Dette : La Grèce est loin d’être définitivement sauvée

Dette : La Grèce est loin d’être définitivement sauvée 

 

Dans l’euphorie de l’accord européen sur la dette, on a sans doute un peu vite considéré que la Grèce était définitivement sauvée ; certes environ 100 milliards de dettes publiques doivent être annulés mais il restera encore 250 milliards d’endettement sur les 350, ce qui demeure considérable. Un endettement qui devrait revenir en 2020 à 120%% du PIB, c’est mieux que 160% actuellement mais cependant un niveau particulièrement dangereux. On considère en effet qu’à partir de 90% d’endettement les difficultés commencent dans la mesure où le poids de la dette dévient pour un pays l’un des plus importants postes budgétaire ; L’Italie avec sa dette à 120% en fait les frais avec les attaques du marché. La France qui va atteindre ces 90% n’est pas par hasard désignée comme la prochaine cible. Les banques  devront accepter d’échanger volontairement les obligations qu’ils détiennent contre de nouvelles dont la valeur sera diminuée de moitié. Cet échange dit volontaire a en fait été imposé aux banques et avec beaucoup de réticences de  Théoriquement, Le processus d’échange devrait commencer d’ici un mois et être terminé pour début 2012. Dans les faits, à l’expérience de la première dévaluation de la dette grecque, les choses risquent de ne pas être aussi rapides et aussi simples. Le processus d’échange risque donc d’être plus long et plus compliqué que prévu. Enfin cette décote dite « volontaire » ne l’est pas du tout puisqu’elle a été imposée à la dernière minute de la négociation et contre l’avis des banques. Rien ne dit non plus que les agences de notation ne vont pas considérer « ce faux caractère volontaire » comme un défaut déguisé. Nombre d’établissements financiers grecs ne pourront résister à cette décote de la dette et seront en situation de faillite ; pour être sauvées bon nombre devront passées sous la coupe de l’Etat et être nationalisées. La recapitalisation décidée par le sommet européen pour les banques va en effet concerner en premier les banques grecques qui ont besoin de 30 milliards sur la centaine évaluée pour l’ensemble des banques européennes. Cette recapitalisation va coûter cher à l’Etat grec et l’aide de l’UE de 100 milliards prévue jusqu’en 2014 va vite être écornée. On se demande même comment les Grecs vont effectuer cette recapitalisation compte tenu de l’état des rentrées fiscales. Un point essentiel semble en effet négligé dans cette europhorie de l’accord,  à savoir la croissance en complète désintégration. Une croissance qui pourrait baisser de  6% en 2011 et qui prive la Grèce des ressources fiscales nécessaires à son redressement. Or la croissance grecque ne repartira pas de sitôt dans un environnement européen qui va s’installer dans la récession. Du coup la Grèce est loi d’être sauvée même si effectivement l’accord européen lui donne un ballon d’oxygène et lui évite le défaut pour l’instant. 

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