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Archive mensuelle de octobre 2011

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Après l’Italie et l’Espagne, dégradation de la note de la France ?

Après  l’Italie et  l’Espagne, dégradation de la note de la France ?  Nouvelles dégradation en Europe, avec  un cran pour l’Italie et deux crans pour l’Espagne. La note de l’Italie a été ramenée de AA- à A+ et celle de l’Espagne de AA+ à AA-. La perspective des deux pays est négative, ce qui laisse envisager de nouveaux déclassements. Motif : l’aggravation des déséquilibres budgétaires sur fond de crise européenne. L’Italie a déjà été déclassée récemment par Moody’s et Standard & Poor’s. Fitch a par ailleurs annoncé vendredi qu’elle maintenait le Portugal sous surveillance avec implication négative Le Portugal est noté BBB- par l’agence. Concernant ce dernier pays, la Commission européenne enverra  une équipe d’experts pour aider les autorités à réorienter les fonds de l’Union européenne vers les réformes économiques convenues avec la troïka (UE, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne). L’euro a reculé à l’annonce des déclassements, tout comme Wall Street. Les analystes disent toutefois que la décision sur l’Italie était tout à fait prévisible. Les décisions des agences ont notamment pour objet d’exercer une pression supplémentaire sur les gouvernements pour qu’ils amplifient les réformes structurelles. C’est bien ce que prévoit l’Italie mis on fait peu de crédit à la coalition politique au pouvoir tellement elle est maintenant divisée et affaiblie. En Espagne, la dette concerne surtout les régions autonomes qui agissent de manière assez disparates et pas à la hauteur de l’endettement. Les réactions à ces dégradations sont différentes en Italie et en Espagne. »Nous respectons cette décision mais nous la contestons », a dit un porte-parole du ministère de l’Economie espagnol. Le ministre des Affaires étrangères italien Franco Frattini a été moins diplomatique, estimant que les « marchés n’ont pas grand chose à faire de Fitch, Moody’s et compagnie ». Une réaction qui témoigne du climat de fin de règne en Italie. Certes, on peut contester le rôle des agences mais il faut cependant observer qu’elles n’ont aucun pouvoir de décision. Leur rôle est dévaluer les risques et d’informer les marchés. L’ampleur de la dette italienne qui dépasse les 120% du PIB met ce pays entièrement dans les mains du marché et donc aussi des agences. Si les marchés devaient réagir très négativement vis-à-vis de l’Italie ou e l’Espagne, l’Europe n’aurait pas les moyens de soutenir des pays de cette dimension. La contagion pourrait alors atteindre d’autres pays, le prochain pourrait être la France. En Effet, en dépit des déclarations du gouvernement sur la maîtrise des déficits, le très net tassement de la décroissance tant fin 2011 qu’en 2012 va remettre en cause les objectifs de réduction de la dette. A moins de nouvelles réductions drastiques des dépenses, les conditions pourraient être réunies pour que la notation de la France soit menacée vers le début de 2012. Rappelons en effet que la croissance française qui sera autour de 1.6% en 2011 et en dessous de 1% en 2012 remet en question les objectifs de rééquilibrage budgétaire. L’équilibre budgétaire promis en 2013 est renvoyé à 2015-2017 et nous allons dépasser les 90% d’endettement en 2012, année qui va stériliser l’action gouvernementale du fait des élections. 

INSEE : croissance zéro au quatrième trimestre

INSEE : croissance zéro au quatrième trimestre 

 

On attend un rebond insignifiant de la croissance au troisième trimestre en France d’après l’Institut national de la statistique qui prévoit 0.3%pour juillet-septembre et une croissance nulle pour les trois derniers mois de l’année. Il y a trois mois, il tablait encore pour une hausse de 0,5% pour chacun des deux derniers trimestres. En fait, d’après toutes les enquêtes de conjoncture, on est déjà entrée dans la récession et les prévisions de l’INSEE sont très optimistes. L’INSEE est contraint de ne pas s’éloigner de la prévision du gouvernement de 1.75% de croissance du PIB pour 2011 et annonce donc 1.7% pour 2011. En réalité on sera en dessous de 1.5%. L’acquis de croissance sera nul voire négatif pour 2012. Sur l’ensemble de l’Europe, ce sera la stagnation, voire la récession au 3ème et quatrième trimestre. »Le scénario a changé », résume Sandrine Duchêne, chef du département de la Conjoncture de l’Insee. Et la nouvelle version est nettement plus noire que la précédente. Car si le redémarrage de l’économie japonaise a soutenu le commerce mondial au troisième trimestre, le climat des affaires s’est nettement dégradé depuis le printemps, coupant l’élan dont bénéficiaient les économies avancées. L’Insee anticipe ainsi une rechute de 0,7% de la production manufacturière sur les trois derniers mois de l’année après une stabilité sur juillet-septembre, ainsi que 24.000 créations de postes dans les secteurs marchands au second semestre, soit près de cinq fois moins qu’au premier semestre (112.000).Ce déficit d’emplois ferait remonter le chômage à 9,2% de la population active en métropole en fin d’année, effaçant les gains des deuxième et troisième trimestres. Là encore les prévisions du chômage sont optimistes et on pourrait être proche de 9.5% Cette absence de croissance est liée au fait que la consommation n’es plus le moteur de l’économie, que les investissements se tassent et que le commerce extérieur s’effondre (75 milliards de déficit pré vu en 2011). Sandrine Duchêne insiste surtout sur les risques liés aux tensions sur les marchés interbancaires. « Au regard de ces niveaux de tension, on est sur un niveau pré-Lehman Brothers » Autant dire que nous sommes au bord de l’explosion du système financier ; la conjoncture souffre évidemment de l’environnement financier qui nourrit l’inquiétude et l’attentisme. Du coup la prévision budgétaire et de réduction de la dette pour 2011 et surtout pour2012 sont obsolètes. De quoi inquiéter les marchés surtout si les atermoiements continuent vis-à-vis de la Grèce. 

Standard & Poor’s prévoit la récession en Europe

Standard & Poor’s prévoit la récession en Europe 

Selon Standard & Poor’s une récession de l’Europe de l’Ouest en 2012 est possible. L’agence a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro et pour la Grande-Bretagne en 2012 et met en garde contre le risque d’une rechute dans la récession. Dans une analyse, publiée mardi 4 octobre, l’agence explique toutefois que celui-ci peut être évité si la consommation se maintient en Allemagne et en France et si on poursuit les programmes de soutien monétaires&P tablerait alors  sur une croissance de 1,1 % dans la zone euro en 2012, contre 1,5 % jusqu’ici, et de 1,7 % au Royaume-Uni, contre 1,8 % précédemment. Ces révisions s’expliquent par la crise de confiance qui secoue les marchés et le ralentissement de l’activité aux Etats-Unis, explique-t-elle dans son analyse. Au sein de la zone euro, elle estime que la croissance allemande ne sera que de 1,5 % en 2012 (contre 2 % prévus), tandis que celle de la France sera de 1,3 % (contre 1,7 % jusqu’ici). Pour sa part, l’Italie devrait voir son économie croître de 0,5 % en 2012, contre 0,8 % prévus jusqu’ici par S&P. Ces perspectives sont renforcées par le ralentissement de l’activité aux Etats-Unis, où S&P a également revu à la baisse, en septembre, ses prévisions de croissance, désormais estimées à 1,9 % en 2012 et 2,2 % en 2013 (contre respectivement 2,4 et 2,6 % jusqu’ici), ce qui ne va pas manquer d’avoir d’importantes répercussions sur le commerce extérieur de l’Europe. Conséquences en chaîne : ce ralentissement américain va inévitablement avoir un effet négatif sur les exportations des pays émergents, qui, à leur tour, vont pénaliser les importations en provenance d’Europe, estime S&P. En fait , les prévisions de petites croissances reposent essentiellement donc sur le maintien des consommations internes. Il est clair qu’avec environ 1% de croissance, le chômage va continuer de nettement se dégrader en Europe, ce qui va peser sur le moral (et les équilibres financiers publics), on voit mal la croissance pourrait reposer sur ces consommations déjà atones. (En France notamment). Du coup la perspective de récession en 2012 en Europe n’est plus à écarter.  

 

D’après l’Expansion, la France est déjà entrée en récession depuis la fin de l’été

D’après l’Expansion, la France est déjà entrée en récession depuis la fin de l’été

 

 

D’après le Centre de prévisions de l’Expansion, la France est entrée en récession.au vu des indicateurs avancés qu’il a compilés. Il y a quelques jours, l’Insee annonçait que la croissance au deuxième trimestre avait été nulle et début septembre, la Banque de France révisait sa prévision pour le troisième trimestre avec un chiffre à peine positif puisqu’elle table sur une progression de 0,1 %. Au regard de tous les indicateurs, on ne voit pas comment la croissance pourrait être positive. D’après l’enquête MARKIT auprès des directeurs d’achat, l’activité manufacturière a reculé en France en août. La croissance du troisième trimestre s’annonce très faible voire inexistante. L’indice de l’industrie manufacturière chute à 49,3 et repasse pour la première fois depuis juillet 2009 sous le seuil de 50 annonçant ainsi la contraction. Les commandes des entreprises françaises (industrie et services confondus) ont enregistré en août leur plus faible croissance depuis deux ans. Dans les services, la composante des anticipations des chefs d’entreprises accuse une baisse de plus de cinq points d’un mois sur l’autre. “Les industriels sont confrontés à la contraction de la production et des carnets de commandes au moment même où la confiance recule dans le secteur des services”, a déclaré à Reuters Chris Williamson, chef économiste de Markit. Du coup la croissance française au troisième trimestre pourrait confirmer la stagnation voire la récession. Pour l’Expansion ne prévoit aucune croissance. L’Expansion n’a pas pour habitude de verser dans le pessimisme, ces prévisions sont donc d’autant plus inquiétantes car elles remettent en causes tous les fragiles équilibres des comptes publics prévus. A commencer par le déficit du budget mais évidemment aussi l’ampleur de la dette. Tout cela ne pouvant qu’alimenter les doutes sur la solvabilité du pays.

L’inflation européenne va condamner la baisse des taux

L’inflation européenne va condamner la baisse des taux  Alors qu’on s’attendait à un ralentissement de l’inflation du fait du tassement de l’activité mondiale, l’inflation dans la zone euro en septembre. atteint à 3% contre 2,5% le mois précédent, selon Eurostat, soit le plus haut niveau depuis 35 mois. Le chiffre dépasse largement les attentes du marché: les analystes interrogés par l’agence Dow Jones Newswires tablaient sur une stabilisation de l’inflation à 2,5%.Cette inflation serait due essentiellement à la hausse des prix énergétiques et de l’habillement. L’accélération de l’inflation en zone euro semble logique alors que l’Allemagne a connu en septembre une poussée à 2,6%. Même chose en Espagne où le rythme de l’inflation a augmenté à 3%, après 2,7% en août. La hausse des prix à la consommation reste pour la dixième fois consécutive au-dessus du seuil de 2% visé à moyen terme par la BCE. Du coup, il n’est plus certain que la BCE envisage de réduire ses taux. Gardienne de la stabilité des prix en zone euro, la BCE vise sur le moyen terme une inflation légèrement inférieure à 2%. Pour juguler les pressions inflationnistes naissantes, elle a avait relevé deux fois cette année son principal taux directeur, qui est désormais fixé à 1,50%.Mais face à des craintes de récession en Europe, l’Autrichien Ewald Nowotny, n’a pas exclu cette semaine des baisses de taux directeurs dans la zone euro. Avec la montée de l’inflation et compte tenu de l’orthodoxie de la BCE, il n’est plus du tout certain que la BCE décide de diminuer ses taux cette semaine. Ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle pour le soutien de la croissance. De toute manière, les membres de la BCE étaient déjà très divisés sur cette éventuelle baisse et on peut supposer que l’Allemagne va s’y opposer car elle craint par dessus tout une reprise de l’inflation. En France, jusque là les prix s’étaient montrés plus sages. En août 2011, l’indice des prix à la consommation (IPC) est en hausse de 0,5 %, après une baisse de 0,4 % au en juillet. Sur un an, il augmente de 2,2 %. Hors tabac, l’indice est également en hausse de 0,5 % en août 2011 (+2,2 % sur un an). Corrigé des variations saisonnières (CVS), l’IPC s’accroît de 0,4 % (+2,2 % sur un an). La hausse de l’IPC du mois d’août provenait essentiellement de l’accroissement des prix des produits manufacturés à la fin des soldes d’été. Elle traduit aussi le renchérissement, également saisonnier, des services liés au tourisme. Enfin, les prix de l’énergie sont en hausse, à la fois en raison de l’augmentation des prix de l’électricité et du léger accroissement des prix des produits pétroliers. Ces hausses sont atténuées par le recul saisonnier des prix des produits frais et par la diminution, traditionnelle au mois d’août, des prix des services de santé .A noter aussi qu’en été, l’Insee relève traditionnellement nettement moins de prix que les autres mois de l’année, d’où un biais méthodologique. Reste à savoir quelle sera la tendance française en septembre. L’inflation pourrait aussi être affectée par la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation. Avec Une croissance atone et une inflation excessive, l’Europe cumule deux handicaps dont elle n’a pourtant pas besoin. 

D’après l’Expansion, la France est déjà entrée en récession depuis la fin de l’été

D’après l’Expansion, la France est déjà entrée en récession depuis la fin de l’été

 

 

D’après le Centre de prévisions de l’Expansion, la France est entrée en récession.au vu des indicateurs avancés qu’il a compilés. Il y a quelques jours, l’Insee annonçait que la croissance au deuxième trimestre avait été nulle et début septembre, la Banque de France révisait sa prévision pour le troisième trimestre avec un chiffre à peine positif puisqu’elle table sur une progression de 0,1 %. Au regard de tous les indicateurs, on ne voit pas comment la croissance pourrait être positive. D’après l’enquête MARKIT auprès des directeurs d’achat, l’activité manufacturière a reculé en France en août. La croissance du troisième trimestre s’annonce très faible voire inexistante. L’indice de l’industrie manufacturière chute à 49,3 et repasse pour la première fois depuis juillet 2009 sous le seuil de 50 annonçant ainsi la contraction. Les commandes des entreprises françaises (industrie et services confondus) ont enregistré en août leur plus faible croissance depuis deux ans. Dans les services, la composante des anticipations des chefs d’entreprises accuse une baisse de plus de cinq points d’un mois sur l’autre. “Les industriels sont confrontés à la contraction de la production et des carnets de commandes au moment même où la confiance recule dans le secteur des services”, a déclaré à Reuters Chris Williamson, chef économiste de Markit. Du coup la croissance française au troisième trimestre pourrait confirmer la stagnation voire la récession. Pour l’Expansion ne prévoit aucune croissance. L’Expansion n’a pas pour habitude de verser dans le pessimisme, ces prévisions sont donc d’autant plus inquiétantes car elles remettent en causes tous les fragiles équilibres des comptes publics prévus. A commencer par le déficit du budget mais évidemment aussi l’ampleur de la dette. Tout cela ne pouvant qu’alimenter les doutes sur la solvabilité du pays.

France: la croissance plombée par la consommation de cet été

France: la croissance plombée par la consommation 

 

 

Une nouvelle fois les perspectives de croissance du gouvernement vont devoir être révisées. En effet l’INSEE constate une stagnation de la consommation des ménages cet été. Les dépenses de consommation des ménages français en biens se sont stabilisées, avec une augmentation de 0,2% en août et une baisse identique en juillet. Sur les deux mois, c’est donc  la stagnation.  La légère baisse de juillet est due principalement au recul des achats d’automobiles et de biens d’équipement du logement. La reprise des mêmes achats d’automobiles et la progression des dépenses d’énergie ont contribué à la hausse de la consommation en août, a précisé l’Insee. Les analystes de Natixis s’attendent à un ralentissement « assez significatif » des dépenses de consommation sur l’année, tablant sur une hausse de 0,4% (après +1,3% en 2010).  On sait que c’est surtout la consommation qui tire la croissance puisque le solde des échanges est dans le rouge (75 milliards de déficit)  et que face au ralentissement mondial, les investissements se tassent. Le troisième trimestre devrait donc être assez décevant. On voit mal comment on pourrait atteindre 1.75% de croissance du PIB en 2011, on sera plus vraisemblablement autour de 1.3%, ce qui remet en cause les prévisions budgétaires et les perspectives de réduction de la dette. Le  gouvernement français annonce qu’il va poursuivre dans la voie de la réduction du déficit public, qu’il prévoit pour l’instant de réduire à 5,7% du produit intérieur brut fin 2011, 4,6% fin 2012, 3,0% fin 2013 et 2,0% fin 2014. Le gouvernement prévoit que le rapport dette publique/PIB commencera à baisser à partir de 2013. Ce ratio atteindrait selon lui 84,6% du PIB en 2011, 86,0% en 2012, 85,6% en 2013 et 84,1% en 2014. Or en l’état actuel de la situation, c’est déjà un déficit record qui s’annonce pour 2011 tant pour le budget que pour la dette. Ces  prévisions sont donc déjà dépassées.  Pour la première fois, la charge de la dette, c’est à dire ses intérêts, est en train de devenir le premier poste budgétaire de la France. Elle s’élèvera à 48,8 milliards d’euros, pour un endettement estimé à 87,4% du PIB.  Il est clair qu’avec une croissance de l’ordre de 1.3%, les perspectives officielles sont à revoir. 

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