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Archive mensuelle de janvier 2012

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La croissance américaine se tasse

La croissance américaine se tasse

 

 

Le produit intérieur brut du pays a progressé de 2,8% en rythme annualisé d’octobre à décembre, a indiqué le département du Commerce.  Cela marque une nette amélioration par rapport au troisième trimestre, où la croissance avait atteint 1,8%, selon les données officielles, mais le chiffre du ministère est inférieur à l’estimation médiane des analystes, qui donnait le PIB en hausse de 3,2% au quatrième trimestre.  L’accélération de la croissance du PIB sur les six derniers mois de l’année n’a pas totalement compensé les effets du coup de mou du premier semestre: sur l’ensemble de l’année 2011, le taux de croissance officiel du pays n’atteint que 1,7%, alors qu’il avait été de 3,0% en 2010. Pour résumer, les Etats-Unis font à peine mieux que l’Europe et les perspectives sont aussi moroses. Les nouvelles inscriptions au chômage ont nettement progressé et les ventes au détail ont connu un ralentissement pendant la fin de l’année, censée être une période de forte consommation. Pourtant depuis des semaines, les « experts »ne cessent  de proclamer la reprise aux Etats Unis. Mais quelle peut-être l’ampleur de cette reprise quand la consommation baisse (principal moteur de la croissance américaine), que le pouvoir d’achat diminue et que le chômage augmente (en dépit du nettoyage drastique des listes de chômeurs qui pourtant sont loin d’avoir les avantages sociaux de l’Europe et de la France en particulier). L’économie américaine est touchée comme les autres par la crise systémique. Au point qu’un représentant de la FED prévoir même une crise comme en 1929.

Débat Juppé-Hollande ou les limites d’une démocratie usée

Débat Juppé-Hollande ou les limites d’une démocratie usée

 

Un débat particulièrement suivi (record d’audience dans la catégorie), deux invités d’une grande intelligence, un contenu de très bon niveau et pourtant, on est passé à coté de l’essentiel. Pourquoi, parce sans doute on a atteint les limites de la démocratie actuelle. Rien sur la réforme de l’Etat, rien de sérieux sur la gestion de la dette, rien d’efficace sur la relance de la croissance, rien sur la modernisation des rapports sociaux, rien sur le rôle prioritaire des acteurs économiques, rien sur le maquis administratif français, rien sur la médiocrité de l’école (sinon des postes en plus)  etc. Pourquoi ? Simplement parce qu’il faut plaire aux corporatismes, parce que les deux interlocuteurs ne savent rien de l’économie réelle, parce nos élites persistent dans le déni de réalité économique et sociale et le déni d’endettement. Dans la médiocrité ambiante de l’environnement électoral, ce débat était cependant  de bonne tenue. La plupart proposent d’augmenter les salaires, les prestations, les avantages quand on il faut éviter de trop reculer, comme en Grèce. Facile d’être bon quand les autres sont nuls, inconséquents, contradictoires. C’est le contenu de notre démocratie qui est en cause. Hollande ne peut rien dire de la réforme de l’Etat dont le coût, via la fiscalité, plombe la compétitivité. Il perdrait ses électeurs de gauche. Juppé ne peut rien dire de la modernisation des rapports sociaux parce que cela impliquerait la revalorisation du rôle des syndicats, ils perdraient ses électeurs de droite. Plus grave, nos deux brillants débateurs n’ont évidemment aucune expérience personnelle de la vie économique concrète. Ils savent ce qu’ils ont appris de l’ENA. Pour schématiser : apprendre à ne pas répondre à des questions fondamentales et répondre même avec brio. La démocratie actuelle ne fonctionne plus, elle n’est plus adaptée aux enjeux complexes, ni même au niveau culturel des citoyens. Et le rôle d’une présidente de la république ? Un bonimenteur, un monarque ou mieux peut-être un animateur, un manager ? Les candidats sont plutôt dans la posture du monarque républicain. Ils oublient une chose : une fois élu ils seront paralysés par les centaines, les milliers, les dizaines de milliers de technocrates qui feront tout pour perpétuer leurs missions, leurs avancements, leurs castes. Rares sont les présidents qui ont échappé  à ce piège redoutable surtout dans un pays aussi centralisé que le notre.  Giscard, Mitterrand, Chirac et même Sarkozy dont on ne peut pas dire qu’il manquait au départ de volonté de réforme. Tous se sont englués dans le marais étatique. Dernier point, quelle est la représentativité de nos élites politiques ? Tous ou presque issus du même milieu. La société civile ignorée, les chefs d’entreprise écartés, les syndicats méprisés, les associatifs oubliés, les femmes et les jeunes marginalisés. En France la politique n’est pas un service mais considéré comme un métier. A la différence de nombreux pays où les catégories  sociales sont plus équitablement représentées. Il y aura un président de la république mais la logique corporatiste de l’appareil d’Etat l’emportera. Rien n’est perdu car la démocratie, certes brouillonne, contradictoire souvent, peut se refonder notamment dans le cadre des réseaux sociaux mais pas seulement. Il y a une urgence financière, une urgence économique mais surtout une urgence de démocratie rénovée dans notre beau pays.

Pacte budgétaire européen bloqué par son incohérence

Pacte budgétaire européen bloqué par son incohérence

 

 

L’accord européen est actuellement bloqué, pour résumer on est à peu près en désaccord sur tout. Pour autant pour des questions d’affichage, on finira sans doute par s’accorder sur un texte d’ici quelques jours, quelques semaines, ce qui n’aura aucun impact sur la résolution de la crise. Première désaccord : des pays qui ne font pas partie de la zone euro veulent participer aux sommets de la zone euro.  C’est la position e la Pologne mai aussi finalement aussi celle du Royaume Uni et d’autres. Comment peut-on admettre que des pays qui ne sont pas contraint par l’appartenance à une monnaie unique puissent vouloir peser autant que ceux qui y sont soumis. .   »Il n’y a pas eu d’accord sur le format des sommets de la zone euro », sujet qui oppose principalement la Pologne à la France, a indiqué la source diplomatique, alors que Varsovie a menacé de ne pas signer le traité s’il n’obtenait pas gain de cause.   »Le dossier est symboliquement sensible » mais un compromis pourra sans doute être trouvé au final pour permettre à Varsovie d’être invité dès que des sujets pouvant concerner la Pologne seront abordés, sans pour autant qu’elle ait un siège garanti à tous les sommets de l’Union monétaire, selon cette source. Pourquoi la Pologne et pas les autres ?Deuxième point de désaccord, la nature et l’étendue des sanctions que pourrait prendre Bruxelles à l’égard des pays laxistes. Là aussi pas forcément d’accord de pays qui veulent peser dans les sommets de l’euro, sans y appartenir, mais n’acceptent pas les sanctions européennes.  .  La France tient à ce que les pays de la zone euro puissent se retrouver séparément entre eux. La France qui par ailleurs, elle refuse les sanctions automatiques de l’Europe (que veut l’Allemagne). Cet accord européen obtenu aux forceps, sou l’impulsion de Sarkozy mais sur les positions allemandes est complètement incohérent. Un accord à la hussarde, auquel a bien voulu souscrire A. Merkel mais en refusant toute perspectives de nouveaux soutiens financiers.  Encore une fois, il y aura bien un accord final, mais un accord incohérent et surtout complètement inadapté aux enjeux de l’endettement d’une part et surtout de la relance de la croissance.

Le Portugal suit le chemin de la Grèce

Le Portugal suit le chemin de la Grèce

 

 

Classé désormais en catégorie spéculative par Standard and Poor’s le Portugal est engagé sur le chemin de la Grèce. Autant dire que l’accès au marchés financiers lui est désormais interdit ou à des conditions qui mènent à la ruine. Ce qui inquiète les investisseurs, c’est que les dettes à deux et cinq ans du Portugal donnent un rendement supérieur à ceux des échéances plus longues, de 16,7% et 20% respectivement. C’était la même situation pour la Grèce avant qu’elle ne sollicite un second programme d’aide en 2011. Logiquement les taux d’intérêt à court terme doivent être inférieurs à ceux de plus long terme ; on ne croit même plus à la crédibilité de la signature portugaise pour les quelques années à venir. Le Portugal ne peut désormais plus s’en sortir, comme la Grèce, sans un second plan d’aide. Un plan d’aide qui devra également être assorti, comme en Grèce, le l’abandon de créances par le privé. On parle de la nécessité d’une décote d’environ 40% actuellement mais on pourrait rapidement parvenir à uen décote du niveau de celle de la Grèce (Grèce qui par ailleurs souhaiterait bien davantage !). Certes le Portugal en valeur absolu pèse économiquement dans l’ensemble européen. Cependant après la Grèce, c’est la preuve que l’Europe n’est pas armée pour opérer le sauvetage financier d’une toute petite entité et par voie de conséquence qu’elle complètement incapable de porter secours à des poids lourds de l’Europe comme l’Italie ou l’Espagne. Le véritable enjeu, c’est maintenant l’Italie. Si l’Allemagne refuse toujours de soutenir ce pays, la zone euro est condamnée à éclater.

Fitch dégrade la note 5 pays européens

Fitch dégrade la note  5 pays européens

 

La série de dégradation continue, 5 pays dégradés par Fitch : Italie, Espagne, Belgique, Chypre, Slovénie avec perspectives négatives  (donc il faut s’attendre à de nouvelles dégradations). En cause l’insuffisance de croissance, l’évolution des dettes et des interrogations sur le rôle de la BCE.L’agence de notation Fitch a annoncé vendredi l’abaissement des notes de la Belgique, de Chypre, de l’Italie, de l’Espagne et de la Slovénie, et a précisé que de nouvelles dégradations étaient envisageables au cours des deux prochaines années. Dans son communiqué, l’agence explique que ces pays sont vulnérables à court terme aux chocs monétaires et financiers. La note de l’Italie est abaissée à A- contre A+, celle de la Belgique est abaissée à AA contre AA+ et celle de l’Espagne est abaissée à A contre AA-.Fitch a également abaissé la note de Chypre à BBB-, soit un cran au-dessus de la catégorie spéculative, contre BBB, et la note de la Slovénie à A contre AA-.La note de l’Irlande est en revanche maintenue à BBB+.Toutes ces décisions ont été assorties de perspectives négatives. D’autre part. Standard & Poor’s avait abaissé la note de la moitié des pays de la zone euro et privé précieux triple A à la France, s’interrogeant sur la stratégie des dirigeants politiques des pays de l’euro face à la crise, tout en maintenant le AAA de l’Allemagne. Le processus de dégradation a d’abord été justifié par les situations excessives d’endettement désormais les agences de notation intègrent deux autres paramètres, l’évolution d’une croissance atone voire en récession qui remet mécaniquement en cause les équilibres budgétaires, d’autre part l’immobilisme de la BCE. Certes la BCE a fourni des liquidités aux banques pour débloquer le marché interbancaire mais  on considère en général que l’Europe n’est pas encore décidée à affronter solidairement la crise et que la puissance de feu de son fonds européen est très insuffisante.

Juppé-Hollande : record d’audience, 6 millions de téléspectateurs mais peu de journalistes ont vu l’émission

Juppé-Hollande : record d’audience, 6 millions de téléspectateurs mais peu de journalistes ont vu l’émission

 

Les français ne se désintéressent pas de la politique, la preuve Le débat organisé jeudi soir entre François Hollande et Alain Juppé dans l’émission d’Antenne a réuni plus de 5 millions de téléspectateurs, faisant 21,8% de part d’audience (la plus  grosse audience de la soirée. A l’exception du débat de l’entre-deux tours de la primaire PS (5,9 millions de téléspectateurs), c’est le meilleur score réalisé par l’émission politique de France 2. L’émission avec Marine Le Pen avait rassemblé 3,6 millions de téléspectateurs, celle avec Mélenchon 3,2. Copé et Bayrou n’avaient respectivement attiré « que » 2,6 et 2,5 millions de personnes devant leurs téléviseurs. Par contre on peut se demander si beaucoup de journalistes ont vu l’émission. Pas facile de trouver au lendemain du débat Juppé –Hollande un compte rendu, une synthèse encore moins une analyse.  Il ya du retard à l’allumage, on en est encore au programme Hollande de la veille. Et encore, l’analyse est laborieuse ; l’émission s’est pourtant terminée vers 23 heures. Il y avait le temps de faire un papier, sans doute non puisque les radios elle mêmes ne sont pas plus bavardes à ce sujet. Quelques informations parfois, surtout de l’anecdotique, mais pas d’analyse. C’est vrai ,23 heures c’est tard pour faire un papier. Peut-être que la plupart sont déjà en RTT ou peut-être qu’on attend qu’une pensée unique se dégage pour simplement faire du copier coller. Alors modestement lançons la mode, oui Hollande a été très bon, il connait ses dossiers, fait preuve d’une maitrise de lui même surprenante, d’une détermination tranquille mais sans faille ; Juppé a été nettement battu sur la forme comme sur le fond ; Pour autant les propos de Hollande correspondent-ils aux enjeux du moment ? non. De bonnes mesures, de bonnes intentions mais de grands oublis en matière de réformes structurelles, de réforme de l’Etat, gestion de la dette, responsabilité des acteurs économiques , niveau de prélèvement obligatoire. Bref, il a y encore du progrès à faire  Si les journalistes ne sont pas en RTT on peut espérer quelques infos lundi ?

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BNP Paribas : 11 milliards de dollars de prêts à vendre

BNP Paribas : 11 milliards de dollars de prêts à vendre

BNP Paribas n’est sans doute pas la banque française la plus fragile, elle cherche cependant à solder 11 milliards de prêts pour améliorer ses fonds propres. Le groupe bancaire, qui veut  au total  alléger son bilan d’environ 10% d’ici la fin de l’année –soit 70 milliards d’euros– est en discussions avec au moins trois acheteurs potentiels pour reprendre ces crédits, selon le quotidien économique, qui cite des sources proches du dossier. Le nouveau cadre réglementaire bancaire de Bâle III, qui doit entrer en vigueur progressivement à compter de 2013, impose notamment aux banques de renforcer très nettement leurs fonds propres « durs », multipliant quasiment par cinq le seuil minimum pour les plus grands établissements. Bnp n’est pas la plus mauvaise banque française, cependant comme beaucoup d’autres elle s’est engagée dans des placements plus que douteux et doit se débarrasser de produits toxiques, réduire la taille bilan et  solder certains actifs. On pourrait considérer que cette situation est imputable à la crise qui sévit de puis 2009 et que BNP fait finalement ce que font toutes les autres banques pour respecter les nouvelles règles prudentielles. Il faut cependant remonter plus loin pour comprendre l situation de cette banque. En 1999-2000, lorsque les cours de la bourse étaient au plus haut ( 6945 point pour le CA le 4 septembre 200). Bnp, comme d’autres, s’est lancée dans des opérations d’investissements plus que douteux avec l’argent des dépôts. On a aussi sollicité des épargnants qui avaient placé leur épargne sur des livrets d’épargne classiques pour les inciter  à investir dans les actions ou les obligations. Nombreux ont été ceux qui ont perdu la moitié de leur épargne puisque quelques années plus tard, le CAC es retombé autour de 3000 points, niveau qu’il tutoie toujours aujourd’hui. Première leçon à tirer le travail d’une banque de dépôt et d’une banque d’investissement n’est pas le même. La confusion des genres porte atteint aux épargnants et à la banque elle même. Troisième élément, la BNP, ancienne banque nationalisée n’a pas les compétences d’une banque d’investissement et la culture des employés- en moyenne bien sûr- est inadaptée à la qualification requise pour gérer des produits financiers complexes. Les responsables d’agence locales ne savent pas même ce qu’ils vendent. La facture sera donc pour l’épargnant. Sans doute pas pour le patron de la Banque dont la modeste rémunération tourne autour de 3 millions d’euros par an 250 000 euros mensuels, soit  un peu plus que le SMIC.

Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale à DAVOS : prudence sur la taxation des banques

Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale à DAVOS : prudence sur la taxation des banques

 

Quel sage ce monsieur Oudéa, il considère les futures taxations annoncées notamment par Hollande pourrait fragiliser les banques. »Il faut être prudent sur ce qui est fait », a-t-il déclaré à Davos ;  avons besoin de fonds propres, donc plus de taxation, c’est moins de fonds propres », a-t-il expliqué lors du Forum économique mondial (WEF). Interrogé sur la crise dans la zone euro et sur les négociations entre la Grèce et ses créanciers privés pour réduire sa dette, M. Oudéa a averti du « risque d’effet de contagion » si Athènes et ses banques créancières ne trouvent pas d’accord. « Nous sommes dans une période plus positive et un succès sur la Grèce contribuera à renforcer cette dynamique », a-t-il jugé, soulignant qu’en cas d’échec, la Grèce « servira de précédent » pour les investisseurs de la zone euro. « La Grèce est importante pour son exemplarité », a-t-il expliqué Quelle sagesse, quelle vision, ce monsieur Oudéa. Président de la fédération bancaire française, il s’y connait en gestion ; il était directeur financier de la société générale lors de l’affaire kerviel, son grand patron en quelque sorte. Suite aux placements aventureux de la banque, l’action de la société générale a perdu 60% de sa valeur en 2011. C’est la banque française la plus fragile. Il sait cependant gérer sa carrière et ses intérêts. En 1995, cet énarque  entre à la Société générale après un passage au cabinet de Sarkozy., il devient directeur général de la Société générale en 2008, puis PDG en mai 2009. Le 9 mars 2009, il reçoit, avec Daniel Bouton de la Société générale, un lot de stock options (en ce qui le concerne, 150 000 titres à 24,45 euros), alors que la banque est aidée par l’État.La publicité faite à ce plan, au moment où aux États-Unis l’affaire AIG est devenue un scandale, le pousse le 22 mars à renoncer à ce gain exceptionnel. Ses revenus sont cependant de 3 millions d’euros par an, (13éme salaire français), de quoi voir venir ! 250 000 euros par mois c’est mieux que le maigre salaire de 5 000 euros mensuels d’un inspecteur des finances. Pas  d’inquiétude pour la dégradation de la note de la France de la part du  PDG de la « Socgen » qui  juge par ailleurs que l’opération exceptionnelle de refinancement des banques à trois ans réalisée en décembre par la Banque centrale européenne (BCE) « apporte un vrai confort et écarte le risque d’un « credit Crunch » brutal et violent ». Traduction pour les non initiés, le crédit Crunch sera réel mais progressif et il y aura bien une situation de credit Crunch. Toutefois, il affirme de nouveau que la Société générale n’achètera pas pour autant de la dette souveraine, comme le souhaitent les dirigeants de la zone euro. « Notre mission est de financer l’économie. Les banques n’ont pas vocation à investir dans la dette souveraine à long terme », déclare le dirigeant ; on se demande bien pourquoi la banque a investi autant prudemment dans ces dettes Quant à financer l’économie, on peut douter puisque les 500 milliards prêtés à 1% aux banques par la BCE retournent chaque soir à la BCE à un taux de 0.25%.Curieuses gestion, plus proche de la cavalerie que de la rigueur. Curieuse prédiction qui mélange les lapalissades et les prédictions approximatives. On peut le croire c’est le président de la fédération bancaire française. « Touche pas à ma banque, c’est mon fromage »

 

Programme Hollande : un gros déficit de réformes structurelles

Programme Hollande : un gros déficit de réformes structurelles

 

Tout est loin d’être mauvais dans le programme de Hollande, la justice notamment fiscale, la planification de l’effort pour les filières stratégiques, le soutien aux PME, la priorité à la jeunesse etc. La question est cependant de savoir si ce programme est à la hauteur des enjeux. Or il manque des réformes structurelles essentielles, sur le rôle de l’Etat (on ne touche pas aux effectifs donc aux missions, au mieux –ou au pire- on décentralise), donc sur la réduction de la dépense publique, sur l’abaissement du coût du travail (la fiscalité), sur la responsabilité des acteurs pour gérer eux mêmes l’économie et les rapports sociaux. Il n’ya pas ces réformes structurelles essentielles. Sur L’Etat, on va même continuer d’augmenter les dépenses, pour la fiscalité, les prélèvements vont augmenter y compris dans l’entreprise et surtout  plus dramatique pas un mot sur le rôle des acteurs. AU PS on ignore et on a toujours ignoré les chefs d’entreprises  (sauf aujourd’hui avec ce clin d’œil aux PME) et les syndicats (sauf les syndicats d’enseignants). Le programme de Hollande n’est pas entièrement mauvais, il y a un réel effort de réalisme et cohérence. Le seul problème, c’est que c’est en dessous des enjeux ; En outre les programmes des autres candidats sont encore plus inadaptés, vagues  voire compétemment farfelus.

Hollande gagne nettement son duel face à Juppé sur A2

Hollande gagne nettement  son duel face à Juppé sur A2

 

Le duel a nettement tourné à l’avantage de Hollande face à Juppé sur A2. Sans doute un peu trop sûr  de ses forces, Juppé s’est fait battre sur le terrain qu’il avait choisi : l’économie. Juppé n’est pas le denier venu, c’est même et de très loin l’un des leaders les plus sérieux et les plus compétents de la droite. Il a une vraie stature d’homme d’état. Face aux promesses jugées irresponsables de Hollande, Juppé  a voulu lui faire la leçon ; c’est l’inverse qui s’est produit. D’abord sur le fonds, Juppé a été vite désarçonné par la connaissance des dossiers économiques de Hollande ; Aucun argument de Juppé n’a pu résister aux répliques argumentées, le plus souvent, détaillées et chiffrées de Hollande. Autant sur le programme de Hollande que sur le bilan de ces 5 ans passés. Battu, sur le terrain technique Juppé s’est alors efforcé de prendre le dessus sur la forme avec l’assurance, l’autorité, et souvent l’autoritarisme condescendant qui le caractérise poussant même le paradoxe jusqu’à accuser Hollande de suffisance. La réplique de Hollande a été cinglante. Hollande a demandé à Juppé de faire dans ce domaine son examen de conscience. Juppé a répliqué : c’est déjà fait. Tant mieux, a répondu Hollande mais les rechutes sont toujours possibles ! Le fond comme la forme ont fait  basculer la confrontation en faveur de Hollande. Juppé a sans doute été surpris d’abord par la maitrise, la détermination  et l’assurance tranquille de Hollande. Second aspect, Hollande connait mieux que Juppé les dossiers économiques. Cela nous promet évidemment un face à face sans doute d’anthologie entre Sarkozy et Hollande. Les deux sont de redoutables combattants, la différence pourrait finalement se faire d’une part sur la maitrise de soi et sur la connaissance des dossiers ; Après ce débat Hollande-Juppé, Sarkozy va devoir progresser sérieusement dans ces deux domaines. Le programme de Hollande set pour autant crédible pour résoudre la crise, c’est une autre question (qui fait l’objet d’autres articles).

Carburant : stagnation de la consommation en 2011, Pourquoi

Carburant : stagnation de la consommation en 2011, Pourquoi

 

 

Pas de progression du carburant en 2011. La consommation française de carburants automobiles a stagné avec  0,08% de croissance des volumes. a annoncé jeudi l’Union française des industries pétrolières (Ufip). La part du gas-oil dans le carburant représente de l’ordre de 80%. Cela démontre une très forte diésélisation du parc. La consommation de supercarburants a reculé de 5%, tandis que celle de gazole a augmenté de 1,5%. Cette stabilité d’abord  montre le peu d’élasticité prix-demande. Le prix du gaz oïl par exemple, carburant le plus utilisé, a  pourtant augmenté environ de 15% en 2011. Les dépenses de carburant sont des dépenses courantes (comme l’électricité, les impôts etc.) qu’il est difficile de réduire. Si le carburant était à deux euros le litre, la consommation ne subirait sans doute qu’une faible baisse. L’automobiliste n’a guère le choix. Les solutions alternatives à l’usage de la voiture sont très insuffisantes. Globalement seulement environ 20% de déplacements sont effectués par des transports collectifs. Les transports collectifs en quantité et qualité suffisantes coûtent très cher, il convient de les développer surtout en milieu urbain mais à des conditions économiques pour le contribuable qui supporte uen grande partie des coûts.la masse des transports s’effectue dans les zones denses, là ou se localisent habitat et logement. La structure urbanistique ne favorise pas un maillage suffisant du transport collectif. L’étalement urbain en particulier ne permet d’offrir de réseaux suffisamment denses er réguliers. On ne peut pas trop tirer d’enseignement sur cette stagnation du volume de carburant consommé car il faudrait intégrer l’évolution du parc heureusement de moins en moins gourmand en moyenne. Autre facteur explicatif, les contrôles sur route qui sur longue période montre que la vitesse se réduit régulièrement. Et le carburant avec. Dernier élément même s’il joue très à la marge, en période de crise la mobilité des personnes (et surtout des biens) se réduit ; certains voyages peuvent ainsi être annulés. C’est sans doute le cas des voyages de loisirs, on a d’ailleurs noté une réduction des budgets vacances cette année.

la décision de la FED sur les taux d’intérêt: un élément majeur pour la crise européenne

la décision de la FED sur les taux d’intérêt: un élément majeur pour la crise européenne

 

 

Pendant que les commentateurs, les journalistes, les politiques  vont passer leur temps à décortiquer le programme de Hollande, l’information la plus déterminante va passer au second rang, à savoir la décision de la banque centrale américaine (Fed) de maintenir une politique très accommodante à un niveau « exceptionnellement bas » (taux d’intérêt), jusqu’à « fin 2014 au moins ». En clair on va déverser des liquidités, d’une certaine manière monétiser la dette quitte à faire baisser le dollar et faire monter l’inflation. On remboursera la dette en monnaie de singe et on fera payer le consommateur ; cette orientation va contraindre  l’Europe à en faire de même ; la BCE d’une façon ou d’une autre sera obligée le moment venu d’en faire autant. Il n’y a malheureusement pas d’autres solutions ; ce n’est pas la plus glorieuse mais compte tenu de l’urgence et de la profondeur de la crise, il n’y a guère d’autres remèdes. La reforme du système financier mondial, le rééquilibrage des compétitivités, l’assainissement des conditions des échange commerciaux etc. etc. démoderaient trop de temps ; il faudra le faire, cela demandera des mois, des années plus sûrement et des résultats tangibles pas avant dix ans. Un seul pays résiste pour l’instant en Europe, l’Allemagne. A Davos, A. Merkel est restée droite dans ses bottes. Cependant l’économie allemande va s’écrouler comme celle de la France. La force de l’Allemagne, c’est aussi sa faiblesse. Une croissance qui repose sur les exportations est vertueuse mais à condition que se maintienne la demande. Or ce n’est pas le cas. Tous les rééquilibrages financiers de l’Allemagne étaient fondés sur cette croissance. Ses déficits demeurent énormes encore aujourd’hui ; la politique économique et financière de l’Europe de la France s’inscrira dans le chemin défini par la FED.

Fiscalité : injuste pour 80% des français

Fiscalité : injuste pour 80% des français

 

 

Pas une grande surprise, une confirmation seulement : la fiscalité est injuste pour 80% des français. La dernière vague du Baromètre Viavoice-BPCE des projets des Français, réalisé pour « Les Echos » et France Info (*), devrait renforcer la volonté des candidats de faire de la fiscalité un thème majeur de la campagne présidentielle. Car sur ce sujet, les Français les attendent de pied ferme. La fiscalité est perçue comme « injuste » par près de huit Français sur dix (79 % précisément), indique ce sondage. Elle est même jugée « très injuste » par 37 % d’entre eux.  « Ce niveau très élevé de mécontentement transcende largement les clivages politiques traditionnels, observe François Miquet Marty, directeur associé chez Viavoice. Il est révélateur de la profonde crispation de la société et confirme que la présidentielle va se dérouler dans un contexte de forte tension économique et sociale. » Si la question fiscale cristallise les inquiétudes, c’est aussi, poursuit-il, « parce qu’elle renvoie aux principaux enjeux de la campagne : le chômage, le pouvoir d’achat, les inégalités ou la juste répartition des efforts face à la crise ». Dans ce contexte, le moral des Français continue à se dégrader. Les personnes interrogées par Viavoice pensent toujours majoritairement (54 %) que leur pouvoir d’achat va diminuer au cours des trois prochains mois et ils sont de plus en plus nombreux à envisager de dépenser moins dans les mois à venir (40 %, +4 points par rapport à décembre). La fiscalité future risque d’être toujours aussi injuste ; Il faut s’attendre en effet à une hausse de l’inflation, et  de la TVA, une manière classique de réguler e crise d’endettement. On fait payer tout le monde. Une manière cependant assez antiredistributive.

 

France : nouveau recul de l’industrie manufacturière

France : nouveau recul de l’industrie manufacturière

 

Au quatrième trimestre, la croissance recule encore. Les demandes globale et étrangère de l’industrie manufacturière ont reculé, avec des soldes en repli par rapport au troisième trimestre et qui sont désormais nettement inférieurs à leur moyenne de longue période. La demande adressée à l’industrie manufacturière a de nouveau baissé en France au quatrième trimestre 2011 et devrait se dégrader au premier trimestre de cette année, selon l’enquête de conjoncture publiée jeudi par l’Insee. Pour les trois premiers mois de 2012, les perspectives d’évolution de la demande globale se dégradent, le solde se situant en dessous de sa moyenne Le taux d’utilisation des capacités de production baisse d’un point et est inférieur de trois points à son niveau moyen de long terme. Les effectifs ont continué à ralentir, le solde correspondant restant en repli tout en demeurant supérieur à son niveau de longue période. Conclusion pertinente et courageuse de l’INSEE  » Au vu des anticipations des industriels, les effectifs pourraient encore ralentir », on s’en serait douté !

 

positions Hollande : après le cachet d’aspirine, la camomille !

 Propositions Hollande : après le cachet d’aspirine, la camomille !

 

 

De l’aspirine pour soigner un cancer, le jugement de la droite était sévère après le premier grand discours de Hollande ; Après les propositions de ce jeudi, il faut s’attendre à ce commentaire : « il essaye maintenant la camomille ! ». Le premier discours de Hollande était bon, c’était évidemment un discours électoral. Quelques orientations, beaucoup de flou mais du tonus. Là, rien de significatif sur les deux grands problèmes : le désendettement et l’emploi.  C’est plus détaillé mais toujours aussi vague et incertain. le candidat socialiste à l’Elysée affirme que les « mesures nouvelles » liées à ses « priorités » coûteront, au terme d’une montée en charge progressive, jusqu’à « 20 milliards d’euros à l’horizon 2017″, dernière année de son quinquennat s’il est élu.  Côté recettes, son projet prévoit l’annulation de 29 milliards d’euros de niches fiscales, qui seront « équitablement répartis entre les ménages et les entreprises ». 60 000 emplois dans l’éducation..  Il veut aussi augmenter de « 25% » l’allocation de rentrée scolaire dès septembre.  Sur le plan économique, M. Hollande confirme des mesures-phare: une grande réforme fiscale, qui passera par la fusion, « à terme, de l’impôt sur le revenu et de la CSG, autant dire clairement tout le monde va payer, les très riches un peu plus. quelques mesures pour le logement, des allocations pour les étudiants ;  150.000 emplois d’avenir pour l’insertion des jeunes dans l’emploi, 1.000 emplois au sein de l’ensemble justice, police, gendarmerie . » pour faire face aux 5 millions de chômeurs. (Unedic plus RSA).  . Sur les retraites, il ne donne aucune indication sur les leviers qu’il compte utiliser pour parvenir à leur financement. . Par ailleurs, M. Hollande confirme la fermeture de la centrale de Fessenheim, répète qu’il veut « ouvrir le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels », qu’il est favorable à une loi sur le « non-cumul des mandats », qu’il introduira une « part » de proportionnelle pour les législatives et qu’il accordera le droit de vote aux élections locales aux étrangers ». Enfin la séparation de l’église et de l’Etat dans la constitution. Une sorte d’inventaire à la Prévert où ni la réforme de l’Etat, ni la crise de la dette, ni la compétitivité ne sont sérieusement abordées. C’est du Mitterrand pur sucre ; Il ne traite pas ce qui est dans son champ de compétence, la réforme de l’Etat qui plombe les finances et la fiscalité. Il oublie le rôle des acteurs économiques qui seuls sont compétents en matière d’économie et seuls à même avec un peu de volonté mutuelle capables de moderniser l’économie et les rapports sociaux. Rien n’est à la hauteur des enjeux. Pas sûr que la camomille soit suffisante pour guérir la maladie. On attend avec impatience le suppositoire de Sarkozy, tout aussi compétent que Hollande en économie. Comme la troisième prétendante au titre qui ce matin sur France info «  déclarait : » je règle la crise immédiatement en monétisant la dette ». Un mot sans doute appris très récemment mais qu’il faudrait expliquer. On revient au franc, on continue de payer notre dette en euro, on dévalue la monnaie de l’ordre de 30%, on fait monter l’inflation à peu près d’autant et tout le monde paye. C’est mieux que ce qu’adit le quatrième en course » on ne rembourse plus la dette ».La campagne électorale tutoie le sublime.

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