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La FED, comme la BCE, divisée sur la relance économique

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La FED, comme la BCE, divisée sur la relance économique

On sait que les divisions internes sont importantes à la BCE sur la conduite à tenir tant vis-à-vis de la dette que de la relance économique. A la BCE le «  bloc » autour de l’Allemagne s’oppose à l’intervention significative de la BCE pour soutenir les obligations des pays endettés. Pour l’instant le nouveau président de la BCE continue ses interventions mais discrètement, sans trop le dire et de toute manière à des niveaux qui ne permettent pas de stopper la montée des taux d’intérêt. Pour la relance, l’opposition est encore plus vive. L’Allemagne en particulier est essentiellement préoccupée par l’inflation (seule mission officielle de la BCE) et ne soutient pas, en tout cas pour l’instant, une politique accommodante qui serait susceptible de faire montre les prix. De l’autre coté de l’Atlantique c’est le même dilemme faut-il ou non intervenir pour soutenir la croissance ?, les divisions sont importantes, des divisions qui illustrent les difficultés du président de la Fed Ben Bernanke à trouver un consensus autour de l’idée que l’institut d’émission doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour remettre sur pied le marché de l’emploi.John Williams, président de la Fed de San Francisco et Charles Evans, président de la Fed de Chicago, ont en effet tous deux fait référence à un taux de chômage très élevé pour démontrer qu’un soutien à la reprise économique était nécessaire. D’autres membres estiment prématurés ce soutien à l’économie considérant  que les risques d’inflation seraient alors trop élevés. Bref c’est le même débat qu’en Europe, on attend que la situation se dégrade pour envisager d’intervenir. Malheureusement quand la situation est encore davantage dégradée les mesures prises ne sont plus à la hauteur de la situation présente mais à celle de la situation passée. D’où un décalage permanent qui rend inopérantes les politiques. Les institutions courent après le temps. Le temps de réalités économiques, des marchés, de la croissance et de l’emploi n’est pas le temps des institutions de régulation monétaire (ou politique) qui agissent toujours trop tard.

Fraude sociale : faux débat et fausses évaluations

Fraude sociale : faux débat et fausses évaluations

 

Le chef de l’Etat  s’en est pris vivement à la fraude sociale ce lundi notamment au travail au noir qui aux dires des « spécialistes » représenteraient  20 milliards. Si le développement du travail au noir n’est pas discutable, on doit s’interroger sur ses causes, ses conséquences et aussi  sur cette évaluation financière. En premier lieu, il n’est pas nécessaire d’être un grand spécialiste pour constater que la montée du travail au noir est directement corrélée avec la montée du chômage. Or aujourd’hui nous atteignons des chiffres record, sans doute proches de 10% si on tient compte du nettoyage des listes, chiffres auxquels il faut ajouter environ 5% de chômeurs aidés qui ne figurent plus sur les listes ; de sorte que nous atteignons donc environ 15%. La raison est connue : l’absence de croissance. En dessous de 2% de croissance du PIB, on ne parvient pas à réduire le chômage. Avec une petite croissance de 1.5% en 2011, une récession en fin d’année et une croissance très hypothétique de 0.5% en 2012, on voit mal comment le chômage pourrait diminuer. Le travail au noir se développe dans les activités de main d’œuvre, services et bâtiments notamment. A cela une raison, le manque de compétitivité liée au niveau de la fiscalité qui plombe la compétitivité. Certaines prestations ou produits ne sont plus compétitifs vis-à-vis de la demande externe ou ne sont plus accessibles financièrement à la demande interne. Pour évaluer cette pertes de 20 milliards de recettes fiscales, on mesure, de manière très grossière  le niveau du travail non déclaré et on multiplie par le taux de fiscalité sociale qui serait applicable si ce travail était déclaré. Un raisonnement économiquement approximatif et très peu pertinent.  Par exemple pour les travaux de bâtiments, bon nombre de prestations ne seraient pas exécutées si elles devaient être assurées par des entreprise déclarées, donc soumises ou prélèvements sociaux. La solvabilité de la demande étant insuffisante pour solliciter une entreprise en règle. Ceci étant, si effectivement il y a un déficit de recettes fiscales sur la main d’œuvre, il faut tenir compte que l’achat de matériaux génère une croissance non négligeable. Témoin de développement exponentiel des magasins de vente de matériaux et de bricolage. En outre le travail dit au noir ne donne pas lieu systématiquement lieu à rémunération puisqu’il résulte d’une forme d’entraide entre «  bricoleurs », une sorte d’échanges de services qui ne peuvent être taxés. Ce travail non déclaré va croitre au rythme de la montée du chômage. Dernier élément, la difficulté qu’il y a des trouver dans des délais raisonnables des artisans compétents. En fait les entreprises de bâtiments reconnaissent elles-mêmes qu’elles sont incapables de faire face à la demande dans des conditions de temps acceptables faute de main d’œuvre. Une insuffisance de main d’œuvre lié à son coût (surtout depuis a mise en pace des 35 heures) et à la difficulté de recruter des jeunes. Le système éducatif en poussant les jeunes vers des études trop générales assèchent le réservoir de recrutement des apprentis. Ajoutons à cela des règles de plus en plus draconiennes quant à l’utilisation des apprentis, comme par exemple l’interdiction d’utiliser un apprenti à une hauteur de plus de 4 m pour les travaux de couverture. Autant dire que l’apprenti doit apprendre son métier sans pratiquement jamais monter sur un toit ! Conclusion, c’est bien la fiscalité excessive et la croissance trop faible qui constituent les facteurs explicatifs d’un phénomène dont par ailleurs l’évaluation des pertes fiscales est tout à fait théorique et méthodologiquement plus que contestable. Il ya sans doute de vraies filière d’évasion de fiscalité sociale qu’il faut combattre (notamment dans le transport international lorsqu’il intervient sur le marché national via le cabotage) mais s’attaquer en général au travail au noir sans discernement relève davantage de la préoccupation électorale que de l’analyse économique et sociale.

Agence de notation : le projet de Barnier, commissaire européen retoqué !

Agence de notation : le projet de Barnier, commissaire européen retoqué !

 

On ne peut pas dire que les hauts fonctionnaires européens sont sans imagination  et sans détermination; La preuve, c’est la troisième fois que le commissaire européen français Michel Barnier a tenté de s’attaquer aux agences de notation. Devant l’ineptie de cette proposition la commission vient d’abandonner la proposition de Barnier.  L’incident de SP concernant le triple Ade la France lui a offert une nouvelle opportunité de ressortir son projet miracle pour régler (au moins en partie sans doute !) la question des pays endettés. Notre commissaire européen aux services financiers Michel Barnier, proposait en effet  d’interdire aux agences de notation de publier leurs notes sur la solvabilité d’un Etat à un moment inopportun. La  disposition centrale du projet de loi était de permettre aux pays de l’UE d’interdire ponctuellement la notation de leur dette souveraine, ce « dans des circonstances particulièrement exceptionnelles ». Les trois grandes agences de notation financière Moody’s, Standard and Poor’s et Fitch Ratings se voient reprochées par de nombreux responsables politiques de se méprendre complètement sur la situation de certains Etats et d’aggraver la crise de la zone euro en abaissant régulièrement leurs notes. La dégradation de la note de solvabilité d’un Etat a de lourdes conséquences pour celui-ci : les taux d’intérêt sur sa dette grimpent, ce qui complique son remboursement et peut conduire à un cercle vicieux avec de nouveaux abaissements de note. . On se demandait à quoi pouvait bien servir le seul commissaire européen d’origine française ; nous avons la réponse : à rien. D’abord, on ne saurait interdire une évaluation à une agence privée qui au demeurant n’a aucun pouvoir de décision mais seulement d’observation et d’information. Monsieur Barnier oublie qu’une part non négligeable des dettes européennes sont détenues par des étrangers ; pour la France, cela représente les deux tiers de notre endettement. Ces investisseurs, ont évidemment besoin d’éclairage sur les risques des produits auxquels ils ont souscrit. Comment empêcher un agence située Etats-Unis, à Tokyo ou en Chine, de diffuser une évaluation sur risques financer d’un pays ? De plus, interdire la notation des pays en difficultés serait comme ne plus évaluer les risques qui deviennent précisément plus réels quand l’endettement s’aggrave ; ne noter que les bons élèves n’a aucun sens pour l’observation des risques. Les agences de notation ne sont pas sans défaut notamment avec la possibilité de conflits d’intérêt lié au mode de rémunération, ceci étant elles sont déjà assez nombreuses (il en existe des dizaines en plus des 3 principales) pour que la concurrence limite l’abus de position  Cette proposition ne sera pas certainement pas acceptée par certains Etats européens tellement elle est naïve et même contreproductive. Casser le thermomètre n’a jamais permis de guérir un malade. Si l’Europe et notamment la France souffre d’une carence, ce n’est pas d’un abus ou d’un excès d’observation mais plutôt d’une insuffisance d’information indépendante et pertinente. En France en particulier, la plupart des instituts d’analyse sont liés soit au pouvoir ou aux grands intérêts financiers et manquent cruellement d’indépendance. La plupart se contentent d’aligner leurs chiffres sur ceux du gouvernement avec cependant un léger écart pour en renforcer la crédibilité. Depuis l’été par exemple, la France est en situation de récession, combien d’instituts d’études l’admettent, sans doute le comprendront-il avec les chiffres officiels de l’INSEE. L’observation statistique et économique porte aussi une lourde responsabilité dans la politique des petits pas du gouvernement et le bricolage budgétaire. Elle encourage l’hypocrinie et la paresse de la gouvernance. On ferait sans doute mieux de rechercher une réponse plus rapide, plus consensuelle, plus structurelle aussi sur le plan européen pour faire face à la dette.

 

La France mauvais élève de l’euro voit son triple A contesté

La France mauvais élève de l’euro voit son triple A contesté

 

Il est évident que le triple A de la France dévient davantage un symbole politique qu’une réalité.  Dans les faits ce triple A est déjà perdu si l’on s’en tient à l’évolution des taux d’intérêt. Sur le marché de la dette, la France et l’Allemagne sont déjà traitées différemment: l’écart entre les deux pays s’est élevé lundi soir 14 novembre 2011 à 164,8 points, plus très loin du record de 170 points atteint la semaine dernière. Avec un triple A, la France devrait être plus proche de l’Allemagne, des Pays-Bas ou de la Finlande, les pays jugés vertueux au sein de l’Union monétaire, bénéficiant d’un triple A attribué par les agences de notation. La France est en queue de peloton bien le classement des pays qui « bénéficient » du triple A et aussi en queue de peloton de l’ensemble de la zone euro. »Parmi les six pays bénéficiant d’un triple A au sein de la zone euro, la France a obtenu la plus mauvaise note selon l’étude » Euro Plus Monitor, qui place Paris en 13e position sur les 17 pays de la zone euro. « Les résultats sont trop médiocres pour un pays qui veut rester en tête », indique l’étude. La situation économique de la France est difficilement compatible avec la notation triple A sur sa dette, estime l’étude qui classe le pays en queue d’un classement évaluant l’état de santé des membres de la zone euro en pleine crise de la dette. »Il faudrait tirer la sonnette d’alarme pour la France », souligne ce rapport de la banque allemande Berenberg et du centre d’études européen The Lisbon Council, qui publie ce baromètre intitulé Euro Plus Monitor. Selon cette étude qui prend en compte notamment la croissance, la compétitivité et la soutenabilité de la dette, la santé générale de la France la place entre l’Espagne (12e) et l’Italie (14e), deux pays qui sont actuellement dans le viseur des marchés et des agences de notation, signe que la France est elle aussi menacée par une contagion de la crise de la dette. Par conséquent, maintenir la France en tête des économies européennes demande des réformes importantes, avant les élections présidentielles, note le rapport, qui prédit sinon un dérapage important de la France vis-à-vis de l’Allemagne. Ces réformes doivent nécessairement intervenir avant le début 2012, date à laquelle devrait se prononcer sur la suppression possible du triple A français. De toute évidence, le bricolage budgétaire (voir article) ne suffit plus à convaincre.

France : rebond surprise du PIB au troisième trimestre

France : rebond surprise du PIB au troisième trimestre

 

Enfin une bonne nouvelle, de quoi s’offrir une bouffée d’oxygène et peut être un répit sur les marchés. L’économie française a enregistré une croissance de 0,4% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, un chiffre supérieur aux attentes, d’après les données préliminaires des comptes nationaux publiés mardi par l’Insee. Les 31 économistes interrogés anticipaient en moyenne une croissance de 0,3%, leurs estimations s’échelonnant de zéro à 0,5%. La Banque de France prévoyait pour sa part une progression de 0,1%. C’est évidemment une très bonne nouvelle qui va donner une bouffée d’oxygène et un peu de répit  même si la tendance baissière de l’économie va continuer. Le quatrième trimestre devant lui être très proche de la récession. Les premières estimations de la croissance en Allemagne et dans l’ensemble de la zone euro doivent être publiées dans la matinée. L’Insee a révisé à -0,1% la croissance du deuxième trimestre contre 0,0% précédemment. Au troisième trimestre de cette année, selon les données préliminaires, les dépenses de consommation des ménages français ont augmenté de 0,3% par rapport à avril-juin, alors que leurs investissements augmentaient de 1,4%. Les dépenses des administrations publiques sont en hausse de 0,2% d’un trimestre sur l’autre et leurs investissements de 0,5%. Les investissements des entreprises non-financières ont reculé de 0,3%, après +0,3% au deuxième trimestre. Les variations de stocks ont apporté une contribution nulle à la croissance du troisième trimestre. Quant au commerce extérieur, sa contribution a été positive de 0,1 point, les importations ayant augmenté de 0,3% alors que les exportations progressaient de 0,7%C’est évidemment une très bonne nouvelle qui va donner une bouffée d’oxygène et un peu de répit  même si la tendance baissière de l’économie va continuer. Le quatrième trimestre devant lui être très proche de la récession.

La France vers la récession

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La France vers la récession

 

La révision budgétaire vient à peine d’être votée que les prévisions économiques du gouvernement sont déjà remises en cause. La banque de France qui a toujours tendance à minimiser le ralentissement économique prévoit cependant une stagnation au quatrième trimestre. En vérité on sera sans doute plus proche de la récession d’après beaucoup d’experts. Pour l’année 2011, la croissance du PIB retenue par le gouvernement est donc caduque, les experts prévoyant autour de 0.6%. «La France est à l’arrêt. Les uns après les autres, tous les moteurs se grippent.» Le cabinet Xerfi n’est guère enthousiaste. La Banque de France prévoit une croissance économique nulle au quatrième trimestre, après une enquête de conjoncture auprès des chefs d’entreprise. Les industriels français ont en effet revu à la baisse leurs investissements pour 2011, ne prévoyant plus qu’une hausse de 11% contre 14% trois mois plus tôt. La faute notamment au déficit commercial qui repart à la hausse (6,30milliards d’euros en septembre contre 4,31milliards en août). «Or, les exportations tiraient les investissements des entreprises», explique Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis. En fait le déficit commercial pourrait dépasser les 80 milliards, chiffre record qui témoigne certes de la baisse de la demande mondiale mais surtout de la baisse de compétitivité française. Pour autant, le gouvernement, sous la pression des agences de notation, se veut optimiste. Pas question de remettre en cause l’objectif d’un déficit public équivalent à 5,7% du PIB malgré ces prévisions, a affirmé hier Valérie Pécresse. Et  pour 2012?. Les investissements seront encore «moins dynamiques», selon une étude de l’Insee. En fait on voit mal comment on pourrait aussi éviter la récession aussi début 2012. En clair cela signifie que sous la pression des marchés et de l’union économique qui vient de mettre la France en demeure d’atteindre ses objectifs de déficits, une nouvelle révision du budget sera rapidement nécessaire. Dans le cas contraire, les taux d’intérêt vont continuer à monter alors que le spread avec l’Allemagne n’a jamais été aussi important (+1.5%°).

Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances pour le transfert des compétences budgétaires des Etats à la commission européenne

Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances pour le transfert des compétences budgétaires des Etats à la commission européenne

 Il y a un avantage avec les déclarations allemandes, elles sont claires et précise au point parfois même de paraître brutales ; A la différence des propos alambiqués des pays du sud, y comprise de la France ou encore de la commission européenne. Le ministre allemand souhaite tout simplement un abandon de souveraineté des Etas en matière budgétaire et fiscale  au profit de la commission européenne. Les Etats de la zone euro doivent agir davantage au niveau européen et confier une partie de leurs responsabilités budgétaires et fiscales aux institutions européennes pour sortir de la crise de la dette, estime le ministre allemand des Finances dans des interviews publiées samedi. Il s’agit en fait de créer une Europe fédéraliste dotée des vrais pouvoirs d’élaboration, de contrôle et de sanction. C’est sans doute la condition que met l’Allemagne à la création des euro-obligations è laquelle elle s’est toujours opposée jusqu’alors. Si la création de ces euro-obligations fait unanimité dans les pays endettés comme la France (à gauche comme à droite), par contre on voit nettement moins apparaitre la contrepartie qu’elle entraine en matière de transfert de souveraineté. Dit simplement, on voudrait bien que les pays plus solvables payent pour nous mais sans droit de contrôle sur notre gestion. Il existe à la mise en œuvre de cette décision, un obstacle de poids à savoir la nature du traité européen. Malheureusement le temps de la gestion démocratique pour une modification du traité n’est pas le temps de la gestion de la crise. Une modification du traité exigera entre 6 et 12 mois au moins, sans l’assurance de votes positifs compte tenu de la montée de l’euroscepticisme. Or les mesures d’urgence enfin à la hauteur de la situation devront être prises les semaines et les prochains mois, c’est-à-dire dès que la récession enregistrée à partir du quatrième trimestre remettra encore tout en cause : recettes fiscales, budgets, dettes. Par ailleurs une éventuelle modification du traité européen posera un problème démocratique incontournable à savoir la légitimité des commissaires européens. Ces derniers sont en fait désignés par les Etats ; en général ce ne sont pas des leaders disposant de la crédibilité voire même de la compétence technique nécessaire. Pour parler clair ce sont le plus souvent des seconds couteaux que l’on recycle en Europe faute de pouvoir les reclasser dans leur pays d’origine (voir par exemple  les derniers commissaires français Jacques Barrot et Michel Barnier). A cela une raison, les pays ne veulent pas abandonner un pouce de leur souveraineté et préfèrent une commission faible ; Ce qui permet par exemple à Merkel et Sarkozy d’orienter l’Europe. Il faudrait donc aussi que le commissaire européen dispose d’une réelle légitimité démocratique de toute l’Europe, ce qui suppose un scrutin commun à l’ensemble de l’union avec des listes multinationales et non l’addition de scrutins nationaux. Dernier obstacle,  le champ géographique de l’intervention d’un vrai ministre des finances de l’Europe, l’ensemble de l’UE ou la zone euro ? Pourquoi les pays non membres de la zone euro aurait-il le même poids que les autres pour définir et mettre en œuvre la politique économique et financière de cette zone euro alors qu’eux même ne sont pas soumis aux même contraintes de la monnaie unique ? Bref le changement que souhaite le ministre allemand des finances est sans doute nécessaire et même indispensable mais sa mise en œuvre n’est pas pour demain. 

L’OCDE tout près de la récession

L’OCDE tout près de la récession

 

L’OCDE constate que la plupart des pays sont en situation de récession et reculent régulièrement depuis six mois par rapport à indicateur avancé qui signale qu’en dessous de 100 c’est la récession. Pour l’ensemble de l’OCDE en septembre, l’indice est à 100.4, c’est à dire en quasi stagnation et vers la récession (100.9 en août, 101.4 en juillet). Trois pays font exception : les Etats-Unis, le Japon et la Russie. La détérioration de la conjoncture est sensible au Brésil, en  Allemagne, en Italie au Royaume-Uni. Pour les économies émergentes, l’indicateur pour la Chine recule de 0,1 point à 99,8 tandis que celui du Brésil abandonne 1,1 point à 94 ; Celui des pays du G7 se replie à 100,6 après 101,1.Pour les Etats-Unis, l’indicateur diminue à 101,2 contre 101,5.L’indicateur se replie de 0,7 point pour la France à 98,6 et de 1,3 point pour l’Allemagne à 99,1. L’ensemble de l’OCDE est donc en quasi stagnation sur une nette tendance baissière qui conduit tout droit à la récession pour les prochains mois dès le mois prochain l’Allemagne, la France et l’Italie sont sous les seuils de 100 en septembre. Il est clair que ces indicateurs avancés bientôt suivis par les indicateurs officiels vont remettre en cause les perspectives de déficits et les dettes. A. Merkel semble consciente de la situation puisqu’elle a déclaré que l’éclatement de l’euro lié à l’écroulement de la croissance aurait des effets particulièrement négatifs en Allemagne. Jusque là beaucoup avaient sans doute un peu trop minimisé les effets de la crise sur l’Allemagne dont une partie non négligeable de la croissance repose sur la demande interne des autres pays de l’Europe ; d’une certaine manière, il se pourrait que la crise ait des effets encore plus dévastateurs sur la croissance de l’Allemagne que sur d’autres pays. De quoi provoquer un réveil européen peut être enfin une réplique à la hauteur des enjeux. Autre chose qu’un accord de l’UE à minima et peut-être aussi un G 20 acteur et pas seulement spectateur.

La commission européenne veut supprimer les agences de notation !

La commission européenne veut supprimer les agences de notation ! 

On ne peut pas dire que les hauts fonctionnaires européens sont sans imagination  et sans détermination; La preuve, c’est la troisième fois que le commissaire européen français Michel Barnier s’attaque aux agences de notation.  L’incident de SP concernant le triple Ade la France lui offre une nouvelle opportunité de ressortir son projet miracle pour régler (au moins en partie sans doute !) la question des pays endettés notre commissaire européen aux services financiers Michel Barnier propose en effet  d’interdire aux agences de notation de publier leurs notes sur la solvabilité d’un Etat à un moment inopportun. La  disposition centrale du projet de loi est de permettre aux pays de l’UE d’interdire ponctuellement la notation de leur dette souveraine, ce « dans des circonstances particulièrement exceptionnelles ». Les trois grandes agences de notation financière Moody’s, Standard and Poor’s et Fitch Ratings se voient reprochées par de nombreux responsables politiques de se méprendre complètement sur la situation de certains Etats et d’aggraver la crise de la zone euro en abaissant régulièrement leurs notes. La dégradation de la note de solvabilité d’un Etat a de lourdes conséquences pour celui-ci : les taux d’intérêt sur sa dette grimpent, ce qui complique son remboursement et peut conduire à un cercle vicieux avec de nouveaux abaissements de note. . On se demandait à quoi pouvait bien servir le seul commissaire européen d’origine française ; nous avons la réponse : à rien. D’abord, on ne saurait interdire une évaluation à une agence privée qui au demeurant n’a aucun pouvoir de décision mais seulement d’observation et d’information. Monsieur Barnier oublie qu’une part non négligeable des dettes européennes sont détenues par des étrangers ; pour la France, cela représente les deux tiers de notre endettement. Ces investisseurs, ont évidemment besoin d’éclairage sur les risques des produits auxquels ils ont souscrit. Comment empêcher un agence située Etats-Unis, à Tokyo ou en Chine, de diffuser une évaluation sur risques financer d’un pays ? De plus, interdire la notation des pays en difficultés serait comme ne plus évaluer les risques qui deviennent précisément plus réels quand l’endettement s’aggrave ; ne noter que les bons élèves n’a aucun sens pour l’observation des risques. Les agences de notation ne sont pas sans défaut notamment avec la possibilité de conflits d’intérêt lié au mode de rémunération, ceci étant elles sont déjà assez nombreuses (il en existe des dizaines en plus des 3 principales) pour que la concurrence limite l’abus de position  Cette proposition ne sera pas certainement pas acceptée par certains Etats européens tellement elle est naïve et même contreproductive. Casser le thermomètre n’a jamais permis de guérir un malade. Si l’Europe et notamment la France souffre d’une carence, ce n’est pas d’un abus ou d’un excès d’observation mais plutôt d’une insuffisance d’information indépendante et pertinente. En France en particulier, la plupart des instituts d’analyse sont liés soit au pouvoir ou aux grands intérêts financiers et manquent cruellement d’indépendance. La plupart se contentent d’aligner leurs chiffres sur ceux du gouvernement avec cependant un léger écart pour en renforcer la crédibilité. Depuis l’été par exemple, la France est en situation de récession, combien d’instituts d’études l’admettent, sans doute le comprendront-il avec les chiffres officiels de l’INSEE. L’observation statistique et économique porte aussi une lourde responsabilité dans la politique des petits pas du gouvernement et le bricolage budgétaire. Elle encourage l’hypocrinie et la paresse de la gouvernance. On ferait sans doute mieux de rechercher une réponse plus rapide, plus consensuelle, plus structurelle aussi sur le plan européen pour faire face à la dette.

Arrêter le bricolage budgétaire

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Arrêter le bricolage budgétaire 

Au lieu de s’accrocher au symbolique triple A qui est déjà perdu, on ferait mieux de s’attaquer sérieusement à la dette et d’arrêter les bricolages budgétaires qui n’ont ni la vertu de rassurer les marchés et bien entendu ni la capacité de s’engager réellement vers la réduction des déficits et la relance de la croissance. Le triple A de la France est perdu, l’annonce officielle par les agences est une question de semaines, ce que pensent pas plupart des analystes anglo-saxons. Le spread ayant atteint jusqu’à 170 point de base avec l’Allemagne ne peut faire illusion, ce différentiel sur le taux d’intérêt (multiplié par 4 en une dizaine d’années) correspond désormais à une note BBB+ et non à la même note que l’Allemagne. Jusque là, le bricolage budgétaire a surtout consisté à ajouter uen taxe ici, une autre là, sans réduire de manière significative les dépenses. En outre, si la dernière révision intégrait une certaine part d’équité, d’uen manière générale les budgets sont quand même caractérisés par le maintien de gaspillages et une injustice sociale. La commission européenne elle-même qui n’est pourtant pas un modèle de lucidité et de volontarisme a mis en demeure le France de prendre des mesures beaucoup plus radicales pour atteindre les objectifs de réduction de dettes  promis à l’Europe. Soit un avertissement européen lancé trois jours seulement après adoption de la deuxième révision budgétaire de 2012. Le déficit du budget atteindra de l’ordre de 100 milliards en 2011, déficit auquel il faut ajouter celui de la sécurité sociale, encore uen vingtaine de milliards. Il faudrait donc rééquilibrer les deux budgets à hauteur de 120 milliards ( sans parler des dettes des collectivités locales) ; or en 2012, on prévoit seulement un rééquilibrage de moins de 20 milliards (une dizaine de milliards lors de la première révision et environ 8 pour la deuxième révision) et encore sur des prévisions de croissance erronées puisqu’au lieu de 1% de croissance du PIB, il faut attendre à environ 0.5%, voire même à la récession, ce que n’exclut plus la commission européenne et le FMI. Pour être crédible et rééquilibrer progressivement mais réellement les comptes publics, la révision devrait porter sur une cinquantaine de milliards pendant trois ans. On est loin du compte. Plus nous attendons et plus la situation se dégrade. Pour trois raisons, le manque de crédibilité de nos prévisions et de nos engagements qui hypothèque la confiance des investisseurs et  des consommateurs ; la seconde liée au ralentissement économique général et plus particulièrement en France. Depuis l’été nous sommes entrés dans une phase de récession. Témoin la montée du chômage et surtout la baisse de la consommation qui était le seul moteur de la croissance du PIB puisque les investissements sont en berne et encore davantage les exportations. Moins de croissance, c’est moins de rentrées fiscales et davantage de dépenses sociales. Troisième raison qui découle des premières, la hausse des taux d’intérêt qui augmente le poids des dettes et les charges financières. On ne peut simplement augmenter la pression fiscale pour le rééquilibrage ; il convient sans doute d’agir sur les deux leviers, les recettes fiscales et la réduction de la dépense. Pour les recettes, on n’échappera pas un relèvement général de la TVA, soit par le biais de la TVA actuelle, soit par le biais d’uen TVA sociale (ce qui serait préférable afin en même temps d’alléger le coût du travail). En clair, opérer un transfert des coûts de production vers le consommateur pour redonner de la compétitivité à l’économie car il faut, outre le rééquilibrage dépenses recettes, favoriser les conditions de la reprise. Donc mener une politique de rigueur efficace mais aussi équitable. Parallèlement aux efforts demandés aux consommateurs, il importe de s’attaquer aux gaspillages et aux inégalités. Or le mot rigueur ou austérité est encore tabou pour des raisons électorales. L’équité est une condition de l’acceptation de la rigueur si chacun comprend que l’effort est répartir de manière équilibrée socialement. Contrairement à l’idée que s’en font la quasi-totalité des responsables politiques, la rigueur est comprise par les français qui savent qu’on ne peut continuer nos dérives dans tous les domaines mais ils la souhaitent équilibrée et utile tant à la dette qu’à la croissance. De ce point de vue le bricolage budgétaire actuel ne répond pas ni à l’attente des français, ni à celle des marchés, ni à celle des chefs d’entreprises. 

Espagne : comme l’Europe, vers la récession

Espagne : comme l’Europe, vers la récession 

 

 

Ni embellie, ni situation plus catastrophique qu’ailleurs, l’Espagne suit la pente douce qui mène à la récession ; Comme dans beaucoup pays d’Europe un bon premier trimestre 2011, suivi d’un moins bon, d’une stagnation au troisième et d’une récession au quatrième qui se prolongera début 2012. Après 0,4% au premier trimestre, 0,2% au deuxième, la croissance est retombée à zéro au troisième, selon la première estimation de l’Institut national de la statistique (INE), qui donnera les chiffres définitifs le 16 novembre. En rythme annuel, le PIB progresse de 0,8%, bien loin de l’objectif officiel du gouvernement pour la fin de l’année (1,3%). La Commission européenne a, elle, avancé jeudi le chiffre de 0,7%. Comme en France, pour raison électorale, on rechigne à réviser la croissance. « Ce n’est absolument pas viable », tranche Alberto Roldan, analyste à Inverseguros, et déjà « avant l’été, c’était un objectif pratiquement hors d’atteinte ». Cela d’autant plus que la consommation est paralysée par la hausse du chômage qui atteint presque 22%, un record en Europe. En fait, l’Espagne ne peut guère compter sur la demande interne et pas davantage sur la demande extérieure (exportations, tourisme) car c’est toute l’Europe qui glisse vers la récession.. L’institut BBVA Research a fait la même mise en garde cette semaine: « pendant la dernière partie de l’année, il pourrait y avoir une stagnation de l’économie européenne, ce qui aurait un effet négatif sur la croissance, forte jusqu’à présent, des exportations espagnoles ». Conséquence, « la probabilité d’entrer en récession)augmente ». Elle pourrait y replonger très vite. La banque américaine Goldman Sachs et l’institut français de statistique Insee attendent un recul de 0,2% du PIB à la fois au quatrième trimestre et au premier trimestre 2012. La banque Natixis anticipe une contraction de 0,2% au quatrième trimestre, puis de 0,1% début 2012. La Commission européenne, elle-même, a mis en garde jeudi contre les risques de récession en Europe pour les prochains mois mais, souligne Alberto Roldan, elle évoque « une récession douce en France et en Allemagne », « une récession aller-retour, très rapide ». Pour l’Italie et l’Espagne, elle craint « une récession plus dure » puis « des taux de croissance très bas pendant une période prolongée ». De quoi menacer le processus de réduction du déficit public, scruté par les marchés: Madrid vise 6% du PIB cette année (après 9,3% en 2010) puis 4,4% en 2012, mais les économistes prévoient jusqu’à 8% cette année, et l’an prochain le déficit « sera environ deux points de pourcentage au-dessus » de l’objectif, selon M. Roldan. Bruxelles est aussi pessimiste, tablant sur 6,6% cette année, 5,9% en 2012. La tendance lourde pour l’Espagne (ou l’Italie) comme pour la France et l’Allemagne est donc la nette glissade vers la récession à partir du troisième trimestre une récession qui se prolongera au premier trimestre de 2012. 

Dette, austérité, récession, déficits : le cercle vicieux européen

Dette, austérité, récession, déficits : le cercle vicieux européen 

La Grèce aura au moins offert un champ d’expérimentation et d’observation  sur ce qui attend l’Europe à savoir un enchainement infernal qui part de la dette, provoque l’austérité qui elle même génère la récession et de nouveaux déficits. En clair, on ne résout rien et on approfondit la crise financière, économique et sociale (même si la Grèce  a elle-même les premières responsabilités dans ce désastre). La découverte du concept d’effets systémiques constitue un pas en avant dans la connaissance du fonctionnement de l’organisation socio-économique de nos sociétés. Effets systémiques, crise systémique, banques systémiques etc. autant d’applications de ce  mot pour indiquer à quel point sont profondes  et complexes les interactions de la problématique économique. La conséquence, c’est que peu de pays ou de zones  sont à l’abri des difficultés constatés chez les voisins. Pour autant nos organisations et nos approches pour résoudre les problèmes demeurent locales et sectorielles. Ainsi, le dernier sommet européen n’a-t-il traité que de la manière de faire face à l’endettement de l’Europe et en particulier celui de la Grèce. Au G20, les pays non européens se sont surtout contentés d’un rôle de spectateur vis-à-vis de la crise européenne. Le mot d’ordre était  « on attend que l’Europe agisse avant de nous impliquer ». Témoin par exemple le refus de tous les pays non européens de s’engager dans le renforcement du FESF (il est vrai un peu flou). Caque pays  pense s’en sortir séparément alors que la crise est à dimension mondiale et que tous subiront les effets du tassement de la croissance. Même à l’intérieur de l’Europe, il ne saurait y avoir de paradis économique dans un enfer récessionniste. Même l’Allemagne va être durement touchée, elle le sera d’autant plus que son économie repose essentiellement sur des exportations vers des pays où la demande est en berne. D’ores et déjà, on peut constater les effets sur l’Allemagne, ce pays connaîtra sans doute une croissance supérieure à 2.5% en 2011, ce qui est un excellent résultat mais dès la fin 2011 ce sera la récession avec un recul de l’ordre de 0.5% du PIB. Pour la Chine, pays dont le modèle économique repose beaucoup sur les exportations, la croissance pourrait être divisée par deux en cas de d’écroulement de la croissance mondiale comme c’est probable en 2012. Le G20 s’est surtout préoccupé des déficits européens, pratiquement pas de la croissance (hormis une liste à la Prévert sur l’action de chaque pays). En réalité pour l’action politique, on ne sait pas articuler économie et finance (encore moins économie et environnement). De sorte que des mesures qui peuvent, à première vue, paraître saine sur le plan financier sont en fait catastrophiques pour la croissance et finalement pour l’emploi, les ressources fiscales et donc l’endettement. Autre exemple, la double exigence faite aux banques d’une part de respecter les critères de Bale 3 et suite au G20 de réaliser une augmentation supplémentaire des fonds propres pour les banques dites « systémiques » (toutes les banques française sur 29 !). Une bonne mesure apparente mais qui selon la manière dont elle sera opérée pourrait nous plonger dans une période de crédit Crunch qui pourrait tuer les trésoreries des entreprises notamment des PME, donc la croissance. L’articulation finances et économie n’est pas un exercice aisé, pas plus que l’articulation entre macro et micro économie mais nous sommes condamnés à cette obligation si nous ne voulons pas ajouter des contradictions à d’autres contradictions. En Europe si l’urgence est de sauver la Grèce, mais surtout l’Italie qui est autrement stratégique pour l’Euro, l’urgence est tout autant de relancer la croissance ; Or on ne voit pas de sommet européen programmé pour l’instant sur ce thème. Un sommet (faute de gouvernance permanente) aura lieu nécessairement courant 2012 quand la récession sera constatée, suivi sans doute d’un autre sommet, puis du autre car l’Europe agit toujours mal,  trop peu et trop tard au regard des enjeux. 

80% des français nuls en économie

80% des français nuls en économie Si l’on se fie à une étude du Crédoc pour l’Institut pour l’éducation financière du public (IEFP), en partenariat avec l’Autorité des marchés financiers , l’économie  et les Français, cela fait deux ! Pas étonnant que nombre de français pensent encore qu’on pourra sortir de la crise avec des solutions simplistes mais évidemment illusoires qui caractérisent certaines formations politiques à caractère extrémiste voire certains responsables de formations classiques . A la décharge des français leurs insuffisances est cohérentes avec celles de nombre de dirigeants y compris jusqu’au ministère des finances où les ministres nommés n’ont souvent ni formation, ni expérience.  Cette enquête concerne essentiellement le fonctionnement des marchés financiers mais en fait révèle une ignorance des principes de base du calcul économique. Les calculs leur posent problème. Même si la plupart des sondés (78 %) déclarent être à l’aise sur ce point, seul un Français sur deux donne la bonne réponse à une question relativement simple sur la rémunération d’un compte (« si vous placez 100 euros sur un compte rémunéré à 2 % et que vous ne faites aucun versement, ni de retrait, combien aurez-vous une fois les intérêts versés ? »). Sur ce sujet, l’Hexagone fait ainsi partie des mauvais élèves dans le monde (2), arrivant en 9 position derrière l’Irlande (76 %), l’Allemagne (64 %) ou encore la Malaisie (54 %).  Une écrasante majorité de sondés (80 %) ont ainsi le sentiment de s’y connaître « plutôt mal » dans le domaine des placements financiers. Une proportion en hausse de 7 points par rapport au précédent sondage réalisé en 2004. « La crise financière sans précédent que nous traversons encore a brouillé les repères. Certains produits financiers sont devenus de plus en plus complexes. Les experts eux-mêmes ont montré qu’ils pouvaient se tromper », explique Georges Pauget, président de l’IEFP. Dans les faits, ils en savent en effet bien peu sur la finance. Seule une personne sur deux obtient la moyenne à un test de culture financière de base (sur 10 questions). Même parmi les sondés disposant de plusieurs produits d’épargne, la note reste assez faible (4,4/10). Par exemple, seul un Français sur quatre (24 %) est capable de dire ce qu’est une obligation (dans une liste de réponses proposées), bien que la crise de la dette fasse les gros titres de la presse depuis plusieurs mois. Ce chiffre est même inférieur à ce qu’il était en 2004 (30 %). Les français semblent cependant très conscient de leurs insuffisances de culture économique et financière et sont désireux d’en savoir plus : 79 % souhaiteraient en apprendre plus durant leur scolarité et 77 % dans leur entreprise. Deux enseignements très importants sont à tirer de cette dernière réponse. D’abord la remise en cause des programmes scolaires, qui dans ce domaine comme dans bien d’autres sont complètement coupés des réalités de la vie économique et sociale. Ensuite, l’impérative, nécessité d’associer, comme en Allemagne, de manière systématique les salariés à la gestion des entreprises ; Il ya là un espace de négociation dont l’enjeu est fondamental pour les partenaires sociaux, un enjeu qui ne coûte rien financièrement et qui permettrait en outre de limiter la portée des solutions portées par les organisations syndicales radicales et/ou poujadistes 

Notation de la dette : Perte du triple A de la France erreur ou réalité ?

Notation de la dette : Perte du triple A de la France erreur ou réalité ? Ce serait donc du fait d’une erreur technique que SP a diffusé une information concernant la perte du triple A de la France. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé l’ouverture à ce sujet. Une erreur curieuse car elle s’est produite alors que le spread avec l’Allemagne a encore atteint un niveau record de 170 points. Un tel écart signifie en clair que le triple A est déjà perdu. « Ne nous faisons pas d’illusion: sur les marchés, la dette (française) n’est déjà plus AAA », a estimé jeudi Jacques Attali, l’ancien président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Une déclaration qui a indigné la ministre du Budget, Valérie Pécresse. « Des propos de ce type sont irresponsables car ils sont faux: aujourd’hui nous faisons tout pour garder ce triple A « , a-t-elle déclaré jeudi soir. Pourtant il y a bien une différence  croissante entre les taux d’intérêt 1.77% pour l’Allemagne et 3.45% pour la France. Ce n’est pas non plus un hasard si Moody’s mis sou surveillance la perspective « stable » de la note française afin de vérifier si elle était toujours justifiée, au vu de la dégradation de la situation économique du pays. On voit donc mal derrière quelle erreur technique on pourrait s’abriter notamment chez  son émetteur SP ; de toute manière ce triple A est déjà obsolète dans les faits. Cela d’autant plus que la deuxième révision budgétaire pour 2012 l’est également La croissance réelle – si rien ne s’aggrave, ce dont personne n’est certain- ne sera qu’égale à la moitié de la croissance sur la quelle est fondée la deuxième révision budgétaire. Pas étonnant que trois jours seulement après son adoption, la France ait fait l’objet d’une mise en garde de la commission européenne afin que les objectifs de déficits soient tenus. Cette fois, pas d’erreur technique, c’est un avertissement nourri par le doute que les engagements français ne pourront pas êtres respectés. La déclaration rassurante du gouverneur de la banque de France n’y changera rien : »La France a toujours démontré sa capacité à respecter strictement ses objectifs et je ne vois aucune raison pour qu’elle ne fasse pas de même cette fois-ci », a estimé le gouverneur de la Banque de France. Le gouverneur de la banque de France oublie sans doute que la France s’était engagée dans le pacte de stabilité à ne pas dépasser 3% de déficit budgétaire par rapport au PIB. (La France n’étant pas, i est vari le seul pays à s’affranchir de ce critère). 

Une aide chinoise qui pourrait coûter très cher

Une aide chinoise qui pourrait coûter très cher 

 

On se demande bien pourquoi l’Europe a cru bon d’aller quémander un soutien financier à la Chine pour abonder le fonds européen. Sans doute parce que l’Europe ne veut pas se sauver elle-même et qu’elle s’enfonce dans ses contradictions et ses atermoiements. la démarche n’était guère glorieuse, d’autre part on était assuré que la Chine demanderait en échanges des garanties exorbitantes. Il suffit pour s’en persuader d’observer les conditions de l’aide chinoise à l’Afrique. La Chine n’est en Afrique ni intéressé par le co-développement, ni par évidemment par le développement démocratique mais uniquement par les matières premières et les terres cultivables. Au besoin, elle ne se prive pas d’accroître la corruption pour atteindre ses objectifs. Dès lors l’aide chinoise ne pouvait être assortie que d’une forme de marchandage proche du chantage. Même une Europe affaiblie ne peut accepter de telles conditions. Les négociations entre l’Europe et la Chine pour une participation de Pékin à l’aide à la zone euro sont donc dans une impasse après le refus opposé par des responsables européens à d’accepter certaines conditions posées par la Chine. En l’échange de son aide, Pékin réclamait qu’on lui reconnaisse davantage de poids au Fonds monétaire international (FMI), un statut d’économie de marché à l’Organisation mondiale du commerce ou la levée de l’embargo européen sur les armes. Plutôt que de demander l’aide financière de la Chine l »Europe aurait été mieux inspirée d’abord de demander avec les Etats Unis la réévaluation du yuan qui fausse la concurrence alors que les conditions de production au plan économique, social, fiscal ou environnemental sont déjà très inégalitaires. Il y a sans doute mieux à faire avec les excédents financiers de la Chine et notamment pour satisfaire la demande intérieure au lieu de favoriser les exportations vers les pays développés. A cet égard, il était prévisible que la Chine demande des compensations à l’OMC en quelque sorte pour institutionnaliser les inégalités de concurrence et continuer à bénéficier d’un quasi immunité en matière de commerce international. Comme a indiqué un haut responsable européen « nous n’en sommes pas encore à faire la manche ». 

 

La commission européenne n’écarte plus le risque de récession en Europe

La commission européenne n’écarte plus le risque de récession en Europe

 

  Chaque mois, les experts révisent à la baisse leurs prévisions de croissance. Tous ou presque sont toujours top optimistes sur leurs projections économiques. Une raison à cela , les carences méthodologiques qui ne peuvent intégrer des variables inconnues qui pèsent sur la crise, une autre raison le volonté de ne pas désespérer investisseurs, consommateurs et citoyens. Des raisons aussi internes à chaque pays dont les perspectives électorales interdisent d’avouer la vérité. Au total, c’est évidemment du temps perdu et surtout une perte de crédibilité auprès de tous et notamment des marchés. »La croissance s’est arrêtée en Europe et nous pourrions connaître une nouvelle phase de récession », a indiqué jeudi le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, à l’occasion de la publication des prévisions économiques d’automne de l’exécutif européen à Bruxelles. « Ce risque provient principalement des craintes liées à la dette souveraine » en zone euro,  on ne peut exclure une récession profonde et prolongée et de nouvelles turbulences sur les marchés est possible ». Techniquement, une récession se définit à partir d’au moins deux trimestres consécutifs de recul de l’activité économique. Pour l’Europe, il s’agirait de la deuxième récession en trois ans, après celle née de la crise financière en 2008, avec pour conséquence un chômage et un taux d’endettement qui se maintiendrait à un niveau élevé (plus de 90% en 2012 pour la seule zone euro). Aujourd’hui ce qui est en cause, c’est évidemment le niveau d’endettement mais surtout la crédibilité de l’Europe, de sa gouvernance, de celle des Etats. On ne croit plus dans les prévisions économiques et financières européennes et on ne croit pas que l’Europe puisse affronter de manière significative et cohérente ses insuffisances. La vérité, c’est que si rien ne change, l’Europe est engagée dans un cercle vicieux : dettes, austérité, récession, déficit ; Au lieu de constater la réalité des faits et tenter d’y répondre de manière coordonnée et adaptée, c’est la politique des petits pas tant au plan de l’union économique qu’à l’intérieur des États. Quelle crédibilité peut avoir l’Europe qui en est à son cinq ou sixième plan face à la dette. Le premier a fait illusion pendant deux mois, le dernier pendant trois jours. Même chose en France, il a fallu seulement quelques jours, après la remise en cause de la croissance de 1% espérée en 2012, pour que beaucoup d’experts (et notamment ceux des marchés) considèrent que cette révision n’était pas crédible. 

Infos économie générale: une révision budgétaire insuffisante qui en appelle d’autres

 

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Infos économie générale: une révision budgétaire insuffisante qui en appelle d’autres

 

De petits plans d’économie en petits plans d’économie, la France s’oriente résolument vers un accroissement de sa dette autour de 90% pour 2011. Avec  la croissance prévue mais théorique à1%, la situation sera encore pire en 2012. Le gouvernement a été contraint de revoir sa copie sous la pression des prévisionnistes indépendants et des analystes des agences de notation. Au  lieu de 1.75% d’augmentation du PIB, on retient désormais 1% (comme l’Allemagne « décidemment qu’on marque à la culotte », en tout cas sur le papier) ; En fonction de cette nouvelle prévision, on va donc tenter de trouver 7 à 8 milliards d’économies en plus de la dizaine décidées en août par Fillon. Cela sera très insuffisant pou évidemment rétablir l’équilibre – sans doute pas possible avant 2020- ni même pour atteindre les 4,5% de déficit budgétaire souhaités par le gouvernement  par rapport au PIB ; Au mieux, à condition que la croissance ne s’écroule pas complètement, le déficit de 2012 sera de 5.3% . Cette révision en applera d’autres car les marchés ne pourront êter convaincus avec ce nouveau budget de la rigueur française.

Sommet européen : trop de flou L’attente sommet européen était telle que n’importe quel accord aurait suscité l’approbation de la plupart des commentateurs. Il faudra sans doute plusieurs jours et plusieurs semaines pour en mesurer les limites. En fait cet accord est partiel et flou. Ce n’est certainement pas l’accord global et définitif pour mettre fin au problème de la dette européenne. L’accord européen était certes indispensable pour éviter le pire mais il ne règle pas tout ; c’est un accord à forte coloration psychologique qui gagne du temps mais ne résout pas les questions de fond. Notamment le rôle de la BCE et les conditions d’intégration européenne suspendu à une réforme du traité qui va demander des mois et des années surtout compte tenu de l’euroscepticisme grimpant des peuples. L’avenir du principal dispositif, à savoir le FESF, dont encore une fois la puissance feu reste floue dépend maintenant en grande partie de la situation de la France puisque la note de ce fonds set alignée sur celle de la France. Laquelle se trouve en situation particulièrement délicate puisque le budget 2012 initialement prévu este dors et déjà obsolète. La croissance ne sera pas de 1.75% mais de la moitié. Ce n’est donc pas une dizaine de milliards qu’il faudra trouver mais au moins le double, sans compter outre le déséquilibre budgétaire, le déséquilibre des comptes sociaux. En fait c’est une cinquantaine de milliards qu’il faudra trouver pour éviter la dégradation de la note de la France et donc du FSEF. Après l’euphorie de l’annonce va venir le temps de l’analyse précise de cet accord dans une conjoncture économique de récession. Autant dire que de nouveaux sommets du même type seront à prévoir d’ici quelques mois. 

Sommet européen du 27 octobre: un quasi échec  Finalement le vote du Bundestag qui avait l’intention de rassurer va plutôt  déstabiliser. On ne peut toutefois être surpris de cette position très restrictive de l’Allemagne qui clairement ne veut plus payer pour les pays laxistes au-delà de ce qui a été décidé. Le compromis devra donc s’accommoder des positions de principe de l’Allemagne. La France malheureusement ne peut plus peser car sa situation financière est discréditée. Pour Sarkozy, l’enjeu n’est plus financier mais politique : obtenir un compromis pour ne pas perdre la face pendant la présidence française du G20. Il y aura compromis sans doute car la pression internationale est trop forte pour un échec total du sommet mais en fait un accord boiteux et insuffisant ; la réaction des marchés risque d’être très vive et il est possible que l’Europe soit durement sanctionnée dans les jours  venir par ces marchés. Comme habitude, si la sanction est trop sévère, les discussions vont reprendre mais comme à chaque fois dans un environnement économique et financier encore plus dégradée. Cela en raison notamment de la sortie de toute une batterie d’ indicateurs qui indiquent que l’Europe est actuellement en quasi récession.  

Europe: une communication floue 

Au-delà des divergences et des atermoiements, l’Europe s’est aussi fait une spécialité de la communication floue et contradictoire. On passe ainsi tous les jours de l’optimisme à l’interrogation et de l’espoir au pessimisme. Problème de gouvernance sans doute et de leadership. Sur le FESF, une fusée à deux étages était prévue, assurances d’une partie de la dette et véhicule spécial pouvant être  abondé par des fonds extérieurs (FMI et pays hors zone euro). Une puissance de feu jusqu’à 4000 milliards étant même envisagée. Mais aujourd’hui l’Allemagne ne veut plus indiquer de montant craignant que le recours à ce dispositif ne soit rapidement excessif. Or c’est sur ce point que les marchés attendent  la réponse de l’Europe. Autre tergiversations, le montant de la dette Grecque, les Allemand veulent toujours 60% de décote quand d’autres, notamment les banques souhaitent limiter à environ 40%. Autre source de différends, le rôle de la BCE comme soutien aux banques et aux Etats. A. Merkel a réfuté un communiqué qui  soulignait trop le rôle de la BCE alors que ses statuts ne le prévoient pas.  Là aussi l’Allemagne veut qu’on mette la pédale douce car officiellement cela déroge au rôle de la BCE. Un seul point semble vraiment réglé, celui de la recapitalisation des banques à hauteur d’environ 100 milliards mais en incluant les 46 milliards déjà mobilisés ( ce qui limite la portée du renforcement des fonds propres). Nécessairement, il y aura compromis mais il sera boiteux, insuffisant et remis en question d’ici quelques mois ou quelques semaines avec la perspective de récession de l’économie européenne. Bref, l’Europe demeure fidèle à elle même en agissant trop peu et trop tard. Sur le fond l’Allemagne a sans doute raison de dénoncer le laxisme et de vouloir strictement encadrer les aides aux pays en difficultés. Cependant sa communication  manque pour le moins de finesse. En outre et surtout, viendra le moment avec la récession européenne où l’Allemagne va être touchée de plein fouet par la baisse de la demande interne à l’Europe et elle aussi sera alors menacée dans ses équilibres internes. Les réactions viendront sans doute alors mais encore trop tard.


Sommet européen : compromis  mais pour quelques  semaines ou quelques mois L’Europe ne peut se permettre un échec qui serait durement sanctionné par les marchés. Il y aura donc compromis. D’abord sur la recapitalisation des banques autour de 100 milliards mais une cinquantaine est déjà hypothéquée  par les aides déjà accordées, on est donc loin des besoins évalués par le FMI .  Sur le fonds européens, la force de frape sera nettement renforcée avec les effets de leviers (assurance d’une partie des dettes, fonds spécial). Sans doute de l’ordre de 4000 milliards. De quoi rassurer. Cependant, l’Italie est maintenant dans l’œil du cyclone et les risques sont autrement importants que ceux de la Grèce. Enfin la décote de la Grèce devrait avoisiner les 40%, de quoi redonner un peu de confiance dans la solvabilité grecque ; On va aussi envisager une plus forte intégration européenne mais on risque d’en rester aux déclarations d’intention car la modification du traité européen va demander des mois voire des années, c’est à dire des délais qui ne sont pas dans le rythme de la crise. Bref, un compromis qui va atténuer les craintes pendant quelques semaines ou quelques mois ; cependant les prévisions économiques qui conduisent l’Europe et en particulier la France vers la récession vont tout remettre en question d’ici la fin de l’année ou le début de 2012 et tout sera sans doute à recommencer car les questions structurelles n’ont pas été traitées ( intégration budgétaire, vote à la majorité, budget européen, euro-obligations , réduction des dettes , relance de la croissance etc.).
Sommet européen : la confusion persiste  Officiellement, le seul accord tangible concerne la recapitalisation des banques ; En fait c’est aussi la confusion puisqu’on veut inclure la cinquantaine de milliards déjà engagés, ne resteraient alors que 50 milliards environ pour recapitaliser vis à  vis des nouveaux risques. C’est très loin des 200 milliards que souhaitent le FMI. Sur la décote de la dette grecque, pas d’accord non plus. L’Allemagne veut la plus forte décote à 60% quand d’autres, les banquiers notamment soutenus par la France, souhaitent une décote de seulement 40%, ce qui est déjà considérable, on passerait ainsi d’une perte de 50 milliards décidés en juillet à une perte de 100 milliards. Avec la position allemande, c’est une perte de 150 milliards. Perte qui concerne en premier les banques française ; Les besoins en recapitalisation concernent  pour moitié les établissements financiers français, italiens. Sur le FESF, là l’Allemagne a eu aussi gain de cause, pas question de statut juridique de banque mais seulement une forme d’assurance partielle pour les emprunts. Il ne reste que deux jours pour se mettre d’accord ; compte tenu des divergences persistantes, il faut s’attendre à un compromis boiteux. Dernier point, les institutions européennes et là il faudra des mois, voire des années pour changer le traité européen d’autant que le point dur est la perte de souveraineté des Etats, une évolution difficile à avaler surtout en période électorale.

Sommet européen : Des positions trop divergentesLe sommet du 23 accouchera d’une souris au regard des  enjeux ; Il suffit pour s’en persuader de lire les prises de positions des uns été des autres. Celle du président de la Bundesbank qui pense que l’annulation de la dette grecque est une erreur. Celle du ministre des affaires étrangères allemand qui refuse l’aide financière de l’Europe sans la mise en tutelle des états irresponsables. Celle encore d’autres responsables qui pensent que la solvabilité de l’Italie n’est plus crédible et que l’achat d’obligations à entretenu le laxisme budgétaire. Sans parler de ceux qui, comme la France, souhaitent la transformation du FESF en banque alors que l’Allemagne est totalement opposée. Et ceux enfin qui pensent (comme en France) que la création d’euro-obligations réglerait tout. Evidemment la contrepartie de la solidarité européenne, c’est intégration, donc une souveraineté abandonnée par les Etats sur la partie la plus sensible : l’autonomie financière et budgétaire. Presque  tous les chefs d’Etat sont impopulaires et sont incapables d’engager le vote sur une modification du traité européen. Dès lors, il faudrait trouver un autre biais juridique pour aller à la fois dans le sens d’une plus grande mutualisation des dettes et d’une plus grande intégration économique et politique. Sinon c’est la paralysie assurée et même à terme sans doute l’éclatement de l’Euro.

 Le couple franco-allemand ne marche plus Jusque là tant bien que mal, le couple franco allemand était parvenu à suppléer les carence de la gouvernance européenne ; la France pouvait peser par le poids de son économie et de finances, sinon vertueuses, en tout cas moins dégradées que certains pays du sud ; Or aujourd’hui la France est considérée par l’Allemagne comme un pays du sud caractérisé par une croissance atone et surtout une dérive constante des comptes publics. De fait, la situation de la France est plus proche de l’Espagne ou de l’Italie que des pays du nord par la structure de son économie qui repose surtout sur la consommation et les services  alors que les pays du nord s’appuie sur leur politique industrielle et leurs exportations ; l’énorme déficit des échanges extérieurs caractérise la nature de notre économie qui consomme mais ne produit pas assez du fait de sa perte de compétitivité ; Si L’Euro devait éclater, la France rejoindrait les pays du sud eu égard à ses fondamentaux économiques et financiers. L’Allemagne sait bien que la France défend les pays du sud parce que nous craignons pour nous mêmes. L’Allemagne n’st pas prête à supporter les 4 à 5000 milliards d’euros qui seraient nécessaires pour faire face à l’endettement de ces pays du sud. Du coup si Sarkozy veut un accord, ce sera aux conditions de l’Allemagne.

Bonnes et mauvaies nouvelles Plusieurs événements ont marqué les marchés , d’abord la nouvelle dégradation de l’Espagne  du fait de son endettement  privé et de celui des collectivités locales mais aussi de sa faible croissance ; Moody’s s’invite aussi dans la campagne électorale en menaçant d’un nouvelle dégradation si les mesures d’austérité promises par la droite ne sont pas tenues. C’est une nouveauté mais il faudra  s’habituer à cette immixtion des agences dans les élections prochaines des différents pays. Autre mauvaise nouvelle, la dégradation de 24 banques italienne ; Une dégradation logique qui suit celle de l’Etat Italien. L’Italie s’engage dans un cercle très vicieux qui ressemble au syndrome grec ; Bonne ou mauvaise nouvelle cette fois pour le FESF. San doute les deux à la fois. Le FESF dont le montant est de 440 milliards pourrait bénéficier d’un effet de levier non pas en tant que banque- l’Allemagne refuse de lui donner ce statut- mais comme établissement d’assurance ; L’établissement sera très encadré de sorte qu’un hypothèque sera posée sur la puissance de feu du FESF. Enfin bonne nouvelle avec l’interdiction par le parlement européen de ventes à découvert, sans doute le début d’une régulation des marchés financiers mais pas forcément au rythme et à la hauteur nécessaire du fait de la lourdeur des institutions européennes. (Voir articles)


G 20 Echec de Sarkozy   Finalement la France n’aura pas pu imposer grand-chose lors de ce  G 20, la plupart de ses prépositions ont été repoussées. Ce n’est pas de toute évidence une grande victoire pour  N. Sarkozy et surtout pour la crise ; Aucune décision d’importance n’a été prise, sauf sur les fonds propres des banques. Le contrôle de la spéculation sur les marchés des matières premières (question centrale pour l’inflation) a été renvoyé à un éventuel examen à plus tard, le renforcement des fonds du FMI aussi. La taxe sur les transactions financières ne verra pas le jour au niveau international, comme l’espérait Nicolas Sarkozy, les ministres des Finances du G20 ayant rejeté massivement samedi cette initiative. Comme le nomme  Attali, c’est un  « G vain ». Sarkozy n’est pas responsable de cet échec, mais c’est quand même un échec ; Les vrais responsables sont tous les pays-nombreux- qui n’ont pas pris encore la mesure de la crise systémique et qui pensent encore s’en sortir seuls. (Voir articles)

 La dette américaine explose Obama, pour sans doute faire oublier ses propres problèmes économiques et financiers, a accusé a plusieurs reprises l’Europe d’être à l’origine de la possible crise systémique. Le secrétaire d’Etat au trésor américain a clairement donné des leçons de gouvernance à l’Europe ; Les derniers chiffres publiés par le trésor américain ne sont pourtant pas flatteurs, on va rapidement dépasser les 100% de dettes par rapport au PIB et les 10% de déficit budgétaire par rapport au PIB. Vraiment pas de quoi donner des leçons de vertus (même si l’Europe est loin de d’être exempte de toute critique) ; C’est ce qui a amené A. Merkel à réagir assez vigoureusement pour s’étonner de ces leçons tout autant du refus des américains (et d’autres) de la proposition européenne de taxe sur les transactions financières.  


Ralentissement en Chine et en Allemagne, abandon de la Grèce Le tassement très net du commerce extérieur témoigne du ralentissement de l’économie mondiale. Faute de dynamique interne dans les Etas, la demande extérieure se tasse avec des conséquences d’abord sur la Chine mais aussi sur un grand pays exportateur comme l’Allemagne dont la croissance sera très ralentie en 2012. La situation financière influence le moral des acteurs économiques et des investisseurs et a largement contribué à l’écroulement de la croissance dans nombre de pays. Une situation que les experts allemands jugent très graves et qui préconisent des mesures radicales. D’abord, il faut abandonner la Grèce en considéré comme un trou sans fond qui met tour l’édifice européen en péri. Ensuite recapitaliser d’urgence les banques pour absorber le choc grec mais aussi les risques sur les autre pays. Enfin Se doter d’une politique monétaire plus musclée avec des outils institutionnels adaptés. Un discours qui nous change de la langue de bois française  des politiques bien que l’on peut comprendre sinon admettre mais qui nous changent aussi de la langue de bois de nos instituts français qui affirmaient tous avec une belle unanimité que le secteur bancaire français n’avait pas besoin de recapitalisation. La pertinence et surtout l’indépendance ne sont pas les principales vertus de nos institut un peu trop au service du pouvoir et des lobbys.


Barroso et la France désormais sur les positions allemandes sur la crise des banques  Comme la France, la commission a été contrainte de s’aligner sur la position allemande concernant le plan pour faire face à la crise. Première concession, le privé supportera la décote de la dette. Deuxième concession, il faut recapitaliser les banques avec l’argent privé. Troisième concession on ne touche pas pour l’instant au FESF pour cette opération sauf exception ? Il y a encore de peu de temps le Commissaire aux affaires économiques Olli Rehn qui a affirmait : « les banques européennes sont nettement mieux capitalisées aujourd’hui qu’elles ne l’étaient il y a un an. Cela a été confirme par les tests de résistance ». Des propos prononcés il y a 44 jours. Mais la Commission, dont Jose Manuel Barroso est le chef, a pu aller encore plus loin dans le déni. Un porte-parole indique alors ne pas voir d’« éléments supplémentaires » plaidant pour un renforcement des fonds propres. En fait bon gré, mal gré, tous se rallient aux positions de l’Allemagne, la commission comme la France. C’est inquiétant car en fait c’est le signe que seule l’Allemagne oriente les positions de l’Europe et que la commission ne joue qu’un rôle mineur mais c’est aussi rassurant car l’Allemagne a déjà démontré son réalisme et sa rigueur ; De quoi rassurer les marchés même si cela pose des questions de fonctionnement de l’Europe. (voir articles) 

Augmentation de 9% des fonds propres des banques L’événement, c’est évidemment l’obligation pour les banques françaises de se recapitaliser à hauteur de 9% pour les fonds propres. Une mesure qui annonce sans doute la décote de la dette grecque ; pas pour l’immédiat puisque la tranche de 8 milliards d’aide sera versée en novembre. Comme nous le prévoyions, la Troïka a retenu la solution diplomatique : on verse cette tranche de 8 milliards mais avec beaucoup de réserves. Ce qui donne du temps à l’Europe de surmonter peut-être ses divergences et de finaliser la plan global annoncé par Merkel et Sarkozy ; L’accord Merkel-Sarkozy a donc déjà produit un effet positif puisque les banques devront augmenter leurs fonds propres. Les banques françaises se sont engagées à augmenter leur niveau de fonds propres de 9% dans le cadre d’un accord gouvernemental avec l’Allemagne visant à établir une position commune avant le sommet du G20, a indiqué mardi le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé lors de la séance des questions à l’Assemblée nationale.”S’agissant des banques françaises, elles s’engagent à monter leur pourcentage de fonds propres à 9% de leur bilan (…) au lieu des 7% attendus en 2013″, a-t-il déclaré en réponse à un député lui demandant quelles étaient les bases de l’accord qui doit intervenir entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy avant le G20 des 3 et 4 novembre.”On y parviendra en mobilisant les revenus des banques elles-mêmes, qui gagnent de l’argent, le capital privé et si c’est nécessaire, en dernier ressort, le capital public”, a-t-il expliqué à l’Assemblée nationale. Ceci étant attention à la réaction des agences de notation, car la probable décote de la dette grecque de 50%, voire plus, va être considérée comme un défaut et l’étau va se resserrer aussi bien sur les banques, sur les Etats impliqués et sur les Etats très endettés comme l’Italie ou l’Espagne.(voir articles)  
Merkel-Sarkozy : « on fera ce qu’il faut »  c’est un peut court ! 

« On fera ce qu’il faut en apportant une réponse durable et globale à la crise », c’est le maigre résultat de la rencontre Merkel-Sarkozy. Cela en prévision du G20 de Cannes prévu début novembre. On ne peut guère être plus ambigu et plus général ; Il est clair que cette absence totale de précisions en dit long sur les divergences entre la France et l’Allemagne. Seule certitude, la France est maintenant convaincue de la nécessaire recapitalisation des banques. Comment, quand, à quelle hauteur ? Aucune repose ; »Vous verrez à la fin du mois un ensemble tout à fait fonctionnel », a promis la chancelière lors d’un point de presse. Voilà une déclaration qui n’éclaire rien sinon qu’elle sous entend que dans l’immédiat on est incapable d’indiquer les grands orientations et encore moins les détails. Bref, de quoi vraiment inquiéter les marchés ( voir article).

L’immobilisme de la BCE     La BCE qui a récemment très critiqué les gouvernements reste fidèle à son orthodoxie et à son immobilisme. On constate la crise mais on ne fait pas grand-chose. Juste le déblocage de liquidités pour éviter la paralysie du marché interbancaire, ce qui le moins qu’on puisse attendre d’une banque centrale. Donc rien sur les taux. On attendra la récession inévitable pour agir. Rien non plus pour réfléchir à la démultiplication du FESF. Là, le désaccord est net du fait de la position allemande.

 Le Ping-pong banques centrales- Etats   Le renvoi de responsabilités entre les banques centrales et les Etats continue. Ainsi Ben Bernanke dans un discours assez insipide a déclaré que la FED était prête prendre des mesures de soutien (mais pas de QE3) sans préciser leurs natures (Sauf celles déjà prises dont il n’attend pas grand-chose !) et a surtout demandé au gouvernement américain de  soutenir la croissance. C’est à peu près ce qu’a fait Trichet lors de son dernier discours de président de la BCE. D’après lui la BCE a fait ce qu’elle avait à faire, elle continue, c’est aux Etats de décider. Belle leçon d’impuissance en vérité, voire même d’incompétence car si la crise devait s’aggraver, comme c’est probable, alors les banques centrales devraient  bien réagir avec plus de rapidité et de pertinence. Or la crise ne peut que s’aggraver, nombre d’expert prévoit la stagnation puis la récession de l’économie. Tous les équilibres financiers publics seront alors remis en cause. Une situation que ne vont pas tolérer les marchés ; Et c’est là que les banques centrales devront d’abord se coordonner entre elles pour éviter l’effondrement du système financier et se coordonner aussi avec les Etats pour soutenir la croissance.  

Nouvelles inquiétudes sur la croissance et la dette   Le vote allemand vis-à-vis de la Grèce avait apporté un peu de réconfort aux marchés. Le répit aura été de courte durée ; En effet, l’analyse démontre que la dérive de la croissance grecque nécessitera d’augmenter encore le montant de l‘aide. Une aide qui ne pourra être apportée seulement par des Etats qui ont déjà eu bien du mal à faire accepter le plan du 21 juillet. Par ailleurs, par avance les ministres allemands de l’économie et des finances ont clairement dit qu’il était hors de question d’augmenter le FESF voire même d’imaginer un effet de levier. De ce fait, les inquiétudes sur les banques vont perdurer. On parle en effet maintenant d’augmenter la décote du privé sur la dette grecque bien au-delà des 21% prévus. Certains parlent de 50%. Cela aurait pour effet de mettre en faillite les banques grecques et de susciter des interrogations sur la solvabilité des autres banques européennes ; la question de la recapitalisation va se reposer rapidement et la pression sur les banques reprendre, comme le confirme d’ailleurs l’agence Fitch. Ajoutons à cela le très net tassement de l’économie en Asie et notamment Chine. Pour la France, c’et clair la consommation cet été à plombé la croissance qui devrait se situer en 2011 autour de 1.3%, loin des 1.75% prévus. D’où une nouvelle remise en cause du déficit budgétaire et des perspectives de dettes. (Voir articles).    Etats-unis: vers la récesion   Les tensions entre les Etats-Unis et l’Europe s’appuient sur des situations économiques respectives très dégradées dont ni les uns, ni les autres ne veulent endosser la responsabilité; Pour  ce qui concerne les Etats-Unis, les ménages américains se débattent face à une conjoncture très difficile, sans véritable espoir de voir leur situation s’améliorer à court terme, selon deux indicateurs économiques publiés mardi aux Etats-Unis. L’indice de confiance des consommateurs établi par le Conference Board est resté particulièrement faible en septembre après sa chute du mois précédent.  Cet indicateur n’a progressé que de 0,2 point pour s’établir à 45,4, alors que l’estimation médiane des analystes le donnait à 46,6. Le moral des ménages est encore très loin de son niveau de juillet (59,2). « Fondamentalement, il n’a pas varié », écrit le Conférence Board, pour qui « le pessimisme qui s’était emparé des consommateurs le mois dernier a gagné du terrain en septembre ». En conclusion, on s’oriente clairement vers une récession aux Etats Unis ; le risque pour Obama c’est que les inquiétudes des marchés changent de continent ; Si les marchés sont rassurés par le nouveau plan d’aide à la dette européenne, alors les menaces pourraient peser sur les marchés américains en raison d’une récession qui pourrait d’abord affecter les Etats-Unis. On comprend ainsi mieux les tensions politiques entre l’Europe (notamment l’Allemagne) et les Etats Unis.(voir article) 

Le yo-yo des valeurs va continuer   On a sans doute rarement connu autant de variations sur les cours de banques et surtout avec une telle ampleur en si peu de temps La responsabilité en incomberait aux rumeurs et encore plus précisément à la volonté des américains de dissimuler leurs propres difficultés derrière les fragilités européennes. On a même entendu cette réplique désarmante : « si l’Europe a été attaquée, ce n’est pas parce qu’elle est faible mais parce qu’elle est forte ». Les rumeurs ne sont pas nouvelles, elles ont toujours existé plus ou moins fondées, plus ou moins bien intentionnées. Cependant si la rumeur existe et se répand, c’est souvent qu’elle se fonde sur certaines réalités qu’elle amplifie voire déforme un peu ; ainsi il est clair que les fondamentaux européens sont mauvais. On rétorque à juste titre que la situation aux Etats Unis n’est pas plus reluisante. C’est exact ;  Ainsi Le solde négatif des finances publiques de l’Etat fédéral s’est établi, cumulé sur 11 mois, fin août à 1234 milliards de dollars. Le déficit budgétaire, dont l’exercice se termine à la fin du mois, devrait s’élever à 1.316 milliards de dollars, soit 8,8% du produit intérieur brut (1,7% de plus qu’en 2010). Pour l’Europe en 2010 le déficit moyen en 2010 était de 6%, en 2011, il dépassera les 7%. Quant aux dettes, elles seront de l’ordre de 90% du PIB des deux coté de l’atlantique. Finalement des situations assez comparables même s’il faudrait ajouter les dettes des collectivités locales, des entreprises et des particuliers pour comparer les deux zones. Les mêmes dérives financières génèrent les mêmes symptômes : envolée de l’inflation et surtout très net ralentissement de la croissance voire même la récession. Sur le plan macro économique, pas de différence notable. La question est de savoir quelle zone va craquer la première étant entendu que l’effet systémique entraînera les autres.                

La croissance française encore revue à la baisse  Le gouvernement qui a déjà révisé à la baisse ses prévisions pour 2011 et 2012, ne compte plus sur une reprise en 2013 et 2014. Dans le projet de loi sur la sécurité sociale la prévision pour 2013 et 2014, la croissance est ramenée à 2%., Du coup la perspective de ramener le déficit public à 3% en 2013 dévient caduque , comme le programme de stabilité adressé à Bruxelles en avril 2011 ; En réalité, la croissance de 2011 sera de 1,2 à 1,3% ( au lieu de 2% prévu initialement), de 1% au plus en 2012, entre 1 et 1.5% en 2013 et 2014 au lieu de 2.5% . Et on ne peut écarter un scénario de récession en 2012. La prévision de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013 est donc reporté au moins en 2015.Les projets de budget sont eux aussi obsolètes, pour 2011 la messe est dite le déficit sera proche de 7% du PIB, pour 2012 les 10 milliards d’économies de Fillon se suffisent plus, il faudra une dizaine de milliards d’économies en plus. Il faudra donc réduire les dépenses (dont beaucoup sont contraintes) ou augmenter la pression fiscale ou encore faire les deux. (voir article) 

Crise financière : nouvelles divergences au FMI  Les 187 pays  membres du Fonds monétaire international dans une déclaration commune ont affirmé : «  nous agirons collectivement afin de restaurer la confiance et la stabilité financière, et raviver la croissance mondiale », Un déclaration qui ne précise rien qui n’engage rien ; bref une déclaration insignifiante comme celle De  Tharman Shanmugaratnam, le président du Comité monétaire et financier international (CMFI), instance qui définit les orientations politiques du Fonds. « Nous ferons ce qu’il faudra pour empêcher l’emballement de la crise », tour cela est de la même teneur que  les déclarations du G7 ou  G20. Le FMI compte sur l’Europe et affirme : »Les pays de la zone euro feront tout le nécessaire pour résoudre la crise de la dette publique et assurer la stabilité financière de cette zone dans son ensemble et de ses Etats membres ». Finalement quelques déclarations de bonnes intentions mais rien sur le fond, pas de précision, ni d’échéance et surtout une unanimité de façade pour dissimuler les divergences notamment entre les Etat- Unis, la Chine et l’Europe. Pour les Etats-Unis, l’accord du 21 juillet  ne suffit pas. « Des mesures supplémentaires pour accroître la capacité effective de ces engagements sont toujours nécessaires afin de créer un pare-feu contre une contagion plus grave », a estimé le secrétaire au Trésor Timothy Geithner. Pour la chine. « La crise de la dette dans la zone euro a besoin d’une solution rapide pour stabiliser la confiance sur les marchés », a dit le gouverneur de la Banque centrale Zhou Xiaochuan. L’Europe veut uniquement s’n tenir à un accord du 21 juillet qui n’est pas encore applicable et appliqué. (voir article)

Ces désaccords européens qui plombent  la crise  L’Europe connaît une crise de gouvernance sans précédant provenant d’une part de la faiblesse de ses institutions, d’autre part de ses désaccords sur les diagnostics, donc aussi sur les solutions. Parmi les désaccords il faut citer, la situation de la Grèce, la recapitalisation des banques, le rôle de la BCE. Le désaccord est à peu près total sur les sujets majeurs aussi bien à l’intérieur de l’Europe qu’entre l’Europe et les Etats -Unis ; par exemple , les Etats-Unis souhaitent que la priorité soit désormais accordée à la relance de la croissance quand en Europe, on pense d’abord à l’assainissement des finances publiques. Ces désaccords ne font qu’accentuer les incertitudes et aggravent la crise ; En l’état actuel des positions, il faudra des semaines voire des mois pour d’abord se mettre d’accord sur un diagnostic partagé ensuite pour décider de mesures réellement coordonnées. Autant dire que le G20 d’octobre risque de passer encore à coté des questions centrales et qu’il faudra encore attendre plusieurs mois pour que les institutions internationales parviennent enfin à prendre la mesure de l’ampleur et de la durée de la crise.

La récession mondiale  Après le jeudi noir en Europe, et encore des très fortes turbulences ce vendredi, l’interrogation majeure n’est plus taboue : la récession mondiale est-elle en vue ? Si l’on en juge par l’avis des autorités infranationales, la réponse n’est pas douteuse. Il suffit de se fier aux prévisions particulièrement pessimistes de la FED sur les perspectives économiques aux Etats-Unis. Il suffit de se rapporter au rapport de la BCE de jeudi qui considère que désormais, l’euro est clairement menacé, il suffit enfin de se référer aux prévisions économiques du FMI ou de l’OCDE. En Europe la récession se profile pour les mois à venir, il ne reste plus beaucoup de motif d’espoir d’autant que la crise obligataire européenne ne fait que s’amplifier. Cette récession viendra encore plus tôt aux Etats-Unis si l’on en juge notamment par les indicateurs sur l’emploi. D’après plusieurs indicateurs ( de production et de transport), le repli économique affecte désormais aussi les pays émergents y compris la Chine dont l’économie se rapproche de la contraction. La question se pose donc de savoir si l’économie mondiale va  connaître sa deuxième récession en quelques années ; tous les éléments semblent en effet réunis. (voir article)   

 L’Euro menacé déclatement    Le rapport publié jeudi par la BCE est sans ambigüité sur la gravité de la crise en Europe. Tout converge vers l’éclatement, les déficits budgétaires abyssaux, l’absence de croissance et le chômage. Autant d’éléments qui pourraient mettre en péril l’euro. « Les déséquilibres budgétaires en très forte hausse dans la zone euro dans son ensemble et la situation extrême de certains pays pris individuellement risquent de saper la stabilité, la croissance et l’emploi, de même que la pérennité de l’Union économique et monétaire »  indique le rapport. L’euro est donc menacé car la solidarité monétaire n’est plus tenable . Ce rapport va encore peser de manière négative sur les marchés (voir articles) 

La FED déçoit   On attendait beaucoup de décisions de la FED, finalement comme on connaissait déjà ses décisions sur les taux on a surtout retenu son analyse très pessimiste de l’économie. Du coup, Wall Street a également chuté mercredi et ne devrait pas encourager les autres places mondiales à se redresser.La bourse de Paris à 12h00 perd plus de 4%. La Réserve fédérale a maintenu ses taux directeurs à entre 0% et 0,25% afin de soutenir l’économie et cela jusqu’à jusqu’à la mi-2013 et va acheter des emprunts du Trésor à échéance longue pour peser sur les taux d’intérêt à long terme. Bref, des mesures d’accommodement monétaire qui ne sont pas négligeables mais qui ne seront sans doute pas suffisantes pour empêcher la récession de la fin de l’année. Ce que confirment les récentes prévisions du FMI pour les Etas Unis comme pour l’Europe. En conclusion, les institutions financières et monétaires infranationales ne pourront pas empêcher la récession économique de la fin 2011 et de 2012. Sans doute attendent-elles la prochaine crise financière pour prendre des mesures coordonnées adaptées à la hauteur des enjeux. Ce qui est sûr, c’est que la récession est maintenant inévitable et que les turbulences sur les marchés vont s’amplifier notamment sur les valueurs financières et les cycliques. 

 FMI : nouvelles menaces sur les banques européennes     « La crise de la dette européenne a augmenté de 300 milliards d’euros l’exposition au risque des banques de la zone euro et elles doivent se recapitaliser pour faire face à ces pertes potentielles » estime le Fonds monétaire international (FMI). On se souvient que la déclaration de C. Lagarde avait provoqué beaucoup de réactions lorsqu’elle avait indiqué que le besoin de recapitalisation était de l’ordre de 200 Milliards. Par la suite, elle avait minimisé son propos en indiquant que ce chiffre était indicatif. Pourtant le FMI persiste et signe en évaluant la hausse du risque sur la dette souveraine subie par les banques au cours des deux dernières années  à 300 milliards d’euros, chiffres qui prennent en en compte la baisse des prix des actifs des banques et la hausse des coûts de financement, précise-t-il. Certes le FMI n’indique pas cette fois le montant souhaitable de la recapitalisation considérant qu’il conviendrait de réexaminer le bilan exact des banques ; Une manière sans doute de dire qu’en l’état actuel de la situation, la crédibilité des chiffres avancés par les banques est douteuse, compte tenu en particulier de l’ampleur des actifs pourris. C’est désoramis un diagnostic partagé par certains responsables européens, même en France par Pierre Jouyet , président de l’AMF, qui en quelque sorte met les pieds dans le plat et contredit le ministre français des finances.

 Record de déficit au Royaume-Uni   En dépit  d’un plan d’austérité draconien, le Royaume Uni s’enfonce dans la crise financière. Le déficit public atteint 16 milliards d’euros en août, c’est-à-dire 2 milliards en plus par rapport à 2010 ; Du coup on s’interroge sérieusement sur l’efficacité du plan de redressement du gouvernement qui repose essentiellement sur l’assainissement des finances publiques., Les dépenses sociales ont été réduites, les effectifs du public également mais la situation financière continue de se dégrader.( déficit public d’environ 8% en 2011/2012) Dans le même temps, la croissance se rétracte, de ce fait les recettes fiscales diminuent. Une politique qui n’est plus soutenu par le FMI qui réclame pour le Royaume Uni comme pour l’ensemble de l’Europe la priorité à la relance économique. Le FMI pense en effet que l’application trop brusque de l’assainissement budgétaire est de nature à tuer complètement la croissance. De fait la croissance au Royaume-Uni devrait être de l’ordre de 1% en 2011 pour environ 1.5% pour le reste de l’Europe. En conséquence,  on envisage au Royaume Uni une politique monétaire très assouplie.  

Des mesures rassurantes mais aussi des inquiétudes  Parmi les mesures rassurantes, sans doute la décision d’accorder les 8 milliards dont le Grèce à besoin en octobre. Un répit en quelque sorte avant le défaut en novembre-décembre. Rassurantes aussi les prochaines décisions d’assouplissement monétaire de la FED, condamnée à soutenir une croissance en berne aux Etats Unis et qui s’orientent très clairement vers la récession vers la fin de l’année. Inquiétante évidemment la nouvelle de la dégradation de la note italienne ; Les agences de notation s’invite désormais dans le champ politique en intégrant les fragilités dans ce domaine. Par rassurante non plus, la nouvelle demande d’aide du Portugal « en cas de défaut grec ».

 Le Portugal veut l’argent de la Grèce !    Le défaut de la Grèce n’est pas encore prononcé mais déjà le Portugal se positionne et anticipe. Il demande un nouveau soutien financier de Bruxelles. »Dans un scénario de défaut de la Grèce, cette aide pourrait être nécessaire et il est important que nos partenaires européens soient convaincus que cela vaut la peine d’aider le Portugal » déclare le gouvernement portugais Le Portugal a  déjà obtenu en mai dernier une aide financière de 78 milliards d’euros sur trois ans et s’est engagé à mettre en œuvre un programme d’austérité. Comme la Grèce ou l’Italie,  le Portugal ne semble plus aussi sûr de la crédibilité de son propre plan et craint sans doute que sa solvabilité soit encore remise en question. Conditionner une nouvelle aide au Portugal au défaut grec procède dune démarche un peu douteuse vis-à-vis de la solidarité européenne ; la quasi-totalité des aides européennes est en fait financée par l’emprunt  et ces emprunts plombent les comptes des pays « donateurs ». Donc leur solvabilité. On comprend mieux les réticences de l’Allemagne vis-à-vis de la mutualisation des dettes notamment à travers l’éventualité d’euro-obligations. Les pays très endettés notamment du sud de l’Europe se comportent en assistés comme certains pays en voie de développement. ; L’attitude du Portugal ne peut que conforter les plus réticents à la solidarité européenne.   

 Dégradation de l’Italie : la sanction de l’immobilisme européen     Il est clair que les atermoiements à propos de la Grèce vont coûter très cher à l’Europe ; incapable de décider dans un sens ou un autre, l’Europe montre son incohérence et son immobilisme. Depuis maintenant des mois, le dossier grec gangrène la zone euro. A chaque fois, c’est trop tard et trop peu. A chaque décision, il se trouve deux jours après un responsable d’un pays européen pour remettre en question l’orientation commune. Bref, c’est l’absence totale de gouvernance européenne, sans doute le prix à payer pour n’avoir envoyé à Bruxelles que des seconds couteaux. Ceux qui pourraient peser, les chefs de gouvernements, sont en fait très affaiblis par leur impopularité et le climat préélectoral de leur pays. (L’Italie bien sûr comme la Grèce mais aussi l’Espagne, la France et l’Allemagne) ; dans un tel climat, la dégradation de la note de solvabilité de l’Italie qui vient d’être décidée  par SP (et passe de « A+ » à « ) ne doit pas être une surprise. C’est la sanction de l’immobilisme. La Grèce ne représente que 3% du PIB européen, l’Italie fait 17%. Il est clair que si l’union économique  voulait apporter un soutien significatif à l’Italie, elle serait dans incapacité de le faire compte tenu des sommes en jeu. Pour l’instant le fonds européen dispose de l’ordre de 300 milliards et les deux tiers ont déjà été engagés (en partie pour l’Italie). La dette de l’Italie représente en effet environ 2 000 milliards soit 120% du PIB, c’est de loin, après la Grèce, le pays le pays le plus endetté d’Europe. En fait, le déficit budgétaire annuel est moins mauvais que dans d’autres pays mais compte tenu d’une croissance à peu près inexistante, on doute la capacité de l‘Italie à réduire sa dette ; La France aussi devrait sans doute s’interroger car elle présente des symptômes proches ( endettement moins élevé mais quand même à environ 90% du PIB, croissance à plat, impopularité du gouvernement et instabilité du fait des prochaine  élections) ; A cet égard le débat sur les réductions de 1 milliard de dépenses sur le budget 2011 témoigne de l’impuissance de la gouvernance française , cette réduction n’étant pas du tout à la hauteur des enjeux ; des annonces « gadget » de ce type ne peuvent que faire douter de la capacité à engager des reformes pour restructurer de manière significative un budget qui dérive de manière dangereuse depuis plusieurs années ; Comme en Italie la promesse d’équilibre des comptes en 2013 paraît complètement illusoire. Du fait de cette décision sur l’Italie, des contradictions européennes, de l’opposition entre l’Europe et les Etats Unis, il faut s’attendre à des turbulences de grande ampleur sur les marchés.  

L’agonie de la grèce  Chaque semaine ou presque, le gouvernemenet grec est contraint d’annoncer de nouvelles meusres d’austérité. L’objectif est de convaincre l’Europe de lui verser la tranche d’aide prévue en septembre et de decider une deuxième phase de soutien financier; la tranche de septembre est donc reportée à octobre pour avis du trio BCE-UE-FMI; Pour la deuxième pase d’aide, c’est encore plus hypoyhétique. Le sort de la Grèce ne dépend plus d »elle mais de l’Europe; la Grèce ne peut plus emprunter sur le marcé ( ou alors par exemple avec un taux d’intérêt à 70% sur deux ans !). Les éventuelles nouvelles mesures d’austérité – si elles sont effectivement appliquées-n’auront pas d’effets avant des mois. Si l’Europe arrête son soutien, c’est le défaut. La question est de savoir si ce défaut peut ou non entrainer des effets de contagion; On peut encore prolonnger la vie du malade grec de quelques mois avec la perfusion fiancière mais cela ne fait qu’amplifier les interrogations et les doutes sur la solidité finacière européenne.

Le plan Emploi Obama menacé par le congrès  Obama, ce week end a clairement mis le congrès devant ses responsabilités ; Il sait en effet que son plan a peu de chances d’être adopté en l’état par les républicains. Ces derniers s’opposent en effet au financement prévu qui envisage notamment la fin des exemptions d’impôts que Bush avait décidés pour les plus aisés. Obama à par avance attaqué les républicains : «  Plus de jeux ni d’impasses. Plus de division ni de retard, Il est temps pour les gens que vous envoyez à Washington de faire passer le pays avant le parti; d’arrêter de s’inquiéter autant pour leurs emplois et de commencer à s’inquiéter davantage pour les vôtres», Obama essaye donc de contourner les républicains en tentant de s’appuyer sur l’opinion publique. Une opinion publique qui avait été très remontée lors des atermoiements pour le relèvement du plafond de la dette et la dégradation de la note américaine. L’essentiel du plan de 440 milliards repose sur une réduction de l’impôt sur les revenus de 240 milliards de dollars pour les salariés et les employeurs pour relancer la consommation et à encourager les embauches.

Europe : stagnation économique au second semestre   La Commission économique prévoit la stagnation de la croissance pour le deuxième semestre ; sur l’année la prévision du PIB  pourrait atteindre 1,6% (1,8% en 2010).On a revu à la baisse l’hypothèse de croissance pour la fin de l’année, on espère désormais à 0,2 % au troisième trimestre et 0,1% pour le quatrième trimestre. »L’économie mondiale a connu un ralentissement et les espoirs que la crise de la dette souveraine se dissipe progressivement ont été déçus. Les risques sur la croissance restent défavorables », indique la commission. Comme on le sait, ces prévisions sont toujours un peu optimistes, on devrait donc clairement s’orienter vers la stagnation en Europe. Une consolation, si on peut dire, l’inflation dans la zone euro devrait être de  2,5% sur l’année au lieu de 2.6% attendus. Pour la France, révision aussi à la baisse pour le PIB à 1,6% contre 1,8% précédemment (le gouvernement a retenu 1.75%).  Conclusion, une fin de l’année sans croissance et un début d’année 2012 encore plus difficile avec des risques sérieux de récession.   

Chômage en hausse aux Etats-Unis  L’euphorie des marchés jeudi a permis d’estomper certaines statistiques économiques décevantes aux Etats–Unis. Ainsi, Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté contre toute attente lors de la semaine au 10 septembre, à 428.000 contre 417.000 la semaine précédente. Les économistes attendaient en moyenne 410.000 inscriptions au chômage. Ces chiffres s’inscrivent dans la tendance constatée en août. En effet il n’y avait pas eu de création d’emploi en août aux Etats –Unis. Le taux de chômage est stable à 9,1%. Une stabilité  relative car surtout due à la révision en baisse  des résultats de juillet : 85 000 au lieu de 115 000 annoncés. Dans le secteur manufacturier, on  a supprimé 3.000 emplois, alors qu’on espérait 4.000 créations d’emplois après +36.000 (révisé de +24.000) en juillet. Le public a supprimé 17.000 emplois, après en avoir détruit 71.000 en juillet (révisé de -37.000). Grâce à ces révisions en baisse des chiffres du mois précédent, on est parvenu ainsi à afficher une stabilité du taux de chômage en août. Ce ne sera sans doute pas le cas en septembre, il faudra bien admettre une hausse du chômage qui préfigure sans doute une situation de récession économique pour la fin de l’année aux Etats-Unis.     

Oppositions à la BCE, au G7 et à la FED    Le flou des déclarations des autorités internationales de la semaine écoulée provient des oppositions très vives entre les partisans de l’orthodoxie  financière et les partisans de la fuite en avant.    Jürgen Stark, membre influent de la Banque centrale européenne en désaccord avec la politique de rachat d’obligations d’Etat par la banque centrale, a en effet  démissionné vendredi de la BCE. C’est une manifestation de plus des réticences allemandes vis-à-vis de la Grèce, de L’Italie et de l’Espagne. C’est le deuxième allemand, après Axel Weber, qui était gouverneur de la Bundesbank, qui démissionne pour les mêmes raisons. Ces démissions sont très révélatrices des réticences des allemands vis-à-vis de la politique de la BCE. L’Europe est de plus en plus embourbée dans les dimensions juridiques, financières et politiques de ce plan. La fragilité des décisions du 21 juillet nourrit les inquiétudes sur les banques  du fait de leur engagement excessif (autour de 500 milliards). Un plan grec qui pourrait saper le moral des investisseurs car on parle de plus en plus ouvertement d’un défaut grec voire même d’une sortie de ce pays de la zone euro. Un défaut serait évidemment catastrophique pour la Grèce d’abord et aussi pour les banques détentrices de la dette souveraine. On parle d’un impact d’environ 40% dur le PIB si la Grèce devait sortir de l’Euro et d’une dépréciation des obligations de l’ordre de 50%.  Même désaccord au sein du  G7 réuni à Marseille sous la présidence française ;  le G7  a seulement déclaré qu’il agissait de manière coordonnée pour relancer la croissance et lutter contre la crise des dettes souveraines. En réalité, c’est un communiqué pour rein On se contente d’acter la gravité de la crise et d’apporter un soutien aux mesures prises notamment le plan du 21 juillet pour le sauvetage de la Grèce ou encore le plan de 440 milliards d’Obama pour soutenir l’emploi aux Etats Unis  « Il y a désormais des signes clairs de ralentissement de la croissance mondiale. Nous sommes décidés à apporter une réponse internationale forte et coordonnée pour relever ces défis », lit-on dans le texte. On affirme aussi la détermination des banques centrales à soutenir la relance et à faire face aux besoins de liquidités notamment des banques privées. Bref encore un G7 pour rien qui n’apporte aucune solution à l’ampleur de la crise et qui n’est même pas de nature à rassurer  les marchés ; Ce G7 ne fait qu’entériner les différends actuels entre les membres.  Des désaccords du même type au sein de la FED qui conduisent Ben Bernanke à des déclarations tout aussi insignifiantes.« Une cure d’austérité trop sévère aux Etats-Unis aurait des conséquences à court terme sur la reprise, déjà erratique». On peut seulement en déduire que la FED approuve la relance, notamment celle prévue par Obama avec son plan de 440 milliards pour l’emploi, que la FED va l’appuyer avec des mesures d’assouplissement monétaires mais sans autres détail. Ben Bernanke ne peut sans doute pas en dire davantage compte tenu des oppositions qui s’expriment au sein du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC). Certains pensent en effet qu’un plan d’assouplissement de type QE3 aurait peu d’effet sur la croissance, que cela ne ferait que favoriser l’endettement et une inflation déjà inquiétante. Pour ceux là, la politique QE2 a déjà été un échec. Une politique monétaire trop laxiste et un accroissement du déficit budgétaire pourraient menacer  la notation des Etats Unis. Pour d’autres au contraire, la priorité doit être à la relance de la croissance. Un débat donc classique (comme à la BCE, comme au G7) entre les partisans d’une « certaine » orthodoxie monétaire et budgétaire et ceux qui estiment qu’il faut prioritairement  favoriser des mesures de relance économique en laissant de coté les grands équilibres. Ces contradictions, ces atermoiements ne sont guère de nature à rassurer les marchés et surtout à redonner confiance aux acteurs économiques. Il faudra sans doute encore de fortes turbulences pour convaincre les autorités internationales de prendre des mesures à la hauteur des enjeux.  L’annonce de Barroso concernant la créations d’euro-obligations va dans le bon sens, même si cela suppose un long travail de révision du traité européen;  il en est de même de nouvelles sanction prises par les ministres des finances européens à l’égard des dérives budgétaires. Enfin la décision des banques centrales de mettre à disposition des banques les liquidités nécessaires constitue un élément de détente pour les marchés.  

440 milliards pour le plan Obama      Le président Obama va consacrer environ 440 milliards pour le soutien direct rapide à l’emploi. C’est peu et c’est beaucoup. C’est évidemment peu en regard des 8 millions perdus pendant la période 2007-2009, c’est beaucoup si cela permet de redonner confiance aux acteurs dont le moral est dans les chaussettes. D’autant plus que les annonces Obama devront être acceptées par les conservateurs. Anticipant les critiques des républicains, Obama précise que le coût de ce plan sera entièrement compensé par des réductions équivalentes de dépenses. On sait que les républicains ont compliqué à l’extrême la tâche du président américain pour le relèvement du plafond de la dette. D’une certaine manière, ils ont un peu contribué avec leurs atermoiements à la dégradation de la note américaine. 

  Nouvelle stagnation du PIB en France au troisième trimestre : En annonçant seulement 0.1% au troisième trimestre pour le PIB, la Banque de France confirme que pour la deuxième fois la croissance trimestrielle connaîtra la stagnation en France. Dans l’industrie, les indicateurs restent inchangés en aout et recule pour les services pour ce même mois. Les capacités de production Se dégradent à nouveau, à 78,7% contre 79,4% en juillet, revenant au niveau de la fin 2010.On sait que les prévisions de la Banque de France sont toujours un peu optimistes, du coup il faut bien s’attendre à une stagnation au troisième trimestre.     

 OCDE: récession pour la fin de l’année L’organisation du commerce et du développement économique prévoit désormais la récession dans les pays développés pour la fin de l’année. Ce recul toucherait les pays dont la croissance est déjà faible mais aussi l’Allemagne. Du coup les prévisions de 2011 mais surtout de 2012n sont nettement revues à la baisse (par exemple moins de 1% pour la France). (Voir article)    

Emploi en France : ralentissement  Seulement 33.300 postes créés sur la période avril-juin dans les secteurs marchands, après 78.300 sur les trois premiers mois de l’année, c’est à dire une hausse de 0,2% contre 0,5% sur le trimestre précédent, d’après l’INSEE. Sur un an, l’emploi salarié marchand a augmenté de 1,1%, soit 179.200 postes créés. Sans l’intérim, Seulement  33.100 créations de postes au deuxième trimestre contre 61.600 sur janvier-mars ont été créés. Il faut surtout observer le recul dans l’industrie qui avait créé 4.300 emplois au premier trimestre, et qui en a supprimé 2.900 sur au second. Sur un an, ce sont 18.500 emplois supprimés confirmant ainsi la dégradation du secteur industriel français. La progression globale de 1.1% au second trimestre est cohérente avec le ralentissement économique et dénote même une forte perte de productivité puisque le PIB avait stagné. Une statistique également conforme avec la dégradation du chômage influencée par l’évolution de la croissance et l’évolution démographique.  

 Le ministre allemand des finances menace la Grèce et dit non aux euro-obligations  Le ministre des finances allemand a déclaré  que la Grèce ne pourra pas recevoir une nouvelle tranche d’aide internationale si le rapport  des experts (FMI, BCE et Commission européenne) n’est pas satisfaisant. . L’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) ont déjà accordé à Athènes une aide financière de 110 milliards d’euros l’année dernière, elle doit être  suivie d’une seconde aide de 109 milliards d’euros en juillet 2011. En contrepartie, les grecs doivent atteindre  les objectifs de réformes prévus en contrepartie de l’aide. Les  représentants  de l’Union européenne, du FMI et de la BCE avaient quitté la Grèce vendredi pour protester contre la lenteur des réformes promises. »La mission de la troïka doit reprendre et doit aboutir à une conclusion positive, sinon la prochaine tranche d’aide ne sera pas versée à la Grèce », a dit le ministre le ministre allemand des fiances « C’est la règle. » Une nouvelle fois, Wolfgang Schäuble a par ailleurs réitéré son opposition  à la création d’euro-obligations, il considère que ces euro-obligations constituerait en fait un encouragement au laxisme budgétaire pour les pays endettés. »C’est pourquoi je déclare haut et fort que sans modifications institutionnelles, l’introduction d’euro-obligations (…) engendrerait une solidarité factice », a-t-il déclaré.  

Barroso rassure : pas de récession en Europe.   »Nous n’anticipons pas une récession pour l’Europe. Les dernières prévisions de la Commission européenne montrent qu’il y aura une croissance, une croissance modeste il est vrai », a déclaré lundi J.M  Barroso en Australie. Barroso, inquiet des résultats du deuxième trimestre qui marque un net tassement de la croissance et surtout des derniers indicateurs de juillet et août très décevants, tente de rassurer. Pour Barroso, l’objectif est de remontre le moral aux marchés à la fois sur la croissance européenne et sur la situation financière de l’Europe. La Grèce est toujours embourbée dans la gestion de sa dette au point que cette dernière est considérée comme « hors de contrôle », l’Italie de son coté semble avoir des difficultés à finaliser son plan d’austérité, l’Espagne enfin ajoute une forte dépression économique à ses problèmes financiers ; Autant de raisons pour Barroso d’essayer de contrer les analystes qui pensent que l’Europe est grandement fragilisée à la fois par son endettement et par l’écroulement de sa croissance.     

 Trichet : l’Italie doit tenir ses engagements Le président de la BCE a fermement invité l’Italie à tenir les objectifs d’assainissement budgétaires. « C’est absolument décisif pour consolider et renforcer la qualité et la crédibilité de la stratégie italienne, ainsi que sa solvabilité », a-t-il déclaré, rappelant l’engagement de Berlusconi de combler le déficit budgétaire d’ici 2013. La BCE,  semble particulièrement inquiète de la situation italienne qui d’un certain coté rappelle celle de la Grèce. En effet le gouvernement italiens  a fait des promesses de rééquilibrage mais ne semble pas r toutes les tenir. Bref, son plan d’austérité paraît assez théorique. L’Italie, compte tenu de son endettement, risque d’être la prochaine cible des marchés. Berlusconi semble avoir entendu le message de la BCE et vient de décider mardi de durcir son plan. Une décision qui sera bien accueillie par les marchés. 

 Baisse du pouvoir d’achat en août  D’après l’enquête réalisée les 25 et 26 août. Viavoice-BPCE pour les Echos et France Info, les français pensent que leur pouvoir d’achat est en baisse. Deux Français sur trois pensent que la crise économique et financière actuelle a un impact sur leur propre situation et plus de la moitié d’entre eux s’inquiètent pour leur pouvoir d’achat.  55%  anticipent déjà une diminution de leur pouvoir d’achat au cours des trois prochains mois, soit 14 points de plus que dans l’enquête similaire réalisée en juin. Seulement 9% misent  sur  une augmentation de leur niveau de vie à court terme, quatre points de moins qu’en juin. Après les hausses de l’alimentation et de l’énergie, les inquiétudes portent désormais sur les dépenses contraintes De ce fait ils sont 33% à vouloir réduire les dépenses d’alimentation et d‘habillement et 30% à vouloir moins économiser dans les trois prochains mois. L’indice des intentions de dépenses synthétisant les résultats de cette enquête mensuelle chute ainsi de sept points à 83. Il est clair que certaines dépenses contraintes ne peuvent être réduites de manière significative, c’est le cas du logement, de l’eau, de l’électricité, des impôts, de la santé. Par contre, des réductions peuvent être opérées sur les gros postes comme l’alimentation dont les prix se sont envolés ces derniers mois notamment dans la grande distribution. Des réductions aussi sur l’énergie et en particulier sur le carburant. Du fait des hausses de ce carburant, la consommation a baissé de l’ordre de 1.5% sur un an (notons au passage que malgré la baisse du pétrole de ces dernières semaines, le prix du carburant a très peu bougé). Finalement ces hausses sont très perverses puisque faute de croissance du pouvoir d’achat, les dépenses sont diminuées. Autrement dit l’inflation rogne la croissance Pour la France, il faut en outre tenir compte de la structure particulière de la consommation par rapport aux pays voisins ;  une consommation caractérisée par l’importante des dépenses pour le transport et l’alimentation. Or on sait que la consommation a longtemps été le principal soutien de la croissance puisque  cette consommation était par exemple à l’origine des deux tiers de l’augmentation du PIB en 2010. Avec la réduction du pouvoir d’achat liée à l’inflation, le principal moteur de la croissance se bloque et le PIB ne progresse plus.     

 La Grèce menace l’Euro et la croissance Si les bourses ont dévissé vendredi, elles le doivent au recul de l’emploi aux Etats-Unis mais surtout en Europe aux craintes de plus en plus fortes vis-à-vis  d’un éventuel  défaut de la Grèce. Si la Grèce plonge, d’autres pays fragilisés par leur dette, comme l’Italie par exemple pourraient suivre. Si l’Europe se montre incapable d’assurer le sauvetage financier d’un petit pays comme le Grèce, il est évident qu’elle démontera alors qu’elle ne peut soutenir des pays aussi importants que l’Italie, l’Espagne et à fortiori la France. Du coup c’est la croissance de l’Europe et l’Euro qui est menacée (voir article)     

  Etats Unis : la récession   En dépit de quelques manipulations statistiques pour afficher une stabilité du taux de chômage à 9.1% en août, la situation de l’emploi montre que les Etats-Unis sont bien entrés dans une phase de récession. En fait, on a supprimé davantage d’emplois qu’on en a créés si on tient compte des emplois publics et privés. Les chiffres de l’emploi aux Etats-Unis sont les plus mauvais depuis ceux de septembre 2010, mois au cours duquel l’économie américaine avait détruit plus d’emplois qu’elle n’en avait créés. « Les chiffres publiés sont très décevants, ils ravivent les craintes d’un retour en récession de l’économie américaine « , a jugé Michael Hewson, analyste chez CMC Markets à Londres. (Voir article)  

L’Irlande espère une nette amélioration de son déficit budgétaire avec un retour sous les 10%, après 32% en 2010 en raison du coût du sauvetage du secteur bancaire.  Les banques du pays ont frôlé la faillite après avoir prêté à tout va pendant des années, ce qui a obligé l’Etat à les secourir au prix fort, et à négocier fin 2010 un plan d’aide de 85 milliards d’euros avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international.   Les dirigeants de la zone euro ont décidé le 21 juillet, dans le cadre du nouveau plan de sauvetage de la Grèce, que les autres pays fragiles – à savoir l’Irlande et le Portugal – bénéficieraient d’un allongement de la durée et une baisse du taux d’intérêt des sommes prêtées.  L’Irlande compte aussi beaucoup sur l’abondement du fonds de stabilité européen. »J’espère avoir que nous disposerons bientôt d’un projet de révision de l’EFSF (Fonds européen de stabilité financière) afin de pouvoir le faire approuver par le parlement d’ici fin septembre », a déclaré le gouvernement irlandais.  

    La FED pessimiste sur l’économie américaine Le compte rendu d’août de la réunion de politique monétaire de la Fed est sans ambigüité :’ »Les participants ont noté une détérioration des conditions sur le marché du travail, un ralentissement des dépenses des ménages, une baisse du moral des ménages et des entreprises et un secteur du logement toujours faible »,  Les responsables de la FED estiment que la situation économique s’est gravement  dégradée et surtout que ce tassement  allait se prolonger durablement. Il semble que des désaccords se sont fait jour lors de cette réunion, certain étant partisans d’une nouvelle action forte et rapide (exemple gérer les taux d’intérêt en intégrant l’évolution du taux de chômage, ce qui constituerait une mesure assez révolutionnaire), d’autres étant  partisans du prolongement des taux d’intérêt proches de zéro jusqu’en 2013. Dans ce contexte, Ben Bernanke, a du donc demeurer assez prudent et même énigmatique lors de la réunion des plus grands experts mondiaux. Déclarant simplement que des mesures de « stimulation monétaire » n’étaient pas exclues. Déclaration  qui avait réussi à redonner du tonus aux bourses mondiales.   

   500 niches fiscales, 100 milliards d’exemption, pourquoi ?  Un nouveau rapport officiel souligne l’incohérence des niches fiables. Ce n’est  pas le premier, Après des rapports du parlement, de la Cour des comptes, du conseil d’Etat  du ministère des finances, on constate  que le manque à gagner pour l’Etat est de l’ordre de 50 milliards pour les dispositions à efficacité très douteuse. Si toutes les niches étaient supprimées, c’est alors environ 100 milliards qui seraient concernés. (Voir article) 

 Heures supplémentaires : erreur de diagnostic  Finalement F. Fillon a décidé de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires en les plafonnant ; il rejoint donc une partie des propositions de M. Aubry qui a qualifié la défiscalisation qualifiée d’ »hérésie économique qui bloque les embauches ». Martine Aubry qui a mis en place les 35 heures (loi Aubry 1 du 13 juin 1998).ne se renie pas, on peut cependant s’interroger sur la pertinence d’une telle mesure. Si les heures supplémentaires ont été totalement défiscalisées, c’est précisément du fait du handicap de compétitivité que constituent les 35 heures. (Voir article). 

 Pour les prix Nobel, l’Allemagne sortirait de l’Euro avant la Grèce  D’après de nombreux prix Nobel d’économie réunis en Allemagne, l’Europe a besoin d’une crise avant d’engager des réformes ; Ces experts ont aussi étudié la situation des Etats-Unis et estiment qu’une nouvelle politique d’assouplissement monétaire de type QE 3 serait inutile. Pour l’Europe, ils sont unanimes pour considérer que l’intégration politique et économique est indispensable. Une intégration proche de celle des Etats-Unis. Pour eux, la zone euro peut encore s’en sortir même si de graves menaces persistent y compris la désintégration. Curieusement, ils pensent qu’en cas d’échec, ce ne sont pas les pays endettés qui quitteront l’Euro mais plutôt l’Allemagne. Les pays très endettés en quittant l’Euro verraient leur monnaie très dévaluée et l’inflation s’envoler. Ce serait exactement l’inverse pour l’Allemagne. (Voir article)  

 JACKSON HOLE, Wyoming : aveu d’impuissance  des experts Les responsables de l’économie mondiale craignent que le ralentissement de la croissance et l’aggravation de la crise de la dette ne dégénèrent en une crise beaucoup plus grave. Ils ont surtout insisté sur la crise de gouvernance reportant sur les politiques la responsabilité de la situation. Ben Bernanke, dès vendredi, avait accusé la Maison Blache et le congrès. Christine Lagarde y est allée de son couplet pour critiquer les gouvernements et réclamer la recapitalisation des banques européennes (qui va payer ?). «  Il faut qu’ils agissent maintenant » a-telle déclaré. Même son de cloche chez Angel Gurria, secrétaire général de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), « la gouvernance n’est pas dans une période très reluisante en ce moment (…), ni en Europe ni aux Etats-Unis ». En, fait les responsables monétaires ont avoué leur impuissance.  La croissance française rabotée   La situation de quasi récession qui sera constatée dès juillet contraint les experts à revoir leur copie. Les 2% de 2011 sont impossibles, on sera plus près de 1.5% Pour 2012, c’est pire, on ne pourra dépasser 2% et il faudra se contenter de 1%. A condition évidemment que le scénario catastrophe possible ne nous conduise pas à la récession pure et simple (voir scénario Fitch). Les experts sont partagés entre leur désir de se monter réaliste et pertinent et leur volonté de ne pas assombrir le paysage ; Bref, il faut tenter de prévoir mais ne pas désespérer consommateurs et investisseurs. Un exercice éthiquement et méthodologiquement difficile car on ne peut être à la fois un observateur indépendant et en même temps influencer la politique économique.   

  La règle d’or approuvée par 60% des français  Même si les français ne sont pas dupes sur le caractère politicien de la règle d’or proposée par la majorité, ils sont 60% à l’approuver. Du coup, la gauche qui y est farouchement opposée pour des raisons de tactique électorale mais aussi et c’est plus grave pour des raisons de doctrine va devoir faire évoluer sa position un peu radicale. Il s’agit d’uen appréciation de bons sens de la part des français. Il n’y aurait pas d’endettement si nous n’avions pas usé et abusé de l’emprunt pour boucher les trous. Le déficit primaire de la France (avant remboursement de la dette) est   l’un des plus inquiétants de l’Europe. Sur 12 mois, les ressources budgétaires ne couvrent que 10 mois de dépenses. Le reste nous l’empruntons. En fait nous ne remboursons pas la dette mas seulement les intérêts. Les français semblent conscients qu’il est normal d’équilibrer les comptes. Ce qui nous éviterait de dépendre maintenant entièrement des marchés financiers.      

   Montebourg  et  Lepen : même programme économique  A .Montebourg comme M. Lepen ne sont évidemment pas de grands experts économiques mais leurs programmes constituent des curiosités bien françaises, une sorte de déni des réalités économiques. A. Montebourg propose par exemple « d’effacer le surendettement des particuliers » victimes des abus du système bancaire. La mesure est séduisante et radicale, on efface tout et on recommence ? Même chose pour la dette de l’Etat, pas question de retenir le principe de l’équilibre budgétaire (la règle d’or) imposée par les marchés. Donc le contraire, faire plier les marchés en laissant dériver les dépenses budgétaires. Et pour éviter de mesurer le déficit, interdire les agences de notation. Bien entendu le retour à la retraite à 60 ans (financé sans doute par les prêts à l’étranger !).  L’objectif est la « démondialisation » financière via  le protectionnisme et l’interdiction de la spéculation (sic). Vaste programme qui surfe sur la vague des mécontentements nombreux mais contradictoires des français et qui interroge surtout sur la compétence du parti socialiste. Certes Montebourg n’est pas le PS mais c’est un dirigeant national quand même. Quelle cohérence ? Montebourg ne sera sans doute pas ministre des finances si le PS l’emporte (plus vraisemblablement ministre de la formation permanente ou des anciens combattants). Cependant on peut s’interroger sur le réalisme des propositions du PS qui promet tout et ne finance rien. En 1981, l’irresponsabilité n’avait pas duré longtemps et la rigueur s’était imposée en 82-83. Cette fois, le rêve risque de durer moins longtemps ; car les réalités financières et économiques sont là. En quelques mois, la France pourrait alors connaître le sort des grecs.      

Chute des bourses: jusqu’à quand ? Depuis la crise Grecque, certains analystes ne cessent de prévoir un rebond  (il y en aura mais cela ne changera pas la tendance baissière)  Il y a malheureusement la triste réalité de l’endettement, des déficits budgétaires, de la mollesse de la croissance et de l’emploi. Mécaniquement les déficits budgétaires ne pourront que se poursuivre et même augmenter car les mesures d’austérité à caractère structurel le plus souvent ne peuvent donner des résultats qu’à moyen et long terme. Il faudra des années et même des dizaines d’années pour apurer ces dettes colossales en Europe, comme au Japon ou encore aux Etas Unis. La question est de savoir si le temps des marchés est le temps de la gestion de la dette. Si le manque de confiance actuel se traduit en panique alors nous connaîtront un éclatement de la bulle obligataire et  une crise bancaire puisque les établissements financiers détiennent la plus grande partie de ces actifs pourris. Au-delà on pourrait aboutir à une crise affectant la totalité du système financier.  Conséquence : un ralentissement de la croissance économique pendant plusieurs années qui ne fera que renforcer l’insolvabilité des pays endettés. La crise ne fait que commencer.     

Un gouvernement européen sans politique budgétaire,  sans politique monétaire, sans politique fiscale, sans politique économique  La politique des petits pas de l’Europe se caractérise par des atermoiements qui finalement vont coûter très cher. Après la rencontre Merkel-Sarkozy, le principe d’une gouvernance européenne pourrait être acquis mais sans les moyens. Pas de politique budgétaire, pas de politique fiscale,  pas de politique monétaire, pas de politique économique. Seulement sans doute la recommandation de la règle d’or pour les budgets mais pas de sanctions si elle n’est pas respectée. Les critères de convergences, qui eux existent (notamment pas de déficit supérieur à 3% du PIB et pas d’endettement supérieurs à 60% du PIB), ne sont nullement appliqués, Pourquoi une nouvelle recommandation le serait elle mieux. La seule manière de sortir l’Europe du bourbier dans le quel elle s’enfonce serait de prendre deux orientations indissociables : d’une part créer des obligations européennes pour gérer la dette d’autre part contraindre  les budgets s nationaux à l’équilibre en les soumettant à une autorité européenne. Bref une vraie révolution vers l’intégration. Malheureusement aujourd’hui les allemands hésitent entre cette intégration  et la sortie de l’euro des pays trop laxistes. Ces hésitations, ces atermoiements pèsent négativement sur la croissance et l’Allemagne elle-même  (dont le principal marché est l’Europe) se retrouve du coup affaiblie économiquement et financièrement.  A la décharge des allemands, le discours français ambigu qui n’annonce pas clairement l’abandon de la souveraineté budgétaire et ses conséquences nécessairement douloureuses.  Visiblement les responsables européens, l’Allemagne comme la France, ne prennent pas la mesure de l’ampleur de la crise et de son accélération. Les réactions sont trop tardives et inadaptées à la situation.      Deuxième phase de la crise  Cette fois ce n’est plus seulement la dette qui inquiète mais la stagnation économique qui s’installe partout en Europe. Les budgets des États vont donc se dégrader fortement et les dettes enfler. Plus question d’imaginer que les dettes des pays très endettés pourront être remboursées, il y aura des défauts au moins partiels. Les valeurs financières vont nécessairement accuser le coup surtout les banques françaises très exposées. C’est donc une deuxième phase de la crise qui commence avec une crise obligataire, une crise financière et maintenant une crise économique. La bourse américaine a tiré la première les conséquences de cette situation en se positionnant à la baisse. Une bourse déçue par la rencontre Merkel-Sarkozy et par des déclarations de ce dernier peu crédibles sur le rétablissement de l’équilibre budgétaire de la France.  


La croissance allemande presque dans le rouge   La croissance allemande au second trimestre vient de décevoir, elle est annoncée à +0.1% contre +1.3% pour le premier. L’Allemagne s’inscrit donc dans la baisse générale de l’activité mondiale et surtout européenne. Il est clair que sur la tendance, nous allons vers la stagnation économique. Pas de quoi se réjouir au moment de la crise de la dette. En effet, un tel ralentissement va complètement bouleverser les prévisions budgétaires de tous les pays en particulier celles de la France (qui s’apprête à réviser officiellement le PIB à la baisse). De ce fait,  les dettes ne peuvent que s’aggraver et inquiéter encore davantage les marchés financiers. Mécaniquement, la solvabilité des pays très endettés se détériorent encore et les agences de notation vont devoir abandonner le discours un peu optimistes de ces derniers jours en particulier sur la France et les Etats-Unis ; L’Italie et l’Espagne devraient être les prochaines cibles ; quant à la Grèce le plan, pourtant très couteux de juillet,  est déjà obsolète avant d’être appliqué. La stagnation inévitable pour le fin 2011 et pour 2012 va nécessairement tirer les marchés boursiers vers le bas car les résultats des entreprises seront affectés par l’écroulement de l’activité économique.      

 Fruits légumes : l’absence de politique européenne  La profession des producteurs de fruits et légumes demande au gouvernement un plan de sauvetage  pour la filière. Confrontés à la concurrence européenne, notamment espagnole, les producteurs souffrent d’un manque évident de compétitivité. Un manque de compétitivité provenant essentiellement de la  lourdeur des charges sociales en France. La fiscalité notamment plombe les coûts à un moment où du fait de la température la demande se fait plus rare. Un exemple de plus de l’absence de politique européenne qui se réduit en fait à un simple espace d’échanges sans régulation véritable. Pour les tomates par exemple, le prix de vente varie  de à 30 à 60 centimes le kilo, alors que le coût de production s’élève à 80 centimes. Il en est de même pour nombre d’autres fruits et légumes français. Pour des raisons structurelles liées surtout au coût de la main-d’œuvre mais aussi aux normes sanitaires françaises, le coût des  produits français est plus élevé que celui des pays du sud de la France, avantagés par ailleurs en début de saison par le climat plus favorable. S’y ajoutent des raisons plus conjoncturelles, le fait notamment que les productions françaises sont en avance de l’ordre d’un mois sur le calendrier et viennent sur le marché en même temps que certaines productions étrangères  traditionnellement plus précoces ;  par ailleurs le mauvais temps de juillet et de début août n’a pas favorisé la demande de ces produits frais. Pour l’ensemble de ces motifs, l’écart entre les prix et les couts de la filière est en moyenne de l’ordre de 20% en France. Une situation qui ne pourra durer, elle affaiblit actuellement les trésoreries mais surtout met durablement en péril l’équilibre financier des exploitations. Ajoutons enfin que certaines productions hors Europe, en provenance du Maghreb notamment prennent parfois frauduleusement le label européen après réexportation. Ce détournement des règles douanières n’est cependant pas spécifique à la filière fruits et légumes. Dans le transport par exemple, on ne se gène pas pour recourir à transport non européen pour effectuer en toute illégalité du trafic interne à l’union économique. Là, comme pour la filière fruits et légumes,  la régulation demeure virtuelle. Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons des délocalisations agricoles bien sûres mais aussi industrielles et même de services. Tout cela se paie en emplois supprimés,  en croissance affaiblie et finalement mécaniquement en augmentation de dette publique.    La tempête financière va continuer     Après la première phase du krach financier, on s’interroge sur ce que pourrait être la seconde. Or tout indique que l’Europe, le G7,le G20, le FMI sont impuissants à apporter des réponses satisfaisantes et que la chute va continuer. Le marché n’a plus confiance dans la parole des gouvernements et des banques centrales. Pas même dans la parole de beaucoup d’économistes qui critiquent  « curieusement ».  L’évaluation des agences de notation. Or les investisseurs sont désormais convaincus de l’insolvabilité des grands pays endettés. Sil n’y a pas défaut de ces pays, ces investisseurs seront remboursés en monnaie de singe via l’inflation. La tempête financière va donc continuer même si des rebonds techniques limitent temporairement la chute.    

 Poursuite du krach   Les bourses dévissent, la croissance se tasse partout,  l’inflation monte avec les taux d’intérêt et surtout le risque d’un éclatement de la bulle obligataire alimente touts les craintes. De plus en plus d’experts considèrent qu’un Krach obligataire mondial devient inévitable avec la montée des dettes des États. Jusqu’alors on s’était surtout inquiété des dettes des petits pays comme la Grèce ou L’Irlande. Avec les menaces qui pèsent désormais sur l’Italie, sur les Etats unis (contraints de relever leur plafond de dette) et maintenant sur la chine, c’est toute la planète qui pourrait connaitre un tsunami financier surtout si comme cela se précise la croissance se tasse et l’inflation se met à galoper. Les taux d’endettement (% sur PIB) deviennent en effet pharaonique 182% pour le Japon, 150% pour la Grèce, officiellement 36% pour la Chine mais en réalité près du double, de l’ordre de 90% pour le Royaume Uni, 86% pour la France autant sans doute pour l’Allemagne en 2011. Presque toutes les grandes zones économiques sont touchées ; tous les grands pays européens sont concernés. En fait le monde vit à crédit et hypothèque sa richesse à venir. Une richesse qui n’est pas certaine avec le ralentissement de la croissance et qui est laminée par l’inflation. Un Krach obligataire serait dramatique pour les banques, les assurances et bien sûr les épargnants. Il aurait le même effet que la dernière crise financière des subprimes et pourrait en outre se doubler d’une crise monétaire qui mettrait à mal la croissance pendant plusieurs années.    

 Présentation      Ce site fournit des informations et des études prospectives sur les transports et l’environnement en articulant les problématiques économique, environnementale et sociétale. Une des caractéristiques de la crise est de présenter un caractère systémique aux interactions complexes et multiples. L’étude trop fragmentée des phénomènes constitue un des facteurs explicatifs essentiels  de l’incompréhension des transformations structurelles que nous vivons. Plus les connaissances se développent et plus elles s’isolent dans leurs domaines sectoriels respectifs favorisant ainsi une perte de cohérence globale. A cela, s’ajoutent bien entendu l’influence des groupes de pression et le corporatisme des chercheurs eux-mêmes. L’indépendance et la pertinence de l’information constituent un enjeu stratégique pour comprendre les mutations actuelles et au-delà pour les maîtriser.  Ce site est réalisé sous la direction de  G.Bessay*          

 *G.Bessay      

 .Ingénieur expert consultant international
.Président de l’institut prospective transport
.Président de l’institut développement transport.
 

 .Ancien président du comité d’orientation du service économique du ministère des transports (OEST)
.Ancien vice-président du conseil national des transports 

 .Ancien président de groupe du PREDIT (programme interministériel de recherche)
.Ancien président de l’IFRET (institut fer-route-études transport)
.Ancien président du groupe transport du plan (ministère du plan) 

.Fondateur de l’association nationale des consultants transports      

 .Ancien membre des conseils scientifiques de l’école nationale des ingénieurs des travaux publics (ENTPE), du laboratoire d’économie des transports (Université Lyon2) et du Comité National Routier       

.Ancien membre du conseil supérieur de l’aviation marchande   . officier de la légion d’honneur    .officier de l’ordre national du  mérite

LE FMI envisage une décennie de crise mondiale

LE FMI envisage une décennie de crise mondiale  Le Fonds monétaire international, par la voix de C. Lagarde en déplacement en Chine, a estimé que la crise de la dette menaçait l’économie mondiale d’une « décennie perdue », une expression utilisée par les économistes pour décrire la situation du Japon depuis les années 1990, conjuguant croissance faible, déflation et endettement massif. « Nous avons le sentiment que si nous n’agissons pas avec audace et si nous n’agissons pas ensemble, l’économie du monde entier court le risque d’une spirale d’incertitude, d’instabilité financière et d’un effondrement potentiel de la demande mondiale », a indiqué Christine Lagarde. La crise qui se prépare sera donc comparable à celle de 1929. En effet pour les Etats- Unis comme pour la France, il avait fallu une dizaine d’année pour retrouver le niveau d’activités économiques de 1929. On connaît la prudence des institutions, si le FMI pense que la crise mondiale peut durer 10 ans, c’est sans doute qu’il s’agit là d’un laps de temps minimum. Il faudra en effet au moins une voire deux décennies pour rembourser les dettes acculées par exemple par la France depuis 35 ans ; Le dernier rapport de la cour des comptes résume la situation ainsi  « La France a des ressources fiscales pour assumer 10 mois par an de dépenses, le reste, elle  l’emprunte ! » C’est donc bien environ 15% de ressources supplémentaires qu’il faut trouver d’une manière ou d’une autre (et sans doute pas par combinaison de toutes). 15% pour seulement équilibrer le budget qui n’est pas même en équilibre hors dette ;Il faudra bien entendu rembourser les 2000 milliards officiels de dettes ( qui ne comprennent pas le dettes dissimulées dans le hors bilan comme les retraites soit de l’ordre de 1000 milliards au moins car il faut compter avec le futur déséquilibre actifs-retraités) ; 50 milliards seront consacrés à la dette en 2012 sans espoir de la faire diminuer compte tenu d’une part d’une récession probable et de la montée des taux d’intérêt.  La dette actuelle étant grossièrement de l’ordre de 2000 milliards (on peut ergoter sur ce montant  du fait d’approches comptables différentes) soit  à peu près l’équivalent du PIB en 2011. Cela représente donc de l’ordre de 100% du PIB Or il faut rappeler que nos prélèvements obligatoires sont déjà de l‘ordre de 50% (là aussi on peut ergoter sur le taux) ; il sera donc difficile d’augmenter de manière significative la fiscalité sans tuer la compétitivité. La compétitivité française déjà plombée par la fiscalité n’y résisterait pas et la croissance en serait gravement affectée. A cet égard le solde de nos échanges extérieurs atteindra le record de 80 milliards d’euros en 2011 et c’est sans doute là le déséquilibre structurel le plus dramatique pour le pays. Certains comptent sur la reprise de la croissance et donc les ressources fiscales à venir. Or depuis plusieurs dizaines d’années, ce taux de croissance tourne autour de 2% par an en moyenne. On ne voit pas pourquoi, brusquement ce taux évoluerait à la hausse compte tenu de l’émergence des nouveaux pôles économiques mondiaux. On peut même craindre une baisse pour n’atteindre que 1% en moyenne, ce qui ne serait déjà pas un mauvais résultat compte tenu de la crise. Il faut en effet prendre en compte que nous allons connaître une période forte récession donc une croissance négative pendant plusieurs années. Il s’agira des conséquences de la crise obligataire, de la hausse des taux d’intérêt, du ralentissement des échanges mondiaux, de la baisse de la consommation intérieure et du chômage. Comme l’indique le FMI une dizaine d’années  seront nécessaires pour nous redresser comme en 1929 mais il faudra encore une dizaine d’années pour retrouver une croissance satisfaisante.  

La faillite de la gouvernance va faire plonger l’Europe

La faillite de la gouvernance va faire plonger l’Europe

 

Indiscutablement la dette constitue l’un des facteurs explicatifs de la crise européenne. Elle en est largement à l’origine. Aujourd’hui, les marchés sanctionnent le continent ; Après la Grèce, le Portugal, l’Irlande, c’est maintenant l’Italie, sans doute demain la France. Une sanction donc à l’égard de la situation financière mais sans doute encore davantage une sanction à l’égard de la gouvernance européenne. En bref, l’Europe n’est plus crédible ; Vu de l’extérieur du continent il y a des raisons objectives à cela. Sur la période récente, il y a d’abord eu la rencontre Merkel-Sarkozy qui en fait pouvait se résumer de la manière suivante «  on fera ce qu’il faut », formule ambiguë pour dissimuler les divergences entre les deux pays. Ensuite le sommet européen, très flou et dont l’application plus que laborieuse démontre le caractère boiteux fait pour gagner du temps; pourtant là, la France s’était alignée sur les positions allemandes. Cet accord européen n’a pas résisté à quelques semaines d’analyse un peu sérieuse. Premier problème la Grèce, on convient avec beaucoup de retard que ce pays ne pourra jamais rembourser sa dette (ce qui était prévisible depuis des mois) et la décote est imposée aux banques. Cela suppose parallèlement une vraie politique de rigueur en Grèce. Malheureusement après le départ de Papandréou, on ne sait toujours pas quelle sera la composition du gouvernement, ni son chef, donc la réelle volonté de réaliser les reformes qui s’imposent. Pour les autres aspects de l’accord européen, c’est toujours le flou. D’abord sur le dispositif central pour faire front à la dette à savoir le FESF ; Là on ne sait toujours pas quelle sera la puissance de frappe, sa nature et son application. Les ministres des finances viennent de reporter la décision à fin novembre car les divergences sont trop importantes. Ce fonds, qui devait être opérationnel début décembre, ne le sera pas au mieux avant janvier. Alors qu’on avait parlé d’une force de rappel de 2000, de 4000 milliards et finalement de 1000 milliards en fait on dispose aujourd’hui moins de 250 milliards. En attendant la BCE tente tant bien que mal de prendre le relai. Mais là aussi il y a une divergence complète entre le nouveau président qui affirme vouloir continuer ses interventions sur le marché secondaire et l’Allemagne qui refuse ce rôle à la BCE (ce qui est conforme aux statuts actuels). En matière de recapitalisation des banques, là aussi on repousse d’un mois les décisions car les divergences sont tout aussi  importantes. Même sur la taxe sur les transactions financières, c’est aussi la cacophonie.  Bref vue de l’extérieur, on se demande vraiment si l’Europe existe, si elle est gouvernée et si elle est même capable d’appliquer le peu de décision qu’elle prend. C’est la crédibilité politique qui est en cause. Non seulement l’Europe agit trop peu et trop tard mais elle ne tient pas même les engagements qu’elle prend. Pas étonnant qu’aucun autre pays du G20 n’ait voulu s’engager pour soutenir directement l’Europe qui à leurs yeux est une entité peu fiable et finalement virtuelle. On pourrait objecter justement que la situation d’autres zones est aussi préoccupante notamment aux Etats-Unis où globalement les fondamentaux financiers sont encore plus dégradés qu’en Europe. Avec une différence majeure, l’existence d’une gouvernance. La crédibilité interne des Etats européens n’est pas plus assurée que celle de l’Europe. Il est difficile de comprendre les atermoiements en Grèce, en Italie pour former des gouvernements. En attendant les petites arrangements politiques, les taux des emprunts augmentent jusqu’à une limite qui ne sera pas longtemps soutenable en particulier en Italie puisqu’on a franchi la barre des 7%. On ne peut non plus comprendre cette politique des petits pas en France avec des révisions budgétaires qui ne sont pas du tout à la hauteur des enjeux. La récente révision budgétaire va se révéler évidemment obsolète au regard de la récession très proche. Une troisième révision va s’imposer d’ici la fin de l’année. Même l’Allemagne dont la gestion est la plus rigoureuse n’est pas exempte de reproches. Ce pays alterne en effet entre sa volonté de sauver la zone euro et l’UE et sa tentation d’en sortir ; les déclarations contradictoires entre son ministre des finances Schäuble et A. Merkel en témoignent. En outre comme l’a rappelé Barroso, la faillite de l’Europe aura des conséquences dramatiques  sur l’Allemagne elle-même et sur sa situation économique, financière et sociale. L’Allemagne malheureusement seul grand pays à peu près crédible n’assume pas le leadership qui devrait être le sien. La France de son coté est désormais trop discréditée pour le faire. Dernier point, le manque d’indépendance et de pertinence des observateurs En France en particulier où les instituts et les économistes sont trop liés soit au pouvoir politique soit au pouvoir financier ( soit les deux). Un manque de pertinence et de courage trop souvent justifié par le souhait de ne pas désespérer les marchés qui ne sont pas dupes. Ainsi en France, les analystes parlent surtout de la crise grecque et Italienne mais minimisent la crise française en omettant par exemple le fait que les taux français sont très attaqués puisque nous empruntons actuellement 1.50% plus cher que l’Allemagne (spread record). Conclusion : c’est vraiment la crédibilité qui est en cause en Europe, crédibilité financière bien évidemment, crédibilité politique et même crédibilité intellectuelle.

LE FMI envisage une décennie de crise mondiale

LE FMI envisage une décennie de crise mondiale 

Le Fonds monétaire international, par la voix de C. Lagarde en déplacement en Chine, a estimé que la crise de la dette menaçait l’économie mondiale d’une « décennie perdue », une expression utilisée par les économistes pour décrire la situation du Japon depuis les années 1990, conjuguant croissance faible, déflation et endettement massif. « Nous avons le sentiment que si nous n’agissons pas avec audace et si nous n’agissons pas ensemble, l’économie du monde entier court le risque d’une spirale d’incertitude, d’instabilité financière et d’un effondrement potentiel de la demande mondiale », a indiqué Christine Lagarde. La crise qui se prépare sera donc comparable à celle de 1929. En effet pour les Etats- Unis comme pour la France, il avait fallu une dizaine d’année pour retrouver le niveau d’activités économiques de 1929. On connaît la prudence des institutions, si le FMI pense que la crise mondiale peut durer 10 ans, c’est sans doute qu’il s’agit là d’un laps de temps minimum. Il faudra en effet au moins une voire deux décennies pour rembourser les dettes acculées par exemple par la France depuis 35 ans ; Le dernier rapport de la cour des comptes résume la situation ainsi  « La France a des ressources fiscales pour assumer 10 mois par an de dépenses, le reste, elle  l’emprunte ! » C’est donc bien environ 15% de ressources supplémentaires qu’il faut trouver d’une manière ou d’une autre (et sans doute pas par combinaison de toutes). 15% pour seulement équilibrer le budget qui n’est pas même en équilibre hors dette ;Il faudra bien entendu rembourser les 2000 milliards officiels de dettes ( qui ne comprennent pas le dettes dissimulées dans le hors bilan comme les retraites soit de l’ordre de 1000 milliards au moins car il faut compter avec le futur déséquilibre actifs-retraités) ; 50 milliards seront consacrés à la dette en 2012 sans espoir de la faire diminuer compte tenu d’une part d’une récession probable et de la montée des taux d’intérêt.  La dette actuelle étant grossièrement de l’ordre de 2000 milliards (on peut ergoter sur ce montant  du fait d’approches comptables différentes) soit  à peu près l’équivalent du PIB en 2011. Cela représente donc de l’ordre de 100% du PIB Or il faut rappeler que nos prélèvements obligatoires sont déjà de l‘ordre de 50% (là aussi on peut ergoter sur le taux) ; il sera donc difficile d’augmenter de manière significative la fiscalité sans tuer la compétitivité. La compétitivité française déjà plombée par la fiscalité n’y résisterait pas et la croissance en serait gravement affectée. A cet égard le solde de nos échanges extérieurs atteindra le record de 80 milliards d’euros en 2011 et c’est sans doute là le déséquilibre structurel le plus dramatique pour le pays. Certains comptent sur la reprise de la croissance et donc les ressources fiscales à venir. Or depuis plusieurs dizaines d’années, ce taux de croissance tourne autour de 2% par an en moyenne. On ne voit pas pourquoi, brusquement ce taux évoluerait à la hausse compte tenu de l’émergence des nouveaux pôles économiques mondiaux. On peut même craindre une baisse pour n’atteindre que 1% en moyenne, ce qui ne serait déjà pas un mauvais résultat compte tenu de la crise. Il faut en effet prendre en compte que nous allons connaître une période forte récession donc une croissance négative pendant plusieurs années. Il s’agira des conséquences de la crise obligataire, de la hausse des taux d’intérêt, du ralentissement des échanges mondiaux, de la baisse de la consommation intérieure et du chômage. Comme l’indique le FMI une dizaine d’années  seront nécessaires pour nous redresser comme en 1929 mais il faudra encore une dizaine d’années pour retrouver une croissance satisfaisante.  

 

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