pays d’une deuxième aide financière de la part de l’Union européenne et du Fonds monétaire international et à éviter une cessation de paiement. Des violences et des incendies ont éclaté dans le centre d’Athènes pendant que les députés débattaient du texte, qui prévoit notamment 3,3 milliards d’euros d’économies via des baisses des salaires et des retraites. Au préalable, Le gouvernement de coalition grec avait  approuvé le plan d’austérité exigé par l’UE et le FMI pour débloquer une nouvelle aide à la Grèce lui permettant d’éviter un défaut de paiement en mars, a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi le bureau du Premier Ministre. « Il y a eu une approbation unanime » de l’accord qui sauvera la Grèce d’un défaut désordonné en mars ; Lucas Papademos avait mis en garde vendredi contre un risque de « chaos incontrôlé » en Grèce sans accord sur le plan d’austérité, après la démission de six ministres opposés aux mesures de rigueur exigées par l’Union européenne et le Fonds monétaire international qui tentent d’empêcher la faillite du pays.  Sans vote au parlement en faveur d’un programme économique de rigueur drastique, la Grèce n’a aucune chance de recevoir le premier centime d’une aide de 130 milliards d’euros préparée par l’UE et le FMI pour lui éviter un défaut de paiement incontrôlé en mars lorsqu’il devra rembourser une échéance de 14,5 milliards d’euros.  Ce vote, explicitement demandé par les bailleurs de fonds, doit marquer l’acceptation des Grecs des réformes d’assainissement demandées en plus de l’engagement écrit des chefs des partis politiques, car le programme de prêt doit s’étaler jusqu’en 2015, loin au delà de la durée de vie prévisible de l’actuel gouvernement.  Un accord sur les mesures d’austérité exigées de la Grèce par l’UE et le FMI avait été atteint dans la semaine, selon M. Papademos, mais le plus petit partenaire de la coalition, le parti d’extrême-droite Laos, s’est retiré du gouvernement vendredi pour protester contre les mesures projetées.  Les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro lui avaient signifié explicitement cette semaine qu’elle devait consentir des mesures d’austérité supplémentaires pour que soient débloqués des prêts décidés dans le cadre du premier plan d’aide de 171 milliards de dollars en suspens depuis octobre.

Mario Draghi nous soutient que les risques sont maîtrisés… comme l’ont été ceux des subprime ?

Mario Draghi nous soutient que les risques sont maîtrisés… comme l’ont été ceux des subprime ?

| Philippe Béchade | Chronique Agora

▪ Cette journée du jeudi 9 février était celle du grand rendez-vous de Mario Draghi avec la presse et les marchés.

Les investisseurs n’avaient pas allumé leur poste de radio ou programmé leur chaîne d’information financière favorite pour apprendre que la BCE laissait son taux directeur inchangé — l’hypothèse d’une future baisse de taux n’a même pas été discutée. Non, ils étaient là pour collecter un florilège de petites phrases inspirantes ou énigmatiques, ce qui tranche pour de bon avec la langue de bois pré-formatée de J.-C.-Trichet ces dernières années.

▪ Une phrase qui n’est pas sans nous rappeler les subprime
Parmi les formules les plus appréciées, voici la grande favorite du jour : “nous acceptons plus de risques mais nous le gérons mieux”.

Cette remarque a été lancée à propos des collatéraux (emprunts souverains ou privés) acceptés en contrepartie de la délivrance de liquidités au système bancaire. C’est exactement ce que Goldman Sachs, Bear Stearns, Merrill Lynch, Lehman (et tant d’autres qui ont fait faillite) affirmaient à propos des subprime.

C’est ultérieurement le langage que la Fed a tenu en rachetant aux banques des créances de plus en plus douteuses à partir de 2009.

La BCE a doublé le montant de ses achats de dettes souveraines la semaine dernière. Il ne faut pas être Sherlock Holmes pour deviner que cela a largement contribué au succès des opérations de refinancement de l’Espagne et de l’Italie.

L’activisme de la BCE ressemble de plus en plus en plus à celui de la Fed — la planche à billets en moins — mais elle atteint les limites de sa capacité technique d’intervention.

Elle ne peut rien pour la solvabilité des banques. Elle ne peut pas contraindre les banques à prêter de l’argent. Selon Super Mario, c’est leur affaire de déterminer si offrir du crédit à l’économie réelle ou aux Etats est une activité pertinente.

Et comme la BCE ou l’OCDE sont les premiers à anticiper une croissance quasi nulle en Europe en 2012, quel intérêt y’a-t-il à prêter de l’argent à l’économie réelle dans l’immédiat ?

L’expérience démontre que lorsque des liquidités qui ne correspondent à aucune création de richesse tangible ou prévisible sont apportées aux marchés, elles nourrissent immédiatement des stratégies spéculatives. Ces dernières sont basées sur des captations d’écarts de volatilité, des arbitrages ou swaps de taux… et à tous les coups, le gonflement de bulles d’actifs.

C’est exactement ce que l’on observe depuis le 20 décembre dernier. Super Mario se justifie en ventant les mérites de son LTRO de 500 milliards d’euros — et du prochain qui sera de la même ampleur fin février. Cela écarte un credit crunch et “ce n’est pas infamant que d’y avoir recours”.

Douillet : « avec Hollande c’est la mort du sport français » ! et avec Sarkozy, la mort de l’économie ? Inimaginal !

Douillet : « avec Hollande c’est la mort du sport français » ! et avec Sarkozy, la mort de l’économie ? Inimaginal !

 

 

Le ministre des sports David Douillet n’a pas la réputation d’être une référence dans le maniement de la langue française. Un très grand sportif certes mais fâché avec les subtilités de la sémantique ou tout simplement de l’orthographe.  Sans entrer dans le détail, le candidat socialiste a évoqué une « nouvelle loi-cadre sur le sport », un plan national des infrastructures sportives, une lutte antidopage renforcée, un changement de la législation sur les paris en ligne ou encore un meilleur accès des Français au sport. Des annonces qui font bondir le ministre des Sports, David Douillet.  «  c’est l’explosion du sport français! Ce serait la fin d’un modèle initié avec le général de Gaulle, c’est la mort du sport français » ; Des propos « inimaginaux » comme a dit Douillet sur Europe 1. Douillet évite (comme Sarkozy en ce moment) de parler d’économie, c’est mieux ; dommage, on pourrait se demander si avec le président,  pas encore candidat, ce n’est pas la mort de l’économie française.

Economie générale: derniers articles

 

 

Le pitoyable référendum de Sarkosy sur l…
Grèce : l’Europe va faire durer le plais…
Sarkozy aux abois propose un référendum …
Grèce, une facture de 400 milliards pour…
Grèce : malgré la démission de trois min…
Sarkozy candidat  mais pas sur l’économi…
Etats-Unis: déficit budgétaire à 8.5% du…
Agroalimentaire : un excédent très théor…
Hausse du carburant : ça baigne pour Tot…
Grèce : l’austérité approuvé par le gouv…
Standard & Poor’s dégrade 34 banques ita…
Vague de froid : Sarkozy propose un réfé…
Impôts sur les sociétés : Total paye 2.5…
« Sarkozy, ça suffit, il faut dire stop …
167 000 euros par an pour la protection …
800.000 fonctionnaires  territoriaux en …
 Photowatt : une reprise très politique
L’Allemagne se prépare à lâcher la Grèce
News & Updates
1...910111213...17



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol