• Accueil
  • > Imposition à 75 % : les nantis réagissent

Imposition à 75 % : les nantis réagissent

Imposition à 75 % : les nantis réagissent

 

Les réactions négatives des élites sont significatives du véritable fossé entre le français moyen et la classe dirigeante. Elles montrent aussi le vrai visage de partis politiques, de ceux qu’ils protègent.  La France regorge de dirigeants compétents qui se satisferont de ces salaires taxés. La plupart qui y sont opposés n’ont guère montré leur capacité de gestion (banques, industrie, services) ; ils sont même  responsables de l’écroulement de l’économie française. Il suffira de plonger dans le vivier des PME pour trouver les futurs dirigeants qui eux ont parfois attendu plusieurs années avant de se payer un vrai salaire ; c’est la grande différence entre l’énarque passé du cabinet ministériel à la direction d’un établissement financier et le patron d’une PME ; L’un se gave de rémunérations dés son arrivée sans engager le moindre euro personnel, l’autre engage son capital et ne peut se rémunérer sans mettre en danger son entreprise dont les éventuels déficits ne seront jamais comblé par les pouvoirs publics. En annonçant l’instauration d’un taux marginal d’imposition à 75 % au-delà de 1 million d’euros lundi soir, François Hollande a explicitement visé les grands patrons. « Ce que je n’accepte pas, c’est le scandale d’un certain nombre de stock-options ou de retraites-chapeaux », a expliqué le candidat. « J’étais là lorsque François Hollande a appris que les patrons du CAC 40 s’étaient octroyé une augmentation de 34 % de leurs rémunérations. J’ai vu son indignation, sa colère », a insisté hier Jean-Marc Ayrault. Parmi les entreprises du CAC 40, la moyenne de rémunération s’est établie, au titre de 2010, à 4,11 millions d’euros, selon une étude de Proxinvest (« Les Echos » du 15 février). Et les 80 autres dirigeants du SBF 120 ont vu leur rémunération moyenne progresser de 31 %, à 2,08 millions d’euros.  Dans une étude publiée l’an dernier dans « La Vie des idées », l’économiste Olivier Godechot a observé de son côté l’évolution des salaires du Top 100 des cadres de la finance et des cadres hors finance, du Top 100 des chefs d’entreprise, du Top 25 des sportifs et du Top 20 des salariés du secteur cinéma, télévision et vidéo (essentiellement des acteurs). Toutes ces catégories avaient en 2007 un salaire supérieur à 1 million d’euros en moyenne, mais c’est dans la finance que l’évolution a été la plus rapide : les salaires ont été multipliés par près de 9 pour les cadres de la finance, avec un montant moyen en 2007 dépassant 4 millions d’euros.  Entre 1996 et 2007, les salaires ont été multipliés par 1,5 pour les acteurs, par 3,3 dans le sport et chez les dirigeants, et par 3,6 pour les cadres hors finance, indique l’économiste. Dans la tranche du 0,01 % des salaires les plus élevés pour 2007 (correspondant à 1.700 personnes pour un salaire moyen de 1,7 million d’euros), « nous trouvons près de 40 % de salariés de la finance, 20 % de chefs d’entreprise et 10 % de sportifs », poursuit Olivier Godechot dans son étude.  Comment réagiront ces publics qui seraient concernés par le taux marginal à 75 % ? Le ministre de l’Economie, François Baroin, à cort d’argument, a souligné, hier, le risque que les entreprises, pour retenir ou attirer les cadres dirigeants, « augmentent par deux » les salaires. Le gouvernement avait mis en place l’an dernier une « exit tax » pour neutraliser les opérations d’exil fiscal. Les réactions négatives des élites sont significatives du véritable fossé entre le français moyen et la classe dirigeante. Elles montrent aussi le vrai visage de partis politiques, de ceux qu’ils protégent.la France regorgent de dirigeants compétents qui se satisferont de ce salaires taxés. La plupart qui y sont opposés n’ont guère montré leur capacité de gestion (banques, industrie, services) ; ils sont même responsable de l’écroulement de l’économie française. Il suffira de plonger dans le vivier des PME pour trouver les futurs dirigeants qui eux ont parfois attendu plusieurs années avant de se payer un vrai salaire ; c’es la grande différence entre l’énarque passé du cabinet ministériel à la direction d’un établissement financier et le patron d’une PME ; L’un se gave de rémunérations dés son arrivée sans engager le moindre euro personnel, l’autre engage son capital et ne peut se rémunérer sans mettre en danger son entreprise dont les éventuels déficits ne seront jamais comblé par les pouvoirs publics.

 

0 Réponses à “Imposition à 75 % : les nantis réagissent”


  • Aucun commentaire

Laisser un Commentaire




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol