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ArelorMittal Florange : un «arrêt de mort» et la faillite de l’industrie française

ArcelorMittal Florange : un «arrêt de mort» et la faillite de l’industrie française

On s’orient vers l’arrêt t définitif à Florange. «Nous referons un point dans le courant du mois de mai pour la situation du troisième trimestre», a déclaré le PDG d’ArcelorMittal France, Hervé Bourrier.  Un «arrêt de mort» du site lorrain, ont jugé les syndicats. Aussi les ouvriers bloquent depuis jeudi matin la sortie des expéditions du site de Florange.  Alors que le président français prône la réindustrialisation du pays à l’instar de l’Allemagne, Edouard Martin (CFDT) déclarait ce jeudi matin à Florange : «Nous sommes les Allemands de la France. Grâce à notre savoir-faire, nous sommes les garants de la qualité des voitures allemandes. Alors que Nicolas Sarkozy n’arrête pas de faire référence à ce pays, il serait bon qu’il s’en souvienne. Et que les économistes de pacotille cessent de nous enterrer», rapporte «le Républicain Lorrain».  Un autre point annoncé lors du CCE avait provoqué l’ire des métallurgistes : du métal venu de Russie aurait été importé sur le site lorrain. Mais par la suite, la direction générale d’ArcelorMittal France a «démenti toute importation d’acier en provenance de l’étranger pour le site de Florange». Elle a toutefois admis avoir importé 60 000 tonnes d’acier pour ses sites belge de Gand et allemand de Brême.  .  L’intersyndicale CGT/CFDT/FO/CFE-CGC a promis qu’elle serait « le cauchemar du gouvernement », jusqu’au 6 mai, date du second tour de l’élection présidentielle. Le drame de la sidérurgie française n’est as nouveau, on vit sans doute ses derniers instants. La « faillite » des entreprises sidérurgiques françaises en 1979 avait conduit à leur prise de contrôle par l’État à l’initiative du gouvernement de Raymond Barre, avant les nationalisations de la Gauche en 1981. Quatre grandes questions étaient alors posées. Comment des Sociétés, parmi les plus puissantes du pays, avaient-elles pu se laisser acculer banalement à la faillite ? Pourquoi l’État, partie prenante de toutes les grandes décisions depuis la dernière guerre, n’avait-il pu enrayer ce processus et organiser la diversification industrielle des régions sidérurgiques ? Pourquoi les travailleurs avaient-ils été contraints de réagir une fois de plus le dos au mur, alors que depuis 1966 la question de la modernisation et de la restructuration des usines sidérurgiques était posée ? Est-ce que la prise de contrôle par l’État et les choix industriels faits étaient susceptibles de remettre la sidérurgie sur pied? Les explications avancées ne manquent pas : incompétence technique d’un patronat « familial », incohérence des politiques gouvernementales des prix de l’acier, libéralisme de la CECA, recherche du profit maximum, confusion des responsabilités entre l’État et les sociétés sidérurgiques. Des facteurs explicatifs  accablants :ultra libéralisme irresponsable, faillite des technocrates et des ingénieurs des mines, absence de maîtrise globale de la filière et manque de concertation avec les salariés pour moderniser le secteur. Dernier épisode, Arcelor est soldé à Mittal qui ne ‘s’intéresse qu’au portefeuille client et a prévu dès le départ de fermer les sites de production en France ( et ailleurs).  C’est finalement la triste histoire de l’industrie française qui a perdu 1 million de salariés, on démantèle, on délocalise, on solde les groupes français, on ferme ce qui reste.

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