L’Europe et la fiscalité

L’Europe et notamment la france écrasées par la fiscalité 

Depuis 4 ans les comptes publics de l’Europe se sont nettement dégradés; Le poids des dépenses publiques est particulièrement marqué. Pour l’avenir compte tenu de l’ampleur des dettes, il faut encore s’attendre à de nouveaux prélèvements qui viendront bien évidemment affecter encore un peu plus la compétitivité et le pouvoir d’achat. Dans ce palmarès la France se situe en tête du peloton.

 En 2010, les déficits publics les plus élevés, par rapport au PIB, ont été observés en Irlande (-32,4%), en Grèce (-10,5%), au Royaume-Uni (-10,4%), en Espagne (-9,2%), au Portugal (-9,1%), en Pologne (-7,9%), en Slovaquie (-7,9%), en Lettonie (-7,7%), en Lituanie (-7,1%) et en France (-7,0%). Les plus faibles déficits ont été enregistrés au Luxembourg (-1,7%), en Finlande (-2,5%) et au Danemark (-2,7%). L’Estonie (0,1%) a enregistré un léger excédent public en 2010 tandis que la Suède (0,0%) a été en équilibre. Au total, vingt-et-un États membres ont enregistré une amélioration de leur solde public exprimé en pourcentage du PIB en 2010 par rapport à 2009 et six une détérioration. 

A la fin de 2010, les plus bas niveaux de dette publique par rapport au PIB ont été relevés en Estonie (6,6%), en Bulgarie (16,2%), au Luxembourg (18,4%), en Roumanie (30,8%), en Slovénie (38,0%), en Lituanie (38,2%), en République tchèque (38,5%) et en Suède (39,8%). Quatorze États membres ont affiché un ratio de dette publique supérieur à 60% du PIB en 2010: la Grèce (142,8%), l’Italie (119,0%), la Belgique (96,8%), l’Irlande (96,2%), le Portugal (93,0%), l’Allemagne (83,2%), la France (81,7%), la Hongrie (80,2%), le Royaume-Uni (80,0%), l’Autriche (72,3%), Malte (68,0%), les Pays-Bas (62,7%), Chypre (60,8%) et l’Espagne (60,1%). En 2010, les dépenses publiques dans la zone euro ont représenté 50,4% du PIB et les recettes publiques 44,4%. Dans l’UE27, elles ont été respectivement de 50,3% et 44,0%. Entre 2009 et 2010, le ratio des dépenses publiques a baissé dans les deux zones, tandis que celui des recettes publiques est resté pratiquement stable. (Source Eurostat).

 La France en tête

Pour les principaux agrégats les résultats sont les suivants pour la France en 2010 (% PIB): 

Déficit :         

 -7.5 

Dépenses:

55.5 

Recettes:      

48.1

Dettes:         77.6  La France est l’un des pays les plus imposés du monde et pourtant les dépenses sont encore supérieures aux recettes, ce qui bien évidemment engendre un déficit structurel qui va contribuer à nourrir la fiscalité de demain. L’institut « Forbes » a calculé par exemple qu’un salarié gagnant 100 000 euros  ne disposait en fait après prise en compte de la totalité de la fiscalité  que de 33% de cette somme, soit 33 000 euros. La France cumule donc les trois grandes faiblesses structurelles: trop de dépenses publiques qui génèrent trop de prélèvements mais cependant pas assez pour éviter un endettement colossal (aujourd’hui on ne rembouse que les intérêts de la dette qui continue de grossir avec les déficits publics). 

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