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Archive mensuelle de janvier 2012

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France, très légère amélioration du moral des ménages en janvier, on est sauvé !

France, très légère amélioration du moral des ménages en janvier, on est sauvé !

Communiqué de l’INSEE : « Le moral des ménages français s’est très légèrement amélioré en janvier, l’indicateur qui le mesure gagnant un point par rapport à décembre pour se hisser à 81, un niveau nettement inférieur à sa moyenne de longue période, a annoncé jeudi l’Insee. Les ménages sont moins nombreux qu’en décembre à anticiper une augmentation du chômage, avec un solde toutefois sensiblement au-dessus de sa moyenne de long terme, a précisé l’Institut national de la statistique et des études économiques. « . INSEE a dû se faire remonter les bretelles après la sortie de chiffres du chômage. Du coup on sort une non-information. Petite précision méthodologique, dans ce genre de sondage la marge d’erreur est de l’ordre de 3 points, on pouvait tout aussi bien  dire le moral est stable ou le moral se dégrade. On est sauvé, ouf ! merci l’INSEE.

150.000 chômeurs de plus en 2011, une surprise ? Pour qui ? L’hypocrisie française

150.000 chômeurs de plus en 2011, une surprise ? Pour qui ?  L’hypocrisie française

 

« La mauvaise nouvelle tombe chaque mois avec une régularité désarmante » titre les Echos. On se demande en quoi la nouvelle est surprenante au point de désarmer. En fait la plupart des observateurs, la presse économique y compris sont coupables d’un déni de réalité. En dépit du déclin irréversible dans tous les domaines (croissance, dette, emploi etc.), chaque jour la presse et les analystes patentés par ceux qui les rémunèrent ne cessent de distiller des petites nouvelles positives qui seraient susceptible d’inverser le cours la pente que nous suivons. Une petite statistique aux Etats Unis,  un emprunt dont le taux n’est pas trop excessif, la bourse qui remonte de quelques points et c’est l’optimisme qui reprend, l’euphorie parfois. Enfin nous voilà délivrés de nos maux ; On va pouvoir se livrer à exercice favori : le déni d’endettement. Et plus globalement le déni de réalité. La France est sans doute un des plus beaux pays du monde mais fâché avec la réalité. On aime le rêve et on a raison mais en économie le rêve est déconseillé ; Dans un pays aussi manichéen que le notre, le débat s’installe alors entre les « cassandres » et les optimistes. Un faux débat car seule la lucidité est pertinente pour l’analyse ; le mal français est surtout culturel, c’est une incapacité à accepter le réel ; Evidemment c’est valable pour les politiques qui en France, pour les grands leaders, présentent la particularité d’être complètement ignares en économie. Il en existe cependant quelques uns mais pour ceux là pas la moindre chance désespérer la plus haute marche du pouvoir. Barre ou Rocard par exemple en en fait l’expérience. D’autres plus »contemporains » comme Migaud, président de la cour des comptes ou Arthuis ne se font sans doute guère d’illusion. Trop compétents, ils hériteront sans doute d’un petit marocain mais ne seront sollicités pour la marche suprême. Trop compétents, trop sobres, ils ne sont pas politiquement asses sexy. Il y en d’autres sans doute du même profil. En France, mieux vaut un président de la république, un ministre des finances, un ministre du budget totalement ignares en économie. Ces personnages ne sont pas idiots évidemment ;  comme des acteurs, de bons acteurs, ils répètent le texte préparés ici à Bercy ou par leur conseillers. Ils s’adaptent vite, peuvent dire un jour le contraire de la veille.  Voir la valse hésitante de Baroin (et de Sarkozy) sur l’Europe, une fois avec l’Allemagne, le lendemain contre. Le talent n’est pas en cause, l’honnêteté non plus, enfin pas toujours. Il est difficile de devenir coiffeur quand on est charcutier de formation. Et nos analystes ? Beaucoup eux connaissent mais le réalisme  n’est pas vendeur. En outre nos économistes médiatisés pour la plupart n’ont pas travaillé depuis une vingtaine d’années. On ne peut passer son temps sur les plateaux télé et s’adonner aux nécessaires travaux de recherche. Quand, ils écrivent une étude, c’est souvent le détournement du travail du doctorant. Quant à la presse, c’est du niveau de « Madame Irma », même la presse économique. En gros, on se contente de reprendre les communiqués des agences de paresse, du gouvernement, des entreprises avec quelque fois un petit commentaire. Par exemple aucun expert, aucun journal économique n’a été capable d’élaborer le moindre scénario chiffré des conséquences en cascade de la dégradation française. Si, madame Irma qui situe l’affaire entre 4 et 400 milliards.

Chômage record : 35% de hausse en 5 ans

La hausse est de 5,6% sur un an et de 35% depuis 2007. Le chômage a poursuivi sa hausse en décembre pour atteindre son plus haut niveau depuis septembre 1999, Selon les chiffres publiés mercredi, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (ceux n’ayant exercé aucune activité) a augmenté de près de 30 000 en décembre. En ajoutant les personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 0,6% (+25.900 personnes) pour atteindre 4.270.700. Sur un an, l’accélération est de 5,6%.Avec les départements d’Outre-mer, le nombre de demandeurs d’emploi s’établit à 4.537.800. Selon les chiffres d’Eurostat, la France enregistre néanmoins la plus mauvaise performance des pays qui lui sont comparables dans la zone euro, à l’exception de l’Espagne. C’est ce que démontrent les statistiques européennes d’Eurostat. De ces sept pays qui comptent dans l’Europe à savoir Allemagne, Espagne,  France, Italie, , Pays-Bas, Belgique et Autriche, la France est celui où le taux de chômage est le plus élevé, à 9,8% fin octobre, après l’Espagne, qui, à près de 23%, est dans la tourmente économique et sociale Les Pays-Bas, l’Autriche et l’Italie connaissent comme la France un rebond du chômage. Mais les taux de chômage sont très inférieurs pour ces deux premiers pays (4,8% et 4,1% respectivement), soit moins de la moitié du taux français, et inférieur en Italie (8,5%). si on ajoute les chômeurs aidés (type RSA) non inscrits au pôle emploi, on atteint en fait 15% de chômeurs. La sanction sera lourde et il faut s’attendre à une nouvelle dégradation plus forte de la part des agences de notation au cours de l’année. Ce qui évidemment ne va pas simplifier la relance de la croissance et la résorption du chômage.

Une urgence : mettre le parlement en RTT

Une urgence : mettre le parlement en RTT

 

 

Le parlement veut légiférer sur les dons de RTT, on se demande de quoi il se mêle encore. Christophe Germain, un salarié de Badoit, avait bénéficié de 170 jours de RTT donnés par ses collègues, grâce au feu vert de son entreprise, et avait pu rester en permanence au chevet de son fils de onze ans, Mathys, atteint d’un cancer et hospitalisé à domicile jusqu’à son décès fin décembre 2009. Cette chaîne de solidarité inspiré l’auteur du projet de loi, le député UMP de la Loire Paul Salen. Evidemment un exemple exceptionnel de générosité mais ni les salariés, ni l’entreprise n’ont eu besoin d’un texte législatif pour cela. De quoi se même le parlement ? L’interventionnisme étatique est surréaliste. Le mieux serait sans doute de donner les clés des entreprises aux parlementaires et de mettre le parlement en RTT. Comme la plupart n’ont jamais mis les pieds dans l’économie réelle, c serait l’occasion de faire connaissance avec la belle inconnu. La plupart ne seraient sans doute pas capables de tenir une épicerie de quartier plus de trois moi mais ils veulent gérer l’économie du pays et les rapports sociaux ! Le parlement est nécessaire bien entendu mais dans les champs de compétence de l’Etat, pour les grandes fonctions régaliennes. Du coup en raison  de l’activisme réglementaire, on fait tout mal, les taches régaliennes et le reste. Comme la mode est à la RTT, il serait urgent d’en faire bénéficier le parlement. Juste le temps de faire précéder à un audit de son fonctionnement, de ses couts, de ses résultats. Comme on fait en entreprise, quoi

Nicolas Sarkozy promet de porter à 1 million le nombre d’apprentis

Nicolas Sarkozy promet de porter à 1 million le nombre d’apprentis

Nicolas Sarkozy souhaite doubler l’apprentissage, il y a deux fois plus de chances de trouver un travail que par la formation théorique. Nous allons changer le statut de l’apprenti, construire des dizaines de centres d’apprentissage et les rénover », déclarait-il l’an dernier, à l’occasion d’une visite dans un centre de formation. A ceux qui douteraient de la faisabilité du projet - qui pâtit de fortes résistances culturelles, dans les familles comme dans les entreprises -, il affirme que c’est « un objectif ambitieux, mais réaliste ». La facture budgétaire n’est pas insurmontable : l’Institut Montaigne, qui poursuit le chiffrage des propositions électorales en partenariat avec « Les Echos », estime qu’elle s’établirait à environ 1 milliard d’euros par an - 985 millions précisément -en rythme de croisière. Le coût tient essentiellement aux exonérations patronales des entreprises qui acceptent de former ces jeunes. La proposition de Sarkozy est intéressante mais cependant très réductrice du concept d’apprentissage. Autant le dire, la France n’a rien compris à la démarche d’apprentissage qu’on réserve aux jeunes non diplômés pour des travaux manuels. Comme en Allemagne, l’apprentissage doit être généralisée pour tous y compris pour les plus hautes qualifications aussi bien pour les étudiants en université que pour les élèves d’école d’ingénieurs. Même les énarques en formation devraient être tenus de passer la moitié de leur temps en entreprises ce qui leur éviterait de n’entretenir avec l’économie qu’un rapport ésotérique. La question du financement se pose évidemment. Pourtant les moyens sont là, il suffit de faire financer par les crédits de formation permanente qui brasse des dizaines de milliards par an et dont l’efficacité est plus que douteuse  et particulièrement inégalitaire. Le rapport de la cour des comptes sur le sujet est édifiant. La formation permanente est devenue un véritable fromage au demeurant complètement opaque sur le plan financier. Il y a vraiment une urgence de révolution culturelle dans notre beau pays.

Banque mondiale: les européens travaillent trop peu

Banque mondiale: les européens travaillent trop peu

 

La Banque mondiale estime que les européens  travaillaient trop peu, ce qui leur pose des problèmes de compétitivité. Le bilan est clair et net ; Il sera évidemment contesté, c’est la démocratie. Sur le strict plan économique, il sera difficile de prouver le contraire.

 

« Le modèle du travail de l’Europe est marqué par une sécurité sans équivalent pour ceux qui ont un emploi, des prestations relativement généreuses pour ceux qui n’en ont pas, et la facilité à obtenir une retraite », a affirmé l’institution de Washington dans cette étude.  , La plupart des pays en Europe doivent augmenter le taux d’activité et rendre plus facile pour les jeunes d’obtenir un emploi », a-t-elle ajouté, dans cette étude intitulée « Restaurer le lustre du modèle économique européen ».   »Dans les années 1970, les Français avaient les plus longues heures de travail des pays développés. En 2000, ils travaillaient environ 300 heures de moins par an (un mois et demi) que les Américains », ont avancé les auteurs.  Selon eux, « la vitesse à laquelle ont baissé les heures travaillées en France, en Italie et en Espagne depuis 1995 suscite des inquiétudes quand on la juxtapose aux gains modestes de productivité du facteur travail ces deux dernières décennies ».  Les chiffres montrent que les Européens ont eu notamment tendance à entrer sur le marché du travail de plus en plus tard et surtout prendre leur retraite de plus en plus tôt. La Banque mondiale a aussi critiqué la réforme des 35 heures en France, inefficace selon elle pour abaisser le chômage et sources de complications juridiques depuis qu’elle a été amendée. Le bilan est clair et net ; Il sera évidemment contesté, c’est la démocratie. Sur le strict plan économique, il sera difficile de prouver le contraire. Globalement. La vielle Europe ne travaille pas assez, elle perd en compétitivité et compense par l’emprunt– pour maintenir le niveau de vie- l’absence de richesse produite. Un modèle en voie d’épuisement et qui va de toute manière exploser d’ici quelques années. La réduction irresponsable du temps de travail entraine deux effets, un effet immédiat sur les grands indicateurs (balance des échanges commerciaux, croissance, déficit, dette, chômage notamment). Au-delà et c’est le plus grave, la réduction du temps de travail a répandu comme un poison la culture RTT partout même chez les cadres. Une culture qui considère qu’en fait la priorité doit être donnée aux loisirs. Pourquoi pas, c’est un choix de société mais il ne faut pas en même temps exiger la répartition d’une richesse qui n’existe plus. Le mal est profond partout, on ne pourra le guérir è coup de lois ou de décrets mais en engageant un débat approfondi avec tous les acteurs.

D’après Reuters, Sarkozy envisage de quitter la politique

D’après Reuters, Sarkozy envisage de quitter la politique

 

D’après l’agence Reuters, Sarkozy a confié qu’en cas de défaite il quittera la politique. « C’est une certitude, dit-il. Je changerai complètement de vie et vous n’entendrez plus jamais parler de moi. »  Officiellement, membres du gouvernement, dirigeants et parlementaires de l’UMP se déclarent convaincus que la stratégie du chef de l’Etat, qui a décidé de retarder sa déclaration de candidature le plus longtemps possible, est la bonne. Mais beaucoup disent en privé leurs doutes à la fois sur la stratégie du président et de l’UMP, ainsi que sur les chances de Nicolas Sarkozy d’être réélu. « Les 15 jours qui viennent vont être déterminants, estime ainsi un député. On va voir les annonces du président de la République et il sera intéressant de voir si le curseur bouge dans les huit jours qui suivront. Sinon, on pourra se dire que les carottes sont un peu cuites. » Et Sarkozy d’ajouter :- « ça se jouera sur un discours, quelques propositions et un tempérament que les Français jugeront ou non adapté à la situation ». Il faudra peut-être au-delà de quelques propositions pour redresser le pays surtout en économie. Il y a comme un aveu d’impuissance et découragement dans ces propos un peu désabusés. Des propos qui sont aussi  révélateurs du rapport à la démocratie.

 

Le FMI prévoit la récession en Europe pour 2012

Le FMI prévoit la récession en Europe pour 2012

D’après le FMI Le produit intérieur brut (PIB) des pays de la zone euro devrait reculer de 0,5% cette année, toutes les prévisions sont revues en très nette. Le FMI table désormais sur une croissance mondiale de 3,3% en 2012, contre 4% lors de ses précédentes prévisions. Il estime toutefois qu’en cas d’aggravation de la crise européenne, son estimation pour cette année sera amputée d’environ deux points de pourcentage. « La reprise mondiale, qui était faible au départ, menace de caler », a commenté l’économiste en chef du FMI Olivier Blanchard lors d’une conférence de presse. « Le monde pourrait connaître une nouvelle récession » si la crise s’intensifie en Europe, a-t-il prévenu. Pour la France, le FMI table sur une croissance de 0,2% cette année (révisé de +1,4%). Quant à l’Allemagne, elle devrait croître de 0,3% (révisé de +1,3%) région à 1,1% en 2012 contre une précédente estimation à +2,7%. Le FMI précise que l’activité économique ralentit mais ne s’effondre pas. Il maintient sa prévision de croissance de 1,8% pour les Etats-Unis cette année, mais réduit sa projection pour le Japon à 1,7% au lieu de 2,3%. L’ensemble des pays émergents asiatiques devrait connaître une progression de 7,3% en 2012 contre 8% prévu auparavant. Il faudra surtout remarquer la nouvelle révision à la baisse et la fourchette très large d’évolution possible puisque le FMI estime qu’en cas de crise européenne aggravée les prévisions devront être réduites de 2 points. Pour résumer prévoir une quasi stagnation un peu partout (sauf dans les pays asiatiques), même une petite récession voire une grande. Une bonne manière de ne pas se tromper mais qui n’est guère éclairante.

Le nombre de nouveaux chômeurs va doubler en 2012 par rapport à 2011

Le nombre de nouveaux chômeurs va doubler en 2012 par rapport à 2011

 

 

Un peu plus de 100  000 de chômeurs nouveaux en 2011 et plus du double en 2012. Moins de cotisants, plus de bénéficiaires, des taux d’intérêt plus hauts puisque la note de l’Unedic a également été dégradée par Standard and Poor’s. De quoi agrandir le gouffre financier.  Rien que pour l’Unedic, il faut s’attendre à plus de 4 milliards de déficit, soit l’équivalent de la petite « cagnotte » de Baroin. Or une centaine d’institutions ou d’organismes vont être touchés de ma même manière (banques, autres organismes sociaux, entreprises du champ de l’Etat  (EDF, CNCE, RTE, RFF etc.). Une facture finale non pas de 4 milliards mais de l’ordre de 400 milliards (voir article). L’Unedic a précisé  jeudi que son déficit allait presque doubler en 2012 pour atteindre 4,3 milliards d’euros en répercussion de la hausse attendue des demandeurs d’emploi de 214 200 sur l’année. Pour 2011, elle estime son déficit à 2,4 milliards d’euros et la hausse des demandeurs d’emploi sans aucune activité à 134 200. Des chiffres qui vont creuser sa dette à 11 milliards pour 2011 et 15,3 milliards pour 2012. En ajoutant ceux qui ont une activité partielle, elle anticipe au total une hausse de 179 800 demandeurs d’emploi pour 2011 et 230 100 pour 2012. En septembre, l’Unedic tablait sur un déficit de près de 2,5 milliards en 2011 et 1,8 milliard en 2012 assorti d’une dette de 11 milliards en 2011 et 12,8 milliards en 2012. L’Unedic n’est pas financée directement par l’État, mais par les salariés et les employeurs, qui cotisent pour l’assurance-chômage. En tout état de cause, l’Etat est garant de fait cet organisme. A noter que ces prévisions de l’Unedic se fondent sur une stagnation de la croissance en 2012, ce qui n’est pas certain puisque Standard and Poor’s par exemple prévoit une récession de 0.5%.

Une loi turque sur le génocide budgétaire français

Une loi turque sur le génocide budgétaire français

 

 

Comme chacun se mêle de ce qui ne le regarde pas directement en légiférant sur des questions hors sujet et hors calendrier ( le parlement français a  attendu plus de cent ans pour réagir sur le génocide arménien( quel courage et quelle spontanéité !) on envisagerait en Turquie de voter une loi pour condamner le génocide budgétaire français. Trente d’emprunts irresponsables, trente ans de déficits budgétaires, trente ans de dettes accumulées dont on ne rembourse pas même la totalité des intérêts ( c’est quand même 50 milliards par an). Un endettement qui  tue la croissance, l’emploi, la compétitivité et même  la protection sociale qui ne pourra longtemps résister. En Turquie sur la période 2007-2013, le déficit budgétaire devrait être de l’odre de 3 %, et autant pour la croissance. De quoi donner une légitimité à cette loi turque même si il faut relativiser et tenir compte des chiffres en valeur absolue. Seraient ainsi condamnés tout citoyen qui affirme que la France est financièrement vertueuse. Une condamnation cependant  de principe  avec une peine d’intérêt général seulement. Les coupables seraient contraints d’effectuer leur peine en France. Plus précisément au parlement afin de réveiller les parlementaires qui dorment et/ou qui délirent. Un condamantion finalement sévère car il y aura du travail !

Nouvelles dégradations de banques françaises par Standard and Poor’s

Nouvelles sanctions et dégradations  de  banques françaises par Standard and Poor’s

Conséquence logique de la dégradation de la note de la France, une nouvelle diminution des notes de banques françaises. L’agence de notation américaine a revu à la baisse sa notation pour Société Générale, BPCE, Crédit Agricole et la Caisse des Dépôts.  Dans le sillage de la dégradation de la note souveraine de la France, l’agence de notation américaine Standard and Poor’s (S&P) a revu à la baisse les notes de quatre banques françaises  : Société Générale, BPCE, Crédit Agricole et la Caisse des dépôts et Consignations.S&P abaissé d’un cran la note à long terme de la banque française Société Générale à «A», contre «A+» auparavant, et lui a attribué une perspective stable, selon un communiqué mardi. L’agence -qui a confirmé la note à court terme «A-1» -explique que l’abaissement de la note à long terme est la conséquence de la dégradation de la note souveraine de la France, qui a perdu la meilleure note «AAA» le 13 janvier. Même traitement pour Crédit Agricole SA dont la note à long terme baisse d’un cran, à «A» contre «A+» auparavant, assorti d’une perspective stable. La note à court terme reste stable à «A-1». De son côté, BPCE voit sa note de crédit long-terme passer de « A+ » à « A », avec une perspective stable. La perspective stable reflète la capacité de la banque à maintenir une « forte » position, précise-t-elle.  La note de la Caisse des dépôts (CDC), elle aussi abaissée d’un cran, à «AA+», est ainsi alignée sur celle du pays, qui avait été dégradée le 13 janvier passant de « AAA », la meilleure note possible, à « AA+ ». La note court terme de la CDC reste fixée à «A-1+». La perspective d’évolution de ces deux notes est négative, reflétant celle du pays, ce qui implique qu’une nouvelle baisse est possible à moyen terme.  Pour S&P, il est «pratiquement certain» que les autorités françaises viendraient à la rescousse de la Caisse en cas de difficultés et il est donc logique que les deux notes soient alignées. «Tout changement de la note souveraine de la France ou de sa perspective aurait pour conséquence immédiate un changement similaire pour la CDC», a prévenu l’agence. En revanche, S&P a confirmé la note de BNP  la conséquence sera une augmentation des taux d’intérêt pour les banques, donc un renchérissement du crédit pour les entreprises et les particuliers. Une évolution qui ne va pas encourager une consommation déjà en berne. Les particuliers en ont déjà tiré les conséquences puisque le nombre de particuliers souhaitant avoir recours à l’emprunt n’a jamais été aussi bas. (Voir article)

Banques : Barnier veut limiter les bonus

Banques : Barnier veut limiter les bonus

 

 Barnier se réveille, non pas cette fois pour interdire aux agences de noter les Etats mais pour limiter les bonus des dirigeants de banques. Une proposition plus réaliste et sans doute nécessaire. Les banques qui ne jouent pas le jeu de la modération des bonus payés à leurs dirigeants pourraient à l’avenir se voir imposer des limites beaucoup plus strictes de la part des superviseurs, a déclaré lundi le commissaire européen au Marché intérieur Michel Barnier. Dans une interview à Reuters, en marge d’une visite à la City de Londres, premier centre financier européen, le commissaire européen a dit notamment réfléchir à l’idée de ratios maximums entre rémunération fixe et variable ou entre salaire minimum et maximum dans l’entreprise. »Les hommes politiques auront de plus en plus de mal à expliquer au grand public pourquoi ils doivent se serrer la ceinture alors que les banquiers ont de tels bonus. Si nous ne régulons pas maintenant, on risque de voir des réactions violentes », a-t-il ajouté. Des propos pleins de bon sens car sans un minimum de justice sociale, il sera difficile d’imposer à tous les efforts nécessaires.

La France soutient maintenant le FMI pour un Fonds de secours renforcé

La  France soutient maintenant le FMI pour un Fonds de secours renforcé

Changement de position, la France qui soutenait jusque là l’Allemagne pour considérer que le dispositif du fonds européen était suffisant pour faire face à la crise européenne soutient désormais C. Lagarde et le FMI pour demander un fonds renforcé. Une demande que refuse pour l’instant l’Allemagne. La France est favorable, à l’instar de la directrice générale du FMI Christine Lagarde, à ce que les moyens financiers du Fonds de secours de la zone euro soient augmentés, a indiqué son ministre des Finances, François Baroin, dans la nuit de lundi à mardi. »C’est une position que la France soutient », a-t-il dit à la presse à Bruxelles à l’issue d’une réunion avec ses homologues de la zone euro, à propos de l’avis donné par Mme Lagarde. On attend évidemment la rection de l’Allemagne, s’il y en a une. L’Allemagne se trouve désormais un peu isolée vis-à-vis de la commission européenne et du FMI.

Pour quelques voix des arméniens, on sacrifie l’économie

Pour quelques voix des arméniens, on sacrifie l’économie

 

Aucun doute,  cette loi sur les génocides notamment  arménien est une loi électorale ; il s’agit pour ceux qui l’ont voté (droite et gauche) de récupérer des voix, objectif qui n’a pas été nié. On risque ainsi un conflit économique grave avec la Turquie et si les choses tournent mal une extension dans certains pays musulmans avec les quels nous commerçons. Certes le business ne saurait prendre le pas sur la morale mais encore faudrait-il qu’il y ait matière à morale. On se demande de quoi se mêle France pour un conflit entre turcs et arménien qui date de plus de cent ans où les responsabilités ne sont plus contestées. Le même procès pourrait être fait par la Turquie vis-à-vis de la France concernant l’Indochine, l’Algérie, les colonies en général. Les guerres sont toujours sales. Il appartient aux historiens, aux philosophes  de déterminer la responsabilité et de nourrir le travail de mémoire. Le parlement ne peut se transformer en tribunal de l’histoire ne n’est pas son rôle, il n’a ni compétence, ni responsabilité pour cela.  La France, donneuse de leçons ferait bien de revisiter sa propre histoire, ce qu’elle est incapable de faire en particulier vis-à-vis de l’Algérie ; En tout état de cause le parlement a autre chose à faire que des lois dans ce domaine qui n’est pas le sien. Comme en France on ne sait pas faire autre chose que des lois, alors on légifère sur tout même sur des sujets qui ne nous concernent pas directement. La France est endettée ? Pas étonnant avec autant de députés inutiles, un sénat qui ne sert à rien sinon à recycler des élus usagés qui ne savent pas faire autre chose que de la politique. Plus de 10 000 lois, environ 150   décrets, en France et il faut ajouter 8 000 traités et plus de 20 000 textes communautaires ( chiffres très aproximatifs car nombre de lois ne sont jamais appliquées). La France est atteinte d’une pathologie lourde : le délire réglementaire. Là où au contraire il faudrait diviser par dix ce carcan qui étouffe l’économie et le citoyen. Partout substituer partout où c’est possible la responsabilisation des acteurs à la loi égalitaristes donc forcément inadaptée aux réalités. A quant une loi turc pour condamner le génocide budgétaire français ?

Iran : la politique de la terre brulée

Iran : la politique de la terre brulée

 

Sanctions sans précédent des occidentaux et de l’Europe contre l’Iran. En gros, il s’agit de l’empêcher de tirer des ressources de son pétrole. Un genre d’embargo qui a rarement réussi tellement la demande est forte surtout quand les cours sont élevés. Il y a matière à spéculation. L’Iran a menacé de fermer le détroit d’Ormuz en représailles et l’occident  de faire une opération militaire pour le dégager si nécessaire. On se demande si certains chefs d’Etat complètement discrédités dans leur pays ne souhaitent pas un conflit dur et même une guerre pour déplacer l’objet du mécontentement de leurs citoyens. C’est de cette manière qu’ont commencé la plupart des guerres. Le temps est compté pour éviter une intervention militaire, a estimé Nicolas Sarkozy, lors de ses vœux, au corps diplomatique. Le président de la République a exprimé sa révulsion devant cette perspective d’une intervention israélienne, qui « déchaînerait la guerre et le chaos au Moyen-Orient » pour mieux plaider en faveur de la seule alternative, des sanctions économiques renforcées envers Téhéran.  Les pays de l’Union européenne devraient régler les derniers détails, lundi, d’un régime de sanctions passant par un embargo pétrolier et des mesures visant la banque centrale d’Iran. Ce régime de sanctions passera par l’arrêt de l’achat de pétrole iranien et le gel des avoirs de la banque centrale iranienne, a précisé Nicolas Sarkozy, des mesures qui doivent être décidées lundi par l’Union européenne. Ceux qui, au Conseil de sécurité de l’Onu, refuseraient ce renforcement des sanctions porteraient la responsabilité d’une intervention militaire, a-t-il conclu en allusion notamment à la Chine, opposée à un embargo pétrolier. Une déclaration en apparence sage mais cependant particulièrement irresponsable. Pourquoi en effet évoquer la possibilité d’une intervention militaire. On sait très bien qu’en cas intervention militaire l’Iran répliquerait. Israël aussi en premier. Bref un conflit qui pourrait rapidement prendre une échelle mondiale. Pourquoi une telle situation, pour des raisons objectives liées à la filière nucléaire iranienne, c’est possible (mais pas vérifié car les experts ne sont pas tous d’accord sur ce point). Mais surtout liées à l’affaiblissement considérable des chefs d’Etat  tant en Iran qu’en France ou ailleurs ? Les chefs d’Etat sont en réalité complètement discrédités et souhaiteraient bien qu’on délocalise le mécontentement quitte à évoquer la problématique guerrière ‘L’irresponsabilité diplomatique est à la mesure de l’irresponsabilité économique. De toute évidence ces hommes sont dangereux. Après l’Irak, l’Afghanistan, les occidentaux feraient bien de réfléchir à deux fois avant de menacer de s’embourber dans un nouveau conflit qui celui là pourrait rapidement prendre une dimension mondiale.

 

 

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