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Archive mensuelle de janvier 2012

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Les occidentaux jouent un jeu dangereux avec l’Iran et le risque de guerre

Les occidentaux jouent un jeu dangereux avec l’Iran et le risque de guerre

On peut comprendre que les occidentaux s’inquiètent de l’avancée de la filière nucléaire en Iran mais on comprend moins qu’ils prennent le risque d’un conflit, voire d’une guerre. Téhéran a menacé ces dernières semaines d’imposer un blocus à Ormuz si jamais les sanctions économiques prises par les pays occidentaux contre son programme nucléaire venaient à affecter sa filière pétrolière. La République islamique a également mis en garde les Etats-Unis contre un éventuel retour dans le Golfe de son groupe aéronaval dans la région Les Etats-Unis, qui disposent dans la région d’une puissante flotte, ont assuré qu’ils maintiendraient le détroit ouvert. Le Royaume-Uni a pour sa part souligné que la fermeture d’Ormuz serait illégale et vouée à l’échec.  Les sanctions financières promulguées le 31 décembre par le président américain Barack Obama visent à rendre plus difficile l’achat de pétrole iranien pour la plupart des pays. L’Union européenne devrait quant à elle annoncer avant la fin janvier ses propres mesures d’embargo Les dirigeants européens s’efforcent encore de définir quel laps de temps serait accordé aux Etats de l’UE pour appliquer ces restrictions.. Or les sanctions internationales ont un fort impact sur la population, confrontée à la hausse des prix et à la chute du rial. De nombreux Iraniens font la queue devant les banques pour convertir leurs économies en dollars. L’objectif des nouvelles mesures américaines est d’interdire à toute institution financière entretenant des liens avec la banque centrale iranienne d’accéder au système financier américain .Dans le cas où ce système serait intégralement mis en œuvre -des dispenses sont prévues pour les pays réduisant leurs échanges commerciaux avec Téhéran- il deviendrait presque impossible aux raffineries étrangères d’acheter du pétrole brut à l’Iran. Il faudrait veiller à ne pas créer les conditions d’une nouvelle guerre, le dictateur iranien est certes aux abois mais les dirigeants occidentaux Obama, Sarkozy, Merkel et autres sont aussi très impopulaires ; ils pourraient tous se réfugier dans la délocalisation du mécontentement en créant les conditions d’un conflit. La guerre en Irak, en Libye, ailleurs démontré l’inutilité de l’intervention occidentale puisque finalement on remplace les dictatures par des islamistes radicaux donc d’autres formes de dictatures. Bush n’a dû sa survie qu’au conflit en Irak ; espérons qu’on ne s’inspirera pas de son exemple.

 

BNP : plusieurs milliards de bénéfices en moins en 2011, le bilan d’une mafia

BNP : plusieurs milliards de bénéfices en moins en 2011, le bilan d’une mafia

 

Environ 8 milliards de bénéfices en 23010 mais sans doute 1 ou 2 en 2011, c’est le bilan de la BNP. Un bilan toutefois très virtuel car personne ne connaît exactement la situation de la banque notamment celle de ses actifs toxiques. Les résultats financiers de BNP Paribas enregistreront en 2011 une baisse marquée malgré un quatrième trimestre positif, a déclaré vendredi son président Baudouin Prot, sur la radio BFM Business. La banque a enregistré en 2010 un résultat net de 7,8 milliards d’euros et un résultat de 5,3 milliards pour les neuf premiers mois de 2011. Les bénéfices du groupe avaient brutalement chuté au troisième trimestre 2011, baissant de 71,6% par rapport à la même période en 2010. »Le quatrième trimestre verra évidemment un résultat bénéficiaire », a déclaré Baudouin Prot, avant de préciser que sur l’ensemble de l’exercice, les résultats de la première banque française seraient « en baisse sensible » par rapport à 2010.Il a également déclaré que le dividende qui sera versé au titre de l’exercice 2011 serait en baisse, ainsi que les rémunérations variables des dirigeants et des opérateurs de marché de BNP Paribas. Baudouin Prote a indiqué qu’il gagnait 950.000 euros comme directeur général de BNP Paribas et qu’il gagnerait à présent 850.000 euros en tant que président du conseil d’administration. Baudouin Prot est un ancien fonctionnaire, tout aussi compétents que les autres, pour couler une banque. BNP sera la grosse facture à payer d’une manière ou d’une autre, par les déposants et par les contribuables. En attendant le dirigeant aura amélioré sensiblement ses revenus (il est un des dirigeants français les mieux payés).Bref le drame habituel des entreprises françaises dont le destin est confié à des fonctionnaires qui seraient incapables de gérer une épicerie plus de trois mois. Il ya un corporatisme dans les couches moyennes et petites (éboueurs de Marseille, dockers, cheminots, enseignants etc.) mais le mot est faible pour qualifier celui des hauts dirigeants, le terme « mafia » serait plus approprié.

Nationalisation des banques : Déxia, l’exemple de la mauvaise gestion des banques

Nationalisation des banques : Déxia,  l’exemple de la mauvaise gestion des banques

 

Faute d’accord notamment entre la caisse des dépôts et la banque postale, on s’oriente vers la nationalisation de Dexia. Les négociations auraient échoué jeudi soir au ministère de l’Economie alors que la Caisse des Dépôts et la Banque Postale devaient apporter leur soutien à la banque.  Faute d’accord entre la Caisse des dépôts, la Banque postale et le ministère des fiances, la piste de reprise de Dexia s’éloigne. Une autre solution paraît plus vraisemblable. : Une nationalisation pure et simple de Dexia Crédit Local et de Dexia Municipal Agency. Cette solution aurait plusieurs mérites dont  » celui de coûter moins cher à l’Etat, selon une source proche du dossier. Mais une nationalisation se heurterait à de nombreux écueils, car le dossier reste très sensible. De surcroît, la Belgique aurait son mot à dire dans le processus, alors qu’elle porte pour l’heure une part importante de la garantie dont bénéficie Dexia. En fait d’une manière ou d’une autre l’Etat devra éponger les pertes de Dexia ; des pertes dues à la gestion de Pierre Mariani et de son prédécesseur), un fonctionnaire proche de Sarkozy qui a commencé son mandat en augmentant son salaire de 30%. Bilan 10 milliards de pertes en .2011. Finalement histoire banale et dramatique des banques françaises dirigées surtout par d’anciens fonctionnaires proche du pouvoir sans doute incapables de gérer une épicerie pendant plus de 3 mois mais qui sont considérés compétents pour gérer des milords d’euros. Au final, c’est l’Etat qui paye les pots cassé et derrière le contribuable. Avec la crise, la nationalisation des banques françaises deviendra inévitable ; on aura permis aux hauts fonctionnaires de se gaver et de dilapider l’argent des déposants et des contribuables. La crise n’est pas seulement économique et financière, c’est une crise de gouvernance, une crise morale. Le corporatisme des hauts fonctionnaires qui s’essayent à la gestion aura coûté cher à la France. Et ce n’est pas fini, avec Crédit Agricole, BNP et la Société générale, la facture pourrait atteindre plusieurs centaines de milliards d’euros.

 

D’après le FMI, la Grèce sera bientôt en faillite

D’après le FMI, la Grèce sera bientôt en faillite

 

 

D’après le FMI, la Grèce sera bientôt en faillite. Le Fonds monétaire international (FMI) a de plus en plus de doutes sur la capacité de la Grèce à réduire durablement son endettement faramineux, affirme l’hebdomadaire allemand Der Spiegel samedi. Selon une note de l’organisation obtenue par le magazine, la Grèce va soit devoir accélérer la consolidation de ses finances publiques, soit les créanciers privés vont devoir renoncer à être remboursés dans une ampleur encore plus importante qu’évoqué jusqu’à présent. Le FMI évoque aussi une participation plus grande des pays de la zone euro au plan de sauvetage de la Grèce. Le FMI critique également avec véhémence le manque de réformes en Grèce, selon la même source. Les progrès dans la collecte des impôts et les recettes tirées des privatisations demeurent inférieurs aux attentes.  Les experts du FMI veulent en outre revoir les chiffres clés des plans de sauvetage eu égard à la détérioration de l’économie grecque, lors de la reprise des travaux de la Troïka (avec l’Union européenne et la Banque centrale européenne), mi-janvier.  La Grèce devrait avoir enregistré en 2011 une contraction de son Produit intérieur brut (PIB) de plus de 5,5%. Le chef de la mission du FMI en Grèce avait averti à la mi-décembre que la Grèce devait arrêter d’augmenter ses impôts et réduire massivement son secteur public, avec le risque sinon que le déficit public du pays reste bloqué autour de 10% du PIB. Une situation que nous prévoyons depuis longtemps ( voir articles)

65% des français pessimistes et/ou lucides? Pourquoi

65% des français pessimistes et/ou lucides? Pourquoi 

Les français sont-ils très majoritairement pessimistes ou plus simplement lucides ? sans doute les deux à la fois. 65% des sondés par l’IFOP se disent pessimistes pour leur avenir et celui de leurs enfants Les hommes et les jeunes de moins de 35 ans restent parmi les catégories les plus confiantes en leur avenir (respectivement 42% et 44% de personnes se disant optimistes), les moins optimistes étant la catégorie des 50-64 ans (28%). Professions libérales et cadres, bien que majoritairement pessimistes, ont un degré d’optimisme (44%) supérieur à la moyenne nationale, devançant les artisans et commerçants (40%). Les ouvriers ne sont que 29% à se déclarer confiants, juste devancés par les retraités (32%). sondage révèle que la baisse des impôts est le dernier domaine pour lequel les Français (12% – 4 points par rapport à septembre 2011) font confiance au gouvernement. Les médias ont l’habitude de considérer que ces sondages prouvent que les français sont le peuple le plus pessimiste du monde. En fait, les sondés sont sans doute simplement réalistes et c’est leur lucidité qui alimente le pessimisme. En dépôt des insuffisances en matière économique qu’ils reconnaissent pour 80%, les français témoignent en fait d’un grand bon sens. Ils se rendent bien compte que l’économie s’effondre mais surtout que la société est bloquée. Bloquée par le dimensionnement d’un Etat tentaculaire qui plombe nos finances et  qui ne parvient pas à se recentrer sur ses tâches régaliennes essentielles, qui intervient sur tout, partout et ceci le plus souvent vainement. Les collectivités locales en font autant. Une société bloquée par les corporatismes. Ils constatent que les politiques sont impuissants, incompétents et démagogiques. Les sondages démontrent qu’ils n’attendent pas grand-chose d’un changement de majorité. Pour autant ils ne croient pas non plus aux promesses illusoires des radicaux de gauche comme de droite. Bref, c’est le rejet du politique qui sera sans doute confirmé lors des prochaines élections où le taux d’abstention pourrait être en nette augmentation ; ils se rendent surtout compte que la France est démobilisée même à l’égard du travail dont les 35 heures ont tué la valeur. Le chômage fait peur à juste titre mais dans le même temps on ne trouve pas de candidats dans beaucoup de filières. L’enseignement en France, en pleine décomposition, y est pour beaucoup. L’état de l’économie remet en cause le modèle social et chacun s’attend à des remises en cause des systèmes de retraites  et de santé. Bref, les français perçoivent bien que cette société bloquée nous conduit dans le mur. Plus précisément sur le chemin de la Grèce ; la machine étatique est devenue incontrôlable d’autant plus qu’elle est dirigée très majoritairement par des politiques eux-mêmes employés de cet Etat. Dernière raison d’être pessimiste, la faillite aussi des intellectuels. La plus grave sans doute. La plupart inféodés au pouvoir qui gèrent la connaissance comme des rentiers et en recherchant surtout  le buzz médiatique ; Pas de vision d’avenir, pas de réelle détermination, pas de vraie mobilisation nationale, c’es ce qui caractérise ce vieux pays dont la démocratie vieillotte ne parvient ni à engager des débats  sur les enjeux d’avenir, ni sur  les perspectives à long terme, ni à faire émerger des responsables compétents et courageux. De quoi effectivement être pessimistes.

Scop SeaFrance : c’est terminé

Scop SeaFrance : c’est terminé

C’est sans doute la fin du feuilleton de SeaFrance version Scop. Les non syndiqués préfèrent et de loin une solution industrielle plus fiable avec adossement  (en fait reprise) par un opérateur maritime expérimenté. La CFDT s’est enfermée dans un dossier mal ficelé qui aurait conduit rapidement au dépôt de bilan de la Scop. La confédération CFDT a d’ailleurs condamné l’irresponsabilité de son syndicat local. La liquidation e SeaFrance paraît inéluctable ; C’était la position de départ de Mariani, le ministre des transports malheureusement contredit par Sarkozy qui évidemment ne connaît rien au dossier et a voulu faire des effets d’annonce. La proposition de Sarkozy c’était de faire porter tout le poids financier de l’opération à la SNCF or précisément la SNCF veuet se libérer de SeaFrance. Un détail sans doute pour Sarkozy, l’endettement du rail représente environ 40 milliards d’euros et la SNCF est sous perfusion financière permanente. Conclusion, c’est le contribuable qui paie. Bel exemple d’irresponsabilité syndicale et politique. Les syndicats ont toujours refuse une solution industrielle fable, c’est-à-dire l’adossement à un opérateur expérimenté et sain. Pour ne pas perdre leurs avantages. Les syndicats de marins ont tué le pavillon français de cette manière. Par ailleurs, les compétences économiques des syndicats sont à peu près nulles ; ce qui explique la montée d’un syndicat comme Sud,  qui s’est engouffré dans la brèche du radicalisme ouverte par ‘l’incompétence des autres syndicats. Conclusion des syndicats très faibles en France, souvent politisés, radicalisés et irresponsables. Sea France en est l’illustration. Ce qui ne dédouane pas la responsabilité politique ; car la Position de Sarkozy est est aussi simpliste que celle des syndicats : yaka, c’est le contribuable qui va payer (environ 60 000 euros par salarié !). A la décharge de Sarkozy, les propos de la gauche sont aussi irresponsables sur ce dossier.

Dégradation de la note de la France par S&P : Bercy feint l’étonnement

Dégradation de la note de la France par S&P : Bercy feint l’étonnement

Etonnement, surprise, presque stupéfaction de Bercy en prenant connaissance de l’opinion de SP sur la note de la France. Le ministère de l’Economie s’est « étonné » vendredi de propos de responsables de l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) affirmant que les investisseurs traitaient dès à présent la France comme si elle était notée « triple B ». « Les investisseurs ne traitent pas du tout la France comme un pays européen de la catégorie ‘BBB’ », réplique-t-on à Bercy. Le chef économiste pour l’Europe de l’agence de notation américaine Jean-Michel Six avait affirmé un peu plus tôt dans une interview au Parisien/Aujourd’hui en France que « malgré son triple A, les investisseurs traitent aujourd’hui la France comme si elle était notée triple B ». « Les taux français évoluent à des niveaux très bas, de 3,38% », oppose-t-on à Bercy, au lendemain d’une émission de huit milliards d’euros de dette publique française sur les marchés, dont la moitié, sur dix ans, à été négociée à 3,29%. Les pays européens notés « triple B » doivent, eux, se refinancer à des conditions beaucoup moins favorables. La divergence de vue porte en fait sue une question de temps ; Dès 2012, les taux d’intérêt risque de passer à 5% voire de doubler car les déséquilibres financiers vont considérablement s’accentuer du fait des bricolages budgétaire pour 2012, de la récession, de la montée du chômage, et du recul de la consommation ; sans parler de l’inflation notamment de la hausse des tarifs publics, de la distribution et de l’énergie. Bercy feint l’étonnement mais connaît la situation. D’où la précipitation de Sarkozy pour la TVA sociale pour boucher certains trous.

La taxe Tobin uniquement en Auvergne !

La taxe Tobin uniquement en Auvergne !

La déclaration de Sarkozy de décider seul, s’il le faut, de la taxe Tobin légitime les interrogations des spécialiste sur les très graves conséquences d’une telle décision. Limitée à un seul pays, cette taxe n’a aucun sens ; c’est aussi incohérent que par exemple d’en limiter l’application à l’Auvergne. En effet les investisseurs lanceront leurs ordres à partir d’autres places financières notamment de Londres. La conséquence serait grave: affaiblissement de la place financière de Paris et à terme de l’odore de 20 000 à 30 000 emplois supprimés. Le projet de directive propose pour l’instant une taxe de 0,1 % pour les transactions sur actions et obligations ; une taxe de 0,01 % pour les dérivés. Pour l’Amafi, si la taxe devait être imposée sans que l’ensemble des pays européens, en particulier le Royaume-Uni, y soient assujettis, cela représenterait pour les établissements réalisant des activités de marché en France de 40 à 50 milliards d’euros, et donc cela provoquerait des déplacements massifs de transactions vers la City de Londres -estimés prudemment par Bruxelles à 80%, et cela entraînerait la disparition de de plusieurs dizaines de milliers d’emplois. La taxe Tobin est une mesure pertinente, juste, indispensable mais dans le bon champ spatial pour avoir son effet notamment de régulation du nombre d’opérations ; son application limitée à un seul pays aura pays pourrait par contre la discréditer totalement ; d’autres pays s’y sont essayés et y ont rapidement renoncé.

Les banques refusent d’investir dans la dette souveraine française.

Les banques refusent d’investir dans la dette souveraine française.

 

La société générale, comme toutes les banques refuse d’investir dans les dettes souveraines y compris françaises. Même position au Credit Agricole, et à la BNP. Les 500 milliards prêtés à la BCE aux banques ne serviront donc pas à régler la crise de l’endettement des Etats. La preuve à peu près autant, presque 500 milliards sont déposés à la BCE par ces mêmes banques pour éviter les risques du marché interbancaire. Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale, a déclaré qu’il n’était « pas question » que la deuxième banque française investisse massivement dans la dette souveraine française, selon une étude publiée vendredi. Selon lui, « le rôle de la banque n’est pas (…) de se substituer aux investisseurs finaux », écrit Pierre Chedeville, analyste chez CM-CIC dans une note résumant une rencontre avec le PDG. Ces commentaires entrent en contradiction avec les appels émis par les dirigeants de la zone euro, pressant les banques d’acheter davantage de dette souveraine en contrepartie d’une opération exceptionnelle de refinancement des banques à trois ans réalisée en décembre par la Banque centrale européenne (BCE).Frédéric Oudéa « a très clairement indiqué qu’il n’était pas question pour la société d’investir de manière significative dans la dette française ». On s’en doutait, la détérioration de la situation des banques provient d’engagements un peu irresponsables, surtout en France, vis à vis des dettes souveraines, on voit mal les banques, contraintes par ailleurs d’améliorer le niveau de leurs fonds propres (notamment du fait des règles prudentielles de Bâle III) prendre de nouveaux risques en achetant la dette des Etats y compris de la France.

Sarkozy critique la BCE et l’Allemagne

Sarkozy critique la BCE et l’Allemagne

 

Visiblement Sarkozy fait feu de tout bois pour remonter dans les sondages ; cette fois il critique indirectement l ’Allemagne, la BCE et les institutions européennes. Nicolas Sarkozy a appelé vendredi « toutes les institutions européennes » à agir pour surmonter la crise de confiance qui ébranle la zone euro, visant ainsi, mais sans la nommer, la Banque centrale européenne (BCE) ». Il rompt aussi le pacte avec A. Merkel.  Paris et Berlin avaient décidé de ne plus évoquer en public leurs attentes vis-à-vis de la banque centrale. C’est la même stratégie que celle employée pour la taxe sur les transactions financières, il se pose en donneur de leçons, pas évident que l’Allemagne appréci. «  Il faut maintenant que chacun prenne les décisions qui s’imposent », a-t-il dit à l’issue d’un entretien avec Mario Monti. Des propos volontaristes mais qui sont davantage à usage interne risque heurter à l’intransigeance de l’Allemagne. Il y a quelques semaines, Sarkozy se vantait d’avoir sauvé l’euro l’Europe et même le monde ! ; même dramatisation aujourd’hui  « Si l’euro est détruit, c’est toute l’Europe qui vole en éclats, si l’Europe vole en éclats, c’est la paix sur notre continent qui sera un jour ou l’autre mise en cause », a-t-il poursuivi. Sarkozy de toute évidence est aux abois, se contredit sans cesse et surtout risque d’isoler la France. Certes certains de ces propos sont pertinents mais trop en contradiction avec ce qu’il a déclaré il y a quelques semaines. Même  Mario Monti n’a pas suivi le président français sur son terrain, déclarant de son côté qu’il revenait à chaque Etat de la zone euro de faire ce qu’il fallait en matière de consolidation budgétaire et de réformes. La perte prochaine du triple A, conduit Sarkozy sur le chemin de la fuite en avant ; Il veut faire en quelques mois ce qu’il n’a pas fait en 5 ans. Une fuite en avant dangereuse qui discrédite la gouvernance française, plombe même les mesures pertinentes et pourrait justifier une sanction encore pus importante des agences de notation.

Taxe sur les transactions financière : Merkel en désaccord avec Sarkozy

Taxe sur les transactions financière :  Merkel en désaccord avec Sarkozy

 

Pressé de redresser sa popularité, Sarkozy confirme qu’il appliquera seul s’il le faut la taxe sur les transactions financières ; une option totalement exclue par Berlin et Rome qui veulent une solution européenne. « Il y aura une décision sur la taxation des transactions financières pour ce qui concerne la France avant la fin du mois de janvier », a déclaré Henri Guaino, conseiller spécial du président français, sur BFMTV.  Berlin et Rome ont aussitôt réagi, exprimant leur désaccord total et rappelant les engagements communs.   »La position allemande est inchangée: (….) le but est d’aboutir à l’instauration d’une taxe sur les transactions financières dans l’Union européenne », a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert.  Alors que la chancelière Angela Merkel doit recevoir le président Nicolas Sarkozy lundi, M. Seibert a rappelé que fin décembre le ministre des Finances Wolfgang Schäuble avait expliqué que l’Allemagne et la France voulaient seulement « clarifier » la situation au sein de l’UE dans les premières semaines ou les premiers mois de l’année.   »C’est notre but. Il faut commencer par clarifier », a-t-il répété.  Le chef du gouvernement italien Mario Monti, en visite à Paris, a également estimé qu’une démarche « en solitaire » de la France n’était pas souhaitable.  Même son de cloche à la Commission européenne, qui a plaidé vendredi pour une « approche cohérente » entre les Etats membres, indiquant qu’elle escomptait « de bons progrès dans la première moitié de 2012″ sur ce dossier des taxations des transactions.  La Commission avait présenté fin septembre une proposition de taxe qui s’appliquerait à l’UE à partir de 2014 et pourrait rapporter jusqu’à 55 milliards d’euros par an. Les taux retenus envisagés seraient de 0,1% sur les actions et les obligations et de 0,01% sur les autres produits financiers.  Mais au sein même de l’UE, l’opposition de certains pays reste vive. Le Royaume-Uni craint pour l’avenir de la place de Londres, et la Suède a été échaudée par l’échec d’une tentative conduite en solitaire dans les années 1990. La taxe pourrait donc in fine n’être adoptée qu’au niveau d’un groupe pionnier de pays, voire de la zone euro. En fait juridiquement cette taxe présente de nombreuses difficultés ; Sur le fond, la proposition est intéressante et même souhaitable mais dans un champ géographique pertinent. Le risque est grand d’isoler la France sur le plan diplomatique mais également financier ; ce type de taxe pourrait en outre fournir une raison supplémentaire pour dégrader la France. Finalement, cette mesure qui a été refusée lors de l’élaboration du budget 2012 sent la précipitation voire la démagogie. Compte tenu de la complexité de mise en œuvre, il s’agit sans doute davantage d’une mesure d’affichage que d’une orientation réaliste.

Déradation de la note de la France vendredi ?

Déradation de la note de la France vendredi ?

 

 

 

Les spéculations vont bon train aussi sur la date du verdict. Un vendredi, à 22H00 et des poussières, après la clôture de Wall Street, est une hypothèse privilégiée par nombre d’observateurs, instruits par le précédent américain.  Le triple A des Etats-Unis avait été dégradé le vendredi 5 août dans la soirée. L’annonce en toute fin de semaine laisse le temps aux marchés de digérer la nouvelle pendant le week-end. Pour la zone euro, les superstitieux ont parié sur le vendredi 13 (janvier). S&P se donne habituellement 90 jours pour décider ou non de passer à l’acte. Mais cette fois, l’agence a précisé dans son communiqué du 5 décembre qu’elle entendait se décider « aussi tôt que possible » à l’issue du sommet européen du 9 du même mois.  Depuis, Paris vit chaque jour dans l’attente de ce verdict. D’autant que l’agence de notation a singularisé la France, seule à être menacée d’une dégradation de deux crans de sa note. De « AAA », elle serait ravalée à « AA » tandis que les cinq autres triple A de la zone euro seraient gratifiés d’un « AA+ ». Les deux autres agences, Moody’s et Fitch ont également lancé des avertissements à la France.

Les spéculations vont bon train aussi sur la date du verdict. Un vendredi, à 22H00 et des poussières, après la clôture de Wall Street, est une hypothèse privilégiée par nombre d’observateurs, instruits par le précédent américain.  Le triple A des Etats-Unis avait été dégradé le vendredi 5 août dans la soirée. L’annonce en toute fin de semaine laisse le temps aux marchés de digérer la nouvelle pendant le week-end. Pour la zone euro, les superstitieux ont parié sur le vendredi 13 (janvier). S&P se donne habituellement 90 jours pour décider ou non de passer à l’acte. Mais cette fois, l’agence a précisé dans son communiqué du 5 décembre qu’elle entendait se décider « aussi tôt que possible » à l’issue du sommet européen du 9 du même mois.  Depuis, Paris vit chaque jour dans l’attente de ce verdict. D’autant que l’agence de notation a singularisé la France, seule à être menacée d’une dégradation de deux crans de sa note. De « AAA », elle serait ravalée à « AA » tandis que les cinq autres triple A de la zone euro seraient gratifiés d’un « AA+ ». Les deux autres agences, Moody’s et Fitch ont également lancé des avertissements à la France.

Dégradation de la note de la France: pour Standard and Poor’s, la France en triple B

Standard & Poor’s: la France dégradée en triple B

Selon les dirigeants de Standard & Poor’s à Paris, les marchés financiers font déjà payer à la France des taux d’intérêt dignes d’un pays noté triple B. Tous les analystes ou presque ont considéré le dernier emprunt français comme un succès. Paris a placé, comme prévu, auprès des investisseurs près de huit milliards d’euros d’obligations sur des échéances longues. Pour l’obligation de référence à dix ans, si les taux d’emprunt sont restés bas, ils sont toutefois ressortis en légère hausse –à 3,29% contre 3,18% lors de la dernière émission similaire– tandis que la demande a été moins forte qu’à l’accoutumée. « Cette levée de fonds est globalement un succès », estime néanmoins Cyril Regnat, stratégiste obligataire chez Natixis. Drôle de succès en vérité quand l’Allemagne emprunte, elle à 1.93%.Mercredi, Berlin avait placé 4 milliards d’euros à 10 ans à 1,93%, En fait comme l’indique le responsable de standard and Poor dans le « Parisien » les marchés financiers font déjà payer à la France des taux d’intérêt dignes d’un pays noté triple B. la dégradation est déjà effectuée par les marchés et pourrait encore être accentuée si les déséquilibres s’amplifient. Ce qui est à peu près certain après les bricolages budgétaires de 2012. Au passage, les responsables de Standard and Poor notent qu’on veuet leur faire porter le chapeau de la détérioration financière en Europe et en France en particulier. Le responsable ce n’est pas le thermomètre mais le malade. D’ailleurs la maladie est profonde puisque finalement à peu près tous les analystes ont estimé que le dernier emprunt français était très satisfaisant. Une vison un peu surréaliste quand les experts asiatiques et américains ont considéré le contraire. Le deni d’endettement ne touche pas que la gouvernance française mais aussi toute la société y compris les analystes et économistes complaisants qui servent la soupe.

Produire français, mais quand ?

Produire français, mais quand ?

 

Produire français, le slogan est séduisant mais quand ? L’offre est inexistante dans nombre de secteurs et on ne reconstruit pas un tissu industriel en quelques mois voire en queues années. En dix ans, l’industrie française a perdu 500.000 emplois. Et dans certains secteurs, les usines et même le savoir-faire ont disparu. Dans le textile, les produits français représentent à peine 10% de ventes ; En dix ans, la part des produits fabriqués en France est passée de 67% à 64% ». Et la production contient de plus en plus de pièces étrangères.  Dans l’électro ménager, l’ameublement, l’informatique, les produits vidéo, les produits de télécommunications, la machine-outil  l’offre française est insuffisante voire parfois inexistante. Rendre les pays émergents seuls responsables des affres de notre commerce extérieur est une erreur de diagnostic. En réalité, 57,9% des importations françaises proviennent des autres pays de l’Union européenne, à commencer par l’Allemagne, mais aussi l’Italie pour la mode et le textile. La Chine est même le seul pays émergent parmi nos dix principaux partenaires. La France a  enregistré, l’an dernier, ses principaux excédents, en dehors du Royaume-Uni, dans les pays émergents : Emirats arabes unis, Turquie, Afrique du Sud, Liban et même Singapour. Le problème de la France, c’est d’abord le déséquilibre de ses échanges commerciaux avec ses voisins comme l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, etc. ; ce sont aussi les difficultés rencontrées dans des secteurs qui étaient autrefois nos points forts, comme les industries agro-alimentaires où nos surplus fondent depuis des années ; ce sont enfin des secteurs industriels, comme celui de l’automobile devenu déficitaire – 3,8 milliards d’euros, en 2010. La taxe sur les importations voulue par le gouvernement-seulement pour la France si nécessaire- ne changera rien ; en outre elle est juridiquement impossible à mettre en œuvre.

 

La TVA sociale à tout faire pour le gouvernement et le MEDEF

La TVA sociale à tout faire pour le gouvernement et le MEDEF

 

Il suffisait juste d’y penser, la TVA sociale peut tout résoudre. Empêcher les produits étrangers d’entrer en France, alléger le coût du travail, augmenter les salaires, boucher le trou du budget, régler la dette publique,  sauver le système de protection sociale, donner de la compétitivité à l’économie, sauver notre triple A etc. Le gouvernement semble décidé à mettre en œuvre la TVA sociale avant la présidentielle. Un projet de loi devrait être présenté en février devant l’Assemblée nationale, a confirmé François Fillon, jeudi. L’idée serait de baisser les cotisations sociales patronales pour les reporter sur un impôt. Pour mieux faire passer la pilule d’une augmentation d’impôts (TVA et/ou CSG), Laurence Parisot propose de baisser aussi les cotisations sociales salariales. Avec l’avantage direct de faire augmenter le salaire net, visible en bas de toutes les fiches de paie, et ce, pourquoi pas, dès le début du mois d’avril… Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, qui s’est toujours montré sceptique sur les conséquences d’une hausse de la TVA sur le pouvoir d’achat des Français, s’est lui aussi prononcé jeudi en faveur d’une telle baisse de cotisations pour les salariés. Le Medef a raison de soutenir ce transfert qui à terme doit redonner de la compétitivité à l’économie en allégeant le coût du travail. Le Medef a tort de tomber dans la démagogie. On ne pourra tout faire avec la TVA sociale. Surtout en période crise. Promettre des augmentations de salaires quand tous les pays endettés diminuent drastiquement  les salaires et licencient en masse, c’est irresponsable. Parisot, souvent clairvoyante  et courageuse succombe au mal bien français de la démagogie. C’est aussi ce qu’elle avait fait  quand elle avait violemment attaqué les agences de notation à la manière des partis d’extrême droite ou d’extrême gauche. Les syndicats de salariés s’éteignent progressivement du fait de leur manque de crédibilité auprès des salariés, il ne faudrait pas que le MEDEF suive le même chemin. Il faudrait aussi penser aux PME qui seules créent de l’emploi en France et qui auront bien du mal à résister à la crise.

 

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