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Archive mensuelle de janvier 2012

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Grèce : Eurogroup veut imposer davantage de « volontariat » au privé

Grèce : Eurogroup veut  imposer davantage de « volontariat » au privé

L’Eurogroup veut imposer davantage de volontariat au privé pour l’échange d’obligations, traduction : davantage de pertes.) – Les ministres des Finances de la zone euro ont rejeté lundi l’offre faite ce week-end par le secteur privé sur sa participation au deuxième plan d’aide à la Grèce, ont indiqué plusieurs sources au sein de la zone euro. Dimanche, le représentant des créanciers privés de la Grèce avait déclaré que ces derniers avaient atteint les limites des pertes qu’ils étaient prêts à concéder dans le cadre d’un échange de dette « volontaire », ajoutant que la balle était désormais dans le camp des bailleurs de fonds internationaux d’Athènes. La partie de ping-pong continue puisque l’Eurogroup revoie la balle à la table de négociation entre la Grèce et les créanciers. Curieux concept de volontariat puisque finalement ont le choix entre le défaut ou l’acceptation de pertes d’au moins 50% sur leurs créances obligataires. La Grèce négocie depuis des mois avec ses créanciers les modalités de l’effacement d’une partie de sa dette, condition essentielle à la mise en place d’un deuxième plan d’aide de 130 milliards de la part de ses partenaires de la zone euro. Ce nouveau plan d’aide est une folie car la Grèce ne remboursera pas davantage les nouveaux prêts que les anciens. Ce plan ne vise pas à sauver la Grèce mais à repousser la crise de l’Euro. Finalement on pourrait bien cumuler les deux, le défaut de la Grèce et une crise financière européenne sas précédent.

Le FMI craint une crise de solvabilité pour l’Italie et l’Espagne et réclame à l’Europe des moyens supplémentaires

Le FMI craint une crise de solvabilité pour l’Italie et l’Espagne et réclame à l’Europe des moyens supplémentaires

Mme Lagarde redoute et que l’Italie et l’Espagne ne soient acculées à « une crise de solvabilité » si les Etats de la zone euro ne remettent pas la main à la poche.  La directrice du Fonds monétaire international a par ailleurs jugé que la zone euro devrait se doter « d’obligations conjointes », ce qui « aiderait à convaincre les marchés de la viabilité future de l’union économique et monétaire ».  Mettant en garde contre une crise qui « risque d’engloutir le monde entier », Mme Lagarde a confirmé que le FMI envisageait de mobiliser « jusqu’à 500 milliards de dollars en ressources additionnelles de prêt », dans un discours prononcé devant le Conseil allemand des relations extérieures. Pour l’instant A. Merkel est opposée aux deux propositions de C ; Lagarde, il n’est pas question d’augmenter le fonds européen, pas question non plus d’envisager des obligations communes tant que les situations des pays seront aussi disparates. « Il est essentiel que nous soyons en mesure de renforcer nos pare-feux financiers, y compris le MES », a ainsi déclaré lundi à Bruxelles le commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn. L’Allemagne campe donc sur se postions. Des positions qu’on peut comprendre car elle ne veut pas payer davantage pour les pays trop endettés. Cependant cette opposition maintenait nette entre le FMI, la commission d’une part, l’Allemagne d’autre part va faire naître des interrogations sur la capacité de l’Europe à faire face à se crise. Du coup l’Allemagne pourrait bien aussi être touchée de plein fouet, d’abord par un écroulement de sa croissance, ensuite par une fragilisation de la gestion de sa dette qui demeurer encore très importante.

La Grèce tout prés du défaut

La Grèce tout prés du défaut

Après plus d’une semaine de discussions serrées à Athènes, la plupart des médias grecs, alimentés en fuites diverses, estimaient vendredi soir que les deux parties étaient à deux doigts d’un accord-cadre fixant les modalités d’effacement volontaire de 100 milliards de dette grecque détenue par les créanciers privés.  Mais cette négociation, vitale pour l’avenir de la Grèce et unique en son genre, se déroule dans une atmosphère tendue, en lien permanent avec Bruxelles, Washington, Berlin et Paris, où se trouvent les créanciers institutionnels du pays (UE et FMI) qui ont eux aussi entamé vendredi une nouvelle négociation avec Athènes en vue de l’attribution d’un deuxième plan d’aide au pays. Dimanche soir changement de ton. »Notre proposition (…) est la proposition maximale qui peut se faire dans le cadre d’un plan d’échange de dette dit +volontaire+ », a mis en garde dimanche soir le représentant des banques et créanciers privés de la Grèce, l’Américain Charles Dallara, interviewé sur la chaîne grecque Antenna.   »Tout repose maintenant largement dans les mains du secteur officiel (Banque centrale européenne, Union Européenne, et Fonds Monétaire International, NDLR) pour choisir la direction, soit un plan d’échange de dette volontaire, soit un défaut », a-t-il dit

Iran : un embargo pétrolier sans précédent mais très dangereux

Iran :  un embargo pétrolier sans précédent mais très dangereux

L’union européenne et les occidentaux pourraient bien jouer avec le feu avec les sanctions contre l’Iran, Les précédentes interventions en Irak ou encore en Afghanistan devraient pourtant nous amener à davantage de modestie. Sans parler des risques de guerre. Les pays de l’Union européenne se sont mis d’accord lundi matin pour imposer un embargo pétrolier graduel contre l’Iran ainsi que pour sanctionner sa banque centrale afin d’assécher le financement de son programme nucléaire, ont indiqué à l’AFP des sources diplomatiques. « Un accord de principe pour un embargo pétrolier contre l’Iran a été trouvé » lors d’une réunion des ambassadeurs des pays de l’UE à Bruxelles, selon une de ces sources. Il doit être formellement entériné dans la journée à l’occasion d’une réunion des ministres européens des Affaires étrangères.  Le compromis trouvé prévoit une interdiction immédiate de tout nouveau contrat dans le secteur pétrolier avec l’Iran pour les pays européens. Une phase de transition est prévue pour l’annulation des contrats existant qui n’interviendra que le 1er juillet.  Des discussions intenses se sont déroulées entre Européens sur ce point jusqu’au dernier moment, en raison des réticences de la Grèce très dépendante des approvisionnements iraniens. Athènes militait à l’origine pour obtenir un délai d’un an avant de couper les ponts. Il est prévu que d’autres pays producteurs, dans le Golfe notamment, prenne le relais de l’Iran pour maintenir l’approvisionnement des pays européens dépendant.  L’Iran vend environ 20% de son pétrole aux pays de l’Union européenne. L’essentiel de ses ventes est réalisé en Asie. Les Européens et les Etats-Unis s’efforcent en parallèle de convaincre les pays asiatiques, comme l’Inde, de réduire leurs importations d’hydrocarbures iraniens.

Le moral des industriels : dans les chaussettes en janvier

Le moral des industriels : dans les chaussettes en janvier

Le moral des industriels français encore davantage dans les chaussettes d’après l’indicateur de l’INSEE de janvier. Recul de L’indicateur synthétique du climat des affaires dans l’industrie de trois points par rapport à décembre, à 91 points et « nettement en-dessous » de sa moyenne de longue période, précise l’Insee. Pendant la crise de 2008, l’indicateur s’était déjà enfoncé sous cette moyenne, fixée à 100 points. Il avait chuté à l’époque autour de la barre des 70 points, pour ne retrouver des valeurs supérieures à 100 points que fin 2010. Les entrepreneurs de l’industrie manufacturière jugent que leur activité passée a faibli, indique l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Les stocks de produits finis demeurent supérieurs à leur niveau de longue période. « Les carnets de commandes globaux, comme étrangers, se dégarnissent et sont considérés comme très peu étoffés », souligne l’Insee. Les perspectives personnelles de production dans l’industrie manufacturière sont en nette baisse, un signe que l’activité pourrait reculer au cours des prochains mois, commente l’institut. La récession est-elle certaine ? A en croire l’Insee, la France serait déjà entrée en récession. L’institut statistique prévoit une contraction du PIB de 0,2 % au quatrième trimestre, suivi d’un recul de 0,1 % sur les trois premiers mois de 2012. La question est désormais de savoir si cette récession risque de se prolonger. A ce stade, l’Insee dit que non. Légère, la récession serait suivie d’une croissance très faible au printemps (+ 0,1 %). Le dernier Consensus Forecasts, qui compile les prévisions d’une vingtaine de conjoncturistes, table en moyenne sur une croissance de 0,1 % en 2012. Standard and Poor’s prévoit un recul de 0.5%. En vérité personne ne sait quelle sera l’ampleur de la récession car les conséquences en cascade de la dégradation de la France n’ont pas été évaluées. Pour l’instant, les prévisions économiques découlent de la méthodologie du doigt mouillé. Mieux vaut se fier à ‘lavis des industriels qui eux peuvent apprécier l’évolution économique à partir de leurs carnets de commandes.

Face aux grèves : service minimum dans l’aérien

Face aux grèves : service minimum dans l’aérien

 

Presque un conflit par jour en moyenne dans le secteur aérien (depuis trois ans) et deux mois de vraies perturbations par an. C’est beaucoup évidemment. Lors des dernières vacances de Noël, la grève des agents de sûreté du secteur aérien avait provoqué une de sérieuses perturbations. Après onze jours de bras de fer, le gouvernement avait annoncé son intention de légiférer en début d’année sur le service minimum dans les transports aériens. Mais cette annonce avait provoqué, dans la foulée, le dépôt d’un préavis de grève des pilotes (du 4 au 9 février prochains),  Cinq ans après le service minimum à la SNCF et à la RATP, on va donc imposer le service garanti dans le secteur aérien qui impose aux grévistes de se déclarer comme tels 48 heurs avant l’arrêt de travail. Difficile de rendre compatible la légitime continuité du service aux usagers et le respect du droit de grève. On va donc légiférer. C’est ce qu’on sait faire de mieux en France. Un problème, une loi. Une loi, une taxe ou une amende. C’est notre manière à nous de réguler les relations sociales. Il ya trop de grèves en effet en France en particulier dans les transports pour autant on pourrait s’interroger davantage sur les facteurs explicatifs de la conflictualité. Le Conseil national des transports a rendu un rapport sur le sujet, rapport qui comme les très nombreux autres a été soigneusement rangé dans un tiroir, mieux on a supprimé le conseil national des transports qui commençait à agacer sérieusement l’administration. La concertation n’y était pas idéale, c’est certain mais il n’est pas facile de faire dialoguer patrons, syndicats, usagers. Il est évident  que le meilleur lieu pour dialoguer c’est l’entreprise (sauf évidemment sur les grands sujets d’intérêt national qui dépassent la cadre d’une entreprise).Malheureusement, les représentants des salariés sont méprisés ou ignorés et les représentant des salariés eux ignorent la problématique économique, Un vrai dialogue de sourds. C’es la France, incapable de moderniser ses relations sociales et qui pense que la loi va résoudre des problèmes, tous les problèmes d’ailleurs. La révolution culturelle n’est pas pour demain. Curieux car dans certaines entreprises moyennes, on n’a pas attendu la loi pour moderniser les relations entre les partenaires.

Budget 2012 : le troisième bricolage le 8 février

Budget 2012 : le troisième bricolage le 8 février

 

 

Troisième révision budgétaire pour 2012 : le bricolage continue. Un poil de TVA supplémentaire (avec un peu d’allégement des charges sociales mais pas trop), des recettes fictives liées à la lute contre la fraude fiscale et à la taxe Tobin pour compenser la baisse de la croissance revue à 0.5 au lieu de 1% et l’augmentation de notre contribution au fonds européen. Comme d’habitude des recettes fictives (il n’y aura pas 0.5% de croissance mais récession) pour équilibrer des dépenses qu’on ne sait pas réduire (dépenses de fonctionnement de l’Etat notamment). A noter que Standard and Poor la méchante agence prévoit – 0.5%  et l’OCDE un maximum de 0.3%. Comme on veut interdire aux agences de noter la crédibilité financière des Etats, on devrait aussi interdire à ces agences et même à toutes les organismes d’analyser économique de faire des prévisions de croissance des Etats.  On pourrait ainsi par exemple se fonder sur une croissance de 10% qui à la louche permettrait d’équilibrer le budget dès 2012 (sur le papier bien sûr). Sur la tendance, il faut  donc s’attendre à une quatrième révision du budget 2012, juste la veille des élections.

Taxe sur les transactions financières, Baroin réactive l’arlésienne

Taxe sur les transactions financières, Baroin réactive l’arlésienne

 

 

 

La France persiste et signe, elle va taxer les actions, les titres, les dérivés mais pas les obligations ; On vient de s’apercevoir qu’on  ne peut à la fois attirer  l’agent des investisseurs et les effrayer avec une taxe. Sans cet argent des investisseurs qui souscrivent aux emprunts d’Etat, la France serait en défaut de paiement. En fait c’est l’arlésienne car cette idée au demeurant intéressante voire nécessaire ne peut s’appliquer que dans le bon champ géographique. La France n’appliquera jamais seule cette taxe qui affaiblirait le système financier français et devrait faire  perdre 30 è 40 000 emplois dans le secteur financier. On l’appliquera peut-être avec l’Europe mais rie n’est certain car les pays sont très divisés sur cette question. En clair Baroin n’appliquera rien du tut. Ce n’est pas à quelques semaines d’une élection qu’ion prend une telle décision. On vienet de percevoir les inconvénients d’une telle taxe seulement française sur les obligations, il faudra bien encore des semaines et des mois pour évaluer les dégâts d’une telle mesure franco-française. Dommage car sans cette posture de donneuse de leçon, la France aurait pu faire progresser plus intelligemment cette proposition et réussir à la faire adopter plus tôt ; ces fanfaronnades qui n’ont d’autre objet que d’alimenter la campagne électorale française ont cependant l’inconvénient de discréditer, et de ridiculiser les meilleures intentions.

 

Crise de la dette : bientôt résolue avec une agence de notation européenne

Crise de la dette : bientôt résolue avec une agence de notation européenne

 

 

Finalement la crise de la dette sera bientôt résolue avec la création d’une agence de notation bien de chez nous. Une nouvelle agence de notation pourrait bientôt voir le jour en Europe, selon de récentes déclarations de l’homme d’affaires allemand Roland Berger au quotidien italien « Corriere della Sera ». Le fondateur du cabinet de conseil Roland Berger a indiqué qu’il espérait voir ce nouveau concurrent de Moody’s, Standard & Poor’s (S & P) et Fitch Ratings émerger « dans la première moitié ou au cours des neuf premiers mois de l’année », d’après des propos rapportés samedi par l’agence Reuters. On imagine qu’avec un autre thermomètre, on pourra sans doute régler la crise de la dette européenne ; d’autres propositions aussi fantaisistes ont émergé notamment l’interdiction faite aux agences de noter les Etats, c’est en particulier la position du seul commissaire européen français ; Barnier. Il est exact que si l’on renonçait à mesurer la dette, cette dernière prendrait des proportions plus acceptables ; Il s’agit en réalité d’un faux procès fait aux agences de notation qu’on accuse d’être responsable de notre endettement. En vérité ces agences se montrent très tolérantes car pour la France par exemple, il y a longtemps que la note aurait dû être dégradée. On ne saurait en effet conserver le triple A à un pays qui ne peut pas même rembourser les intérêts de sa dettes, ce qui est notre cas et qui est incapable donc d’arrêter la dérive des ses équilibres financiers.

Augmentation du fonds européen : l’Allemagne dit non

Augmentation du fonds européen : l’Allemagne dit non

L’Allemagne dit non à la proposition du  président du Conseil italien Mario Monti de porter la capacité du fonds européen à 1.000 milliards d’euros. Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a rejeté dimanche les pressions en vue de renforcer la capacité du Mécanisme européen de stabilité (MES), futur fonds de secours permanent de la zone euro, ajoutant que Berlin s’en tiendrait aux 500 milliards d’euros négociés. »Nous nous en tenons à ce qui a été décidé en décembre », a déclaré Wolfgang Schäuble au micro de la chaîne allemande ARD. « Nous examinerons en mars si ce montant est suffisant. » Selon le magazine allemand Der Spiegel, Mario Monti estime qu’un doublement des capacités du MES « créerait de la confiance dans l’union monétaire » et il a fait part de son souhait au gouvernement allemand. L’article précise que Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE) et compatriote de Mario Monti, est d’accord avec l’idée de renforcer la capacité du MES au-delà des 500 milliards d’euros prévus. L’attitude de l’Allemagne n’est pas surprenante, elle se refuse à s’engager davantage dans la résolution des problèmes de la dette européenne ; depuis que la France a été dégradée, le fonds européen l’a été également, ce qui à terme va amputer sa capacité d’action. L’Allemagne pourrait permettre au fonds européen de retrouver son triple A (donc des taux d’intérêt bas) en apportant une garantie supplémentaire. Ce qui signifie qu’en cas de défaut par exemple, la facture serait plus élevée pour l’Allemagne. Visiblement l’Allemagne ne veut plus payer davantage pour les autres ; d’une certaine manière c’est la crédibilité du fonds européen qui est en cause car son dimensionnement est insuffisant pour soutenir des pays de a taille de l’Italie ; Pour l’Allemagne, l’Italie doit faire face son endettement.

Hollande : un bon discours mais deux grands oublis

Hollande : un bon discours mais deux grands oublis

 

Tout observateur non partisan reconnaîtra que Hollande a fait un bon discours de campagne électorale avec deux grands oublis . Un discours qui s’adressait bien sûr aux électeurs de gauche et aux indécis, un discours avec des marqueurs de gauche ; Un  propos  centré  surtout  sur les thèmes de l’égalité, de la justice et de la jeunesse. Pour l’économie, on reteindra surtout son attaque contre la toute puissance de  la finance. Il a fait quelques propositions au demeurant trop vagues pour être jugées et qu’il  détaillera  dans quelques jours. Deux grands oublis cependant qui sont au cœur de la problématique de la crise française : le rôle de l’Etat et le pacte social. Si la France est dans un tel état  financier, c’est sans doute du fait de l’omnipotence étatique qui plombe ses finances. Du fait d’investissements inutiles ou trop couteux, du fait d’un fonctionnement ruineux. La redéfinition du champ, des missions, des moyens d’intervention de la puissance publique est une voie de passage obligée pour restructurer durablement nos finances ; cela vaut aussi pour les collectivités locales qui à l’instar de l’Etat interviennent sur tout ; L’Etat est en charge des missions régaliennes n et pour ce qui concerne l’économie de sa régulation, de la définition des règles. L’Etat n’a pas à intervenir en permanence dans l’économie, il déresponsabilise les acteurs et les décourage. Pour la régulation, les règles doivent être simples, applicables, appliquées ; autant dire qu’il faut en diviser le volume par dix, au moins. Cette réduction drastique du champ et de la nature de l’Etat n’est pas contradictoire avec l’efficacité,  la planification et un certain volontarisme dans des domaines stratégiques (exemples : recherche, outils de financement pour les PME, formation, santé, environnement, transport, énergie etc.) ° ; mais conduire une politique ne signifie pas pour autant intervenir directement ou à la place des acteurs. En France la confusion  sémantique est totale autour du service public. Le service public est confondu avec l’entreprise publique voire avec la fonction publique ou assimilée. On ne peut pas exemple assurer un excellent service public dans le transport urbain avec des entreprises privées, ce qui est  le plus souvent le cas. On pourrait multiplier les exemples. Réduite la taille de l’appareil étatique, la nature de son invention, en diminuer le coût est LA réforme à entreprendre notamment pour réduire la fiscalité qui plombe la compétitivité. Second oubli, le pacte social ou plus exactement la gestion des rapports entre les partenaires sociaux. Là encore l’Etat légifère, intervient, fixe les conditions de travail parfois les salaires etc. Du coup nos syndicats ne servent à rien et nous assistons à un affrontement permanent entre le patronat et les représentants des salariés (quand ce n’est pas l’affrontement, c’est l’indifférence, ce qui est pire encore). 6% de syndiqués en France, contre 30% en Allemagne où les représentants des travailleurs négocient sur tout avec les employeurs, les syndicats sont présents dans toutes les instances de décision et avec voix dé libératrice. En Allemagne, l’Etat s’interdit d’intervenir dans les relations socio économiques qui concernent les acteurs. Du coup les syndicats sont représentatifs, responsables et respectés. De toute évidence, les efforts qu’a fournis l’Allemagne depuis 7 ou 8 ans devront être effectués en France, c’est impératif pour redresser le pays.  On ne pourra pas le faire en France avec la méthode des décrets qui évidemment raisonne de manière centralisée sans tenir compte de la situation concrète de chaque secteur, de chaque entreprise. Cette réforme de la gestion des relations entre les acteurs économiques est centrale pour moderniser le pays, le libérer en quelque sorte du carcan administratif qui tue la croissance et l’emploi. L’Allemagne n’est pas un modèle sur tout, loin sen faut mais en économie, oui. Sa politique natale notamment  la conduira un jour dans le mur .Donc pour le discours d’Hollande, deux oublis importants et qui risquent de l’être encore car malheureusement la question de l’Etat est relativement taboue à gauche et la question des syndicats est ignorée à droite (témoin le fameux sommet social bâclé). Il faut espérer que les observateurs un peu indépendants sauront rappeler ces deux thèmes centraux pour l’avenir économique et social du pays.

Sommet social : la guerre des sondages

Sommet social : la guerre des  sondages

 

Les Français approuvent majoritairement les principales mesures pour lutter contre le chômage annoncées par Nicolas Sarkozy, le dispositif « zéro charge » semblant le plus populaire, selon un sondage OpinionWay-Fiducial pour « Le Figaro » et LCI. L’opération « sommet social » n’est pas une réussite pour Nicolas Sarkozy, si l’on en croit un autre  sondage publié samedi, réalisé par BVA pour Orange, la presse régionale et RTL. D’après cette étude, 72% des personnes interrogées ne pensent pas que les décisions prises lors du « sommet de crise » de mercredi auront un impact positif sur l’emploi. De toute évidence la guerre des sondages est déclarée. Deux appréciations en tout cas complètement différentes, d’un coté on affirme que les français approuvent les mesures du sommet social, de l’autre qu’elles n’auront aucun impact sur l’emploi. Les sondages en eux mêmes ne sont pas nécessairement contradictoires mais leur interprétation excessive mérite examen ; le premier sondage du Figaro demande aux Français de s’exprimer sur chaque mesure prise isolément, des mesures qui ne sont pas jugées inopérantes mais le second sondage de RTL porte sur l’appréciation globale de ce plan vis-à-vis de l’emploi. Ce n’est donc pas la même nature de sondage, faire dire aux sondages ce qu’ils ne peuvent exprimer relève de la manipulation. La presse ne s’honore pas de se livrer à ce petit jeu, l’opinion n’est pas dupe car les journalistes sont en majorité soupçonnés d’être trop dépendants  politiquement et financièrement. Là aussi c’est sans doute excessif, nombre de journalistes font leur métier non pas objectivement car l’objectivité est inaccessible mais honnêtement. A leur décharge, il faut bien prendre en compte leurs conditions de travail. De moins en moins d’organes de presse parviennent à l’équilibre financier, beaucoup sont sous perfusion financière. De ce fait,  on réduit le nombre de journalistes y compris dans les plus grandes rédactions de France. Hormis quelques grandes signatures, les journalistes sont mal rémunérés. Ils disposent de très peu de temps et de moyens pour effectuer des investigations approfondies. Du coup, la solution c’est de rependre tel que le contenu des infos des agences de presse, du gouvernement, des sondeurs ou des entreprises. L’information approfondie, détaillée, argumentée coûte très cher. Même les journaux économiques connaissent de graves  difficultés financières. En outre on assiste à un éclatement de sources d’infos notamment via internet, plus rapide, plus complet, plus contradictoire. Il y a à boire et à manger sur la toile, le pire, le meilleur. Globalement , on peut cependant se faire une opinion un peu moins schématique que ce que nous livrent certaines presses.

 

Iran : d’après Sarkozy, attention aux risques de guerre, une déclaration irresponsable

Iran : d’après Sarkozy, attention aux risques de guerre, une déclaration irresponsable

Le temps est compté pour éviter une intervention militaire, a estimé Nicolas Sarkozy, lors de ses vœux, au corps diplomatique. Le président de la République a exprimé sa révulsion devant cette perspective d’une intervention israélienne, qui « déchaînerait la guerre et le chaos au Moyen-Orient » pour mieux plaider en faveur de la seule alternative, des sanctions économiques renforcées envers Téhéran.  Les pays de l’Union européenne devraient régler les derniers détails, lundi, d’un régime de sanctions passant par un embargo pétrolier et des mesures visant la banque centrale d’Iran. Ce régime de sanctions passera par l’arrêt de l’achat de pétrole iranien et le gel des avoirs de la banque centrale iranienne, a précisé Nicolas Sarkozy, des mesures qui doivent être décidées lundi par l’Union européenne. Ceux qui, au Conseil de sécurité de l’Onu, refuseraient ce renforcement des sanctions porteraient la responsabilité d’une intervention militaire, a-t-il conclu en allusion notamment à la Chine, opposée à un embargo pétrolier. Une déclaration en apparence sage mais cependant particulièrement irresponsable. Pourquoi en effet évoquer la possibilité d’une intervention militaire. On sait très bien qu’en cas intervention militaire l’Iran répliquerait. Israël aussi en premier. Bref un conflit qui pourrait rapidement prendre une échelle mondiale. Pourquoi une telle situation, pour des raisons objectives liées à la filière nucléaire iranienne, c’est possible( mais pas vérifié car les experts ne sont pas tous d’accord sur ce point). Mais surtout liées à l’affaiblissement considérable des chefs d’Etat  tant en Iran qu’en France ou ailleurs ? Les chefs d’Etat sont en réalité complètement discrédités et souhaiteraient bien qu’on délocalise le mécontentement quitte à évoquer la problématique guerrière ‘L’irresponsabilité diplomatique est à la mesure de l’irresponsabilité économique. De toute évidence ces hommes sont dangereux.

Dette Grecque : la BCE va perdre 20 milliards à 30 milliards sur les obligations achetées

Dette Grecque : la BCE va perdre 20 milliards à 30 milliards sur les obligations achetées

 

 

Personne ne sait comment va évoluer la situation grecque sous perfusion financière de l’union européenne et du FMI. Plus exactement, on ne sait pas quand la Grèce sera amenée à faire défaut ; Une nouvelle tranche d’aide pourrait cependant encore être accordée en dépit des insuffisances des efforts constatés. Histoire de gagner encore quelques semaines, quelques mois et d’éviter la contagion. Dans l’immédiat , les négociations sur l’échange d’obligations dévaluées avec les créanciers, surtout les banques, s’enlisent. Il s’agit de faire accepter « volontairement »une décote d’au moins 50% de ces obligations, sinon  Papadémos a promis une loi pour imposer le volontariat. En fait la BCE pour soutenir la Grèce (en plus du plan de soutien de l’union européenne et du FMI) a acheté des obligations pour soutenir les cours. Elle possède de l’ordre de 50 milliards en obligations grecques ; On ne sait pas encore quel sera le résultat des négociations en cours, le niveau de la décote, les conditions juridiques de cette décote. En tout état de cause, la BCE pourrait perdre dans l’opération de l’ordre de 20 à 25 milliards. La BCE pourrait d’ailleurs renoncer elle même à une partie de cette dette afin de soulager la Grèce, ce qui revient au même. Cette perte ne serait pas dramatique aux yeux des experts puisque la capitalisation de la BCE est de l’ordre de 500 milliards. Des milliards empruntés eux mêmes  par les Etats tous très endettés et fournis à la BCE. C’est pas simple la finance !

Pour relancer la croissance italienne Mario Monti va créer 500 postes de notaires et 5000 pharmacies !!

Pour relancer la croissance italienne  Mario Monti va créer 500 postes de notaires et 5000 pharmacies !!

 

 

On attendait peut-être un peu trop de « super » Mario ; il devait rétablir la crédibilité financière du pays et  redonner confiance. Malheureusement, la croissance, elle, s’écroule et sera encore nettement dans le rouge en 2012. Les équilibres financiers étant remis en cause, il faut donner des gages au marché car il n’y aura pas d’autres solutions que d’emprunter encore. Le gouvernement italien de Mario Monti a donc adopté vendredi, un décret de libéralisation de certaines professions pour accroître la concurrence et relancer l’économie. Ce décret est nécessaire sinon « nous ne pourrons pas trouver un nouveau rythme de croissance », a ajouté l’ancien commissaire européen, soulignant que les nouvelles mesures vont permettre d’introduire « plus de concurrence, de réduire les rentes et de reconnaître le mérite ». Certaines catégories professionnelles visées par ce décret sont farouchement opposées à cette libéralisation, notamment les chauffeurs de taxi, les pharmaciens et les pompistes. Le décret va permettre d’ouvrir 5.000 nouvelles pharmacies, alors qu’il en existe 18.000 dans la péninsule, a indiqué le ministre de la Santé Renato Balduzzi lors d’une conférence de presse au palais Chigi. Cinq cents postes de notaires vont également être créés. On voit mal en Italie en quoi ces mesures pourraient relancer la croissance. Beaucoup considèrent qu’il s’agit de mesures de libéralisation d’affichage uniquement à destination des marchés financiers. « Peut-être que libéraliser le secteur des taxis et des pharmacies n’aura pas un grand impact sur la croissance mais ne pas le faire aurait donné l’impression que Monti n’est même pas capable de libéraliser le marché sur ces deux fronts », a dit Alberto Mingardi, directeur de l’institut Bruno Leoni. En réalité en Italie, comme ailleurs, on ne sait plus quoi faire pour régler en même temps la crise financière et la relance de la croissance. Du coup, on tente de combler le vide par des mesures d’affichage.

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