Le plan emploi Obama menacé par le congrès

Le plan emploi Obama menacé par le congrès 

 

 

Obama, ce week end a clairement mis le congrès devant ses responsabilités ; Il sait en effet que son plan a peu de chances d’être adopté en l’état par les républicains. Ces derniers s’opposent en effet au financement prévu qui envisage notamment la fin des exemptions d’impôts que Bush avait décidés pour les plus aisés. Obama à par avance attaqué les républicains : «  Plus de jeux ni d’impasses. Plus de division ni de retard, Il est temps pour les gens que vous envoyez à Washington de faire passer le pays avant le parti; d’arrêter de s’inquiéter autant pour leurs emplois et de commencer à s’inquiéter davantage pour les vôtres», Obama essaye donc de contourner les républicains en tentant de s’appuyer sur l’opinion publique. Une opinion publique qui avait été très remontée lors des atermoiements pour le relèvement du plafond de la dette et la dégradation de la note américaine. L’essentiel du plan de 440 milliards repose sur une réduction de l’impôt sur les revenus de 240 milliards de dollars pour les salariés et les employeurs pour relancer la consommation et à encourager les embauches.  Barak Obama est au plus bas dans les sondages et doit régir pour avoir quelques chances d’être réélu. Selon un sondage réalisé pour le New York Times et CBS News 53% des Américains jugent négativement la performance de Barak Obama sur la question de la création d’emplois, tandis que 40% la voient d’un bon œil. Dans un sondage NBC News/Wall Street Journal, la cote de popularité d’Obama touche son plus bas niveau, à 44%. Dans une autre enquête ABC News/Washington Post, six Américains sur dix jugent désormais de manière négative la gestion par le président de l’économie et de l’emploi Il y a donc urgence pour la popularité d’Obama mais surtout pour la croissance américaine. En effet on s’oriente clairement vers une récession pour la fin de l’année notamment si l’on en juge par l’évolution du chômage. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté contre toute attente lors de la semaine au 10 septembre, à 428.000 contre 417.000 la semaine précédente. Les économistes attendaient en moyenne 410.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 3 septembre ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 414.000.La moyenne mobile sur quatre semaines s’établit à 419.500 contre 415.500 espérés. Ces chiffres s’inscrivent dans la tendance constatée en août. En effet il n’y avait pas eu de création d’emploi en août aux Etats –Unis. Le taux de chômage est stable à 9,1%. Une stabilité  relative car surtout due à la révision en baisse  des résultats de juillet : 85 000 au lieu de 115 000 annoncés ; même révision aussi en juin 20 000 emplois au lieu de 46 000 annoncés. Le privé a créé seulement 17 000 emplois alors qu’on espérait 100 000  (+ 154 000 en juillet). Dans le secteur manufacturier, on  a supprimé 3.000 emplois, alors qu’on espérait 4.000 créations d’emplois après +36.000 (révisé de +24.000) en juillet. Le public a supprimé 17.000 emplois, après en avoir détruit 71.000 en juillet (révisé de -37.000). Grâce à ces révisions en baisse des chiffres du mois précédent, on est parvenu ainsi à afficher une stabilité du taux de chômage en août. Ce ne sera sans doute pas le cas en septembre, il faudra bien admettre une hausse du chômage qui préfigure sans doute une situation de récession économique pour la fin de l’année aux Etats-Unis. D’après Obama, ce plan  prévoit la création d’un million d’emplois et la diminution du taux de chômage d’au moins un demi-point de pourcentage. L’interrogation demeure donc vis-à-vis de l’attitude des républicains ; Il paraît peu probable qu’ils approuvent la totalité de ce plan de 447 milliards de dollars .On compte aussi  sur la décision de la FED pour un assouplissement monétaire susceptible d’accompagner ce plan. Reste à savoir si les mesures vont effectivement peser immédiatement sur l’économie. Rien n’est certain, car il y a toujours un décalage d plusieurs mois entre les décisions de ce type et les effets sur le terrain économique ; Ensuite ce plan sera nécessairement raboté par les républicains. Enfin ce plan comporte une partie consacrée à la relance du pouvoir d’achat (par la réduction d’impôts) qui en fait risque de profiter davantage aux importations qu’au PIB des Etats-Unis. En conclusion, il s’agît sans doute davantage de redonner des signes positifs aux marchés et aux acteurs économiques que d’attendre des effets significatifs et à court terme sur la croissance ; cela d’autant plus que les indicateurs prochains vont encore contribuer à affecter le moral des investisseurs et des consommateurs. 

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