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Archive mensuelle de octobre 2011

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La Chine va soutenir financièrement l’Europe

La Chine va soutenir financièrement l’Europe 

 

Selon Sunday Times, Pékin s’est engagé dans les coulisses à soutenir la zone euro en échange de politiques de réduction du déficit et de coupes budgétaires drastiques.  Selon le quotidien dominical, les représentants chinois à la réunion des ministres des Finances du G20 samedi à Paris ont indiqué que Pékin était prêt à investir des dizaines de milliards dans la zone euro à travers des achats d’infrastructures dans les pays endettés. Le journal rapporte, en citant une source proche des discussions, que les banques chinoises pourraient également augmenter leurs achats de dette souveraine de la zone euro. « La Chine veut s’assurer que l’Europe connaît l’ampleur du trou et qu’il ne va pas se creuser, avant de commencer à le remplir », a indiqué une source citée par journal.  Cette information peu diffusée est d’une grande importance à plusieurs égards. D’abord la chine commence à comprendre le caractère systémique de la crise. Le ralentissement très net de la croissance surtout dans les pays développés va réduire la demande extérieure principale soutien du développement chinois.  Avec une quasi stagnation, voire une récession notamment en Europe et aux Etats-Unis, c’est la moitié de la croissance chinoise qui est en jeu. Or une perte de 3 à 4% de croissance annuelle serait dramatique pour la Chine. En engageant vis-à-vis de l’Europe, même discrètement, Pékin espère aussi que les inévitables mesures de régulation ne freineront pas trop les exportations chinoises. Pékin craint les mesures à caractère protectionnistes du type de celles qui vont être décidées par les États Unis. Autre raison, la Chine veut se désengager du dollar et diversifier ses placements financiers car elle sait que le dollar est de plus en plus fragile ; Les placements en Europe offrent de ce point de vue une bonne opportunité sous réserve cependant pour l’achat d’obligations que les pays assainissent leurs finances. Finalement, cette promesse d’engagement à la fois discrète et sans doute  pas très significative au départ va dans le bon sens, c’est-à-dire dans l’intérêt de tous. Reste cependant la question de futurs investissements chinois dans les infrastructures européennes. Cela pourrait concerner les infrastructures mais aussi les sociétés, la Chine a les moyens financiers pour cela. C’est sans doute là que se poseront quelques problèmes si les Etats (ou et l’Europe)  ne disposent pas de mesures de protection pour certains secteurs stratégiques. La Chine n’a pas pour habitude de s’engager gratuitement à l’extérieur ; Il s’agit d’un enjeu considérable car la Chine dispose des ressources financières nécessaires. 

Nouvelles pressions des agences sur les banques françaises

Nouvelles pressions des agences sur les banques françaises L’accord Sarkozy-Merkel et le prochain projet européen pour recapitaliser les banques accentuent la pression des marchés sur les valeurs bancaires. Cela signifie en clair qu’on s’attend à une accentuation des risques liés à la décote de la dette grecque et aux risques d’autres pays endettés. Dun coté ces orientations rassurent les marchés sur la détermination de l’Europe mais d’une autre cela les inquiète car c’est l’aveu que certaines dettes devront être supportées par le privé. On s’interroge aussi sur la capacité du FESF à faire face à la crise d’autant que les divergences demeurent quant à son utilisation. Standard & Poor’s (S&P) a annoncé vendredi avoir abaissé la note à long terme de BNP Paribas de « AA » à « AA- », ainsi que le Bicra (Banking Industry Country Risk Assessment) de la France de groupe 1 à groupe 2.L’agence de notation a en revanche confirmé les notes de BPCE, Crédit agricole, Crédit Mutuel, et Société générale. »Les perturbations sur le marché du refinancement et le sentiment défavorable de marché ont révélé que les profils de financement et de liquidités des cinq banques sont plus vulnérables que nous le pensions », explique S&P dans un communiqué. Dans ce contexte, l’agence, dont la perspective pour les cinq établissements est stable, dit s’attendre à une baisse des résultats financiers des banques et à un renchérissement du coût du financement. »Compte tenu de l’ensemble des décisions prises cette semaine pour le secteur bancaire mondial BNP Paribas reste l’une des banques les mieux notées », a réagi de son côté BNP Paribas. La banque, qui rappelle également l’ensemble des mesures prises par les agences de notation sur le secteur bancaire depuis fin septembre, souligne être notamment notée Aa2 par Moody’s. Le 14 septembre, Moody’s a toutefois décidé de prolonger l’examen de la note de BNP Paribas. Jeudi, la troisième grande agence de notation mondiale, Fitch, a placé sous surveillance négative les notes à long terme de BNP Paribas (AA-) et Crédit Agricole (AA-), dans le cadre de son évaluation périodique des établissements européens.BNP Paribas a perdu 3,28% vendredi à la Bourse de Paris, Société générale a abandonné 3,56% et Crédit agricole 1,61. La pression sur les banques va continuer tant que la recapitalisation ne sera pas opérée et que la gestion de la dette par l’Europe ne sera pas davantage précisée. Enfin, compte tenu de la dévalorisation des actions des bancaires, on craint tout autant une certaine dilution du capital des banques en cas de recapitalisation par le privé qu’une venue de capitaux publics. 

Les économistes allemands pour l’abandon la Grèce, la recapitalisation de certaines banques et la faillite des autres.

Les experts allemands proposent l’abandon la Grèce, la recapitalisation de certaines  banques et la faillite des autres.

On sait combien la pensée allemande domine la stratégie européenne ; témoin la dernière réunion Merkel-Sarkozy où le président français a du s’aligner totalement sur la position allemande. Cette pensée allemande est très influencée  par les huit principaux instituts, très écoutés outre-Rhin à la fois très pertinents et très indépendants (ce qui n’est pas toujours le cas en France). Ces instituts estiment que l’Europe doit en priorité mettre au point un mécanisme de défaut des pays en difficulté. Ils ont, comme attendu, abaissé leur prévision de croissance pour l’Allemagne, à 0,8% en 2012, loin des 2% projetés en avril (voir article).Faut-il sauver la Grèce ? La question ne semblait plus se poser depuis quelques mois mais, jeudi 13 octobre, les économistes des principaux instituts de conjoncture allemands ont jeté un pavé dans la mare en remettant le sujet en débat. Les fameux huit instituts, qui livrent deux fois par an leurs prévisions de conjoncture et distillent des conseils très écoutés outre-Rhin, ont lancé un appel aux gouvernements européens à arrêter d’investir leur énergie dans le sauvetage de la Grèce, pour se concentrer sur l’élaboration d’un mécanisme de faillite pour Etats et banques. Ils prennent ainsi implicitement parti pour une faillite de la Grèce, pourtant rejetée par Berlin et la quasi-unanimité des capitales européennes. «La politique européenne s’est jusqu’à maintenant fortement concentrée sur éviter à tout prix le défaut de paiement d’un Etat de la zone euro», écrivent-ils dans leur rapport d’automne. «Au lieu de cela, elle devrait élaborer un mécanisme efficace de faillite des Etats et un processus européen pour une recapitalisation et le cas échéant une faillite des banques», poursuivent-ils. La politique menée depuis l’an dernier, qui vise à empêcher le défaut de paiement de la Grèce et des autres à coups de programmes d’aide et de garanties, est dangereuse, selon eux. «Les événements depuis le printemps 2010 ont montré que les sommes engagées peuvent augmenter à l’infini, et le danger est que les Etats garants ne s’en sortent pas et que leur endettement à eux atteigne des sommes critiques», analysent-ils. Les pays de la zone euro ont déjà dessiné les contours d’un mécanisme de défaut de paiement ordonné des Etats membres, dans le cadre du mécanisme permanent MES censé entrer en vigueur mi-2013. Pour le moment toutefois, ce sont les préoccupations autour de la Grèce qui occupent le devant de la scène, et pas les débats et travaux autour du MES. Le plus grand risque pesant sur l’économie allemande est celui d’une accentuation de la crise européenne de la dette, qui pourrait entraîner un durcissement des conditions de crédit. C’est évidemment uen analyse qui tranche avec les positions diplomatiques européennes qui compte tenu des diversités de situations et des oppositions tentent toujours de gagner du temps en ménageant tout le monde. C’est pourtant bien dans cette direction que s’engage l’Europe sou l’impulsion de l’Allemagne. D’abord, c’est l’obligation de recapitaliser les banques, cela en prévision du défaut Grec qui faut décider (de l’ordre de 50% sur la dette publique), ensuite se garantir contre les faiblesses contres les autres pays endettés.

Le G20 pour le renforcement des fonds propres de 50 banques

Le G20 décide le renforcement des fonds propres de 50 banques  LE  G20 s’est montré une nouvelle fois très attentiste , il faut toutefois relever que  les ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales du G20 ont cependant approuvé samedi l’imposition d’une surcharge en capital obligatoire allant jusqu’à 2,5% de leurs fonds propres pour les banques d’importance systémique, qui devra être mise en place progressivement à compter de 2016.  Selon le communiqué publié à l’issue d’une réunion de deux jours à Paris, ils ont entériné le dispositif en ce sens proposé par le Conseil de stabilité financière (CSF), passant outre aux appels des financiers qui souhaitaient un réexamen de celui-ci ou des délais supplémentaires pour le mettre en œuvre. La surcharge, qui pourra être comprise entre 1% et 2,5%, s’appliquera à tous les établissements qui, de par leur taille, présenteraient un risque global pour le système financier en cas de défaillance. Seraient concernées des banques comme Goldman Sachs, HSBC, Deutsche Bank, JPMorgan Chase mais aussi les plus grandes banques françaises : BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole. »Maintenant que nous nous sommes mis d’accord sur le cadre applicable à ces établissements, nous engageons le CSF à définir les modalités permettant d’étendre sans délai ce dispositif à tous les établissements financiers d’importance systémique », lit-on dans le communiqué. L’objectif est que ces banques disposent d’un capital suffisant pour traverser les turbulences de marchés afin que les Etats ne se trouvent pas contraints de se porter à leur secours lors de la prochaine crise. Cette surcharge devrait être adoptée définitivement lors du prochain sommet du G20, les 3 et 4 novembre à Cannes, à l’occasion duquel les noms des banques concernées seront dévoilés. Elle est un des éléments d’un ensemble de dispositions concernant le secteur financiers que les ministres et gouverneurs de banques centrales ont adoptées samedi. Le CSF, qui coordonne les travaux sur la régulation financière pour le compte du G20, a déjà défini les critères de mises en œuvre de la surcharge systémique. Il a identifié 28 banques qui pourraient y être assujetties mais, de source proche du G20, on a indiqué que le nombre sera compris entre 29 et 50.Le P-DG de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, a déjà dénoncé le dispositif comme « anti-américain », alors que les banques concernées devront l’appliquer en plus du nouveau cadre prudentiel dit de Bâle III qui les obligera à détenir des fonds propres « durs » à hauteur d’au moins 7% de leurs engagements. Le CSB a reçu d’autre part le soutien du G20 pour ses travaux sur la définition du « système bancaire parallèle » en vue d’une régulation de celui-ci, l’objectif étant d’éviter que des activités à risque ne migrent des banques vers d’autres pans du secteur financier comme les fonds monétaires ou des entités spéciales. S’agissant de la régulation des marchés de matières premières, une des priorités de la présidence du G20, Paris n’a pu obtenir gain de cause sur la fixation de limites aux positions que les investisseurs peuvent détenir. La décision éventuelle sur ce sujet est renvoyée à plus tard. Finalement quand même une bonne décision du G20 pour les fonds propres, ce renforcement est destinée à mieux faire face aux risques des prêts à «  caractère toxique » ; toutefois la question est poser de savoir quelles sont la nature et surtout le volume de ces prêts toxiques ; seule cette évaluation pout permettre de considérer que la nouvelle couverture en fonds propres sera suffisante. En fait tout dépendra de l’évolution économique. Si en 2012 ; comme c’est possible, la récession affecte notamment l’Europe et les Etats-Unis alors tous les équilibres financiers seront à reconsidérer, les risques avec et donc aussi le montant nécessaires de fonds propres. 

Trichet comprend les « indignés »

Trichet comprend les « indignés » 

 

Dans une interview à Europe 1, Trichet, sans doute à la surprise générale, dit comprendre le mouvement des « indignés car  la finance et les politiques d’austérité, leur a donné en partie raison. »Il y a évidemment un ensemble de leçons à tirer de la crise qui sont des leçons très dures : il n’est pas possible de laisser un système financier et par voie de conséquence un système économique au niveau mondial qui soit aussi fragile », a-t-il dit. Il prône donc un renforcement des règles et des contraintes imposées à la finance. « J’interprète une partie du message qui nous vient de ce mouvement comme allant précisément dans ce sens », a-t-il ajouté. Il a dit s’opposer cependant à « démolir » les banques car, souligne-t-il, elles financent les trois quarts de l’économie, mais il a dit être d’accord pour renforcer les règles de prudence, et s’est adressé aux banques réticentes. De la même manière, Jean-Claude Trichet a dit être opposé à l’idée de « démondialisation » mais a dit y voir un message en faveur d’un renforcement de la gouvernance économique mondiale dont, selon lui, il faut tenir compte. Pour Jean-Claude Trichet, elle n’est pas recevable si on parle de freiner les échanges économiques mondiaux car cela supposerait notamment d’empêcher le développement de pays jadis pauvres où le niveau de vie reste bas, estime-t-il. »Il faut dire à ceux qui sont dans les pays émergents qu’on n’est pas très contents de leur propre développement et donc qu’on entend bien que leur développement soit entravé », a-t-il ainsi expliqué ironiquement. Il a rappelé que ce développement de pays du Tiers-Monde et donc la concurrence qu’ils font aux pays industrialisés est l’objectif de la communauté internationale depuis 1945.Cependant, le président de la BCE a cependant dit voir dans ce slogan politique de « démondialisation » un message. « Je l’interprète comme ‘il faut renforcer la gestion, la gouvernance de la mondialisation et la renforcer dans tous les domaines’ », a-t-il dit. Dans ce sens, il a suggéré aux pays de l’Union européenne de réformer les traités pour empêcher à l’avenir un de ses Etats membres de créer des problèmes pour les autres, comme c’est le cas actuellement, notamment pour la Grèce. « Il faut réfléchir à l’avenir. Demain, à mon avis il faut changer le traité pour être capable d’empêcher un membre de la zone euro de vagabonder et de créer des problèmes pour tous les autres », a-t-il déclaré. Selon lui, « pour cela il faut être même capable d’imposer des décisions ». Le conseil européen devrait à ses yeux pouvoir statuer sur des sanctions à la majorité, sur la base d’une proposition de la Commission européenne. »La leçon de la crise c’est que, en effet, il faut aller plus loin que les recommandations, éventuellement avec les sanctions », a-t-il dit. Derrière cette interview, d’un homme en fin de mandat, donc plus libre de sa parole, on voit se profiler les grandes évolutions tant en France qu’en Europe à propos de la régulation pour les mois et les années à venir. Personne ne nie plus la nécessité d’un retour de la régulation sur le plan économique, financier et politique. C’est le sens de l’émergence du concept de gouvernance de la mondialisation dans tous les domaines pour éviter trop de distorsions sur le plan, social, fiscal et environnemental. Meilleur contrôle aussi du système financier et de la gestion des finances des Etats. En particulier, on voit s’amorcer la volonté d’une plus grande intégration européenne, avec décision à la majorité et sanction vis-à-vis des politiques publiques trop laxistes. Finalement paradoxalement ce que dit Trichet est aussi bien porté par les forces politiques de gauche (Hollande par exemple dimanche) que de droite (Henri Guaino dimanche à LCI) évidemment avec des  nuances. C’est le grand retour de la régulation après la vague néolibérale des années 80. L’interdépendance systémique entre les Etas rend cette régulation indispensable mais en fixera aussi les limite pour ne pas tomber dans un protectionnisme qui serait destructeur pour tous. 

Le déficit des USA à 8,7% et dette à 99% du PIB ! Pas de leçons à donner !

 Le déficit des USA à 8,7% et dette à 99% du PIB ! Pas de leçons à donner ! 

Le président Obama, le américains en général pressent l’Europe de régler sa crise financière considérant que cette crise est à l’origine du tassement de l’activité économique mondiale. Le secrétaire d’Etat au trésor américain ne se prive pas de donner des leçons de gestion à l’Europe. Ce que n’apprécient guère les européens et en particulier A. Merkel qui a tenu a rappelé  que l’Europe n’avait pas de leçon à recevoir.  En réalité, les Etas Unis sont assez mal placés pour donner de telles leçons si l’on en juge par les très récents chiffres des comptes publics. Le déficit budgétaire des Etats-Unis a atteint 8,7% du produit intérieur brut américain en 2010-2011, soit 0,3 point de moins que lors de l’exercice précédent, selon l’estimation officielle du Trésor publiée vendredi à Washington. En termes absolus cependant, le trou des finances publiques s’est légèrement creusé par rapport à l’exercice 2010, de 0,4%, pour atteindre 1.299,2 milliards de dollars, ce qui en fait le deuxième plus gros déficit de l’histoire des Etats-Unis, après celui 1.416 milliards enregistré en 2009. L’année budgétaire court du 1er octobre au 30 septembre aux Etats-Unis. Les recettes de l’Etat fédéral ont augmenté de 6,5% par rapport à 2010, pour atteindre 2.302,5 milliards de dollars, soit 15,4% du PIB (contre 15,1% un an plus tôt), indiquent les chiffres du Trésor. Les dépenses ont augmenté de 4,2% et se sont élevées à 3.601,1 milliards de dollars, soit 24,1% du PIB, ratio identique à celui de l’année précédente. Du côté des recettes, la collecte de l’impôt sur le revenu a augmenté de 21,5% et a rapporté plus de 1.091 milliards de dollars. Les recettes de la sécurité sociale et la collecte de l’impôt sur les sociétés ont en revanche reculé de plus de 5%, à environ 815 milliards et 181 milliards respectivement. Du côté des dépenses, le plus gros poste a été celui de l’assurance-retraite (près de 731 milliards de dollars), en hausse de 3,4%, devant la défense nationale (708 milliards de dollars, en hausse de 15%), l’assurance-chômage (602 milliards, en baisse de 3,3%), le Medicare, l’assurance santé des aînés (près de 485 milliards de dollars, en hausse de 5,3%).  Par comparaison, les dépenses pour l’éducation n’ont représenté que 97.986 milliards de dollars, soit 23% de moins qu’en 2010, et celles pour la science ont baissé également, de 2,3%, pour s’établir à environ 30 milliards de dollars. Selon les chiffres du Trésor, les intérêts payés par les Etats-Unis sur leur dette ont augmenté de 9,7% en 2011 pour atteindre 454 milliards de dollars, mais une grosse partie de ces intérêts correspond à des versements que l’Etat se fait à lui-même puisqu’ils vont aux caisses de retraite et d’assurance maladie. Le Trésor préfère mettre en avant le montant des intérêts nets payés par l’Etat (qui ne tient pas compte de ceux que l’Etat se verse à lui-même ni de ceux qu’il perçoit au titre de ses placements). Ce chiffre net s’est établi à 227 milliards de dollars en 2011, en hausse de 15,7% par rapport à l’exercice précédent. Selon les données disponibles sur le site internet du Trésor, la dette publique américaine atteignait 14.790 milliards de dollars à la fin de l’exercice 2011, soit 9% de plus qu’un an plus tôt, et équivalait à environ 99% du PIB américain. Ces chiffres ne tiennent pas compte de la dette contractée par les organismes de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, nationalisés en 2008, et qui s’élevait fin juin à près de 5.400 milliards de dollars. Sauf dans quelques pays comme la Grèce (endettement de plus de 160%) ou l’Italie (endettement de l’ordre de 120%), l’Europe, bien que mal en point, est cependant bien plus vertueuse que les Etats Unis. Théoriquement d’après les critères de convergence, le déficit  budgétaire ne devrait pas dépasser 3% ; la dette ne devait pas dépasser 60% du PIB, On a franchi ce seuil avec la crise de 2088 de 2 à 3 points pour l’équilibre budgétaire et de 15 à 20 points pour la dette (les chiffres de 2011 ne sont pas connus mais devraient se dégrader du fait de la crise économique).  Par exemple la France s’est engagée à réduire le déficit public de 7,1% du produit intérieur brut fin 2010 à 5,7% fin 2011, 4,6% fin 2012 et 3% fin 2013. Avec ces mesures, on dépassera les 6% de déficit budgétaire en 2011. En 2012, la prévision de croissance à 2.% est obsolète, elle sera de l’ordre de 1%, du coup on sera au moins à 6% de déficit budgétaire et non à 4.5% comme l’annonce F.Fillon. Conclusion, on ne pourra jamais atteindre l’objectif de 3% fin 2013. Le gouvernement prévoit que le rapport dette publique/PIB commencera à baisser à partir de 2013. Ce ratio atteindrait selon lui 84,6% du PIB en 2011, 86,0% en 2012, 85,6% en 2013 et 84,1% en 2014. Or en l’état actuel de la situation, c’est déjà un déficit record qui s’annonce pour 2011 tant pour le budget que pour la dette. En Europe comme en France, on est encore loin de la situation d’endettement des Etats Unis. En outre et surtout, le tassement de la croissance va amplifier les déficits budgétaires et les dettes en 2011 et surtout en 2012 (avec au mieux ici une stagnation, là une petite croissance de 1%°). Il ne faut guère compter sur le plan Obama de 450 milliards pour relancer cette croissance dont on peut d’abord douter de l’efficacité et qui ne sera jamais adopté par le congrès en l’état. En fait les Etas Unis pour 2011-2012 auront un déficit budgétaire qui va dépasser 10% du PIB et la dette va nettement franchir la barre des 100%. L’Europe n’est certainement pas vertueuse pour s’être affranchie des critères de convergence mais les Etats unis ont une situation notoirement plus dégradée et catastrophique vis-à-vis d’une monnaie support des échanges infranationaux. Les Etats Unis oublient aussi sans doute que le début de la crise a commencé chez eux en 2008 avec les subprimes et la faillite des banques. On ne peut que se réjouir que Merkel se refuse désormais à accepter des leçons de bonne gouvernance, elle a la légitimité pour elle. 

Le G20 refuse la taxe sur les transactions financières

Le G20 refuse la taxe sur les transactions financières 

 

Finalement la France n’aura pas pu imposer grand-chose lors de ce G 20, la plupart de ses prépositions ont été repoussées. Ce n’est pas de toute évidence une grande victoire pour  N. Sarkozy et surtout pour la crise ; Aucune décision d’importance n’a été prise, sauf sur les fonds propres des banques. Le contrôle de la spéculation sur les marchés des matières premières (question centrale pour l’inflation) a été renvoyé à un éventuel examen à plus tard, le renforcement des fonds du FMI aussi. La taxe sur les transactions financières ne verra pas le jour au niveau international, comme l’espérait Nicolas Sarkozy, les ministres des Finances du G20 ayant rejeté massivement samedi cette initiative. Les délégations américaine, canadienne, japonaise, indienne ou brésilienne se sont prononcées contre une telle taxe, qui était l’une des initiatives phares que la France espérait faire avancer lors de sa présidence du G20.La taxe, à laquelle est également réticente la Grande-Bretagne sauf à ce qu’elle soit globale, pourrait toutefois voir le jour au sein de la seule zone euro, sous l’impulsion de la France et de l’Allemagne. »Il a été clairement dit que nous devons mettre en œuvre cette taxe en Europe parce qu’il n’y a pas de soutien à le faire sur un plan global », a convenu le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, après la réunion. La Commission européenne a proposé fin septembre une taxe européenne sur les transactions financières à partir de 2014 excluant le marché des changes. Selon cette proposition, les transactions réalisées à l’extérieur de l’Europe seraient également taxées, à partir du moment où elles impliquent une banque ou tout autre établissement financier du Vieux continent, afin d’éviter toute fuite des capitaux. La taxe ne concernerait en revanche pas les particuliers ni les opérations sur le marché primaire de la dette souveraine et les émissions d’action en Bourse. Les chiffres avancés par l’exécutif communautaire portent sur un impôt de 0,1% sur les échanges d’actions et d’obligations et de 0,01% sur les échanges de produits dérivés. Le dispositif pourrait permettre de lever quelque 30 milliards d’euros par an, selon plusieurs estimations préliminaires au sein de l’exécutif communautaire. A travers ce refus du G 20 de cette taxe sur les transactions financières, c’est le refus de modifier le système financier international qui transparait. La taxe dite « Robin des bois » n’est qu’un élément de cette réforme envisagée lors de la crise de 2008 puis rapidement enterrée. Il est clair que la plupart des dirigeants n’ont encore pas pris la mesure de la crise globale qui nous affecte, profonde, durable et internationale. Bref, une crise systémique qui va peser pendant 10, 20 ans voire davantage. Nos souffrons d’un manque de gouvernance mondiale. Chacun pense s’en sortir seul alors que les pays sont devenus complètements interdépendants. Tous subiront la crise d’une manière ou d’une autre, de manière plus ou moins intensive. Même la Chine, même l’Allemagne seront concernées. Ne parlons pas des Etats Unis ou de la Grande Bretagne, pays les plus opposés à cette taxe et au-delà à la reforme du système financier international, qui vont rapidement plonger tant au plan économique que financier et qui s’apercevront sans doute un peu tard de la nécessité de cette réforme globale. 

Union financière de France : 80% des épargnants pessimistes sur l’évolution des marchés financiers

·         Union financière de France : 80%des épargnants pessimistes sur l’évolution des marchés financiers 

 

·         On ne peut sans doute être très surpris des résultats du dernier songe IPSOS sur le sentiment des épargnants vis-à-vis de l’évolution des placements financiers. L’endettement européen  et les atermoiements des institutions de l’UE ont largement perturbé les épargnants conscients aussi des conséquences du tassement économique sur les résultats financiers notamment des entreprises.  L’Union financière de France vient de publier son troisième Observatoire des Français «patrimoniaux». Celui-ci prend le pouls des détenteurs d’une épargne financière d’au moins 30.000 euros, soit 6% des Français. Selon le sondage réalisé par l’IFOP en septembre dernier, 79% des personnes interrogées sont pessimistes sur l’évolution des marchés financiers au cours des six prochains mois. Et plus des deux tiers reconnaissent que l’endettement des pays européens affecte leurs décisions d’investissement. «Les personnes interrogées font preuve d’une grande lucidité», estime Nicolas Schimel, le PDG de l’Union financière de France. Plus d’un sondé sur deux dit que la crise financière a changé ses comportements de placement: 62% déclarent s’impliquer davantage dans la gestion de leur épargne et 60% investir sur des produits moins risqués. Les actions sont jugées plus risquées qu’il y a deux ans, mais 41% des personnes interrogées assurent «accepter de prendre des risques en capital» (7% des risques forts, 34% des risques modérés). Paradoxalement, la part d’épargnants qui pensent qu’il est temps d’investir dans des assurances-vie multisupport (hors fonds en euros) chute, passant de 47 à 36% entre2010 et 2011. La tendance sera donc aux placements  moins risqués; On recherchera davantage la sécurité que le rendement lors des futurs placements. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour l’économie réelle car les entreprises auront peut-être du mal à trouver les financements nécessaires à leurs nouveaux investissements. Sans parler des banques qui risquent de resserrer les conditions du crédit notamment de trésorerie. 

 

Le tassement de du commerce international de la Chine confirme le net affaiblissement de la croissance mondiale

Le tassement de du commerce international de la Chine confirme le net affaiblissement  de la croissance mondiale 

L’usine manufacturière du monde que constitue la Chine constitue un excellent baromètre de la croissance mondiale ; l’écroulement de la croissance dans tous les pays agit sur la demande adressée à la Chine qui par ailleurs ne parvient pas à compenser la baisse du taux d’export par une hausse des imports. L’excédent commercial chinois a diminué en septembre pour le deuxième mois consécutif, reflétant les faiblesses de l’économie mondiale et le ralentissement en Chine elle-même. La croissance des importations comme des exportations a décéléré le mois dernier. L’accentuation de la crise de la dette en Europe et la croissance ralentie aux Etats-Unis expliquent cette tendance, ce qui pourrait renforcer les autorités chinoises dans le conflit sur le niveau du yuan. »La Chine reste confrontée à une pression inflationniste importée relativement forte et les conditions du commerce extérieur se détériorent aussi », a-t-il ajouté. Les exportations se sont accrues de 17,1% le mois dernier par rapport à septembre 2010, après un taux de croissance de 24,5% le mois précédent, selon les données publiées jeudi par l’office des douanes. Dans le même temps, les importations ont progressé de 20,9% sur un an contre 30,2% en août. L’excédent de la balance commerciale de la Chine est ainsi ressorti à 14,5 milliards de dollars en septembre, contre 16,3 milliards attendus en moyenne par les économistes et après 17,8 milliards en août. Cela représente moins de la moitié de l’excédent de juillet, qui s’élevait à 31,5 milliards. Sur douze mois, l’excédent commercial s’affiche à 180,3 milliards de dollars. »La croissance des exportations en septembre a été bien plus faible que ce qu’attendaient les marchés, traduisant les toussotements de l’économie mondiale, et nous nous attendons à ce que cette tendance au ralentissement des exportations se poursuive dans les mois à venir », analyse Wang Hu, de Guotai Junan Securities, à Shanghai. »Le rétrécissement de l’excédent commercial et le ralentissement de l’inflation importée pourraient atténuer la pression sur Pékin à accélérer l’appréciation du yuan », note pour sa part Du Zhengzheng, analyste chez China Development Bank Securities. Des économistes, relayés par des responsables politiques occidentaux, jugent que la devise chinoise est sous-évaluée, ce qui confère un avantage aux produits ‘made in China’ sur les marchés internationaux. A Washington, le Sénat a adopté mardi un projet de loi qui pourrait contraindre Pékin à relever le cours de sa devise sous peine de voir les importations de produits chinois taxées. La Chine dénonce un protectionnisme déguisé et une entrave aux règles du commerce mondial. L’excédent commercial de la Chine vis-à-vis des Etats-Unis est toutefois resté inchangé d’août à septembre, à 20 milliards de dollars. Vis-à-vis de l’Union européenne, il a diminué à 12,9 milliards de dollars contre 14,8 milliards en août ; la baisse significative des exports tant vis-à-vis de l’Europe et des États –Unis confirme donc l’écroulement de la croissance dans ces deux zones. 

 

Après la dégradation de l’Espagne , la France ?

Après la dégradation de  l’Espagne , la France ? 

 

La décote très importante de la dette grecque risque d’entrainer une accélération de la dégradation des Etats et des établissement financiers ; La décote grecque, qui va coûter environ 100 milliards au secteur privé, est en effet considéré par les agences de notation comme un défaut ; De ce fait, les agences vont adopter des règles prudentielles en matière d’évaluation très strictes pour protéger les investisseurs vis-à-vis de pays également très endettés ; C’est ce qui vient de se passer pour l’Espagne, après l’Italie. L’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé jeudi soir la note souveraine de crédit à long terme de l’Espagne d’un cran, de « AA » à « AA- » avec perspective négative. S&P met notamment en avant la faiblesse de la croissance et l’endettement élevé du secteur privé. En réaction, l’euro s’est orienté à la baisse à l’ouverture vendredi des marchés asiatiques, mais semble toujours en passe de réaliser sa meilleure performance hebdomadaire depuis le mois de janvier. « Malgré des signes de résistance des performances économiques au cours de l’année 2011, nous observons un accroissement du risque pesant sur les perspectives de croissance de l’Espagne », déclare S&P, citant le chômage élevé, les conditions budgétaires difficiles, l’endettement élevé du secteur privé et le probable ralentissement économique des principaux partenaires commerciaux de l’Espagne. L’agence ajoute dans un communiqué s’attendre à ce que la qualité des actifs du secteur financier continue de se déprécier. Standard & Poor’s juge également que la réforme du marché du travail est « incomplète » et qu’elle constitue donc un frein à la reprise de l’activité économique. L’agence a également prévenu que la note serait encore baissée si a croissance se tasse, que la situation budgétaire se dégrade et si les réformes ne sont pas plus significatives ; Autrement dit l’évolution de la croissance est un élément pris en compte car il remet en cause les objectifs d’assainissement des comptes publics. Un critère qui vaut pour tous les pays y compris la France. 

 

Reuters : la croissance française revue à la baisse

Reuters : la croissance française revue à la baisse 

Progressivement les instituts et les économistes revoient à la baisse la croissance. Ces révision sont régulières et progressives sans doute pour ne pas affoler les marchés mais ce n’est sûr que cela rendre réellement service à l’économie. La croissance de l’économie française devrait tomber à 1,0% en 2012 après 1,6% cette année, montre jeudi une enquête de Reuters, un ralentissement qui risque de compliquer le redressement des finances publiques et la préservation de la note souveraine « triple A ».L’enquête réalisée auprès d’une vingtaine d’économistes confirme ainsi la dégradation rapide des anticipations: en juillet, la médiane des prévisions donnait encore une croissance de 2,0% pour 2011 et de 1,7% pour 2012.Le gouvernement a basé son projet de budget 2012 sur une hypothèse de croissance de 1,75% l’an prochain. Un chiffre de 1,0% seulement pourrait donc contraindre le gouvernement issu de la prochaine présidentielle à de nouvelles mesures de rigueur pour respecter les engagements français en matière de réduction des déficits. »L’environnement économique mondial s’est fortement détérioré et le seul élément positif qui tire la croissance en ce moment, l’investissement des entreprises, va souffrir du resserrement des conditions de financement », explique Jean-Christophe Caffet, économiste de Natixis. Bien que revu en baisse depuis juillet, le consensus pour la croissance 2011 reste proche de la prévision gouvernementale, ramenée à 1,75% fin août. Cinq des 16 experts interrogés sur ce point prévoient une contraction du produit intérieur brut (PIB) français au cours de l’un des prochains trimestres, une hypothèse qu’aucun d’eux n’envisageait il y a trois mois. Là encore, c’est progressivement que les économistes conviennent que la récession est possible. Dès lors même la prévision à 1% est hypothétique car l’acquis de croissance sera nul en 2012 et on voit mal sur quoi pourrait reposer la croissance puisque la consommation est une tendance baissière et que les investissements comme les exportations seront nettement dans le rouge en 2012. 

COFACE constate la dégradation générale de l’économie

COFACE constate la dégradation générale de l’économie 

 

Comme nous l’indiquons depuis l’été, le ralentissement économique s’étend au plan mondial et surtout en Europe et aux Etats-Unis ; Il faut du temps pour que les instituts confirment officiellement ce tassement. Deux raisons à cela, la première la volonté de ne pas affoler davantage les marchés, la seconde la lourdeur des procédures d’évaluation. Bref, il faut deux à trois mois pour que les tendances lourdes soient effectivement constatées. Le groupe d’assurance crédit Coface constate une dégradation de la solidité des entreprises des deux côtés de l’Atlantique et a levé sa surveillance positive sur plusieurs grandes économies, dont les Etats-Unis, l’Allemagne et la France. Les évaluations de l’Italie et du Portugal ont été placées sous surveillance négative et celles de la Grèce et de Chypre ont été baissées d’un cran. Coface estime jeudi dans un communiqué que la situation économique s’est détériorée depuis l’été, la volatilité des marchés traduisant une crise de confiance qui commence à se transmettre à l’économie réelle, dans un contexte où le désendettement des acteurs économiques pèse sur l’activité. La défiance à l’égard des banques pourrait en outre affecter le crédit aux entreprises, souligne l’assureur-crédit. Coface a levé la surveillance positive de l’évaluation A2 des Etats-Unis, de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Belgique, de la France et des Pays Bas, et mis sous surveillance négative les évaluations A3 de l’Italie et A4 du Portugal. »Nous sommes sortis de la phase d’amélioration globale du comportement de paiement des entreprises constatée depuis le second semestre 2009″, explique Yves Zlotowski, économiste en chef de Coface. « Un retournement de la confiance des acteurs de l’économie réelle est à l’œuvre et pèse sur l’activité. » Selon lui, « la mise en place de mesures capables d’endiguer la contagion de la crise de la dette grecque à d’autres économies de la zone euro est le défi majeur de la construction européenne. Ce sera l’élément-clé qui permettra que le ralentissement ne se transforme pas en récession ». Pour les Etats-Unis, la levée de la surveillance positive s’appuie sur la révision de la croissance 2011 à 1,7% contre 2,2% en juillet, explique Coface. La confiance des chefs d’entreprises et des ménages américains s’est dégradée, dans un contexte de division politique, poursuit-elle. »Tous les moteurs d’activité devraient ralentir sur la seconde partie de l’année et en 2012″ aux Etats-Unis, poursuit le communiqué. « Cette mollesse de l’activité devrait entraîner une recrudescence des faillites d’entreprises, en particulier des PME fragilisées par la forte exposition des banques régionales et victimes d’un accès réduit au crédit. »L’évaluation de la Grèce a été abaissée à C, et celle de Chypre à B.la crise financière est actée depuis l’été mais la dégradation de l’économie peine à être enregistrée. Or c’est l’enjeu majeur de la période. Sans croissance, la crise financière prend une autre dimension ; Les marchés sont beaucoup plus réactifs mais ont aussi besoin d’un peu de temps pour s’ajuster. D’une manière générale, ils sur-réagissent aux bonnes comme aux mauvaises nouvelles sans nécessairement prendre en compte les tendances structurelles. D’où des rebonds ou des fléchissements dits techniques qui ne sont qu’uen manière de rectifier avec retard  les valorisations en fonction des réalités. 

 

Nouvelles taxes aussi sur les boissons non sucrées

Nouvelles taxes aussi sur les boissons non sucrées 

La discussion sur la nouvelle taxe sur les sodas est en cours. Mais on prévoit désormais de taxer autant les boissons sucrées que les boissons non sucrées contenant des édulcorants ; cette taxe devait rapporter 120 millions d’euros, elle rapportera désormais 250 millions euros d’après le vote à l’assemblée nationale. Officiellement, il s’agissait dune taxe pour lutter contre l’obésité ; En réalité c’est une taxe pour boucher les trous financiers puisque les jus de fruits naturels contiennent autant de sucre que les sodas (sans parler du vin : sujet tabou en France). L’argument est fallacieux. Par ailleurs, s’il y avait danger, pourquoi une taxe ? Pourquoi tout simplement ne pas réglementer pour limiter la teneur en sucre. Du certain point de vue c’est la même logique qui prévaut pour l’augmentation du gasoil que prévoit l’Europe ; officiellement, il s’agit de lutter contre la pollution.  Une directive européenne, qui sera examinée en novembre, propose de taxer le litre de gazole de 8 à 15% de plus que celui de l’essence en 2013 dans le but de diminuer l’usage de ce pétrole très polluant. Une directive en ce sens doit être examinée par le Parlement européen en novembre prochain pour une application probable à l’horizon 2013. Objectif : lutter contre cette énergie jugée  très polluante. La Commission européenne met en avant le paradoxe existant entre une essence moins polluante et moins chère hors taxe, vendue plus chère à la pompe, et du gazole plus cher hors taxe, source massive d’émission de particules fines dangereuses pour la santé, et moins cher pour les automobilistes. Selon elle, en dehors du Royaume-Uni, le traitement fiscal de l’essence et du gazole en Europe est «faussé» et a besoin de cette remise à plat. Pour les constructeurs, la nouvelle intervient au plus mauvais moment. Ces derniers travaillent déjà à l’application en 2014 de la norme Euro 6, qui prévoit une réduction des émissions de CO² et de particules fines. Cette norme les oblige à mettre en place des techniques coûteuses sur les véhicules diesel qui feront augmenter le prix de ces voitures de 1500 à 2000 euros. De quoi faire fuir les clients. Si en plus le prix du litre de gazole venait à fortement augmenter, le marché des voitures au gazole pourrait s’effondrer. La France présente la particularité d’avoir fiscalement encouragé le développement du diesel pendant des années ; le parc diesel est devenu majoritaire en 2007, aujourd’hui ces véhicules représentent plus de 75% du parc. La plupart des voitures récemment vendu sont au diésel. Or la Durée de vie des véhicules est d’environ  8 ans, ce qui signifie que le parc sera encore durablement composé de diesel. Le Comité des constructeurs français d’automobile estime que l’instauration de cette directive pourrait faire perdre en France 20 points de part de marché sur la vente de voitures diesel. Dans les colonnes du Parisien, son président, Patrick Blain, s’inquiète : «La baisse de production dans les usines françaises (à la pointe dans le secteur du diesel, ndlr) aurait inévitablement des conséquences sociales», prévient-il. Professionnels et particuliers pourraient également choisir de se débarrasser de leur véhicule trop coûteux, ce qui risque d’engendrer une dégringolade des prix sur les voitures diesel. Bruxelles est préoccupé par des considérations écologiques qui se comprennent amis on peut s’interroger sur la  pertinence de la régulation par la fiscalité C’est évidemment la fin de  la fiscalité spécifique du gasoil surtaxé par rapport à l’essence qui pourtant produit l’essentiel du CO2 ! D’une certaine manière, Bruxelles développe séparément sa politique économique et sa politique écologique. La fiscalisation systématique des coûts environnementaux indirects n’est pas nécessairement très pertinente techniquement, et elle est socialement injuste. La régulation par la réglementation (exemple renforcement des normes euro 6 et suivantes) paraît de ce point de vue plus équitable et plus efficace. En fait les autorités européennes et françaises n’ont pas le courage d’avouer qu’il est impératif de trouver de nouvelles ressources financières notamment pour rééquilibrer les budgets publics. On prend donc des mesures au coup par coup avec des motifs fallacieux. Il serait plus cohérent de faire peser l’effort financier sur toute la consommation en relevant la TVA, ce qui éviterait à justifier des fiscalités partielles, contradictoires au motif pseudo scientifique. La nouvelle taxe sur les boissons non sucrées témoigne en fait de l’hypocrisie des autorités qui cherchent tous les prétextes pour surtaxer certains produits mais qui n’ont pas le courage de remettre en cause toute la fiscalité.

De l’Inflation mais sans la croissance

De l’Inflation mais sans la croissance 

 

L’inflation en septembre se maintient à 2.2% sur un an, un rythme qui ne paraît pas trop a priori excessif mais qui est à mettre en relation avec une croissance atone. L’inflation en France s’est maintenue à un niveau élevé en septembre, l’énergie et l’alimentation demeurant les principaux postes de hausse du budget des consommateurs. La progression des prix est néanmoins insuffisante pour déclencher une revalorisation automatique du Smic et laisse une nouvelle fois le gouvernement seul arbitre en la matière. Sur un mois, les prix à la consommation de septembre ont reculé de 0,1%, selon les dernières statistiques de l’Insee, principalement du fait de la baisse saisonnière des prix des services. Sur un an, la hausse s’inscrit toutefois à 2,2%, un rythme identique à celui du mois dernier qui avait porté l’inflation à son plus haut niveau depuis près de trois ans. la croissance , elle, risque de tourner autour de 1.6% ce qui signifie que nous cumulons actuellement une hausse des prix alors que nous sommes en période de stagnation ; de quoi peser négativement sur la consommation qui demeure le seul soutien de la progression de l’activité économique. Dans un environnement mondial atone, sinon en probable récession, comme l’envisage désormais l’OCDE (voir article), il est clair que la France ne peut faire exception malheureusement la consommation ne pourra plus soutenir la croissance comme avant ; la consommation de cette fin d’année en particulier affectée par cette inflation, les impôts locaux et la rentrée scolaire. Du coup, l’INSEE. Pour la France, L’INSSE attend un rebond insignifiant de la croissance au troisième trimestre en France. L’Institut national de la statistique prévoit 0.3%pour juillet-septembre et une croissance nulle pour les trois derniers mois de l’année. Il y a trois mois, il tablait encore pour une hausse de 0,5% pour chacun des deux derniers trimestres. En fait, d’après toutes les enquêtes de conjoncture, on est déjà entrée dans la récession et les prévisions de l’INSEE sont très optimistes. L’INSEE est contraint de ne pas s’éloigner de la prévision du gouvernement de 1.75% de croissance du PIB pour 2011 et annonce donc 1.7% pour 2011. En réalité on sera en dessous de 1.5%. L’acquis de croissance sera nul voire négatif pour 2012. Sur l’ensemble de l’Europe, ce sera la stagnation, voire la récession au 3ème et quatrième trimestre. » L’Insee anticipe ainsi une rechute de 0,7% de la production manufacturière sur les trois derniers mois de l’année après une stabilité sur juillet-septembre, ainsi que 24.000 créations de postes dans les secteurs marchands au second semestre, soit près de cinq fois moins qu’au premier semestre (112.000). Le Centre de prévisions de l’Expansion est encore plus pessimiste puisqu’il estime, la France est entrée en récession.au vu des indicateurs avancés qu’il a compilés. D’après l’enquête MARKIT auprès des directeurs d’achat, l’activité manufacturière a reculé en France en août. La croissance du troisième trimestre s’annonce très faible voire inexistante. L’indice de l’industrie manufacturière chute à 49,3 et repasse pour la première fois depuis juillet 2009 sous le seuil de 50 annonçant ainsi la contraction. Les commandes des entreprises françaises (industrie et services confondus) ont enregistré en août leur plus faible croissance depuis deux ans. Dans les services, la composante des anticipations des chefs d’entreprises accuse une baisse de plus de cinq points d’un mois sur l’autre. “Les industriels sont confrontés à la contraction de la production et des carnets de commandes au moment même où la confiance recule dans le secteur des services”, a déclaré à Reuters Chris Williamson, chef économiste de Markit. Du coup la croissance française au troisième trimestre pourrait confirmer la stagnation voire la récession. De quoi inquiéter les marchés surtout si la plan Merkel-Sarkozy n’intègre pas cette nouvelle conjoncture économique qui remet en cause tous les fragiles équilibres financiers publics notamment ceux de la France. 

Pourquoi les banques françaises sont-elles fragiles ?

Pourquoi les banques françaises sont-elles fragiles ?  

Suite à l’accord Merkel-Sarkozy, les banques françaises vont être contraintes de se recapitaliser à hauteur de 9% de leurs fonds propres. Cela en dépit de leur opposition au principe même de recapitalisation estimant qu’elles remplissent les critères de Bâle III. ; Les banques françaises paraissent cependant fragilisées du fait de leur engagement en Grèce mais ces banques sont exposées sur deux aspects. D’abord elles détiennent des obligations grecques dont la valeur est déjà dépréciée suite à l’accord européen du 21 juillet et qui le sera davantage en cas de défaut grec partiel ou total. Ensuite, elles disposent de filiales en Grèce qui sont encore plus exposées du fait des prêts consentis aux entreprises grecques, entreprises dont beaucoup feront faillite en cas de défaut de l’Etat grec  Les trois gros établissements bancaires français affirment avoir provisionné les décotes possibles et qu’elles disposent des fonds propres nécessaires sans qu’il soit utile de faire appel à une recapitalisation. C’est sans doute vrai pour la Grèce qui reste uen petit pays mais qu’en est-il des autres engagements de ces banques dans les autres pays méditerranéens également menacés. Rien que sur l’Italie, la seule BNP détient 24 milliards de dettes obligataires, l’engagement de nos banques (et des autres banques européennes) est autrement important sur des pays comme l’Espagne ou l’Italie. Si ces pays devaient eux aussi être menacés de défaut, les fonds propres des banques n’y résisteraient pas ; Il faudrait alors recapitaliser dans l’urgence.  Plusieurs hypothèses sont alors envisagées, soit une recapitalisation en faisant appel aux capitaux privés, c’est possible car à terme les profits pourraient être substantiels pour les nouveaux actionnaires. Deuxième possibilité, une entrée partielle de fonds publics dans le capital, une opération qui pourrait aussi être juteuse avec la probable remontée des profits et des cours. Dernière hypothèse : la nationalisation. C’est une possibilité pour les établissements en très grande difficulté car i faudra au moins garantir les dépôts (voir l’exemple de DEXIA). Une nationalisation qui pourrait être temporaire en attendant la réforme visant à séparer les activités de dépôt des activités d’investissement. Une réforme dont l’étude est sérieusement engagée en Grande Bretagne et qui nécessairement devra aussi être réalisée dans d’autres pays.  Dernière menace la crise de liquidité. Face aux risques de faillite, le marché interbancaire se rétrécit. Les banques préfèrent prêter à la BCE à des taux peu intéressants plutôt qu’à leur concurrentes dont elles craignent la faillite. La Banque centrale européenne (BCE), a tenté de rassurer  précisant : “Nous sommes prêts à fournir aux banques les liquidités demandées” en “quantité illimitée” et à “taux fixe” pour la zone euro. Malheureusement les discours de Trichet comme ceux des autres responsables internationaux ont perdu beaucoup de crédibilité ces derniers temps. A cet égard, La dernière réunion du G7 semble ne pas avoir rassuré les marchés. La déclaration, qui n’était pas prévue au départ, se limite à des généralités, voire des banalités, et n’apporte aucun éclairage sur les réponses des responsables monétaires et financiers à la crise. Cette dégradation ne surprendrait pas même les banques concernées : «Dans la mesure où cela fait trois mois que Moody’s a mis les banques sous surveillance, ce ne serait pas une surprise que l’agence prenne une décision», remarque l’une de ces banques, observant que «c’est la dernière agence qui ne nous a pas encore dégradés». Moody’s attribue actuellement Aa1 la dette senior de Crédit Agricole SA et Aa2 celles de BNP Paribas et de Société Générale. L’agence de notation américaine abaisserait d’un cran les notes de BNP Paribas et de Crédit Agricole et de deux crans celle de la Société Générale. Deux raisons à cela, évidemment les conséquences de la crise grecque vis-à-vis de laquelle les banques françaises sont très exposées ; une exposition qui s’élève à 4 milliards d’euros pour BNP Paribas, 1,6 milliard pour Société Générale et 320 millions d’euros pour Crédit Agricole ; Même si elles ont appliqué une décote de 21% sur cette dette, les trois banques ont donc  environ six milliards d’euros de dette souveraine grecque. La décote de la dette grecque qui paraît inévitable au moins à hauteur de 50% entrainera une perte sèche d’au moins 2 milliards pour ces banques.  e. Finalement le défaut grec arrangerait beaucoup de monde sauf les détenteurs d’obligations évidemment. Cela éviterait aux pays contributeurs de continuer à payer pour un plan qui finalement ne pourra être appliqué et coûtera donc très cher ; surtout à un moment où on assiste à une raréfaction des ressources fiscales du fait du ralentissement économique. Certains pensent que l’entêtement à sauver la Grèce conduit inévitablement à soutenir ensuite d’autres pays en difficultés financière comme l’Italie. C’est d’ailleurs une opinion exprimée publiquement par certains responsables allemands. La crise obligataire débouche inévitablement sur une crise financière. La fragilité du système bancaire européen est telle qu’on n’hésite plus maintenant à parler de nouvelles nationalisations de certaines banques. (Voir article). Les nouvelles pertes prévisibles sur la Grèce, les risques sur d’autres pays comme l’Italie vont encore secouer les banques pendant plusieurs semaines en attendant de juger de la crédibilité du plan global annoncé par Sarkozy et Merkel. 

TRICHET: crise systèmique possible

TRICHET: crise systèmique possible 

 

La crise a atteint une dimension systémique le mois dernier, a déclaré mardi Jean-Claude Trichet qui s’exprimait devant la commission des Affaires économiques et financières du Parlement européen en qualité de président du Comité européen du risque systémique (CERS).

« La crise a atteint une dimension systémique (…) le mois dernier, les tensions sur la dette souveraine se sont déplacées des petites économies vers les économies les plus importantes de l’Union européenne », a-t-il déclaré.

« Les signes de tensions sont évidents sur les marchés de la dette souveraine de beaucoup de pays européens, tandis que la forte volatilité sur les marchés d’actions européens montre que les tensions se sont propagées aux marchés du monde entier », a-t-il ajouté.

« Au cours des trois dernières semaines, la situation est restée très difficile. La crise est systémique et elle doit être combattue avec la plus grande résolution. Les gouvernements nationaux et les autorités, ainsi que les institutions européennes, doivent se dresser pour relever le défi et agir de concert au plus vite. Prendre du retard ne ferait qu’aggraver la situation. »

Risques de récession aussi pour la France

Risques de récession aussi pour la France 

 

Dans un environnement mondial atone, sinon en probable récession, comme l’envisage désormais l’OCDE (voir article), il est clair que la France ne peut faire exception. Ce que confirme  L’INSEE. Pour la France, L’INSSE attend un rebond insignifiant de la croissance au troisième trimestre en France. L’Institut national de la statistique prévoit 0.3%pour juillet-septembre et une croissance nulle pour les trois derniers mois de l’année. Il y a trois mois, il tablait encore pour une hausse de 0,5% pour chacun des deux derniers trimestres. En fait, d’après toutes les enquêtes de conjoncture, on est déjà entrée dans la récession et les prévisions de l’INSEE sont très optimistes. L’INSEE est contraint de ne pas s’éloigner de la prévision du gouvernement de 1.75% de croissance du PIB pour 2011 et annonce donc 1.7% pour 2011. En réalité on sera en dessous de 1.5%. L’acquis de croissance sera nul voire négatif pour 2012. Sur l’ensemble de l’Europe, ce sera la stagnation, voire la récession au 3ème et quatrième trimestre. » L’Insee anticipe ainsi

une rechute de 0,7% de la production manufacturière sur les trois derniers mois de l’année après une stabilité sur juillet-septembre, ainsi que 24.000 créations de postes dans les secteurs marchands au second semestre, soit près de cinq fois moins qu’au premier semestre (112.000).Ce déficit d’emplois ferait remonter le chômage à 9,2% de la population active en métropole en fin d’année, effaçant les gains des deuxième et troisième trimestres. Là encore les prévisions du chômage sont optimistes et on pourrait être proche de 9.5% Cette absence de croissance est liée au fait que la consommation n’es plus le moteur de l’économie, que les investissements se tassent et que le commerce extérieur s’effondre (75 milliards de déficit pré vu en 2011). D’après. Le Centre de prévisions de l’Expansion est encore plus pessimiste puisqu’il estime, la France est entrée en récession.au vu des indicateurs avancés qu’il a compilés. D’après l’enquête MARKIT auprès des directeurs d’achat, l’activité manufacturière a reculé en France en août. La croissance du troisième trimestre s’annonce très faible voire inexistante. L’indice de l’industrie manufacturière chute à 49,3 et repasse pour la première fois depuis juillet 2009 sous le seuil de 50 annonçant ainsi la contraction. Les commandes des entreprises françaises (industrie et services confondus) ont enregistré en août leur plus faible croissance depuis deux ans. Dans les services, la composante des anticipations des chefs d’entreprises accuse une baisse de plus de cinq points d’un mois sur l’autre. “Les industriels sont confrontés à la contraction de la production et des carnets de commandes au moment même où la confiance recule dans le secteur des services”, a déclaré à Reuters Chris Williamson, chef économiste de Markit. Du coup la croissance française au troisième trimestre pourrait confirmer la stagnation voire la récession. Pour le chômage, l’INSEE prévoit une augmentation et un taux à 9.2%. Là encore les prévisions du chômage sont optimistes et on pourrait être proche de 9.5% Cette absence de croissance est liée au fait que la consommation n’est plus le moteur de l’économie, que les investissements se tassent et que le commerce extérieur s’effondre (75 milliards de déficit pré vu en 2011). La conjoncture souffre évidemment de l’environnement financier qui nourrit l’inquiétude et l’attentisme. Du coup la prévision budgétaire et de réduction de la dette pour 2011 et surtout pour2012 sont obsolètes. De quoi inquiéter les marchés surtout si les européens ne parviennent pas à concrétiser rapidement les intentions-au demeurant un peu vagues- de Sarkozy et Merkel sur la crise financière européenne. 

Risques de récession mondiale pour l’OCDE

Risques de récession mondiale pour l’OCDE 

 

Depuis l’été tous les instituts d’études économiques ne cessent de constater la tendance baissière de l’économie surtout dans les pays développés. Une tendance baissière qui doit conduire à la quasi stagnation pour fin 2011 et sans doute la récession en 2012. Comme les marchés n’aiment pas les mauvaises nouvelles, ces prévisions sont délivrées à dose homéopathique et avec la plus grande prudence. Elles sont également reçues de la même manière dans les grands médias. Ainsi la prévision de l’OCDE sortie lundi 10 octobre est passée assez inaperçue, étouffée par l’enthousiasme provoquée par l’annonce franco-allemande sur  la crise. La prévision de l’OCDE n’est pourtant pas anodine puisqu’elle envisage une récession mondiale. Les indicateurs avancés de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) signalent un « ralentissement généralisé » des principales économies mondiales, indique l’OCDE dans un communiqué publié lundi. Ces « indicateurs composites avancés » continuent de « signaler un ralentissement pour le mois de juillet 2011 dans la plupart des 34 pays membres de l’OCDE et des grandes économies non membres », précise l’organisation, qui réunit les Etats les plus riches de la planète. Conçu pour anticiper les points de retournement de l’activité économique, rappelle l’OCDE, l’indicateur composite avancé pour la zone OCDE, tout comme celui du G7, enregistre un recul de 0,5 point en juillet, quatrième mois de baisse d’affilée. Les inversions de tendance de l’indice précèdent généralement de 6 mois environ les inversions de l’activité économique, selon l’OCDE. Les indicateurs pour le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, le Brésil, la Chine et l’Inde montrent que l’activité économique a ralenti « plus fortement », tout comme ceux des Etats-Unis et de la Russie, qui trahissent « plus clairement » ce coup de frein, selon l’OCDE. Ces pays riches. Hormis le Japon, en pleine reconstruction après les catastrophes de mars, la croissance dans les économies du G7 « restera inférieure en moyenne à 1% » en rythme annualisé au second semestre, a-t-elle estimé. Le chef économiste de l’OCDE, Pier Carlo Padoan, a même évoqué un renforcement du « risque d’une période de croissance négative au cours de la période à venir ». Ces prévisions rejoignent bien d’autres, du FMI ou d’instituts privés. Ainsi Selon Standard & Poor’s une récession de l’Europe de l’Ouest en 2012 est possible. L’agence a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro et pour la Grande-Bretagne en 2012 et met en garde contre le risque d’une rechute dans la récession. 

L’augmentation des cigarettes coûte 3 à 5 milliards à L’Etat !

L’augmentation des cigarettes coûte 3 à 5 milliards à L’Etat ! 

 

Près de 3 milliards, c’est ce que coûtent à l’Etat les ventes de cigarettes hors réseau légal. A cela, il faut ajouter les changements de gammes des fumeurs qui choisissent soit des cigarettes mois chères, soit se rabattent sur le tabac en vrac. Le montant des pertes est « considérable dans le contexte budgétaire actuel », souligne d’entrée de jeu un  rapport parlementaire sur « les conséquences fiscales des ventes illicites de tabac ». La fiscalité sur le tabac devrait rapporter 13,6 milliards de recettes à l’Etat cette année, les dépenses de soutien aux buralistes s’élèvent à près de 300 millions d’euros et le coût pour l’assurance maladie des dépenses de soins remboursées attribuables au tabac est estimé à 6,8 milliards d’euros. »Aujourd’hui, avec un taux de taxation de 80,64%, la France exerce une des plus fortes pressions fiscales sur les produits du tabac en Europe », précise- le rapport, ce qui a permis aux ventes de cigarettes de décliner en vingt ans, de 97,1 milliards d’unités en 1991, à 54,8 milliards d’unités en 2010. « Cette baisse est principalement imputable aux fortes augmentations de prix de janvier et d’octobre 2003 et de janvier 2004″ qui ont fait passer le prix du paquet de cigarettes à 5 euros. Mais depuis, les hausses des prix n’ont plus d’incidences réelles sur les ventes qui stagnent. Les consommateurs se sont notamment reportés sur les tabacs à rouler et les tabacs à pipe, qui ont eux, augmenté entre 2004 et 2010 (9% pour le tabac à rouler), parce que meilleur marché. Et selon les rapporteurs, cette pression fiscale favorise le développement du marché parallèle. Le volume des achats de tabac réalisés en dehors du monopole de distribution de l’Etat ne cesse de croître ces dernières années pour atteindre désormais 20% des ventes total de produits du tabac. « 15% proviennent d’achat hors réseau, légaux ou non selon les quantités transportées (duty free, franchises légales, achats transfrontaliers, achats auprès de revendeurs); 5% d’achats illégaux hors réseau (contrebande, contrefaçon, achats sur internet) ».Le tabac offre un excellent champ des contradictions de la gestion politique. Un exemple du même type que celui de l’alcool, des boissons saturées en sucre, voire du carburant. Dun coté, le tabac constitue l’une des principales ressources fiscales, de l’autre on essaye d’entraver sa consommation avec des taxes. Autrement dit on ne sait pas s’il faut choisir de renoncer aux recettes fiscales ou s’il faut interdire le produit en tout cas le réglementer davantage. On navigue entre les deux comme pour le carburant, alcool et les boissons sucrées. Personne ne peut contester la nocivité du tabac, dès lors pourquoi en tirer profit avec des recettes fiscales. Pourquoi ne pas interdire la vente de ce produit dangereux ou tout au moins en réglementer la teneur en substances toxiques (nicotine, goudron etc.)?  D’autant que l’augmentation de la taxation n’entrave plus la consommation et pire qu’elle entraine des effets pervers. Là aussi, il y a un manque total de politique européenne puisque 50% des achats « illégaux » s’effectuent à l’étranger. C’est la même problématique que pour le carburant, d’un coté on ne veut pas se priver des recettes du produit surtaxé, d’un autre on regrette les effets sur environnement ; En réalité la surtaxation ne résout rien. Pour le carburant, il faudrait un changement radical de la politique énergétique et encourager la révolution technologique ; Mais le poids des fiscalistes et des lobbys empêche toute évolution significative. 

Dexia : un exemple qui pourrait être suivi d’autres

Dexia : un exemple qui pourrait être suivi d’autres  L’affaire Dexia est révélatrice des dérives bancaires ; D’un certain point de vue, c’est une caricature ; Pour autant la crise de cette banque présente bien des points communs avec d’autres établissements bancaires. Dexia déjà victime de la crise des subprimes, n’a pu encaisser la crise financière actuelle. Dexia va donc disparaître et renaître sous plusieurs formes. Le conseil d’administration de la banque franco-belge était réuni depuis 15H00 (13H00 GMT) au siège social de Dexia à Bruxelles et c’est à lui que revient la décision finale qui devrait signer la disparition de l’établissement sous sa forme actuelle. Sur le fond, les gouvernements français, belge et luxembourgeois, ont apporté « leur plein soutien aux propositions de la direction » du groupe pour procéder à sa restructuration complète. Dexia n’a plus le choix. La crise de la dette a accentué les difficultés de la banque en la privant des liquidités dont elle a besoin pour poursuivre ses activités.  Le schéma privilégié est celui d’une nationalisation de Dexia Banque Belgique (DBB), l’entité belge de l’établissement, et la création en France d’une nouvelle banque dédiée aux collectivités locales. Celle-ci reprendrait le portefeuille de prêts aux collectivités de Dexia dont une petite partie se présente sous la forme de prêts toxiques, au cœur de la tourmente depuis plusieurs mois.  Selon des informations de presse, la Belgique s’apprête à débourser quatre milliards d’euros pour prendre le contrôle de Dexia Banque Belgique. La Belgique, qui a déjà sauvé Dexia une première fois en 2008 en lui injectant trois milliards d’euros, a cherché à limiter sa facture en rachetant cette filiale, dont la valeur est estimée entre 3 et 7,5 milliards d’euros. Autre point sur lequel les discussions ont avancé, selon la presse: la répartition des garanties à apporter à la future « Bad Bank » qui subsistera à l’issue du démantèlement. Il s’agit d’une structure de défaisance pour isoler les actifs les plus risqués qui plombent aujourd’hui le bilan de l’établissement. Conformément au souhait de Paris, la Belgique assurerait la majeure partie des garanties de la « band Bank » (60%), contre 36,5% pour la France et 3,5% pour le Luxembourg, croit savoir le site internet de L’Echo. Cette répartition présenterait l’avantage pour la France de ne pas trop mettre en péril sa note triple A, attribuée par les agences de notation et qui est un gage de confiance sur les marchés financiers. Seul hic: la Belgique est à son tour sous la pression des agences de notation, Moody’s ayant prévenu vendredi qu’elle pourrait abaisser la note du pays en raison de son soutien financier à Dexia. Dernier point: l’Etat français devrait racheter l’activité de financement des collectivités locales françaises pour un montant de 650 à 700 millions. Il faudra aussi que le contribuable contribue à l’apurement des actifs pourris cantonnés dans uen structure de défaisance. Dexia est l’exemple même, extrême sans doute, des dérives bancaires. Dexia dont l’activité essentielle devait être orientée vers les prêts aux collectivités locales s’est aventuré dans des placements à haut risques dans des zones géographiques, dans des secteurs et dans des modalités qui ne correspondant ni à son objet, ni à ses compétences. C’est la seconde fois qu’on sauve ce qui peut l’être. Déjà après la crise de 2008, il a fallu éviter le pire, en 2011, c’est la fin de ce qu’il faut bien considérer comme une aventure malheureuse. A cet égard la plupart des banques européennes et même françaises ont suivi le même chemin. C’est-à-dire qu’elles n’ont tiré aucun enseignement de la crise de 2008 et ont continué, elles aussi à investir dans des placements à risques mal mesurés pour lesquels alors que ce n’est pas leur mission première et qu’elles n’ont en réalité que peu de compétence dans ces domaines. En clair on joue avec l’argent des dépôts et des épargnants pour tenter d’accroitre les profits et satisfaire et les actionnaires et les égos (et les rémunérations)  des dirigeants. Notons que la rémunération de M. Mariani, dirigeant de Dexia était de l’ordre de 2 millions d’euros en 2010  (salaires et bonus), c’est évidemment mieux que son ancien salaire de fonctionnaire inférieur à 100 000 euros. ; En fait M. Mariani est représentatif des dirigeants de banques français, hauts  fonctionnaires, qui ne doivent leur promotion qu’à leur passage dans les cabinets ministériels ; ce qui explique une grande partie de leur incompétence et de leur irresponsabilité. Et pourtant M. Mariani était considéré comme l’un des meilleurs, ce qui en dit long sur la qualité des autres. Nos grandes banques sont en difficultés pour les mêmes raisons. Fondamentalement les banques de déports la plupart dirigées par d’anciens fonctionnaires ne sont compétentes pour intervenir sur les placements à risque. Dexia est un exemple intéressant car il pourrait bien montre le triste chemin de nos banques si la crise continue de s’aggraver. 

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