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Banques françaises : risques toujours élevés et manque de transparence

Banques françaises : risques toujours élevés et manque de transparence

D’après les Echos, les banques françaises présentent encore un risque très élevé et surtout manque de transparence. Pour BNP par exemple le risque est aussi élevé que celui de Commerzbank qui a bénéficié de 18 milliards d’apports publics.

Le risque que BNP Paribas ne rembourse pas sa dette est aussi aujourd’hui élevé selon les marchés que celui de Commerzbank, la banque allemande soutenue hors de l’eau grâce à 18 milliards d’euros d’injection publique. Quant à ceux de la Société Générale ou du Crédit Agricole, ils sont considérés comme bien plus forts encore. Le CDS (credit default swap) de la banque de la rue d’Antin, qui faisait concurrence en tête avec celui du Britannique HSBC, parmi les plus bas durant la crise, émargeait en effet ce mercredi, après la nouvelle opération de LTRO, à 191 points de base, contre 189 pour la banque allemande. Ceux de la banque verte et de celle de la Défense frisaient eux les 238 points et 260 points, selon les données Markit. «Les banques françaises  sont prises au piège entre le pragmatisme des banques britanniques et italiennes qui y voient l‘opportunité d‘obtenir des liquidités peu cher et le dogmatisme allemand qui estime qu’il y a un risque de réputation», indique David Benamou, président d’Axiom, spécialiste dans la gestion alternative sur le secteur bancaire.  Résultat, les banques françaises ne tirent pas tous les avantages de leur recours à la BCE. «Le marché sanctionne les banques françaises, estime François Lavier, analyste gérant chez Lazard Frères Gestion, spécialiste des dettes bancaires.  »L’investisseur est suspicieux en général et n’apprécie pas le manque de transparence. Les banques françaises se sont longtemps vantées d’être les bons élèves de la classe bancaire européenne mais refusent de communiquer sur leurs ratios de liquidité par exemple, contrairement aux banques scandinaves ou britanniques. Pour le LTRO, c’est la même chose. Du coup, tous les investisseurs anticipent ou calculent des ratios pénalisants, par précaution, même si le piètre score des banques françaises sur ces ratios est un secret de polichinelle. Il serait bon que les banques françaises fassent preuve de davantage de modestie et de plus de transparence. Le parapluie protecteur de l’Etat français ne sera pas éternel et l’avantage compétitif que les banques françaises retirent de leurs « bons » rating n’est pas non plus définitivement acquis.». À mi-juillet, les banques du pays  empruntaient 19,6 milliards d’euros via les opérations de moyen et long terme de la BCE, déposaient 7,9 milliards sur les facilités de dépôts et 40,9 milliards en compte courant pour leurs réserves obligatoires, soit en net une situation créditrice des banques françaises vis-à-vis de l’euro système de 29,2 milliards d’euros. À la mi-janvier, cette situation était devenue débitrice de 10,3 milliards. À mi février, nous sommes passés à une situation toujours débitrice de 29,9 milliards, avec le recours aux facilités d‘urgence de Dexia. Sans compter les sommes empruntées par les filiales italiennes, belges et grecques.

 

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