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La tragédie de la sidérurgie française : la responsabilité du corporatisme du corps des mines et des élites

La tragédie de la sidérurgie française : la responsabilité du corporatisme du corps des mines et des élites

 

La sidérurgie française est sans doute le plus grand fiasco de l’histoire de notre industrie ; les élites politiques et technocratiques ( le corps des mines) portent une lourde responsabilité).Arcelor est né de la fusion en 2002 d’Aceralia (Espagne), Arbed (Belgique-Luxembourg) et Usinor (France). La fusion est officiellement annoncée le 19 février 2001. Le 21 novembre 2001, la Commission européenne donne son accord à la fusion à condition que soient vendues des usines pour le maintien de la concurrence. En France : usines de Beautor, de Sollac Lorraine à Strasbourg et Cofrafer; en Europe: LDD (Luxembourg), Galmed (Espagne), Lusosider (Portugal) et ISP Arvedi (Italie). La fusion est devenue effective le 18 février 2002 avec la cotation en bourse de l’action Arcelor. La même année, le groupe Arcelor renouvelle l’alliance stratégique qu’avait Usinor avec Nippon Steel. Le 24 janvier 2003, est annoncé un plan de restructuration dénommé Apollo. Le volet Apollo Chaud prévoit la fermeture vers 2009/2010 des phases à chaud des sites continentaux de Liège, Florange et la fermeture d’un petit haut fourneau à Eisenhüttenstadt. Le volet Apollo Froid prévoit la centralisation de la production des aciers pour emballage sur Florange et la modernisation d’autres sites. Enfin, l’inox est recentré en Belgique à Charleroi, au détriment des aciéries de l’Ardoise et d’Isbergues En 2003, son chiffre d’affaires annuel s’élève à 25,9 milliards d’euros, pour un résultat net de 257 millions. Le groupe employait environ 98 000 personnes dans 60 pays. Le groupe Arcelor a été le premier producteur mondial d’acier avec 42,8 millions de tonnes (4,5 % du marché mondial) jusqu’en octobre 2004, lorsque la création du groupe Mittal lui ravit cette première place. Le 23 novembre 2005, Arcelor lance une offre d’achat sur la société canadienne Dofasco pour 4,3 milliards de dollars CA . Mais le 24 décembre 2005, suite à une offre supérieure de ThyssenKrupp AG sur Dofasco, Arcelor bonifie son offre d’achat, qui passe à 3,65 milliards d’euros . Mittal Steel Company est le fruit de la consolidation du secteur de la sidérurgie, avec une série d’acquisitions réalisées au cours des années 1980 et 1990. Mais le groupe prend forme sous le nom de Mittal Steel Company avec la fusion en décembre 2004 de : Ispat International, alors 11e producteur mondial d’acier, propriété du milliardaire indien Lakshmi Mittal et de LNM, société néerlandaise, déjà détenue à 77 % par Ispat International. Il s’en suit en janvier 2005, l’acquisition de la société chinoise Hunan Valin. Avec l’acquisition, annoncée le 11 mai 2005, de la société sidérurgique américaine International Steel Group (ISG), Mittal devient le premier producteur mondial d’acier (57 millions de tonnes par an), devant Arcelor (42,8 Mt) et Nippon Steel (31,3 Mt). La dernière grand opération du groupe est son important investissent en avril 2006 sur le site de Huta Czestochowa en Pologne.Le 28 janvier 2006, Mittal Steel Company annonce une offre publique d’achat hostile sur Arcelor pour 18,6 milliards d’euros.[7]. Arcelor se défend vigoureusement, constatant que seulement un quart de l’offre est payée en espèces et qu’il dispose de 17,6 milliards d’euros de fonds propres. Le 20 février 2006, Dofasco accepte l’offre d’Arcelor. Pour interdire la revente du sidérurgiste canadien en cas d’éventuelle réussite de l’OPA de Mittal (déjà très présent aux États-Unis, Mittal a promis la revente de Dofasco à ThyssenKrupp), Dofasco est placé dans une structure indépendante. Le 19 mai 2006, Mittal Steel Company augmente son offre à 25,8 milliards d’euros pour acquérir Arcelor.  Le 25 juin 2006, le mauvais accueil réservé à l’alliance avec le chevalier blanc Severstal amène Arcelor à accepter l’OPA hostile. L’OPA non hostile de la part de Mittal Steel Company se montant au total à 26,9 milliards d’euros (40,37 euros par action Arcelor) et des concessions, le conseil d’administration d’Arcelor accepte à l’unanimité cette offre. La création du groupe Arcelor-Mittal est annoncée. En fait la sidérurgie française est victime de l’incompétence du puissant corps des mines qui a toujours eu la main mise sur la sidérurgie. Victime aussi du laxisme des gouvernements incapables de préserver une filière stratégique ; Victime enfin de la doctrine ultralibérale de l’union européenne. Au total un véritable fiasco des élites et des Pouvoirs publics qui ont abandonné depuis longtemps toute vision industrielle pour le pays estimant que le marché régulerait les intérêts de la France. Le concept de vision stratégique ou de plan était devenu un mot grossier pour des élites convertis aux vertus d’un libéralisme sans régulation. L’histoire de la sidérurgie, c’est histoire de notre industrie.

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