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Grèce: impasse politique, les partis refusent l’austérité voulue par l’Europe

Grèce: impasse politique, les partis refusent l’austérité voulue par l’Europe

Echec de la réunion des partis politiques grecs qui en fait refusent le plan d’austérité voulue par l’ Europe ( baisse des retraites, de salaires de 20%, impôts, etc.) .La réunion des chefs de partis de la coalition gouvernementale grecque s’est interrompue au ‘out de huit heures sans accord politique global sur les mesures d’austérité proposées par les créanciers du pays, après le départ du chef du parti d’extrême droite Laos. La délégation des représentants de la troïka UE-BCE-FMI des bailleurs de fonds du pays, présente sur les lieux, rencontre le Premier ministre M. Papademos, après le départ des trois chefs des partis », a indiqué à l’AFP une source gouvernementale.  Les trois partis de la coalition gouvernementale grecque tentent toujours de se mettre d’accord sur les réformes exigées par les bailleurs de fonds d’Athènes en échange d’un deuxième plan d’aide. Une réunion prévue mardi a été reportée, les dirigeants de ces formations n’ayant pas reçu le texte du projet d’accord sur le plan de renflouement de 130 milliards d’euros. Plusieurs dates butoirs successives ont été dépassées, faute d’accord entre les socialistes du Pasok, les conservateurs de Nouvelle Démocratie et le LAOS d’extrême droite. Les dirigeants des trois partis – Antonis Samaras pour Nouvelle Démocratie, George Papandréou pour le Pasok et George Karatzaferis pour le LAOS – devaient initialement se rencontrer mercredi en début d’après-midi, mais cette réunion a elle aussi été reportée à deux reprises en l’espace de deux heures. Karatzaferis a notamment demandé que l’ensemble des documents, rédigés en anglais, soient traduits en grec, a rapporté un responsable. Un autre parti a demandé un délai de plusieurs heures pour étudier le projet d’accord, avant le début des discussions, a précisé un autre responsable. Un site internet d’informations a publié une lettre ouverte à Lucas Papademos, l’appelant à « mettre fin à ce supplice de la goutte d’eau ». « Les Grecs ne peuvent supporter plus longtemps la torture de cette constante insécurité, qui détruit le pays et blesse notre dignité en tant que nation. Le Premier ministre doit mettre fin à ces marchandages incessants qui avilissent le pays et ses citoyens », écrit le site. Karatzaferis a justifié le retard pris par le processus. « Nous ne pouvons pas simplement dire oui ou non tant que les autorités publiques compétentes ne nous auront pas assuré que ces actions sont conformes à la Constitution et qu’elles sortiront le pays de la crise », a-t-il dit. »Il y a le temps. Dès lors que l’avenir du pays est en jeu, nous trouverons le temps. » En fonction de l’issue de la journée de mercredi à Athènes, l’Eurogroup pourrait se réunir pour discuter du plan de sauvetage grec. Ce n’est qu’une fois que les discussions seront finalisées à Athènes qu’une réunion de l’Eurogroup pourra être convoquée, a précisé le Premier ministre luxembourgeois, qui s’exprimait devant la presse à Luxembourg. »Je déciderai ce soir s’il y aura une réunion de l’Eurogroup demain soir », a déclaré Jean-Claude Juncker. « Cela dépendra des résultats des discussions à Athènes. » Ces réticences des partis politiques grecs s’expliquent par la sévérité du plan d’austérité. Une austérité qu’ils ne veulent pas assumer les partis politiques. En outre ils estiment avoir été humiliés, d’abord par l’Allemagne qui voulait remplacer le ministre des finances grec par un commissaire européen ; Ensuite par la mise en demeure de l’Europe samedi. « La Grèce, ça suffit » avait dit un représentant de l’Eurogroup. C’est le message adressé samedi par l’Europe à la Grèce qui traîne les pieds pour respecter ses engagements. Les ministres des Finances de la zone euro ont fait savoir samedi à la Grèce qu’ils ne pouvaient donner leur feu vert à la restructuration de sa dette détenue par le secteur privé en l’absence de garanties sur les mesures jugées nécessaires à l’octroi d’un deuxième plan d’aide international. Les ministres espéraient se réunir lundi pour finaliser ce second plan d’aide de 130 milliards d’euros qui doit être mis en œuvre d’ici à la mi-mars pour éviter une faillite des comptes publics, mais le rendez-vous a été reporté du fait des réticences d’Athènes à s’engager en faveur des réformes demandées. La réunion a été remplacée par une conférence téléphonique. « Tous les participants de la téléconférence ont adressé un message très clair aux Grecs: ça suffit », a déclaré un membre de l’Eurogroup. « Il y a beaucoup de frustration parce qu’ils traînent les pieds. » « Ils doivent se décider et commencer à parler honnêtement, de façon décisive et rapide avec la troïka des aspects du programme qui restent à finaliser, comme les reformes fiscales et celles du code du travail », a-t-il ajouté.

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