Dexia : un exemple qui pourrait être suivi d’autres

Dexia : un exemple qui pourrait être suivi d’autres  L’affaire Dexia est révélatrice des dérives bancaires ; D’un certain point de vue, c’est une caricature ; Pour autant la crise de cette banque présente bien des points communs avec d’autres établissements bancaires. Dexia déjà victime de la crise des subprimes, n’a pu encaisser la crise financière actuelle. Dexia va donc disparaître et renaître sous plusieurs formes. Le conseil d’administration de la banque franco-belge était réuni depuis 15H00 (13H00 GMT) au siège social de Dexia à Bruxelles et c’est à lui que revient la décision finale qui devrait signer la disparition de l’établissement sous sa forme actuelle. Sur le fond, les gouvernements français, belge et luxembourgeois, ont apporté « leur plein soutien aux propositions de la direction » du groupe pour procéder à sa restructuration complète. Dexia n’a plus le choix. La crise de la dette a accentué les difficultés de la banque en la privant des liquidités dont elle a besoin pour poursuivre ses activités.  Le schéma privilégié est celui d’une nationalisation de Dexia Banque Belgique (DBB), l’entité belge de l’établissement, et la création en France d’une nouvelle banque dédiée aux collectivités locales. Celle-ci reprendrait le portefeuille de prêts aux collectivités de Dexia dont une petite partie se présente sous la forme de prêts toxiques, au cœur de la tourmente depuis plusieurs mois.  Selon des informations de presse, la Belgique s’apprête à débourser quatre milliards d’euros pour prendre le contrôle de Dexia Banque Belgique. La Belgique, qui a déjà sauvé Dexia une première fois en 2008 en lui injectant trois milliards d’euros, a cherché à limiter sa facture en rachetant cette filiale, dont la valeur est estimée entre 3 et 7,5 milliards d’euros. Autre point sur lequel les discussions ont avancé, selon la presse: la répartition des garanties à apporter à la future « Bad Bank » qui subsistera à l’issue du démantèlement. Il s’agit d’une structure de défaisance pour isoler les actifs les plus risqués qui plombent aujourd’hui le bilan de l’établissement. Conformément au souhait de Paris, la Belgique assurerait la majeure partie des garanties de la « band Bank » (60%), contre 36,5% pour la France et 3,5% pour le Luxembourg, croit savoir le site internet de L’Echo. Cette répartition présenterait l’avantage pour la France de ne pas trop mettre en péril sa note triple A, attribuée par les agences de notation et qui est un gage de confiance sur les marchés financiers. Seul hic: la Belgique est à son tour sous la pression des agences de notation, Moody’s ayant prévenu vendredi qu’elle pourrait abaisser la note du pays en raison de son soutien financier à Dexia. Dernier point: l’Etat français devrait racheter l’activité de financement des collectivités locales françaises pour un montant de 650 à 700 millions. Il faudra aussi que le contribuable contribue à l’apurement des actifs pourris cantonnés dans uen structure de défaisance. Dexia est l’exemple même, extrême sans doute, des dérives bancaires. Dexia dont l’activité essentielle devait être orientée vers les prêts aux collectivités locales s’est aventuré dans des placements à haut risques dans des zones géographiques, dans des secteurs et dans des modalités qui ne correspondant ni à son objet, ni à ses compétences. C’est la seconde fois qu’on sauve ce qui peut l’être. Déjà après la crise de 2008, il a fallu éviter le pire, en 2011, c’est la fin de ce qu’il faut bien considérer comme une aventure malheureuse. A cet égard la plupart des banques européennes et même françaises ont suivi le même chemin. C’est-à-dire qu’elles n’ont tiré aucun enseignement de la crise de 2008 et ont continué, elles aussi à investir dans des placements à risques mal mesurés pour lesquels alors que ce n’est pas leur mission première et qu’elles n’ont en réalité que peu de compétence dans ces domaines. En clair on joue avec l’argent des dépôts et des épargnants pour tenter d’accroitre les profits et satisfaire et les actionnaires et les égos (et les rémunérations)  des dirigeants. Notons que la rémunération de M. Mariani, dirigeant de Dexia était de l’ordre de 2 millions d’euros en 2010  (salaires et bonus), c’est évidemment mieux que son ancien salaire de fonctionnaire inférieur à 100 000 euros. ; En fait M. Mariani est représentatif des dirigeants de banques français, hauts  fonctionnaires, qui ne doivent leur promotion qu’à leur passage dans les cabinets ministériels ; ce qui explique une grande partie de leur incompétence et de leur irresponsabilité. Et pourtant M. Mariani était considéré comme l’un des meilleurs, ce qui en dit long sur la qualité des autres. Nos grandes banques sont en difficultés pour les mêmes raisons. Fondamentalement les banques de déports la plupart dirigées par d’anciens fonctionnaires ne sont compétentes pour intervenir sur les placements à risque. Dexia est un exemple intéressant car il pourrait bien montre le triste chemin de nos banques si la crise continue de s’aggraver. 

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